FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Conte de Noël 2

Certaines personnes réclamant la suite, je poste maintenant la fin du premier chapitre de mon conte de Noël.


Le jeune garçon scruta tous les environs du regard.
"Chloé ?" répéta-t-il plusieurs fois tout en allant fouiller dans toutes les cachettes possibles et imaginables du petit espace dans lequel il se trouvait. Il savait que ce genre de farce était du goût de son amie, aussi ne s'inquiéta-t-il pas outre mesure. Mais après cinq minutes de recherches intensives, après qu'il ait regardé dans tous les recoins de la rue, la panique commença à s'installer en lui.

"Chloé, s'il te plaît, montre toi, j'ai peur !" lança-t-il.

Mais aucune réponse n'arriva à ses oreilles, même pas le petit rire coquin qu'il aurait du entendre dans pareille situation. La jeune fille semblait bel et bien avoir disparu. Ne sachant plus que faire, il se laissa tomber par terre et de chaudes larmes coulèrent sur son visage. Il ne put s'empêcher de penser que si Chloé avait été là, elle l'aurait consolé par un simple baiser. Mais en l'occurrence c'était elle qui avait disparu.
L'esprit égaré par la peur, le chagrin et le désespoir, il se mit immédiatement dans la tête de retrouver le père noël qui était sorti de la nuée d'étoiles. En se levant il toucha le collier qui venait de lui être offert et un nouveau flot continu de larmes sortit de ses yeux gonflés.
Et c'est larmoyant qu'il se précipita dans les rues de la ville, à la même vitesse et avec la même inconscience que lorsqu'il se rendait chez son amie. Les voitures et traîneaux manquèrent de peu de lui enlever la vie à chaque coin de rue. Il observa l'horloge de la mairie. Il était 18 heures 55.
"Bonjour Maxime !" salua le boucher, "tu as le droit d'être à cette heure-ci dans les rues ?" s'étonna-t-il. L'enfant passant devant lui sans lui jeter le moindre regard, le boucher n'insista pas. "Chloé va bien ?" demanda-t-il pour finir en haussant le son de sa voix à cause de la distance qui le séparait déjà de Maxime. Il rentra dans son magasin qu'il s'apprêtait à fermer en haussant les épaules. "Les jeunes ne prennent plus leur temps de nos jours", murmura-t-il.
L'enfant, quant à lui, ne ralenti que lorsqu'il fut en vue de la place du marché de noël où circulaient une dizaine de pères noël. Il observa celui qui était le plus proche de lui, mais sa morphologie était toute autre que celle de celui apparut dans la rue une dizaine de minutes plus tôt. Il se dirigea vers un autre père noël qui était lui trop petit. Les suivants étaient soit des gens qu'il connaissait soit des personnes qui ne correspondaient pas. Pendant sa recherche il entendit sonner les cloches annonçant la dix neuvième heure de la journée. Mais il n'imaginait même pas rentrer chez lui sans avoir retrouvé celle qui était tout pour lui. C'est ainsi qu'il se retrouva à errer dans des endroits de la ville où il n'avait jamais été et où ses parents lui avaient défendu de se rendre.
Après plus d'une heure d'intenses recherches, il revînt penaud vers la rue origine de tout son malheur. C'est alors qu'il aperçu au fond de la nuit, dans le même endroit que précédemment, une nuée d'étoiles d'or et la silhouette du même père noël disparaissant comme il était apparut. Maxime se rua vers les étoiles mais le temps qu'il parcourre toute la distance qui les séparait, elles avaient toutes disparu. Il vit en même temps ses parents et ceux de Chloé accourir dans sa direction. Les premières remontrances de ses parents ne l'atteignirent pas le moins du monde. Mais l'inquiétude du père de son amie le touchait plus que tout, lui, cet homme seul depuis le décès tragique de sa femme quelques mois après la naissance de leur première et par conséquent dernière fille. Même s'il ne se sentait pas la force de raconter les faits sachant que personne ne le croirait, il se décida tout de même, alarmé par la détresse du père de Chloé. Ses parents rentrèrent dans une colère encore plus grande qualifiant son histoire de "mensonge irrationnel" et s'excusèrent devant Monsieur Parid, père de son amie, qui n'avait pas plus la force de s'emporter que celle de croire l'histoire. Depuis ce jour le pauvre homme vécu dans une détresse que rien ne put altérer excepté les passages fréquents que Maxime tenait à faire chez lui.
La Police fut alertée, toutes les hypothèses furent imaginée, jusqu'au meurtre prémédité par Maxime lui-même. Le jeune homme n'avait comme soutien que Monsieur Parid lui-même qui savait pertinemment que jamais il n'aurait fait de mal à Chloé. L'enlèvement par une tierce personne fut finalement la thèse retenue par les agents de Police.
Cependant, jamais ils ne devaient retrouver trace de la jeune fille. Maxime eut du mal à construire sa vie sans celle qui était non seulement son amie, mais encore plus, il le savait maintenant, celle qu'il aimait. Plus jamais une autre fille ne l'intéressa. Ses parents et ses amis avaient beau lui donner leur avis sur cet inutile entêtement, rien n'y fit. Les premiers allèrent même jusqu'à lui faire consulter un psychologue l'année suivante, médecin qui ne put que constater que le refoulement était tel que seul un choc comme un nouveau coup de foudre pourrait arranger sa situation. Mais le plus grave était que peu de choses semblaient l'intéresser. Chaque soir il jetait un coup d'œil par la fenêtre pour voir s'il n'apercevait pas les étoiles dans la nuit, et plusieurs fois il se retrouva en pyjama dans la rue croyant les avoir aperçu. Tout cela faisant peur à ses parents qui craignaient que leur fils ne soit devenu véritablement fou à la suite de cet événement, d'autant plus qu'il semblait être convaincu de son histoire l'ayant appuyée devant le psychologue.
Toutes les tentatives d'interprétation de ce dernier n'avaient pas semblé les convaincre cependant. Mais plus inquiétant encore dans leur esprit était le fait que jamais il n'allait se renseigner lorsque les policiers avançaient une piste, tout juste prêtait-il l'oreille.
Tous les 23 Décembre il retournait toute la soirée au même endroit et tout en surveillant, il laisser échapper toute sa détresse par de grosses larmes. Chaque fois le père de Chloé passait une bonne partie de cette même soirée à observer tristement le jeune homme. Un an, deux ans, six ans passèrent sans que jamais le père noël ne réapparaisse.
Cependant il ne put être là la cinquième année car ses parents, prenant les affaires en main, décidèrent de partir en vacances ailleurs pour ne pas qu'il puisse passer une nouvelle soirée du 23 dehors par tout temps. Mais ils comprirent très vite qu'ils avaient eut une mauvaise idée car toute la soirée il tenta de fuir, rendant fous ses parents, criant de colère. En revenant chez lui, il était sur d'une chose, c'est que le père noël était revenu cette année là, cinq ans après, et que ses parents lui avaient fait manquer l'occasion qu'il attendait depuis un temps interminable. Tout cela lui coûta cher. Ses parents l'envoyèrent dans un centre spécialisé où il était censé tant se déconnecter de sa réalité par délocalisation qu'être pris en charge psychologiquement. Cette année là, pour le noël de ses quinze ans, il reçut en cadeau un cochon d'inde qu'il appela Chocolat et qu'il put emporter avec lui au centre.
Le jeune homme, dans l'âge ingrat de l'adolescence, avait perdu tout de son charme et sa beauté très moyenne s'était transformée en presque laideur à cause des marques de tristesses récurrentes qui faisaient de lui quelqu'un de peu attirant. Tous ses amis avaient fini par ne plus l'être à cause de son isolationnisme et de ses pensées toujours tournées vers une seule et unique personne. Mais en se regardant dans la glace, il se demandait si retrouver Chloé serait véritablement le plus beau moment de sa vie. Il se trouvait repoussant et se disait qu'à peine retrouvée, il la perdrait, et plus rien alors ne le rattacherait à la vie. Mais au fond de lui il ne pouvait se résoudre à penser que Chloé pourrait changer d'avis quant à ce qu'elle avait ressenti pour lui avant de disparaître. Ayant le droit de revenir chez lui pendant les vacances, il en profita pour surveiller de sa chambre la rue sombre où il allait avant, chaque soir du 23, ce qui lui était défendu depuis son internement.
L'arrivée de Chocolat lui avait fait du bien car il constituait le seul compagnon fidèle qu'il n'avait jamais eu depuis les événements qui avaient changé sa vie. Cependant il se refusait de montrer à ses parents qu'il allait mieux de peur que ceux-ci n'imaginent que cela était dû au centre où il était. Au contraire il ne leur adressait presque plus la parole et faisait toujours la moue quand il était avec eux. La réflexion de sa mère, plus qu'agacée par ses humeurs, le soir du 23 décembre de ses 17 ans, lui fit plus de mal que tout ce qui avait pu être dit sur lui depuis toutes ses années :

- Mon fils, cette histoire t'a détruit. Tu es même devenu laid. Chloé elle-même ne voudrait plus de toi.
Il se leva, larmoyant, et dans un flot de colère, d'humiliation et surtout de tristesse profonde, il hurla de sa voix muant tout ce qu'il avait sur le cœur :
- T'es dégelasse, je te déteste, tu ne m'as jamais aimé et tu ne m'as jamais cru sur rien, et je ne parle pas de l'histoire du père noël qui est difficile à croire, mais en général ! Tu viens de m'enlever tout espoir dans ma vie, seule l'espérance de revoir Chloé me fait rester dans cette vie ! Je n'ai plus rien, tout ce qui se passe autour de moi n'est que malheur, et jamais plus je ne serais autre chose que malheureux ! Si même Chloé me délaisse tout le sens de ma vie est infondé et il ne me reste plus qu'une chose à faire.

Et pleurant toujours de chaudes larmes il se dirigea avec la vitesse qu'on lui connaît vers sa chambre qu'il verrouilla. Au bas il entendit la voix de son père pleine de reproches envers sa mère et qui ensuite l'appelait, lui, pour qu'il revienne en bas, afin qu'ils s'expliquent calmement. Mais lui n'avait qu'une idée en tête. Une idée qui ne datait pas d'hier mais qu'il s'était toujours défendu de mettre en pratique en pensant simplement au soir du 23 décembre de ses dix ans. Il retoucha son collier, la moitié de son "A" d'or. Un instant il faillit l'enlever et le lancer de toutes ses forces par la fenêtre, mais il avait vécu ses sept dernières années avec dans son cœur Chloé, et il voulait ainsi mourir avec elle, avec la seule chose qu'il lui restait d'elle. Elle le repousserait dans son état mais tant pis, lui l'aimait et c'était ce qui comptait.
Il ouvrit sa fenêtre pendant qu'en bas son père semblait toujours réprimander sa femme et le ton montait entre les deux. Il se mit sur le rebord, près à sauter. A sa droite un grand arbre envoyait ses branches jusque sous sa chambre. Il observa pour voir comment il devait se lancer pour éviter les prolongements de l'arbre, et dans un souffle de tristesse, il commença à prendre son envole pour sa liberté. Mais à ce moment là il aperçut dans la rue de ses malheurs une nuée d'étoiles. Avec toute la volonté du monde il tenta de se retenir, mais il était trop tard, et il bascula dans le vide au dessous de sa fenêtre. Il croyait sa dernière heure arrivée, revoyait défiler sa misérable vie, quand sa main tendue vers le haut grâce à son instinct de survie agrippa la branche de l'arbre. Son bras en prit un coup, mais il se trouvait à présent à trois mètres du sol et il se laissa tomber sur ses jambes. A terre, il remarqua la présence de son cochon d'inde dans sa poche et s'en voulut d'avoir put entraîner sa mort en même temps que la sienne. Il se tînt ensuite le bras qui lui était douloureux tout en prenant rapidement la direction de la rue adjacente. Mais encore une fois il arriva trop tard. Il ne restait même plus trace des étoiles. Un doute vînt alors s'installer en lui : Avait-il rêvé ? Son inconscient avait-il opéré pour l'empêcher de mourir ? Non, il était sur que non. Il attendit donc patiemment dans la rue le retour du père noël. En effet la dernière fois il était revenu, il n'y avait donc pas de raison pour qu'il opère différemment cette fois là. C'est caché derrière les mêmes poubelles que 7 ans auparavant et avec Chocolat qu'il attendit et vit ses parents sortir de chez eux, crier son nom, venir jusqu'à près de lui, mais sans jamais le voir. La police vînt même, mais ils n'eurent pas l'idée de fouiller la rue en entier.
Les heures de la nuit passèrent et personne ne vînt. Le père noël et les étoiles semblaient être sortis de l'imagination de Maxime. Mais alors que celui-ci commençait à désespérer et que ses idées macabres en même temps que les paroles de sa mère lui revenaient, une silhouette apparut dans l'obscurité, juste devant lui. Il le vit faire un mouvement de main dans la pénombre qu'éclaircissaient à peine les lampadaires lointains, et de sa main fut lancé un nuage d'étoiles d'or. Alors que le père noël disparaissait peu à peu, le jeune homme se lança dans sa direction. Il entra en contact des étoiles et un frisson d'ivresse, le même que celui ressenti par Chloé plusieurs années auparavant, l'envahit. La rue redevînt alors déserte et lui se retrouva dans un tourbillon de couleurs qui l'aspiraient sans cesse vers le néant, vers le bas. Il lutait de toutes ses forces, il souffrait le martyre. Son âme était en plénitude pour la première fois depuis des années, mais son corps tout entier hurlait de douleur et d'incompréhension. Cela dura une éternité, un temps indéfinissable pour son esprit humain. Au but de ce temps, il atterrit en haut d'un arbre enneigé. Le froid prit la place de la douleur, ce qui lui signifia qu'il était bel et bien vivant. Il glissa une main dans sa poche droite et en sortit un Chocolat qui était lui aussi toujours vivant. Puis, instinctivement, il mit sa main sur sa poitrine pour vérifier la présence de son collier. Il n'avait pas non plus disparu et illuminait tout son corps et toute son âme. Il tourna la tête à gauche et à droite pour déterminer l'endroit où il se trouvait mais tout n'était que forêt autour de lui.
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Re: Conte de Noël 2
Posté par algonior le 08/02/2006 19:58:41
Il y a pour l'instant un autre chapitre plus long que celui-là ^^
Pour le reste il faudra attendre l'année prochaine :)
Re: Conte de Noël 2
Posté par juji le 08/02/2006 12:15:42
ya til encore une suite a cette histoire?
en tt cas j'espère
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L'auteur : François Inizan
29 ans, Paris (France).
Publié le 05 février 2006
Modifié le 07 janvier 2006
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