Extrait du site https://www.france-jeunes.net

La Bête du Gévaudan


Au XVIIIe siècle, vers 1765 un diabolique et invulnérable animal effraya les habitants du Gévaudan (qui est aujourd'hui la Lozère).



C’est en juin 1764 que le carnage commence. Une jeune vachère de Langogne est attaquée en plein jour, une chance qu’elle fut sauvé par l’arrivée de son bétail. Elle décrira donc le monstre : ressemblant à un loup mais avec une tête beaucoup plus grosse, une énorme gueule, une raie noire sur le dos et une queue touffue.

Par la suite plusieurs attaques ont lieu. Les victimes sont éventrées et vidées de leurs organes, la peau du crâne est arrachée et quelque fois les victimes sont décapitées.

Le 6 septembre 1764, dans le village des Estrets, une vieille femme est dévorée dans son jardin. A partir de maintenant des mesures sont prises, femmes et enfants ne doivent en aucun cas rester seuls. Les carnages arrivent aux oreilles du roi Louis XV à Versailles, il organise donc des battues.

Le 28 septembre 1764, près du village de Rieutort, une petite fille de 12 ans ramène son bétail sous la vigilance de sa mère mais elle se fait enlever par une bête. Elle sera retrouvée mutilé, la peau du crâne arrachée, rabattue sur le visage et les entrailles mis au dehors.

Duhamel (capitaine des dragons du roi) part avec sa troupe chasser cette fameuse Bête, mais sans grand succès. Denneval, un louvetier normand, réputé pour avoir tué 1 200 loups va en mars 1765 dans le Gévaudan afin de tuer la Bête, mais lui non plus n’y arrive pas.

Le roi en colère envoie donc Antoine de Beauterne, meilleur tilleur du royaume, pour mettre fin au carnage. Il tuera un loup, le 21 septembre 1765, qui sera envoyé au Muséum de Paris. Mais quelque temps après le carnage continu et à Versailles personne ne veut rien entendre, pour eux l’affaire est classée.

Le 19 juin 1767, Jean de Chastel, paysan originaire des trois Monts appartenant à la troupe d’un noble du pays, le marquis d’Apcher, tue un loup dans les bois de la Tenazeyre. C’est à partir de là que les attaques cessèrent. On raconte que là où est morte la Bête plus jamais l’herbe n’y a repoussé.

En 3 ans, on recense 100 victimes et une trentaine de blessés. Parmi eux 79 sont des femmes et des adolescentes et 39 sont de jeunes garçons, tous moins de 16 ans.

Certains auteurs disent que le fils de Jean de Chastel peut y être pour quelque chose dans ces massacres. En effet Antoine de Chastel était quelqu’un d’étrange et solitaire. Il vivait avec des animaux sauvages dressés, certains disent qu’il pratiquait de la sorcellerie.

Ce qui reste mystérieux c’est qu’aucun homme adulte n’à été une seule fois victime d’une attaque. Toutes les victimes étaient des catholiques (des tensions existées dans cette région entre les catholiques et les protestants à cette époque).
Autre mystère, si la Bête est un loup, comment se fait-il que certaines victimes ont été décapitées ? Le loup ne décapite jamais ses proies.
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