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Alice Cooper

Présent depuis les années 60, Alice Cooper est une figure emblématique du "rock d'horreur" qui lie musique rock et films d'horreur.


Alice Cooper, avant d'être un chanteur, était un groupe de potes formé au début des années 60. Il se composait de :
- Vincent Furmier (Alice Cooper) au chant
- Glen Buxton à la guitare
- Michael Brune à la guitare rythmique
- Dennis Dunaway à la basse
- Neal Smith à la batterie
Fans des Beatles et des Stones, leur répertoire se compose surtout de reprises de ces deux derniers. Le groupe commencera par s'appeler The Earwing, puis The Spiders en 1965 et enfin The Nazz. C'est en 1968 que le groupe adoptera le nom d'Alice Cooper (pseudo du chanteur qui est un passionné de sorcellerie, il choisira ce nom car il était celle d'une sorcière morte à Salem et qui en profitera pour se créer un personnage de scène à la fois maléfique et androgyne).


Le groupe, dont la volonté est surtout de choquer, se fait repérer par Frank Zappa (précurseur du trash) qui les engagera pour deux albums : Pretties for you et Easy action. Albums qui leurs permettront de signer avec Warner en 1970. C'est à ce moment là qu'ils vont vraiment trouver leur style. Alice Cooper (le chanteur) adoptera son fameux maquillage (reprit pour les films The Crow). Les concerts deviennent de plus en plus impressionnants où sur scène se mêlera hard-rock et films d'horreur (le décor se compose de guillotines, chaises électriques, serpents...), un style qui témoigne de l'intérêt qu'à Cooper pour l'horreur. Niveau album, le groupe est à son sommet et va signer quatre classiques : Love it to death et Killer en 1971, School's out en 1972 et Billion dollar babies en 1973. Des albums aux textes partagés entre l'adolescence, le social et l'horreur. En 1973 sort aussi Muscle of love, album rétro mais qui n'atteint pas le niveau des quatre précédents. Puis suivra le traditionnel best of (1974). A la suite de quoi le groupe se sépare, Alice Cooper reste donc seul, de plus en plus sous l'emprise de l'alcool, de moins en moins talentueux et avec des concerts de plus en plus exubérants jusqu'à être ridicules. Les autres membres vont former leur propre groupe : The billion dollar babies.


Pendant ce temps, Alice Cooper continue en solo. Son premier album Welcome to my nightmare (1975) est excellent. Gros hommage aux films d'horreur. Il s'agit en fait d'un album concept, très ciblé sur le cinéma. Par contre Alice Cooper goes to hell (1976), Lace & whiskey (1977) et From the inside (1978) vont connaître des réputations très mitigées, plus ou moins justifiées. Après une cure de désintoxication, ses albums, marqués par les vagues punk, new wave et métal des années 80, ne retrouveront pas trop la beauté de ses premiers disques. C'est disques sont Flush the fashion (1980), Special forces (1981), Zipper catches skin (1982), Constrictor (1986) et Raise your fist and yell (1987). L'exception étant Dada sorti en 1983, la plus belle réussite de Cooper depuis 1975.


En 1989, le succès revient avec Trash qui est un grand succès commercial, où il aura comme producteur Desmond Child (qui s'est occupé d'Aerosmith). Mais c'est surtout en 1991 avec Hey stoopid que le succès sera complet. Un album qui sonne très 90's, beaucoup plus dur que les précédents. En 1997 sort A fishfull of Alice, qui est uniquement constitué de reprises, marquera le début de l'exploitation des anciens titres : l'intégralité ou presque dans The life and crimes of Alice Cooper (1999). En 2000 sort Brutal planet et en 2001 Dragontown qui sont deux albums très violents, très directs. The eyes of Alice Cooper parait en 2003, un album à la réputation excellente, où l'on retrouve le Alice Cooper des années 70.


Bref, Alice Cooper est un artiste à la carrière en dents de scie, dont le sommet reste le début des 70's, époque des débuts du hard-rock. Encore un dinosaure du rock qui aura mal vécu la vague punk/new wave. Mais qui de temps en temps nous livre des éclairs de génie. De plus, Alice, a presque 60 ans, semble avoir trouvé la stabilité musicale. Son style, provoc, en réaction au "flower power", a depuis trouvé des adeptes (Marilyn Manson par exemple), en revanche, son style musical, s'il a aussi servi de précurseur au mélange rock-cinéma horrifique, n'a jamais été égalé.


Discographie

L'ère Frank Zappa
=> Pretties for you (1969)
Premier album, étrange mais excellent. Encore proche de l'amateurisme. Album où apparaît les prémices du futur Cooper, notamment sa fascination pour le cinéma d'horreur. La toute première chanson commence d'emblée par une influence gothique avec une mélodie sombre. On ne peut pas vraiment dire que c'est un album hard-rock tant on a plutôt l'impression d'être dans de l'expérimentation digne de Frank Zappa. Assez courtes, les chansons possèdent leurs lots de mélodies répétitives qui sonnent volontairement faux.

=> Freak out (1969)
Un album plus ou moins pirate, paru sous diverses couvertures. Il s'agit d'un album sorti beaucoup plus tard, en fait, un album enregistré alors que le groupe se produisait alors qu'il n'était pas encore professionnel. Expérimental à l'extrême, on dit que ce n'est que du bruit. Frank Zappa déclara "qu'un groupe capable de vider une salle de concert en moins d'un quart d'heure n'était foncièrement pas mauvais". A noter que s'agissant d'un album pirate, on le trouve sous différents noms et que les trois dernières chansons ne sont pas d'Alice Cooper.

=> Easy action (1970)
Un album à l'image de Pretties for you. C'est aussi un album expérimental ; les instruments varient : parfois du piano, d'autres fois des solos de guitares et même de l'orgue assez psychédélique. Un album assez violent dans l'ensemble. Il fait penser à un mélange de Led Zeppelin, des Beatles, Des Stones et de Jimi Hendrix. L'ensemble est tout de même amateur.


L'apogée
=> Love it to death (1971)
Beaucoup plus accessible que les albums précédents. Love it to death marque l'explosion du groupe. Alice Cooper (le groupe, pas le chanteur solo) donne désormais dans du rock imparable, assez hard-rock, un son un peu blues avec des riffs de guitares allant dans les aigus qui vont de pair avec la voix brisée du chanteur. Cet album est un véritable chef d'œuvre.

=> Killer (1971)
C'est du pur hard-rock : des riffs de guitares énergiques, une voix vicieuse. La majorité des chansons sont tantôt désespérés, tantôt violentes. La chansons "Killer", très originale, a un aspect très "monologue", elle n'est pas entièrement chantée mais dictée.
=> School's out (1972)
Encore un album très différent des précédents mais tout autant magnifique. C'est un album-concept, c'est à dire avec une ligne directrice et un thème musical et parolier semblables à toutes les chansons. Les membres du groupe y évoquent leur passé à l'école et tout ce qui va avec : Les blagues faites aux profs, à leurs camarades de classes, les bagarres, les sorties entre copains, les premiers amours... L'album est nostalgique mais ne sombre jamais dans la tristesse. Alice rend hommage à son enfance et à son adolescence.

=> Billion dollar babies (1973)
Dernier bon album du groupe. C'est encore une fois différent des autres albums déjà parus. Les chansons sont très différentes les unes des autres. "Unifinished sweet" renoue avec l'expérimentation de la période Zappa, avec l'intervention de bruits bizarres. Encore un superbe album mais plus engagé que les précédents.

=> Muscle of love (1973)
Dernier album du groupe qui est loin d'être du même calibre que les précédents. La voix de Cooper y est quelconque et les riffs sans grand enthousiasme. D'ailleurs, aucun titre ne deviendra un hit. Il n'y a qu'une chanson à y retenir : "heart hearted Alice", une chanson assez mélancolique dans les premières notes où le chanteur dévoile un nouvel aspect de son chant : une voix quasi - féminine, très douce, soutenue par une musique discrète. Puis la chanson va évoluer par un côté plus rock et un retour à la voix normale, vicieuse de Cooper. Un album loin de dévoiler le génie du groupe. Les problèmes entre les membres du groupe, au bord de la séparation, en sont sûrement la cause.

=> Greatest hits (1974)
Sans surprise, on y retrouve les chansons les plus jouées et les plus vendues. Comme tout best-of, c'est l'aspect commercial qui compte.


La décadence
=> Welcome to my nightmare (1975)
Le premier album solo de Cooper. Très ambitieux comme style. C'est un album-concept à la thématique cinématographique, toujours sur les films d'horreur, qui va aussi servir de support aux concerts totalement devenus des shows, un sorte de mini spectacles théâtraux gores. C'est aussi ce qui justifie les tons assez légers de l'album. Beaucoup de chansons hard-rock théâtrales pas trop mal mais qui sont parfois à la limite du ridicule.

=> Alice Cooper goes to hell (1976)
C'est un album qui traîne un réputation médiocre, avec des chansons assez disco (!!!) et du rock gentillet. Censé être la suite directe de Welcome to my nightmare, cet album ne réussira pas à l'égaler, loin de là.

=> Lace & whiskey (1977)
Un album à la réputation honnête mais sans plus. On y perçoit surtout l'influence qu'à l'alcool sur Cooper. On y retrouve de nombreuses ballades et des références au rockabilly voir des fois aux années 20. C'est un album aux textes souvent humoristiques.

=> The Alice Cooper show (1997)
Un album live au titre révélateur de ce qu'était les concerts de Cooper. A cette époque, les extravagances prenaient le pas sur la musique : des cyclopes géants, des décapitations... C'est bien gentil mais quand la musique ne suit plus...

=> From the inside (1978)
Si alcooliquement parlant, Alice Cooper est au top, musicalement parlant, il est à la dérive. Le punk, le disco et la new wave sont en train d'arriver et Cooper a du mal à passer le cap. Le ton de cet album se fait plus synthétique, moins rock.

=> Flush the fashion (1980)
L'album est cencé amener un nouvel Alice Cooper. On y voit seulement des légers progrès par rapport à From the inside mais on est loin du talent d'Alice Cooper du début. Les Chansons sont des rencontres entre le rock des années 70, la new wave et le punk. Etrange sans être génial. C'est un album très répétitif, manquant de personnalité mais un bon support pour un nouveau départ.

=> Special forces (1981)
Special forces est très semblable à Flush the fashion, l'accent est juste un peu plus new wave avec des chansons plus sombres et plus personnelles aussi. On assiste aussi à un retour à l'extravagance.

=> Zipper catches skin (1982)
Même style que les deux précédents mais à force de continuer dans la même voie, Cooper s'améliore. Le son rock revient petit à petit. Les chansons se ressemblent encore un peu mais cela dit, elles sont mieux rythmées et chantées avec plus de conviction.

=> Dada (1983)
Le grand album qu'on attendait depuis Welcome to my nightmare, un album qui part efficacement dans tous les sens. C'est un album superbe. Pas à proprement parlé conceptuel mais très différent de ce que Cooper a fait auparavant. Un album personnel qui s'affranchit de la musique des années 80.

=> Constrictor (1986)
Cooper a repensé sa musique et il privilégie le retour à un rock plus tendance, un métal forcément marqué 80's. Cet album se compose de riffs massifs et de refrains entraînants, assez sombres dans l'ensemble


Le métal
=> Raise your fist and yell (1987)
Un album résolument métal à l'excellente réputation. C'est une amélioration de Constrictor qui tourne le métal à une sauce plus personnelle, plus identifiable du label d'Alice Cooper.

=> The beast of Alice Cooper (1989)
Ce best of reprend exactement les même chansons que Greatest hits. Il s'agit surtout de rappeler Cooper au public pour la sorite de prochain album.

=> Trash (1989)
Cooper veut revenir sur le devant de la scène, pour cela, il va s'associer au producteur Desmond Child qui possède pas mal de succès à son actif. La musique va rester liée à celle de Constrictor et de Raise your fist and yell, il va donc encore s'agir de métal mais cette fois le style 80's est oublié, moins kitch et plus violent. Les textes ont perdu quelques peu de leur originalité.

=> Hey stoopid (1991)
Pas grand chose à dire de plus part rapport à Trash. Toujours du métal très correct, agressif, avec de la conviction. Cooper semble avoir trouvé son rythme de croisière.

=> The last temptation of Alice Cooper (1994)
Toujours du métal mais un peu mou. On a l'impression qu'il s'ennuie un peu dans le style qui lui a fait reconnaître le succès.

=> Classicks (1995)
Encore un best of mais avec des chansons à partir de Trash. Comme d'habitude, les plus vendues et les plus diffusées en radio. Seul originalité, une chanson inédite : La reprise de "Fire" de Jimi Hendrix transformé en version métal.

=> A fishfull of Alice (1997)
Un live que je n'ai jamais entendu, sinon qu'il y avait trois chansons de plus au japon.

=> The life and crimes of Alice Cooper (1999)
Une anthologie avec de nombreux inédits. La sortie de cet album quatre cd's témoigne surtout du manque d'activité d'Alice Cooper dans les années 90.

De nos jours
=> Brutal planet (2000)
Album extrêmement brutal, sombre. Le son cesse d'être FM. C'est un album à part dans la discographie de Cooper et qui semble être sa nouvelle orientation.

=> Dragontown (2001)
Encore un album violent. Dragontown est une ville imaginaire, une vile du mal que Cooper décrit tout au long de l'album. Un album excellent, Alice est maintenant au top à presque 60 ans.

=> The eyes of Alice Cooper (2003)
On y retrouve une volonté affirmée de revenir aux années 70. Cet album est, à mon avis, un véritable chef d'œuvre.
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plagiat !
Posté par ichi dellamorte le 23/07/2008 20:40:11
l'article est intéressant et pour cause, c'est un énorme plagiat, même pas déguisé, peut-être juste allégé, d'un ami. Le texte original est disponible ici : http://nextvalhalla.membres.jexiste.org/phpbb/viewtopic.php?t=11& start=0
Re: Alice Cooper
Posté par eowyn182 le 28/05/2006 22:49:19
YES vive alice cooper! Et faut pas oublier son apparition dans WAYNE S WORLD!
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Publié le 28 mai 2006
Modifié le 24 avril 2006
Lu 2 161 fois

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