FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Conte de noël (chapitre 2.1)

Voici le début du second chapitre de mon conte de noël après que Maxime se soit réveillé au milieu d'une forêt inconnue.


Maxime resta quelques temps en haut de son arbre, glacé et couvrant son cochon d'inde comme il le pouvait. La forêt semblait ne pas avoir de fin autour de lui. Il savait qu'il ne pourrait rester longtemps où il était, mais la nuit étant tombée, il préférait attendre le jour pour penser à descendre. Après tout il était dans un lieu qu'il ne connaissait pas du tout et il ne savait pas ce qui pouvait se cacher dans cette forêt.
Il s'endormi donc frigorifié sur la branche épaisse et creuse qui l'empêchait de chuter. Plusieurs fois il fut réveillé en sursaut durant son sommeil par des bruits soit d'oiseaux, soit inconnus qui ne le rassuraient en rien. Les bruits d'éléments fendant les airs étaient ceux qui l'inquiétaient le plus. A l'aube, tout était tranquille et le jeune homme avait la désagréable sensation d'être seul au monde. Sans Chocolat il aurait sans doute paniqué.
Toute la forêt était enneigée et il se demandait comment il allait faire pour descendre de son arbre sans se rompre le cou. C'est alors qu'arriva dans sa direction un grand oiseau d'un rouge vif. Il se posa sur la branche où il était. Maxime recula instinctivement devant le gigantesque animal pendant que Chocolat se cachait dans sa poche. L'oiseau était en effet rouge mais avec des contours blancs neige, de la même couleur que son bec. La tête de l'animal le dévisagea dans tous les sens que lui permettait la flexibilité de son cou. Une question hantait le jeune homme : qu'avait l'intention de faire l'oiseau ? Il n'avait jamais vu de rapace de cette couleur, et il pouvait d'autant moins prévoir sa réaction.
- Bonjour jeune homme, lâcha l'oiseau, ce qui fit sursauter Maxime.
- Vous parlez ? S'exclama-t-il !
- Non vous le voyez bien, je ne parle pas ! Quel est votre nom, homme ?
- Maxime, répondit le jeune homme qui déjà se sentait plus en confiance.
L'oiseau le dévisagea une nouvelle fois.
- Et comment êtes-vous arrivé ici ? S'étonna-t-il.
- Et bien, j'ai suivi le père noël et...
L'oiseau explosa de rire, un rire comme Maxime n'en avait plus entendu depuis bien longtemps. Et il fallut du temps pour que ce rire cesse.
- Vous ne croyez pas en mon histoire vous non plus, soupira le jeune homme.
- Haha, si, je crois en votre histoire, mais, hihi, vous conviendrez que votre réponse est source de rire lorsque l'on sait où nous sommes.
- Et où sommes-nous ? Demanda-t-il.
- Mais dans le monde de Noël mon enfant, alors je pense bien qu'un jour ou l'autre vous avez suivi un père noël. Cependant je doute que vous ayez suivi Le Père Noël. D'ailleurs il conviendrait que je me présente : je me nomme Aigloras et je suis un oiseau de Nouwall.
- Qu'est-ce que le Monde de Noël ? Où les étoiles m'ont-elles mené ?
- Oui, oui, bien sur, les étoiles, murmura Aigloras. Et d'où venez vous exactement ?
- Je viens de la ville d'Uzos.
- Oui, oui, bien sur, Uzos, sur Terre, la ville de Noël, celle où les pères noël ne font pas attention à leurs apparitions, ce qui entraîne de temps en temps des problèmes comme actuellement...
Maxime allait répondre quand l'oiseau de Nouwall lui coupa la parole :
- Je sens de la tristesse en vous, jeune homme, une tristesse insondable et jamais vue dans le monde de Noël. Vous avez perdu un être cher. Mais je sens aussi la détermination pour la retrouver.
- Justement je cherche une jeune fille qui comme moi, il y a sept ans, a touché une étoile et disparu.
- Oui, oui, bien sur, j'ai entendu parler de cette petite de la ville d'Uzos, réfléchit l'oiseau.
Une vague d'espoir envahit aussitôt Maxime et la joie de vivre lui revînt comme par magie.
- Attention, jeune homme, certes l'espoir fait vivre, néanmoins la déception engendrant le fait de ne pas la retrouver ou pire, de la voir changée, peut être fatale pour un simple esprit humain, et votre tristesse pourrait être multipliée par deux par rapport à avant.
Maxime baissa la tête :
- Ma tristesse ne pourrait pas être pire que ce qu'elle a été il y a peu...
- Oh que si, jeune homme, avez-vous déjà été si triste que vous souhaitiez en mourir ?
- Oui... , murmura-t-il.
L'oiseau se dressa de tout son corps et se rapprocha du jeune homme avec précaution.
- Oui, oui, bien sur. Sachez jeune homme que cette conduite est lâche et n'est qu'une fuite. Cependant vous ne l'avez pas fait, vous êtes bel et bien vivant. Si votre tristesse était si immense, vous seriez mort quoiqu'il soit arrivé pour vous sauver. Dites vous bien cela, vous n'avez pas goûté à la souffrance maximale.
- J'ai peur de ce qu'est la souffrance maximale alors, soupira-t-il.
- Tout cela pour une seule personne ? Quel est ce sentiment qui rend l'homme si vulnérable ? Quel est ce phénomène qui transforme le plus heureux des hommes en plus malheureux qu'il n'était heureux ?
- Cela s'appelle l'amour, et rien ni personne ne pourra tuer l'amour que j'ai pour elle.
- Oh faites moi confiance mon garçon, rien n'est figé à jamais. Pas même cet amour dont je ne connais ni le sens ni l'utilité. Nous parlons, nous parlons, mais n'avez-vous pas froid ? Vous êtes si peu couvert !
Maxime fit un signe affirmatif de la tête et l'oiseau lui rendit un sourire.
- Je me propose pour vous envoyer jusqu'à la ville la plus proche, qu'en pensez-vous ?
- J'aimerais bien, Monsieur Aigloras, mais pendant le voyage pourriez-vous m'apprendre ce que vous savez sur Chloé ?
- Oui, oui, bien sur, son nom, c'est Chloé ! Mais je ne sais rien sur elle si ce n'est qu'elle est tombée il y a de cela plusieurs années dans une contrée bien loin de cette forêt. Je vous souhaite bien du courage pour la retrouver et ce n'est pas moi qui vous serez d'une grande aide, oh ça non.

L'euphorie retomba dans l'esprit de Maxime, mais pas sa détermination à retrouver celle qu'il aimait. L'oiseau de Nouwall ouvrit ses grandes ailes et invita le jeune homme à monter sur son dos. Il s'exécuta avec un petit peu d'appréhension. A peine à cheval sur son destrier des airs, celui-ci prit son envol manquant de peu de le laisser tomber.
"Accrochez-vous à mes plumes jeune homme, elles ne craignent rien. " Il sentit en lui toute l'ivresse de la vitesse et du vol. Il fendait l'air avec une rapidité qu'il aimait plus que tout. Il était entrain de réaliser son plus grand rêve à part celui de retrouver Chloé. Il volait. Pas de lui-même, mais il volait. En dessous la forêt défilait, infinie, mais petit à petit on apercevait la présence d'un chemin qui s'élargissait au fur et à mesure, et sur celui-ci, la circulation de moyens de transport indéfinissables de leur hauteur. "Il s'agit de traîneaux tirés par des rennes, jeune homme", annonça Aigloras comme s'il lisait dans ses pensées. Sur ce l'oiseau bifurqua sur sa gauche et pour la première fois Maxime vit les limites de la forêt dans laquelle il était tombé. Vers l'orée de celle-ci ils entendirent le son d'une sirène de train et une fumée jaillit d'entre les arbres.
Ils passèrent ainsi la limite de la frondaison en même temps qu'un train ancien, qui semblait marcher au charbon. Il se mariait très bien avec le paysage. "C'est le Train de Noël qui relie Navido et Royamu, la ville où nous nous rendons maintenant. " expliqua l'oiseau de Nouwall. Ce vieux train le transportait dans une époque plus reculée mais aussi dans un monde qui avait su garder sa simplicité, ce que la Terre ne semblait pas prête à faire. A la place de la forêt se trouvait à présent une immense étendue vallonnée, enneigée, avec ça et là quelques bois.
Plus loin encore, les vallons laissèrent place à de petites montagnes. Aux pieds de certaines d'entre elles quelques groupements de petites maisons montraient que le lieu n'était pas désert. Plus haut dans ses montagnes des personnes entraient et sortaient de cavités creusées à même la roche. "Voici les mines des nains, là c'est une mine d'or, ce qui servira de monnaie et pour la construction des bijoux", continua le guide du nouveau venu dans ce monde. En se rapprochant des entrées des mines, Maxime put en effet apercevoir des créatures de petite taille semblables à des hommes mais exclusivement barbus. Ils étaient tous bien couverts avec d'épais habits, des moufles et un bonnet qui retombait derrière leurs cheveux. Le léger blizzard qui venait de se lever fit que les nains ne firent pas attention à cette présence inhabituelle dans leurs montagnes.
Durant plusieurs kilomètres de montagne ils virent donc plusieurs mines jusqu'à ce que les montagnes ne laissent place à la plaine, elle aussi enneigée au milieu de laquelle on pouvait distinguer une petite ville. A première vue elle semblait même minuscule, mais en s'approchant, Maxime put voir qu'elle était tout de même composée d'une centaine de maisons faites de bois ou de pierre, abris très espacés les uns des autres et ayant tous un petit jardin. La ville était installée sur les pentes d'un petit vallon et la ligne de chemin de fer la traversait entièrement. Sur les petites routes de galets recouverts de neige circulaient des dizaines de traîneaux et de charrettes pendant que sur les trottoirs des personnes de toutes tailles, de toutes espèces, déambulaient tranquillement, entrant dans des boutiques, sortant les mains pleines d'objets disparates. Aigloras commença sa descente sur la ville tranquillement pour que Maxime puisse admirer la cité vue du ciel. Il se posa au milieu de la place centrale. Pères noël, nains, hommes, lutins, et autres ne firent pas plus attention à lui qu'à ce qu'il transportait sur son dos.
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Re: Conte de noël (chapitre 2.1)
Posté par ludwing.von le 06/12/2006 13:42:08
j'adore ton histoire ! j'ai tout lue d'un coup !
la suite c'est l'année prochaine ? jveux pas attendre >.<
Re: Conte de noël (chapitre 2.1)
Posté par algonior le 24/11/2006 21:30:19
Si j'édite l'article il doit repasser à la validation...
Je pense que le chapitre 1 doit être dans la liste de mes articles ^^
La prochaine fois j'y penserais =)
Re: Conte de noël (chapitre 2.1)
Posté par meony le 24/11/2006 18:55:34
manque un lien vers le chapitre 1 que tout le monde n'a pas lu (moi par exemple) stp
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (3)
L'auteur : François Inizan
29 ans, Paris (France).
Publié le 19 novembre 2006
Modifié le 19 novembre 2006
Lu 694 fois

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