FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Clara...

Clara, un ange tombé du ciel qui nous amène à la recherche de son histoire, une vie en pointillés...


La jeune fille pris alors peur, s'affole, elle ne bouge plus, reste immobile la peur au ventre et attend dans la pièce, silencieuse et scrutant la porte restée ouverte suite au départ de Kévin qui ne répond toujours pas à ses appels. Une lumière blafarde s échappent du couloir et s'introduit entre les quatre murs. Le silence devient pesant, la peur insoutenable. Mais où est-il pourquoi ne répond-t-il plus, Kévin je t'en prie, ce n'est pas drôle, vient me chercher... Un bruit... Comme un bruit de pas, j'ai peur, je ne peux me cacher... On s'approche... L'angoisse me conduit à un état proche de l'évanouissement et soudain une voix, grave et autoritaire :

- "Sortez immédiatement, mains en l'air et pas de faux mouvements !"

Un flic ! Je suis un peu rassurée. Il sort sa plaque me la montre rapidement avant de m'empoigner fermement par les poignets qu'il attache à l'aide de menottes en métal et qui vous scient les mains en cas de déplacement trop brusque. Mais où est Kévin, le couloir est vide, il n'y a toujours pas un bruit excepté celui que mon arrestation occasionne. Et là-bas dans la lumière je vois quelque chose, comme une tache d'huile, nous nous en approchons de plus en plus et je vais devoir la franchir pour sortir du bâtiment. Peu à peu je comprends, la tache est limpide, vermillon, elle luit éclairée par un rayon descendant de la fenêtre qui la surplombe : du sang. Immédiatement le mécanisme se remet en route, tout se met à tourner rapidement, je me débat, je veux qu'il me lâche ! je lui assainis quelques coups sans succès.

- "Kévin ! j'hurle, où est-il ?"

L'officier ne me dit rien, il refuse de parler me laissant dans un état d'affolement complet. Mon unique soucis est de savoir ce qu'il a fait à Kévin, peu importe où il m'emmène je veux voir Kévin !
Quand nous sortons du bâtiment, je constate qu'une horde de flics en civil et en uniforme entoure le bâtiment, je reconnais avec eux quelques squatters qui ont séjournés avec nous. Des flics, on était entouré de poulet, on vivait avec eux, on s'est shooté devant eux !
Mon tortionnaire me lâche et je me trouve cueillie par deux autres fonctionnaires qui me conduisent à une des voitures de la police stationnées devant l'entrée, j'y entre sans bronchée et complètement désemparée...


Kévin se réveille : il s'agite légèrement sous ses draps blancs puis se frotte les yeux, s'étire et regarde autours de lui, la première chose qui voit ce sont les néons et les lattes blanches qui pavent le plafond de sa chambre. Autours de lui se font entendre différents cliquetis qui reviennent de façon périodique et dont la source n'est autre qu'une machine à divers cadrans, plusieurs courbes d'un rouge lumineux et des tas de boutons. Au départ étonné par cet environnement hospitalier inhabituel, il se remémora rapidement la cause de sa présence en ces lieux aseptisés. Quelques heures plus tôt lui semblait il, il était sorti de la boîte où il s'était réfugié avec Clara pour échapper aux policiers qui vidaient le squat et c'était retrouver nez à nez avec un de ceux-ci, une lutte s'engagea entre eux mais l'homme avait sorti sa matraque et lui en avait assené un coup en plein milieu du dos avec une telle force que ses vertèbres lui parurent brisées et qu'il s'évanouit en plein milieu du couloir obscur à quelques mètres de Clara qui devait déjà s'inquiétait. Tient Clara, mais où est-elle ? Kévin bondit de son lit, ses jambes ne se dérobèrent pas sous son poids à son grand soulagement, il scruta la pièce à la recherche de ses vêtements puis il se rappela que les flics devaient être dehors avec toutes ses affaires en attendant son réveil pour l'embarquer dans je ne sais quel poste miteux où les mauvais traitements sont coutumiers. Il hésita quelques instants à un quelconque plan d'évasion mais se résolue à ne pas fuir car il pourrait alors obtenir des renseignements sur le lieu de détention de Clara pour qui il s'inquiétait énormément. Il s'imagina les pires choses, pensa à tous les scénarios possibles jusqu'à ce qu'un officier entra et mis fin aux pensées noires qui l'habitaient. L'homme avait l'air un minimum agréable ou du moins compatissant, Kévin appris plus tard que son propre frère avait eut des problèmes avec la drogue et que coffrer des toxicos était loin d'être une partie de plaisir pour lui. Profitant de cette apparente sympathie Kévin n'hésita pas à lui poser quelques questions quand aux arrestations de Hay boulevard et plus précisément sur une jeune femme blonde.

- "Vous voulez parler de cette fille aux cheveux d'or et à la bouche corail qui tremblait autant que de peur que de manque, celle là même qui portait un blouson de cuir d'homme sur sa robe légère aux teintes de mauve et qui ne cessait de prononcer votre nom ? Et bien il me semble que l'on l'a amené à Arden, le petit commissariat de Arden street, oui ce doit être cela."

Un silence suivit, Kévin était un peu rassuré, les flics de Arden n'avait pas mauvaise réputation, Clara n'y risquait sûrement rien, il préférait la savoir là-bas. Il s'habilla sous le regard attentif du policier puis se laissa emmener avec beaucoup de calme vers la voiture banalisée qui les attendait. Sa tête se mit soudainement à le faire souffrir et il se rendit compte qu'un épais bandage obstruait une large partie de son crâne mais rien ne pouvait troubler la sérénité dans laquelle il était plongé depuis l'annonce du policier et le nom de Arden street. Lui-même ne savait pas où on allait l'incarcérer le temps de sa garde à vue mais il s'en souciait peu, rassuré de savoir Clara à l'abris de tout homme malfaisant. Le voyage jusqu'au poste se déroula dans le plus grand silence : Kévin pensait, il pensait à sa vie d'avant, à sa descente aux enfers et puis à cette femme qu'il aimait et qui les sauverait tous deux de l'univers de la drogue, il en était certain. Cette femme qui l'avait tant fasciné de par sa beauté et son intelligence, jamais il n'avait connu un amour si fort, un amour qui le faisait tant souffrir, le torturait, l'obsédait. Cet ange tombé du ciel et ses traits si délicats, ses gestes si gracieux et sa tendresse, une tendresse dont il n'avait jusque-là jamais été victime lui le quaïd qui régnait en maître dans la cité et pour qui la femme n'était rien jusqu'alors sauf une traînée qui se devait de lui obéir au doigt et à l'œil, une putin bonne qu'à ça ! Mais Clara, c'est tellement différent ! Il n'avait que rarement éprouvé du respect pour une femme, seules sa mère et sa sœur en avaient eu droit mais devant Clara il était un autre, elle avait su l'assagir et il se rendait alors compte que la vie qu'il menait ne pourrait jamais lui être bénéfique, que la seule issue y était l'overdose où un règlement de compte qui tournerait mal. Elle lui avait fait comprendre qu'il y avait autre chose dans la vie que la peur, la violence et les gangs. Et dans cette voiture qui filait à travers le York naissant sous les rayons du soleil de juin il se promit que sa prochaine rencontre avec son amie serait aussi celle de l'arrêt des shoots, des galères et de sa vie de squatter. Il avait décidé de s'en sortir, de retourner dans la vie réelle loin de tous ces paradis artificiels.


Clara entreprit un court trajet dans les rues de York où à cette heure-ci peu de gens étaient levés, elle regarda au dessus de l'épaule du fonctionnaire chargé de sa surveillance et contempla l'univers qu'elle habitait depuis maintenant une année : des tours toutes plus haute les unes que les autres, des pelouses rarissimes et ces mômes laissés à leur propre sort qui finirons comme elle si ce n'est pire. La loi de la cité est dure, elle ne fait pas de cadeaux, on y vit pas on y survit et pourtant tant de gens y habitent, y font leur business mais certainement pas par choix, on tombe dans ce milieu comme avec l'espoir d'un dernier secours même si la mort serait parfois préférable à cette vie de galère. Cette cité est devenue mon univers, ma dernière chance, mon refuge en plein désespoir et même si la vie n'y est pas accueillante, il m'a au moins permis de subsister mais qu'y suis-je devenue ? Une femme en pleine déchéance bien loin du futur qu'elle s'était imaginé. Quand je me regarde je me fais horreur, je ne ressemble plus à rien, je tremble en espérant qu'on me fournisse ma dose. Mes journées ne sont rythmées que par ma quête perpétuelle de mes shoots quotidien. Complètement paumée, c'est bien ce que je suis cependant la rencontre de Kévin a bouleversé mes idées et m'a permis de repenser à une possible réinsertion. Les rues défilent devant moi, n'y traînent que les camés en manque, les dealers du coin et tout un tas d'autres marginaux. La voiture ralentie, nous arrivons sous un porche et le conducteur stoppe. On m'extrait de la voiture, d'une manière plutôt délicate en comparaison de ma dernière arrestation. J'entre dans le commissariat de Arden, quelqu'un m'en a déjà parlé, il paraît qu'il a bonne réputation, que les employés y respectent les individus qu'ils arrêtent. J'espère que Kévin n'est pas mal tombé et je m'inquiète d'ailleurs toujours autant quant à cette mare de sang déversé sur le béton du couloir, je prie pour qu'il ne lui soit rien arrivé de mal mais mes doutes persistent je suis comme convaincu que cette flache d'un rouge lumineux a un lien avec lui mais je n'ai pas le temps de trop y penser, les policiers m'empoigne et me conduise à un petit réduit grillagé.

- "On viendra vous cherchez dans quelques minutes – me glisse-t-il naturellement"

En attendant qu'on vienne m'interrogez je regarde aux alentours, la cellule est petite, il me semble qu'elle ne pourrait contenir que quelques personnes mais j'y suis seule. Aucun bruit ne se fait entendre à par le remue ménage venant des bureaux, mais leurs éloignements ne me permet pas d'entendre le moindre son distinct. Je contemple cet univers nouveau, qui m'effraie un peu puis mon regard s'attarde sur les murs qui m'entourent. Dans le béton sont gravées des inscriptions, en m'approchant un peu plus en avant je réussis à en déchiffrer quelques unes mais la plupart d'entre elles se trouvent polies par le temps et les gravures des personnes qui séjournèrent depuis. Une m'intrigue particulièrement, elle semble intact, personne n'a réécrit dessus et les années qui séparent son écriture de mon séjour ne paraissent pas en avoir effacé la moindre parcelle. Elle a tout de suite attirée mon regard de par sa clarté, on dirait qu'elle a été écrite juste avant ma venue mais pourtant une date y est notée avec cette même écriture fine et sensible, en plus petit juste au dessous d'un court texte : le 23 juin 1986. Il y a dix-huit ans, ce mot date de dix-huit et pourtant, pourtant il semble si récent. Je m'attarde encore un peu sur ces lettres tracées à la perfection, avec art, des lettres rondes et distinctes que je n'aurais jamais cru pouvoir trouver sur le mur de béton d'une cellule si je n'avais pas vu celles-ci. Et comme dans la pierre chaque mot s'inscrit dans ma tête, cette suite de caractères qui en s'enfilant les uns aux autres donnent le message suivant :

"Pour qu'à jamais notre amour reste gravé, que de moi il te reste au moins cela"

Cette phrase me tourmentait, que voulez-t-elle dire ? qui était son auteur ? son destinataire ? pourquoi choisir ce pan de mur délabré pour messager ? et qu'elle était cette chose dont le mur parlait ?
Ma réflexion fut quelque peu perturbée par les tremblement dont j'étais victime, la station verticale que j'avais jusqu'alors adoptée me devint insupportable, mes jambes n'arrivant plus à me porter. Mon corps n'était devenu qu'un amas de membres douloureux qui s'agitaient entre eux et me donner des convulsions qui m'empêchèrent bientôt de continuer mon analyse de cet environnement si mystérieux. La seule issue est de m'asseoir sur la banquette au coin de la cellule mais je ne suis même pas sûre de pouvoir y demeurer car les frissons qui me parcourent ne me permettent pas de rester immobile, je préfère donc m'installer à même le sol pour m'éviter une possible chute. J'ai honte, honte de mon état, honte de me montrer ainsi, plus basse que terre sans aucune dignité, je suis condamnée à obéir, obéir pour qu'on mette fin à ma souffrance, et dans cet état de crise je serais prête à tout, chose qu'il y a quelque années je n'aurais jamais acceptée mais maintenant j'y suis contrainte. J'ai perdu tout ma dignité à cause de cet homme, cet homme qui m'a conduit jusqu'ici mais contre qui je ne peux rien et ne pourrais jamais rien. Que diraient les gens que j'ai connu, ce peu de personne pour qui je comptais réellement ? Me pardonneront-elles un jour de ne pas avoir su leur dire, de ne pas avoir su leur expliquer ? Je ne sais pas si elles m'en veulent, je n'espère pas. Il y a encore plusieurs mois ou même juste quelques heures de tout cela je me foutais. J'étais révoltée et désespérée au point de ne plus rien éprouver face à la souffrance que j'imposais aux autres, face à mes actions intolérables. Quand on entre en dépression plus rien ne compte, on devient égoïste, on manque à tous nos devoirs et les règles de la vie en société ne nous font plus aucun effet, toutes les critiques, les remarques blessantes des personnes qui les disent afin de nous faire réagir ne comptent plus. Le monde est devenu pour nous comme transparent, plus aucune envie juste celle d'oublier. Oublier qu'on existe, oublier ce corps et surtout cette pensée.
Et dans cette cellule je pense, pense à cela, à la vie qui m'a conduit jusque-là. Idées noires ? peut-être pas, plutôt grise disons. Juste la mélancolie qui m'emporte, qui me fait retracé le parcours, les obstacles que j'ai contournés et ceux que je n'ai pu éviter. Ma vie n'a pas été un long fleuve tranquille mais c'est dans cette cellule que je décide de tout stopper. Stopper cette vie de débauchée qui ne rime à rien, remettre mon corps et mon cœur en état. Je veux de nouveau vivre car ma peine je l'ai assez purgée. Deux années de dépression, un an de squat, d'herbes puis de H, tout ceci est fini.
Kévin ? je ne l'oublie pas. Il y a un an ou plutôt deux maintenant je n'aurais jamais cru pouvoir aimer de nouveau car mon cœur je l'avais déjà donner à quelqu'un qui n'en a pas pris soin. Il m'a tant fait souffrir que je me suis promis de ne plus jamais sombrer dans l'amour, je ne voulais pas m'y renoyer. Quand j'ai appris à connaître Kévin tout a changé, il a pris soin de moi malgré mon refus de me laisser apprivoiser, il a toujours été là même si je n'étais qu'un petit cœur effarouché qui ne voulais pas se laisser aimer. Il m'a accordé du temps, il m'a attendu, attendu que je comprenne que lui il était différent, que jamais il ne me ferait du mal. Malgré mon tempérament, mes crises répétées, mon implacabilité il a su, à force d'amour et de tendresse, abaisser toutes les barrières que je m'étais dressées. Il a eut le courage de me donner son amour sans contre-partie, un amour à sens unique où il était près à tout pour moi sans promesse d'un quelconque retour de ma part. Prêt à tout, même à perdre le nom qu'il s'était forgé ici et l'estime de ceux qui rampé devant lui.
Au début il m'énervait, ses tentatives d'approche, sa réputation dans la cité, sa démarche et cette façon qu'il avait de me regarder ! Ici personne ne devait lui résister et encore moins une camée, pourtant c'est ce que moi j'ai fait. Que pensait-il de moi à l'origine ? et bien ce qu'il pensait de toutes les autres : encore une fille facile qui ne demande que mes services, une nouvelle proie pour renforcer l'image que l'on se fait de moi. Dans la cité tout le monde avait peur de lui, chacun de nous se devait de le respecter, d'assouvir ses moindres désirs mais moi je n'avais plus rien à perdre alors je ne me suis pas laissée faire. Dans la cité les hommes doivent montrer leur force, leur supériorité, leur virilité est poussée à son maximum. La peur ? un mot banni de leur vocabulaire, ici on est capable de n'importe quoi pour se faire respecter. Les filles elles ne sont rien enfin si elles leurs sont utiles pour montrer que c'est l'homme qui domine, pour défouler ces messieurs et les rassurer "oui nous te sommes soumises, oui je vais obéir, oui je ne suis qu'une traînée". Les femmes n'ont pas le droit d'avoir une dignité ou si elles la désirent elles devront la payer au prix de leur vie. Univers paradoxal où les filles sont dignes si elles arrivent à ne pas se faire violer mais où quand elles résistent, se font tuer. Personne ne met fin à cela, un cercle vicieux qui ne cessera de tourner. Kévin était un de cela et peut-être même le pire : les filles il n'en faisait qu'une bouchée, la peur, peur de se voir brûler, poignarder alors elles acceptaient au prix de leur virginité, de leur honneur, toutes il les souillées. Comment as-t-il pu changer ? il me semble qu'en refusant l'intimidation, en détournant ses diverses invitations pour privilégier de longues conversations j'ai réussi a lui faire comprendre que ce qu'il faisait été mal, que sa vie n'était pas ici et que les femmes n'avaient pas à être traitées comme elles l'étaient. Peu à peu il s'est transformé, de cet homme à l'air supérieur il est devenu la personne de maintenant. Sa métamorphose a été, il est vrai, radicale : de son refus d'aimer est apparu son amour à sens unique. Son esprit de chef a complètement disparu, son orgueil qui lui avait valu jusque-là le respect et l'estime de tous s'est envolé et moi ? moi je continué à le garder en temps qu'ami pourtant il m'a prouvé comme jamais combien il m'aimait. Aimer une fille dans la cité équivaut à se faire rejeter. Kévin il m'a préféré, toutes ces années où il a fait sa place il a su les oublier pour moi. Qu'un homme avoue ses sentiments ce n'est déjà pas très courant mais qu'il le fasse devant des centaines de personnes c'est... Il n'y a pas de mots pour cela car ici l'amour est tabou, Kévin a fait un très grand sacrifice. Devant tout ce qu'il faisait pour moi, jusqu'à braver ses amis pour me défendre, j'en suis tombée réellement amoureuse, de cet amour que je m'étais promis d'oublier, cet amour qui fait mal, cette force qui vous pousse, qui me pousse aujourd'hui à regarder ma vie...


Clara songeuse, allongée sur le sol froid de cette cellule grisâtre de Arden street, pense, pense à la vie, à sa vie. Son histoire avec Kévin, et son futur avec lui. Depuis deux ans Clara ne vit plus, pourtant aujourd'hui grâce à cette arrestation peut-être ou au fait qu'elle se retrouve rampante sur un sol sale par les convulsions dont son corps est victime en réponse à la drogue qu'elle ingurgite depuis bientôt une année, Clara décide de stopper cette vie, cette vie qui n'en est en réalité pas une, cette vie faite de paradis artificiels. A cet instant précis et en rêvassant à tous ces moments en compagnie de son amant, elle sait ce qu'elle veut. Oui, elle Clara sait enfin ce qu'elle veut après deux ans sans aucune volonté sauf celle de ne rien vouloir et de tout oublier. Son souhait ? il est commun mais pour elle c'est bien plus qu'une sage décision, c'est une véritable renaissance, un apaisement. Retournée à la vie, à la vie en société, retrouvée sa famille, ses amis, tous les gens qu'elle y a laissée et puis son appartement aussi et son travail et, et... et reconstruire une vie, sa vie, cette vie qu'elle avait laissée en pointillés peu après le départ de l'homme qu'elle n'avait su qu'aimer.
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Re: Clara...
Posté par christa le 23/09/2004 13:41:23
merci pour tous vos commentaires, il y aura une 3e parie et une remodification que je mettrai en ligne plus tar mais qui fait une dizaine de page
Re: Clara...
Posté par cmarie le 21/09/2004 20:48:58
Bravos!! C'est un trés beau texte. Il est émouvant....
Re: Clara...
Posté par maxplayer le 21/09/2004 12:37:15
J'avais deja lu la premiere partie et c avec grand plaisir ke je lis la seconde, yora-t-il une troisieme? ;) bravo
Re: Clara...
Posté par *blow* le 21/09/2004 09:57:15
Un très beau texte (bien long en pus ^^) malgré quelques fautes d'orthographe c tres sympa à lire et il y a bcp de choses vraies sur la vie à lire là-dedans....
Re: Clara...
Posté par fan_de_orlando_bloom le 20/09/2004 17:29:41
C'est moult joli par ma barbe! Mais pour ce qui est des fautes d'othographe, c'est monstrueux! Enfin, il y a quand même bien pire!
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L'auteur : Christa Ka
29 ans, St germain en laye (France).
Publié le 20 septembre 2004
Modifié le 20 septembre 2004
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