FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Chroniques de Vampires (2)

Jessie savait que le jour où elle tomberait amoureuse, sa vie changerait complètement. Mais jamais elle n'aurait imaginé qu'elle prendrait cette tournure...


Lien de l'épisode précédent : http://www.france-jeunes.net/lire-chroniques-de-vampires-partie-1-26751.htm

Addison était là, derrière son patron, Charles. Elle regardait Jessie qui paraissait étrangement ailleurs. Charles, paraissant ne rien remarquer, continuait son discours :
- Ton histoire est bien, Jessie. J'adore, encore une fois, j'adore, vraiment ! Mais tu ne crois pas qu'il faudrait un peu écrire quelque chose d'optimiste ?
- Ecoutez, Charles, sans vouloir vous offenser, mes romans reflètent ce que je suis. J'ai toujours écrit comme ça, je ne changerai pas. Et le fait est que je ne crois plus en l'amour. Je ne peux pas écrire de happy-end, je suis désolée.
- Je ne te demande pas de happy-end ! Je te demande juste de faire un peu des efforts. Je n'ai pas à me plaindre, c'est clair ! Tes livres se vendent comme des petits pains ! Mais les gens finiront par se lasser et tu le sais ! Alors pourquoi ne pas essayer de changer de registre ?
- Changer de registre ? Comment ça ?
Jessie pour observer Addison qui remuait légèrement et fixait le plafond d'un air désabusé.
- Changer totalement de style. Si je ne me trompe pas, tu l'as déjà fait auparavant !
- Mais c'était pour me lancer Charles ! C'est pourquoi j'avais choisi un pseudo ! En aucun cas je ne veux faire carrière dans la littérature jeunesse !
- Mais pourquoi pas ?
- C'est pas mon truc. Je n'en discuterai pas.
- Très bien. Mais un jour viendra, et plus vite que tu ne veux bien le croire, où tes textes n'attireront plus personne. Ces trahisons à répétition ne sont pas faites pour durer. Un beau jour, tu devras forcément te rendre compte que l'amour existe. Et tu m'écriras le plus merveilleux de tous les romans. Et tu sais quoi ? J'ai hâte que ce jour arrive. Avec ton style, tu vendrais le livres le plus best-seller de tous les best-sellers !
- Je ne vise pas le top du top. Survivre de mes bouquins me va déjà largement.
- Je sais. Mais comme tu le dis, tu survis. Ne crois-tu pas qu'il est temps de vivre ?
Jessie réfléchit à la question. Certes, elle s'était plusieurs fois rendue compte que la vie était parfois difficile pour un auteur indépendant qui souhaitait gagner sa vie de ses livres. Elle avait même souvent pensé à prendre un boulot à mi temps. Mais jamais elle n'avait imaginé que Charles lui fit tant d'éloges. Elle ? Un best-seller ? Le monde ne tournerait plus rond !
- Charles, vous avez terminé ? J'ai encore trois cent pages qui m'attendent...
- Oui. Il me faudrait ce nouveau roman pour dans trois semaines. C'est possible ?
- TROIS SEMAINES ? ! Mais vous avez perdu la tête ? Depuis quand un auteur écrit-il un roman presque entier en trois semaines ? !
- Eh bien tu écris très vite et tous tes chapitres sont prêts. Tu n'as qu'à rédiger ! Passe tes jours et tes nuits s'il le faut mais je les veux pour dans trois semaines.
- Mais pourquoi si tôt ? S'inquiéta Jessie.
- Parce que j'ai promis à une personne de haute renommée qu'il te rencontrerait le jour où tu me donneras ton prochain roman. Hors, il part dans trois semaines. Et il veut te rencontrer avant. Alors tu as trois semaines.
- Tu te rends compte qu'il va peut-être te voler mon texte ?
- Je le connais bien. Il ne ferait jamais ça. C'est un homme d'honneur.
- Et qui c'est ?
- Ca tu le sauras bien assez tôt. Trois semaines Jessie ! Trois semaines...
Sur ces derniers mots, Jessie quitta la pièce. Perturbée par cet homme inconnu qui voulait absolument la rencontrer, elle dut se rendre à l'évidence : Charles n'agit toujours que pour son bien. Depuis bientôt sept ans qu'elle le connaissait, il avait toujours agit de manière à ce qu'elle puisse s'en sortir. C'est aussi probablement pour ça qu'il me met en garde sur mes trahisons à répétition... Pensa-t-elle. Et elle savait qu'il avait raison. Premièrement, parce que Charles avait toujours raison lorsqu'il s'agit de livres. Et deuxièmement, parce qu'elle-même commençait à se lasser d'écrire ces textes toujours plus sombres les uns que les autres... Il était temps de changer. Temps de croire en l'amour. Temps peut-être même de le trouver. Aaron... Son esprit lui renvoyait les images de cet inconnu avec lequel elle avait partagé quelques mots le midi-même. Y avait-il une chance qu'il soit intéressé ? Ou bien était-il lui aussi un de ces monstrueux psychopathes qui n'attendaient que de pouvoir se taper une jolie femme ?
Car il fallait bien l'avouer, Jessie était une très belle femme. Un mètre soixante-neuf à l'allure fine et athlétique, de beaux cheveux bruns sur une magnifique peau hâlée qu'accompagnaient de très beaux yeux verts émeraude. Maintes fois elle avait été draguée, maintes fois ces hommes n'avaient que voulu coucher.
Depuis longtemps qu'elle était dégoûtée de la nature humaine, Jessie avait essayé de croire en un être différent. Mais jamais elle ne l'avait trouvé. Aaron... Le destin l'avait-il mise sur son chemin afin de lui redonner foi en l'humanité ?
Son téléphone vibra dans sa poche. Lorsqu'elle arriva enfin à l'en extirper, elle ne reconnut pas le numéro qui s'affichait à l'écran :
- Allô ?
- Oui, re-bonjour, Jessie ? C'est Aaron.
Son coeur sembla s'arrêter. Aaron... Des images lui revinrent en mémoire. Bel homme aux yeux noirs comme l'encre, vêtu de noir aux cheveux noirs... Aaron...
- Oui, re-bonjour.
- Je sais que j'utilise votre numéro plutôt que le voudrait la courtoisie mais vous avez oublié votre porte-monnaie au restaurant tout à l'heure. Vous m'aviez dit que vous aviez une réunion, j'espère ne pas vous déranger en plein milieu...
- Non, je viens d'en sortir, vous tombez à pic.
- Je me demandais si je pouvais vous inviter à dîner.
La surprise fut totale. Tandis que son cerveau lui disait "non", elle entendit sa bouche répondre "avec plaisir" sur un ton trop joyeux.
- Très bien. Est-ce que cela vous irait si on se donnait rendez-vous à huit heures au Malambda ? Si vous voyez où c'est ?
- Oui je connais bien ce restaurant.
Pour dire vrai c'était même son préféré. Ce type allait décidemment la faire craquer trop vite... Tandis qu'elle imaginait déjà la manière dont elle allait se vêtir, elle l'entendit prononcer :
- Je serais bien venu vous chercher mais je trouve que cela serait très mal venu de ma part. Alors donnons-nous rendez-vous. Je serai à la table numéro trois.
- Très bien, j'y serai. A ce soir ! Ajouta-t-elle avant de raccrocher. Maintenant, il allait falloir trouver comment s'habiller et se coiffer. Heureusement il lui restait deux bonnes heures avant de devoir partir de chez elle mais elle savait que ce temps lui serait malgré tout trop juste. Car se pouponner, pour une femme qui ne s'en était pas préoccupée depuis plusieurs années, prendrait un temps considérable.

Au Journal télévisé : "Encore une victime de l'animal sanguinaire. La police a demandé un arrêté municipal afin d'imposer un couvre-feu pour les habitants. L'animal rôde toujours en forêt mais se rapproche peu à peu de la ville. Nous demandons à tous nos citoyens de faire très attention, de ne pas laisser les enfants sortir seuls et, dans la mesure du possible, de rester groupés. La chasse a été datée : elle aura lieue demain matin dès huit heures. Nous recommandons donc aux randonneurs de s'abstenir jusqu'à capture de l'animal. "
L'auteur : Natacha V..
26 ans, Nice (France).
Publié le 28 avril 2011
Modifié le 25 avril 2011
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