Extrait du site http://www.france-jeunes.net

Le débarquement en 2009


Durant la journée de commémoration du Débarquement, les présidents français et américain ont fait assaut d'amabilités et de compliments pour louer l'accord de la France et des Etats-Unis sur les questions internationales. Auparavant, Nicolas Sarkozy avait accueilli Barack Obama à Caen.



Les présidents ont fait taire ceux qui suggèrent que leur relation personnelle n'est pas parfaite. "Peut-être jamais dans l'histoire de nos pays les Etats-Unis et la France n'ont été aussi proches sur les grands dossiers et sur les grands sujets", a d'emblée lancé le président français à la presse à l'issue d'un entretien en tête à tête d'une petite heure avec son homologue américain.

Les deux dirigeants ont marqué leur accord sur le nucléaire iranien et nord-coréen, la relance de la paix au Proche-Orient, mais confirmé leurs divergences sur une intégration de la Turquie dans l'Union européenne. "Nous ne voulons pas de la dissémination de l'arme nucléaire", a souligné le chef d'Etat français à propos des orientations nucléaires de l'Iran, tandis que Barack Obama fustigeait les actions "extraordinairement provocantes" de la Corée du Nord.

"C'est un plaisir de travailler avec Barack Obama (...) il sait que la France est amie des Etats-Unis", a-t-il conclu.


Le débarquement a changer l'histoire

Barack Obama a salué la "bravoure" des forces alliées qui ont "changé le cours du 20e siècle", en contribuant à la victoire sur la barbarie nazie. "Des hommes qui se pensaient ordinaires ont trouvé en eux de quoi accomplir l'extraordinaire", a-t-il noté devant Nicolas Sarkozy, les Premiers ministres britannique Gordon Brown et canadien Stephen Harper et le Prince Charles. Des stars, comme Tom Hanks, ont aussi été aperçues.

"Amis et vétérans, ce que nous ne pouvons oublier -et ce que nous ne devons pas oublier-, c'est que le Débarquement a été un moment et un endroit où la bravoure et la générosité de quelques-uns ont permis de changer le cours du siècle entier", a déclaré Barack Obama au cimetière américain de Colleville, qui surplombe Omaha Beach.

"Alors que le danger était maximum, dans les circonstances les plus sombres, des hommes qui se pensaient ordinaires ont trouvé, en eux, de quoi accomplir l'extraordinaire", a-t-il ajouté dans son discours


L'hommage de sarkozy

De son côté, Nicolas Sarkozy a rendu hommage aux soldats de tous les pays morts pour la libération de la France en 1944 et appelé à "faire vivre leur idéal" face aux menaces du XXIe siècle. "Devant les 9000 tombes américaines de ce cimetière" américain de Colleville-sur-mer, "je veux rendre hommage, au nom de la France, à ceux de vos enfants qui ont versé leur sang sur la terre normande et qui y dorment pour l'éternité.

"Nous ne les oublierons jamais", a lancé Nicolas Sarkozy au président américain Barack Obama. Le chef de l'Etat français a longuement décrit leur calvaire, les "soldats trempés, grelottant de froid, malades (qui) écopaient avec leurs casques" avant de débarquer sur les plages normandes, "les morts et les blessés qui flottaient dans l'eau, portés par la marée".

Nicolas Sarkozy a aussi rendu un hommage personnel à Barack Obama, qualifié de "symbole de l'Amérique que nous aimons", celle "qui se bat pour la liberté, pour la démocratie et pour les droits de l'Homme".

Le 6 juin en Normandie est un passage presque obligé pour les présidents américains qui, depuis Jimmy Carter, ont tous participé à ces cérémonies officielles, à l'exception de George Bush père. Les Alliés perdirent plus de 200'000 hommes dans cette bataille, l'une des plus grandes opérations militaires de l'Histoire, dans laquelle furent engagés 3 millions de soldats et qui fut déterminante dans la victoire contre la barbarie nazie.


Nucléaire iranien et proche-orient

Auparavant, Barack Obama est arrivé à Caen en hélicoptère avec son épouse Michelle. Quelques minutes plus tard, le couple présidentiel américain a été accueilli par Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, où ils ont serré quelques mains dans la foule, contenue derrière des barrières de sécurité.

Au menu des discussions politiques ont figuré le dossier du nucléaire iranien, l'évolution de la guerre en Afghanistan, le processus de paix bloqué au Proche-Orient, et la crise économique. Le président français y a aussi rendu compte de son entretien survenu mercredi à l'Elysée avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.

Samedi, Barack Obama a ainsi achevé en France un bref pèlerinage parmi les heures les plus noires de l'Histoire européenne. Vendredi, il avait visité la ville de Dresde, dans l'est de l'Allemagne, qui fut détruite par les bombardements alliés en 1945, ainsi que le camp de concentration nazi de Buchenwald.
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