Extrait du site https://www.france-jeunes.net

La légende de Zorro


Quand Zorro revient au cinéma, le spectateur trépasse...



1850. La Californie souhaiterait devenir le 31ème Etat de l'Union. Malheureusement, une mystérieuse confrérie secrète tente d'empècher cette fusion à tout prix. Les paysans, quant à eux, tentent de défendre leurs terres face à Jacob McGivens (Nick Chinlund) qui prend leur bien par la force. Zorro doit régler tous ces conflits.

En parrallèle, Alejandro de la Vega (Antonio Banderas) doit s'adonner au mensonge à l'encontre de son fils Joaquin (Adrian Alonso) qui ignore tout de l'identité cachée de son père. En plus de ça, sa femme Elena (Catherine Zeta-Jones) ne supporte plus la double vie de son époux et veut que tout cela s'arrete. Mais Alejandro ne le voit pas du même oeil...



Sept ans après l'interessant "Masque de Zorro", Martin Campbell en rajoute une seconde couche. Là où le premier opus stimulait notre plaisir, le deuxième nous laisse de marbre.
En effet, le film est un topos du film d'action. Tous les clichés du genre nous sont resservis : le héros est meilleur que les autres, les méchants sont vraiment des salopards, la happy end... J'en passe et des meilleures ! Le long métrage n'est qu'une succession de tous ces clichés servis par une surenchère omniprésente. La règle d'une suite au cinéma, c'est de faire les choses en double : deux fois plus d'action, deux fois plus de bad guys, deux fois plus de cascades et d'explosions. Sur ce point là, le film la respecte à merveille. Tellement que Zorro ne ressemble plus au justicier masqué qui défend la veuve et l'orphelin dans la série télé d'origine mais il s'apparente plutôt à un acrobate qui éxécute des sauts périlleux arrières dès que l'occasion se présente. La crédibilité du personnage en prend un coup...
C'est là que le spectateur est déçu d'assister à un tel gachis car il n'y a aucune originalité tant au niveau du scénario (qui apparait aussi linéaire que les rails d'un train) que dans son déroulement. L'histoire est sans surprise. Martin Campbell nous présentait d'une manière originale le personnage de Zorro avec un rite d'initiation et un apprentissage qui aboutissait à une passation de connaissances entre l'ancien et le nouveau justicier. Hors ici, le réalisateur se repose sur ses lauriers en prenant le chemin de la facilité d'une super-production. Il ne nous épargne pas non plus un humour digne d'un enfant de cinq ans et des répliques tout aussi affligeantes.
Le tout ne serait pas aussi indigeste si les acteurs étaient bons. Mais ce n'est pas le cas. Catherine Zeta-Jones joue comme une Mireille Mathieu dans un polar et qui se contente du minimum syndical : rester belle et se taire. Antonio Banderas fait quelques efforts pour arborer le côter hautain de son personnage mais reste tout aussi ininteressant, voire transparent. Un comble ! Reste le personnage de McGivens avec son allure de curé mal lavé obsédé par la religion et ses dents en bois dont ressort un charisme interessant même si sa psychologie est passée à la trappe.



La suite des aventures de Zorro au cinéma est affligeante de niaiserie et totalement inintéressante. On s'ennuie ferme et surtout on reste triste face à ce grand gachis. Le spectateur est terrassé par tant de stupidité affolante voire indigeante. Un divertissement paresseux et sans surprise. Les enfants aimeront, les parents s'endormiront.
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