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Ben Arfa sauve encore l'OM

L'OM peut nourrir quelques regrets. Dominateurs durant 75 minutes, Mandanda sort les mains des mauvais soirs et laisse Benfica partir avec une vilaine victoire. C'était sans compter sur Ben Arfa, qui ajoute une nouvelle couleur à sa palette : le but décisif de la tête à la dernière minute. L'espoir est sauf.


Après le hareng danois, place à la morue portugaise. Le premier poisson s'était emmêlé tranquillement dans les filets marseillais. Quid de Benfica ? Pas du même calibre, directive européenne ou pas. Les Tugais mènent en effet leur Liga Sagres, seulement talonnés par Braga mais reléguant Porto à 11 points. Emmené par un quatuor offensif latino plutôt sympa (Aimar-Di Maria-Saviola-Cardozo), le club de Lisbonne sait être adroit devant la cage adverse. Si les Olympiens laissent les mêmes boulevards que contre les Scandinaves, d'un nouveau poisson, ils pourraient plutôt se retrouver avec les commissions dans le filet.


Triste Benfica

Le premier quart d'heure n'est pas un grand moment de football : du déchet, du déchet et encore du déchet technique. L'OM répond au moins sur le plan physique et par un pressing plutôt haut, empêche les Aigles de construire. C'est ça de pris. Le réveil technique de la partie interviendra grâce aux Marseillais. Le travailleur Bonnart, sniffant la ligne, centre dans la boîte. Niang devance la tige Luisao, mais Lucho aux 6 mètres, toujours en bon ramasse-miettes, manque la cible. Dommage, il avait là l'occasion de narguer les sifflets nourris de ses ennemis de La Luz. Cinq minutes plus tard, l'Argentin caviarde Brandao mais le Brésilien seul face à Julio Cesar dévisse du droit pour toucher la nuque d'un stadier. La réussite d'avant-blessure est déjà loin.

C'est surprenant mais Benfica, comme à l'extérieur, est bloqué dans son camp. Sa seule ambition est de profiter des ballons de récupération dans l'entrejeu pour opérer par contre-attaques rapides. Di Maria, le seul Benfiquiste à son niveau, distillera bien quelques ballons à destination de Cardozo, mais le Paraguayen n'est pas dans le jour de sa vie. Les Portugais auront l'audace en fin de période de construire une action, qui finira dans les pieds de l'invisible Aimar. Seul face à Mandanda, le meneur argentin s'applique comme un écolier pour ouvrir son pied. Allo ? Steve ? Je vais te la mettre à la Thierry Henry. Mandanda a bien reçu le coup de fil et arrête la tentative de Pablito (40ème). Avant le retour aux vestiaires, Lucho, toujours lui, aurait bien pu mettre l'OM à l'abri mais rate encore le cadre.


Le hold-up presque parfait

La deuxième mi-temps repart bien pour l'OM, qui poursuit son occupation territoriale du camp lisboète. Le Benfica semble toujours avoir la frousse et Taïwo montre enfin son short dans les offensives marseillaises. Cheyrou profitera de ce nouvel apport pour tenter sa première frappe du match (52ème). Sans succès. Les Olympiens maintiennent leur pression et Brandao se découvre des talents d'ailier. Il déboule sur le côté gauche, centre en retrait pour Niang qui pique sa tête au point de péno. Julio Cesar sauve miraculeusement son camp en deux temps (63ème). Benfica souffre mais Marseille n'arrive pas à planter. Face à cette domination stérile, la Dèche change son fusil d'épaule, mettant en selle son vélo Valbuena contre Abriel, et Ben Arfa suppléant Niang. Hasard ou coïncidence, ce changement de tactique sonnera le glas de la domination marseillaise.

Di Maria, conforme à ce qu'on attendait de lui, fait danser le fado à Bonnart et centre fort devant la cage olympienne. Cardozo, à la réception rate le cuir. Mandanda peut s'emparer tranquillou du ballon qui traîne. Malheureusement, Steve se loupe, tout en faute de main, et laisse Maxi Pereira marquer dans le but vide. Sur la seule erreur marseillaise, les Tugouvrent le score. C'est dur, très dur pour l'OM, mais à force de rater ses occasions, cela lui pendait au nez.

Ce but horrible réveille la Luz et les Benfiquistes. Ramires manquera de peu de corser l'addition, son cachou de 25 mètres se fracassant sur la transversale (88ème). On se dirige donc tout droit vers une défaite amère pour les Marseillais, mais sur une dernière banderille, Bonnart trouve Ben Arfa, jusque-là plutôt occupé à jouer le soliste. L'homme providentiel du moment place sa tête et trompe Julio Cesar, parti embrasser son poteau (89ème).

Marseille sauve l'essentiel, marque le pion qui va bien à l'extérieur mais doit franchement se dire qu'il a manqué de fesser le faible Benfica de ce soir.

Benfica-Marseille : 1-1
Stade de la Luz - Lisbonne
Buteurs : Maxi Pereira (75ème) pour Benfica, Ben Arfa (89ème) pour Marseille
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L'auteur : Quentin Marquet
21 ans, Saint marcel (France).
Publié le 22 mars 2010
Modifié le 21 mars 2010
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