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Arrête-moi si tu peux

Quand Spielberg nous raconte l'histoire vraie d'un véritable imposteur...


Film américain (2002). Biographie, Comédie dramatique. Durée : 2h 21mn
Réalisé par : Steven Spielberg
Avec : Leonardo DiCaprio, Tom Hanks, Christopher Walken, Martin Sheen, Nathalie Baye...
Ecrit par : Jeff Nathanson
D’après l’oeuvre de : Frank W. Abagnale Jr.
Date de sortie : 12 Février 2003
Musique composée par : John Williams
Titre original : Catch me if you can
Pour voir les vidéos cliquez ici
Le site officiel

Dans les années soixante, Frank W. Abagnale Jr., lors de sa première semaine dans son nouveau lycée, se fait passer pour le remplaçant du professeur d’espagnol. Rien de méchant, jusqu’au jour où ses parents divorcent, et qu’on lui demande de choisir entre son père et sa mère. Préférant fuguer, Frank, 16 ans, va rapidement se faire passer pour un co-pilote, puis deviendra médecin et avocat. Pour subvenir à ses besoins, il va aussi fabriquer pour près de 2.5 millions de $ de faux chèques. Pendant ce temps, Carl Hanratty, agent du FBI, poursuit Frank, devenu sa mission prioritaire. Mais en 4 ans de jeu du chat et de la souris, Carl va vite devenir l’unique interlocuteur de Frank...

Dès les 30 premières secondes suivant l’extinction des lumières, on est déjà séduit par le superbe générique, et pas seulement parce qu’il a été créé par des français...
Inspiré de faits réels, le scénario retrace l’histoire du protagoniste, interprété par Léonardo DiCaprio, qui marque son retour sur les écrans avec Gangs of New York. Touchant, émouvant, Léo remonte dans mon estime avec ce rôle qui lui semble être taillé sur mesure, alors que j’avais peur qu’il fasse pâle figure à côté du monstre Tom Hanks.

Toujours aussi brillant, ce dernier ne faiblira jamais, et nous, on ne se lassera jamais de le voir. Ici, il incarne l’agent Hanratty, qui, bien que sans humour ni charme, est doté d’une patience inentamable, son principal atout, que Hanks a brillamment su nous montrer.
Bien qu’il ne soit apparu qu’une fois dans un film de Spielberg, Tom signe sa quatrième collaboration avec lui. La première fois fut dans Joe contre le volcan, avec Meg Ryan, que Steven a produit, puis, la plus grosse production jamais réalisée pour la télé, Band of Brothers, qu’ils ont tous deux co-produits.
Christopher Walken joue ici pour la première fois sous la direction de Spielberg, tout comme Martin Sheen, mais on retiendra plus celle de Walken, vraiment épatant, surprenant, dans le rôle du père de Frank.
Quant à notre chère française Nathalie Baye, son rôle aurait mérité d’être un peu plus étoffé, dommage, mais on a tout de même été ravi de voir une actrice de chez nous dans un film américain.

Bon, le scénario, comme je l’ai dit auparavant, est inspiré de l’histoire vraie d’Abagnale. La plupart des personnes se disent que si elles devaient raconter leur vie, ce serait court et inintéressant. Celle de Frank repose surtout sur ces 5 années qui ont fait de lui le plus grand fraudeur de l’histoire des Etats-Unis. Le scénario est donc très prenant, pour ma part, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde tant, du haut de mes 16 ans, je me suis mis à la place du héros. Héros que l’on aime, que l’on adore et que l’on admire, bien qu’il se moque totalement de la loi. Passant de co-pilote à avocat en passant par médecin, Frank ne nous laisse aucun moment pour souffler, et c’est tant mieux.

Un autre point fort de film ? Bien que certains s’attendaient à voir une grosse production bâclée, la 22ème œuvre de Spielberg possède quelque chose que l’on voit rarement de nos jours : il n’y a ni gentils, ni méchants, juste Hanks et DiCaprio qui se courent après, l’un qui s’amusent comme ce qu’il est, un gamin, et qui recherche désespérément sa place dans ce monde, l’autre, qui fait son boulot, et qui ne cessera pas, 4 ans durant, de traquer cet adolescent intelligent, malin et aux autres innombrables atouts. Ce qui fait qu’on apprécie, c’est le lien étrange qui se créé entre Frank et Carl, qui deviendra son unique confident avec son père.

Comme dans bon nombre des films de Spielberg, on retrouve un thème qui lui tient particulièrement à cœur et qui a marqué toute son œuvre : le divorce, et la difficulté de se séparer d'un parent. Celui-ci explique à ce propos : "Son entrée dans l'âge adulte s'est opérée dans des conditions hautement inhabituelles, qui m'ont fasciné. Je crois réellement que Frank a été très affecté par le divorce de ses parents. Les enfants réagissent à cela de bien des façons, et Frank eut une réaction tellement originale qu'elle méritait un film."

On retrouve aussi quelques hommages à certains films, comme Goldfinger, que Léo/Frank regarde pour pouvoir par la suite imiter le célèbre agent secret lors de ses vols "clandestins".
Forrest Gump est aussi évoqué lors du vol d’un billet de banque qui n’est pas sans rappeler celui de la plume au tout début de l’autre superbe long-métrage de son ancien collègue Bob Zemeckis.

Spielberg et Nathanson (le scénariste) ont fait un boulot remarquable. Ils ont en effet réussi un habile mélange de genres, nous faisant passer du rire aux larmes, de la comédie au drame.
Steven met en scène, bien que celle-ci fut rapide, un film subtile, qui le touche de très près : en plus d’avoir subit un lourd divorce de ses parents étant jeune, il a aussi travaillé comme cadre aux studios Universal pendant... trois mois ! N’aimant apparemment pas trop se prendre la tête, il s’était contenté d’enfiler un costume, une cravate, de se munir d’un attaché-case, et de franchir la porte d’entrée des fameux studios.

Le maître, pardon, maestro John Williams, signe quant à lui sa 19ème partition pour un film de son collègue. Il n’avait pas participé à son premier long-métrage, Duel, ainsi qu’à La Quatrième Dimension et La Couleur Pourpre.

Mon avis là-dessus ? Superbe, génial, grandiose ! Pour ceux qui avaient considéré Minority Report plutôt moyen, Steven Spielberg se rattrape largement dans cette histoire aussi passionnante qu’invraisemblable. La mise en scène est impeccable, les années soixante très bien retranscrites, la musique amusante qui se fond totalement dans le film, et les acteurs, tous aussi impressionnants, tous excellents. Bref, Arrête-moi si tu peux est un grand film, un très grand film à ne pas manquer.
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Re: Arrête-moi si tu peux
Posté par nounour le 20/08/2004 07:50:17
le film est terrible les acteurs de meme et ton article réussit,bonne soirée tt le monde et soyez AWARE...lol
Re: Arrête-moi si tu peux
Posté par someone else le 20/08/2004 07:50:17
Ce que je voulais dire, c qu'on s'attache vraiment à Frank, alors que dans Windtalkers, les méchants c les Japs, et rien n'est fait pour qu'on les aime, on nous les montre comme les méchants qu'il fo tuer (ce pour quoi Nicolas Cage est très bon d'ailleurs...). Dans Spiderman, c un peu différent compte tenu du fait que Norman Osborn est un peu "schizophrene". C une double personnalité, une méchante qui domine le mentale du "gentil".
Dans Training Day, au début on s'attache à Denzel Washington, mais à la fin, on le hait vraiment.
Exception faite pour Ocean's Eleven, où il est vrai qu'on s'attache bcp aux cambrioleurs, mais le méchant est tout de même le patron des casinos, méchant qui existe donc...
Les autres, les ai pas vus... :(
Voilà, enfin c mon point de vue ;))
Re: Arrête-moi si tu peux
Posté par someone else le 20/08/2004 07:50:17
Moi aussi pacey, 9/10 g adoré !
Zig Zag, je crois en fait qu'Abagnale a rédigé deux bouquins (suis pas sur attention...) le premier "Catch me..." et le second, "J'avais des ailes mais je n'étais pas un ange" (que je vais par ailleurs tenter de trouver...).
Re: Arrête-moi si tu peux
Posté par 93 ~ pacey ~ 93 le 20/08/2004 07:50:17
Je suis allé le voir hier avec une amie, et franchement il est excellent ce film, je lui donne une note de 9 / 10 :)
Re: Arrête-moi si tu peux
Posté par zigzag le 20/08/2004 07:50:17
Je suis all/e voir le film et je lui donne une cote de 7 sur 10. Leo a vraiment des yeux manifique. Mais ceci n<est pas le but de mon commantaire. Ce que je veux dire, c<est que le titre de la bibliographie de Frank abagnale Jr se nomme "si j<avais des ailes.. je ne serais pas un ange" ou en anglais "catch me if you can"
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (5)
L'auteur : Brain Damage
30 ans, France.
Publié le 17 février 2003
Modifié le 17 février 2003
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