FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Ces petits rien qui nous en font baver

Chaque jour est une aventure qui mériterait d'être couchée sur papier. Ou presque. Sérieusement, le nombre de choses épuisantes qui nous arrivent chaque jour aurait de quoi nous rendre dépressifs, si nous n'avions pas une patience infinie.


Que celui qui ne s'est jamais retrouvé dans une situation ou il aimerait taper sur le monde entier se fasse entendre ! Il y a des jours comme ça, ou il vaut mieux rester couché. Le monde est plein d'injustices plus injustes (sic) les unes que les autres, mais alors ça... Ça, c'est carrément inhumain. Récapitulatif des petits riens qui nous en font baver au quotidien.


A la maison

Au réveil, ça commence déjà. Comme vous avez du vous lever tôt pour bosser, il fait nuit noire. Vous tentez tant bien que mal de vous extirper du lit avec vos gestes maladroits et vos yeux encore tout collés. Cinq minutes et un demi-litre de transpiration plus tard, vous voilà debout. Et voilà comment, des les dix premières minutes après le réveil, vous êtes déjà épuisé et ne pensez plus qu'a une chose : le moment ou vous pourrez enfin vous recoucher pour finir votre nuit.
Pause pipi. Après une longue nuit de sommeil réparateur (je vous le souhaite en tout cas), la vessie est pleine. Vous avez beau ne plus avoir de temps, vous devez quand même vous arrêter pour la pause pipi. Sur le trône, c'est le bonheur : vous ne pensez plus a rien. La zen attitude. Enfin, il vient un temps ou ça y est, c'est fini. Vous vous retournez, et la, c'est l'horreur, la déception, l'inquiétude, l'angoisse, la colère, la frustration, toutes votre idéologie s'écroule en quelques secondes : il n'y a plus de papier. Durant quelques secondes vous n'arrivez plus a respirer, vous paniquez, puis vous vous reprenez : vous êtes zen. Alors seulement, vous vous souvenez qu'il reste un stock de papier au garage. Mais passons les détails. Vous solutionnez votre problème au bout de trois quarts d'heure de questionnements insoutenables ("Mais ou j'ai foutu ce papier a la c** ! ").
L'habillement. Vous avez perdu tant de temps a sortir du lit et a vous remémorer de vieux souvenirs ("Qui suis-je ? Ou suis-je ? Quel jour on est ? ") que vous n'avez pas le temps de choisir vos vêtements. Pendant que vous piochez dans les tiroirs et les penderies, mille idées vous trottent dans la tête sur la journée d'hier, celle d'aujourd'hui et celle de demain. C'est ainsi que vous vous retrouvez habillé comme un sac, et que vous ne vous en rendez compte que lorsque les gens vous regardent bizarrement dans le métro.
L'heure du petit-déjeuner. Aaaaah, vous êtes enfin prêt a entamer cette nouvelle journée, avec vos chaussettes dépareillées et les plis de l'oreiller encore imprimés sur la joue. Les premiers rayons du soleil vous rendent votre bonne humeur. Vous vous dirigez d'un pas décidé, presque militaire, vers la cuisine. O bonheur, tout est propre car vous avez nettoyé la veille. Vous vous félicitez intérieurement. Vous sortez votre bol préféré (celui avec des cerises dessus), votre brique de lait préféré (celui qui est demi-écrémé), votre cuiller préférée (celle qui est exactement comme toutes les autres) et vous ouvrez la porte du placard pour sortir votre paquet de céréales préférées. Mais la, c'est le drame : votre main n'attrape que la vieille boite de céréales de régime que vous aviez achetée un jour ou vous vous sentiez plein de bonnes résolutions. Il faut vous rendre a l'évidence : vous avez oublié de racheter des céréales. La bonne humeur retombe vite. Vous engouffrez vos vieux pétales pas bons le plus vite possible pour ne pas en sentir le goût "je poireaute dans le placard depuis Noël dernier". Vous partez de chez vous avec le petit nuage pluvieux qui flotte au-dessus de votre tête.


A l'extérieur

Le moyen de transport. Vous songez tout d'abord a sortir la voiture du garage. Mais la, au vu du commencement de la journée, vous vous dites que la malchance va s'acharner, et vous mettriez votre main a couper qu'arrivé la ou vous vouliez vous rendre, vous ne trouverez aucune place de stationnement libre. Vous abandonnez l'idée de la voiture. Ça tombe bien, de toutes façons, vous n'arrivez pas a ouvrir cette satanée porte de garage qui bloque a mi-parcours a chaque fois. Si ce n'est pas la voiture, alors ce sera un transport en commun. Le bus. Excellente idée, mais non : vous n'avez pas les horaires sur vous, et cela vous prendrait un temps fou de les déchiffrer. Métro, idem. Il reste alors la marche. Votre visage s'éclaire, vos yeux s'illuminent : mais bon sang mais c'est bien sur ! La marche ! Votre bonne humeur est de nouveau la. Vous devenez en quelques instants un écologiste, et un sportif. Vous partez d'un pas léger et rapide. Au bout d'une heure et demie, vous arrivez enfin, haletant, rouge comme une pivoine et transpirant toute l'eau de votre corps. Vos vêtements sont tellement imbibés qu'ils doivent peser trois fois votre poids. Mais vous avez du mérite. Positivez. Et allez boire un coup, ça vous fera du bien.
Ce qui était prévu. Shopping, boulot, rendez-vous... Quoi que ce soit, vous vous êtes déplacé pour quelque chose que vous jugiez important. Vous avez réussi a reprendre une allure normale après le sprint maison-ailleurs, et vous arrivez même a sourire en pensant a ce qui vous attend. Que de belles choses en perspective. Vous êtes en pleine ville, avec une énergie pas possible. Hop, d'un pas leste et entraîné (sic) vous vous dirigez vers l'endroit voulu. En pleine course, alors que vous pensiez qu'après tout ce qui vous était arrivé, vous étiez intouchable, vous tombez nez a nez avec une manifestation aux allures festives. Elle prend toute la rue et empêche tout passage. Vous faites un rapide calcul mental, et estimez que vous aurez plus de chances de passer en prenant la petite ruelle a droite, mais la aussi, les manifestants scandent leurs slogans haineux. Aie. Et toute cette joyeuse troupe se dirige vers vous a une vitesse considérable. Autant ne pas tenter le Diable, vous faites demi-tour. Ce changement de direction vous coûte une demi-heure d'errance dans la ville, a tourner et re-tourner dans les petites ruelles angoissantes. Et enfin, vous êtes a l'endroit voulu. Joie, bonheur, c'est la larme a l'œil que vous vous engouffrez dans le bâtiment. Vous avez réussi.
Le retour. Vous êtes décidément intouchable : malgré tous vos problèmes, vous avez réussi a passer une après-midi mémorable, ou tout du moins, tranquille. Vous vous sentez l'ame d'un Dieu vivant. L'énergie et la bonne humeur vous submergent tour a tour. Et vous en aurez besoin, car il vous faut maintenant rentrer chez vous. Et devinez comment ? A pied. Si-si. Rien que d'y penser, vous sentez déjà votre cœur battre a tout rompre dans votre poitrine. Allez, courage. Si vous y mettez du votre, vous serez chez vous avant la tombée de la nuit. Vous évitant ainsi le risque inutile de vous faire écraser par une chauffeur inattentif.


Et le soir...

Douche. Après une journée harassante, rien de tel qu'une bonne douche – ou mieux, un bain ! – pour se changer les idées et évacuer les mauvaises pensées. Détente, relaxation : le bonheur est total et suprême. La chaleur du chauffage vous fait sombrer dans une petite torpeur, vous vous endormez doucement... Et c'est a ce moment-la justement, qu'on sonne a votre porte. Réveil en sursaut, vous sautez hors du bain – arrosez le carrelage par la même occasion – enfilez un peignoir, des pantoufles, et vous sortez. C'est le petit voisin de dix ans, qui vous demande de lui rendre son ballon qu'il a malencontreusement envoyé sur votre pot de fleurs que vous aviez achetées une fortune et auxquelles vous aviez accordé une demi-heure de votre vie, chaque jour. Le gentil bambin. Vous souriez, lui rendez son ballon, et retournez chez vous sans un regard vers le pot de fleurs. Cela vous brise le cœur. De retour dans la salle de bains, le spectacle est presque apocalyptique : il y a de l'eau partout, l'eau du bain est froide, il fait trop chaud. Et, bien entendu, vous n'êtes pas lavé. Vous retirez le bouchon du fond de la baignoire et vous lavez rapidement sous la douche. Vous êtes trop déprimé pour nettoyer quoi que ce soit. On verra bien demain.
A table ! L'heure de manger. Vous commandez quelque chose (avec la déveine qui vous poursuit, vous seriez capable de mettre le feu a la maison en faisant cuire une pizza). Téléphone, vous choisissez le plat, puis raccrochez. Vous allumez la télévision et attendez que la sonnerie d'entrée retentisse. Bien entendu, il n'y a rien a voir sur le poste de télé, mais vous avez l'habitude, et cela n'entamera pas votre bonne humeur. Vous mettez une cassette. Une bonne comédie a la francaise. La cassette n'est pas rembobinée, vous poireautez donc devant votre magnétoscope, a attendre le "clic ! " qui annonce la fin du rembobinage. "Clic ! ". Vous ne mettez pas encore la cassette en route : vous préférez attendre le livreur. Une demi-heure plus tard, vous attendez toujours, devant votre écran désespérément noir. Un lent "ding-dong" vous avertit alors, que le livreur est enfin arrivé. Vous allez ouvrir, il tente vainement de vous expliquer qu'il y avait des embouteillages monstre, il en a presque les larmes aux yeux, le petit, et vous supplie de ne pas vous plaindre a la chaîne, ou alors il sera renvoyé. Vous payez votre plat, mais il vous a fait tellement de peine, son cinéma, que vous vous décidez a lui donner un petit pourboire. Vous retournez chercher le porte-monnaie dans la maison. Vous ressortez. Et vous cherchez pendant dix bonnes minutes, une pièce de valeur ni trop grande, ni trop petite. Il insiste pour partir, mais vous tenez vraiment a le payer. Vous avez même l'impression qu'il pleure réellement, cette fois. Peut-être croit-il que vous le séquestrez. Finalement, vous trouvez, lui donnez, il repart presque en courant, vous rentrez et vous vous installez devant la télévision. Play.
Dodo. Le plat était bon – un peu froid quand même – et le film, excellent. Vous sentez que vous allez bien dormir. Vous allez dans la salle de bains pour vous brosser les dents. Vous glissez sur une petite flaque d'eau. Pour que ça sèche, vous décidez d'ouvrir la fenêtre. Brillante idée que vous avez la. Vous allez ensuite vous coucher, repus, heureux. Et direction : le pays des rêves. Ou plutôt, des cauchemars : car vous vous débattez dans votre sommeil, pensant être poursuivi par un rouleau de papier toilettes et une pièce d'un euro grimaçante. Résultat des courses : vous ne fermez presque pas l'œil de la nuit. Mais vous êtes heureux quand même. Bienveillante créature !


Le lendemain...

Est-ce utile de préciser, qu'en vous réveillant le lendemain matin, vous allez rester complètement figé, sentant le froid glacial vous parcourir l'échine lorsque vous entrerez dans la salle de bains dont la fenêtre est toujours ouverte ? Et qu'en allant prendre le petit-déjeuner, vous allez tomber face a face avec une brique de lait tourné qui traîne encore sur la table, et que votre bol favori est encore dans l'évier, alors vous allez devoir en prendre un pas beau que vous n'aimez pas ? Et que la porte du garage refuse toujours de coopérer ? Bonne chance tout de même.


Nota bene

NB : cet article est a lire au vingtième degré au moins. Bien entendu, une telle avalanche de déveines en une journée n'existe pas (je l'espère, en tout cas 0_o), mais tous ces petits malheurs arrivent séparément, et nous embêtent énormément, d'autant qu'ils nous prennent souvent une part de notre temps. Si vous vous êtes reconnu dans une de ces anecdotes, alors c'est que j'ai réussi mon article. Si vous ne vous y reconnaissez pas, c'est que vous êtes un grand chanceux qui s'ignore. Il faut nous donner votre recette.
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Re: Ces petits rien qui nous en font baver
Posté par 7iris le 17/05/2006 21:04:14
C'est pas mal, mais je m'attendais à quelque chose de plus original et de beaucoup plus drôle...Non non je ne suis pas dépressive !!
Mais ça auraut pu être mieux.
Re: Ces petits rien qui nous en font baver
Posté par kamy44 le 17/05/2006 18:28:49
très bon article très bien écrit!
bravo!!j'ai bien rigolé!! :-D
Re: Ces petits rien qui nous en font baver
Posté par ultrawave le 17/05/2006 12:44:59
Super cool cet article... ca met d'aplomb quand on vient de se lever comme moi... Mais t'as pas casé la pause f*j...
Re: Ces petits rien qui nous en font baver
Posté par banzaii le 17/05/2006 09:37:08
HAHA le passage du papier hygiénique^^, j'aime beaucoup!
Le sourire du matin, cet article^^
Re: Ces petits rien qui nous en font baver
Posté par skinnyblond le 17/05/2006 00:48:59
C'est bon, c'est frais... j'aime bien :)
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Publié le 17 mai 2006
Modifié le 31 mars 2006
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