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Adage mortel (chapitre 2)

_ "Evitez tout objet coupant à proximité de HGM1, sanglez le, et au besoin préparez une dose de sédatif si le réveil se montre compliqué. " Noir. Lumière. Deuxième tableau sur cette histoire des plus morbides...


Adage Mortel (chapitre 1)


Le soleil venait à peine de se lever Andrei se réveilla en sursaut, s'assaillant sur son lit, les draps encore humides du cauchemar qu'il venait de faire : sa femme dans le lit d'un autre homme. Celui-là même qui s'était permis d'embrasser Anastasia...
La chambre d'hôtel sentait le vieux et la poussière dans ce quartier modeste de la ville, mais il ne s'était pas senti près à rejoindre le domicile familial où il aurait dû affronter le regard de sa femme emprunt a cette tristesse féminine qui donne envie de pardonner. Seulement voilà, il y a des erreurs impardonnables, et seul le temps décidera de ses actes. Andrei avait encore beaucoup trop de choses à faire avant de se préoccuper de ses états d'âmes.
Prenant son courage à deux mains, il se dirigea vers la salle d'eau pour laver non seulement son corps, mais surtout les fantômes de cette nuit. L'eau glissait sur son corps. Autant de particules qui allaient faire de lui un homme sain. Voilà à nouveau le cauchemar. Il leva la tête en fermant les yeux, et laisse le jet d'eau fouetter son visage.
Il se souvient de la naissance de son fils unique Fédor. Un enfant qui était destiné à faire de grande chose, comme le mentionnait souvent Anastasia. "_ Si seulement elle se rendait compte de ce qu'il va devenir... " Les souvenirs s'entremêlaient dans les pensées d'Andrei. Il revoyait sa femme allongée sur la table d'accouchement et la voie de l'infirmière qui disait "_ C'est un beau garçon ! _" Puis le temps s'accélère et Fédor faisait ses premiers pas, trainant son ours en peluche qu'il avait surnommé "Bam", le premier mot de l'enfant d'ailleurs. Jamais il ne se séparait de cet ourson, il le gardait à table, au lit... Ils étaient même inséparable par la suite à l'école, et quiconque tentait de les séparer, se frottaient à de grosses crise de folie de la part du garçon.
Andrei s'essuyait les cheveux quand il repensa au jour de la mise en place du projet HGM1, un projet formidable qui lui promettait beaucoup de succès dans sa profession.
Devant un café encore fumant, accoudé au bar de la cuisine, l'homme rêvassait en contemplant la photo de son mariage accroché au mur. Le doux péché mortel de cette cigarette se consumant au bout de ses doigts, lui donnait l'impression d'être un autre homme, d'être celui qui malgré tout, serait l'homme de cette année, près a tout, quitte à braver les lois pour montrer sa détermination dans son projet.
HGM1... Ces initiales le faisaient frémir à chacune de ses pensés pour son petit garçon resté encore hier dans son hôpital. L'expérience aura-t-elle réussie ?
Mais pas le temps de faire des pronostiques. Le voilà déjà attrapant les clefs de sa voiture pour partir travailler.


(*) (*) (*)


Où suis-je ? La dame de hier n'est plus là. Je ne me souviens même pas de ce qui s'est passé... Bam est là lui. Je veux le serrer fort contre moi pour en sentir l'odeur, mais mon bras gauche reste collé au lit. Pourquoi ? Je vois... Je suis attaché. Mais pourquoi ? J'ai l'impression de connaître ces lieux, mais je n'arrive pas à me souvenir. Ma chambre ? Non, il n'y a pas les fausses étoiles au plafond. Peut être les a-t-on enlevé... Je ne me souviens de rien. Sur la droite il y a un objet qui brille, peut être qu'en étirant la main je pourrai l'attraper ? Allez, encore un petit effort. En secouant le lit pour s'en rapprocher alors ?... ça y est je m'en rapproche. Je suis a deux doigts de le toucher. Il brille très fort ! Je veux !
Voilà ! Je l'ai ! C'est froid... ça coupe... Mais c'est beau. J'aime.
La dame reviens. Bam tu reste avec moi n'est-ce pas ? Elle s'approche de moi. Bam, elle veut mon trésor ! Empêche là ! Nooon ! Pourquoi j'arrive pas à parler ? Aucun sons ne sortent de ma bouche, pourquoi ? Elle n'auras pas mon trésor. Jamais ! Nooooon !...

(...)

Il n'y a pas eu de bruit. La dame est tombé sur moi, et je sens quelque chose de chaud couler sur moi. Il y en a plein sur Bam ! Bam ne sent plus comme avant... C'est la faute à la dame, elle a voulu me prendre mon trésor ! Vilaine ! Va-t-en !
La voilà qui tombe lourdement sur le sol. Elle a dû s'endormir. Peut être que mon trésor pourrait me libérer de ce lit ? Essayons. Oui ça marche !
Il fait froid par terre. Viens Bam, on s'en va. Ils sont méchants ici...



(*) (*) (*)


La demeure de monsieur et madame Valkof était, on ne peut plus imposante. Une ancienne résidence de chasse du dernier roi de France, rénové depuis plusieurs année déjà : les pierres blanches de la bâtisse avaient été rafraîchis, rendant un petit côté moderne au bâtiment, planté au milieu d'un immense parc boisé. Telle une démonstration de richesse, vous ne pouviez passer la porte de la maison sans vous faire remarquer par les vigils à l'entrée du portail, ni par les 2 caméras de surveillance longeant le chemin de castine.
Venez avec moi chers lecteur... Ne faites pas attention à ces deux colosses, le père d'Anastasia n'est autre que Vladimir Valkof, le célèbre écrivain connu pour ses connivences avec le padre de la mafia russe. En seulement trois années il s'est fait une petite richesse personnelle dont on ignore la provenance...

Anastasia buvait un café avec un homme qui n'était pas son mari. Cela était leur troisième rencontre, et bien qu'Andreï se fasse de fausses idées sur leur situation, suite a un rapide baiser qu'il n'aurait pas dû voir... Ce qui liait la femme de cet étranger n'en restait pas moins une raison économique, bien plus que familial. Anastasia venait d'engager un tueur à gage pour s'occuper de son mari avec toute la délicatesse qu'elle lui devait d'avoir voulu lui soutirer la chair de sa chair...

... Pendant ce temps, le sol des couloirs de l'hôpital se maculait de traces de petits pas ensanglantés.


(à suivre...)
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Re: Adage mortel (chapitre 2)
Posté par luly le 29/03/2008 13:28:49
*luly à la bourre comme d'hab'...*

j'aime j'aime j'aime^^ mais je trouve le style différent. Effectivement ça ressemble plus au style d'un roman. Mais c'est comme d'habitude, je déteste être en plein suspence (hhhm pas sûre de l'orthographe là*-))
Re: Adage mortel (chapitre 2)
Posté par supernaut le 18/03/2008 14:08:52
même avis que Tchit
Re: Adage mortel (chapitre 2)
Posté par bloodybulle le 15/03/2008 17:02:13
pas mal ^^ jaime bien ^^
a quand la suite ?
Re: Adage mortel (chapitre 2)
Posté par tchit le 15/03/2008 13:59:27
dwigo : hé ho j'ai bien dit "bâclé" avec les guillemets ! Pas BÂCLÉ pour de vrai lol ! Je trouve que c'est un peu moins travaillé..
Re: Adage mortel (chapitre 2)
Posté par dwigo le 15/03/2008 12:09:28
tchit --> Tiens bizarre hein ? La fin est OUI baclé. Parceque 3eme chapitre en ecriture et je savais pas comment lier les deux ( oui oui, j'ecris les chapitre en séparés, même la fin de l'histoire a commencé a être écrite ). Les aléas de l'inspiration, et mon caractère de bébé à vouloir faire paraitre ce chapitre depuis plusieurs moi.
Mais cela dit baclé baclé c'est vite dit ! Vu le nombre de fois que le texte a été repris et modifié, je l'aime bien cette version finale ^^
Pis faut pas oublier que ceci n'est pas une nouvelle ( ce dont j'oserai dire "j'exel" ), la narration est differente, l'intrigue perdure, est floue etc... faut que j'arrive a tenir le lecteur en suspens jusqu'a la fin ! Et... ça mange beaucoup de ce pain là un lecteur virtuel. Il peut pas tourner la page pour savoir la suite ^^ Mais si je veux garder mes lecteurs, faut leur donner a manger, et cet nourriture, c'est l'intrigue, cette haine a la fin du chapitre: " 'tain nalesk ! T'abuse, c'est trop court ! ça peut pas finir comme ça ! "

Enjoy (f)
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L'auteur : Nalesk ya Zdes` !
29 ans, Lyon-plage (France).
Publié le 14 mars 2008
Modifié le 14 mars 2008
Lu 838 fois

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