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Don du sang et homosexualité : levons le voile sur un scandale !

L'Etablissement Français du Sang (EFS) manque cruellement de donneurs et le fait savoir. Mais derrière toute cette mascarade, on peut très vite comprendre pourquoi tant de donneurs manquent à l'appel...


Il y a quelques mois, Laurent P. *, 39 ans, employé administratif à Blois (Loir-et-Cher) décide d'aller donner son sang suite à la campagne d'appel urgent au don de l'EFS. Profitant d'une possibilité offerte par son administration, il va alors accomplir pour la première fois ce qu'il considère comme un acte civique.
Tout semble de bonne augure : Laurent remplit le formulaire de prise en charge et répond à toute les questions qui lui sont posées. Pas de traitement en cours, pas de voyage à l'étranger ces dernières années, les questions s'enchaînent et ne laisse absolument pas prévoir ce qui allait se passer ensuite. L'entretien préalable avec le médecin semble se passer lui aussi simplement, tel une banale formalité. Tous les points sont repris un à un, et le médecin comprend rapidement que Laurent a une relation stable depuis presque dix ans. Toutefois, celui-ci n'a pas encore mentionné le sexe de son partenaire jusqu'à ce que cette question fatidique lui soit posée : " Votre petite amie a-t-elle donné son sang récemment ? ". Laurent explique alors qu'il ne s'agit pas d'une petite amie mais d'un petit ami. " Je suis désolée, monsieur, mais l'homosexualité est une contre-indication au don de sang ".


Une contre-indication hasardeuse

Une longue liste de cas particuliers contre-indiquent le dong de sang qui dans certains cas risquerait d'être " impur " : récente extraction dentaire, changement récent de partenaire sexuel, multipartenariat, utilisation de drogue par voie intraveineuse ou nasale, etc. Mais parmi toutes ces affections à la pureté sanguine, l'une d'elles peut paraître surprenante : l'homosexualité. Aimer quelqu'un du même sexe rendrait-il le sang " impur " ? Selon l'EFS, la réponse est affirmative : les données épidémiologiques récentes montrent que Laurent est dans une catégorie dite " à risque " et peut importe qu'il est un comportement responsable ou non.

Malheureusement pour l'EFS, il faut bien avouer que ces affirmations ne reposent plus sur aucune base solide ni valable. Si la transmission du SIDA a été effectivement le fait des homosexuels dans les premiers temps de l'épidémie, force est de constater que depuis près de sept ans les homosexuels sont moins touchés par l'épidémie que les hétérosexuels (1 homo contaminé pour 2 hétéros contaminés au premier semestre 2001). Sur ces quinze dernières années, l'épidémie a progressée de 410% chez la population hétérosexuelle et a baissé de 68% chez les homosexuels. Statistiquement parlant, la catégorie de la population hétérosexuelle représente plus donc de risques aujourd'hui que la population homosexuelle.


Une situation intolérable

Qu'est ce qui peut donc encore interdire à un homosexuel de donner son sang aujourd'hui ? Scientifiquement parlant, rien de valable n'est apporté et on peut surtout s'offusquer que cette discrimination soit toujours en vigueur lorsque l'on sait que normalement, toutes les poches de sang sont vérifiées et testées avant d'être mises à la disposition des malades. Au grand damne de nos certitudes, on peut encore en douter lorsque Laurent dans l'incompréhension totale se voit répondre par le Ministère de la Santé une affirmation qui sera plus tard démentie : " tous les dons de sang ne sont pas contrôlés et les tests non fiables à 100%. " Est-ce cela qui justifierait la non prise de risque par l'Etablissement Français du Sang ? Mais sur quoi reposent les critères d'évaluation du danger que représente un donneur éventuel ?

En 1998, le journal l'Humanité rapporte ainsi les propos du directeur de la transfusion sanguine de Lyon : " Un certain nombre de receveurs ont été contaminés, au cours des années précédentes, par des virus véhiculés majoritairement par le sang des personnes à risques, dont font partie les homosexuels. ". Celui-ci poursuit : " Vous invoquez, par ailleurs, l'infidélité des hétérosexuels. J'ai bien peur que ce jugement de valeur facile et médiatique ne fasse que refléter la vue biaisée que vous avez d'un milieu qui n'est pas celui que vous côtoyez... ". Un patient homosexuel avait eu malheur de dire que l'entretien avec le médecin était uniquement basé sur la confiance et que rien ne l'aurait empêché de dire qu'il était hétérosexuel et que les hétérosexuels d'ailleurs n'était pas plus étrangers au multipartenariat que les homosexuels.


Quelle perspective pour l'avenir ?

Il est clair que refuser le don de sang à une partie de la population sous prétexte de son orientation sexuelle repose bien aujourd'hui sur des critères portant uniquement sur des jugements de valeur désuets et dignes d'une époque qui n'est plus la nôtre. Ces préjugés sans fondements stigmatisent une fois de plus les homosexuels en les mettant à l'écart d'une vie sociale saine. Seules les pratiques à risques devraient être des critères de refus d'un donneur et non pas l'orientation sentimentale et sexuelle comme c'est le cas à l'heure actuelle. Chaque homme est égal devant la maladie et prédisposé à être contaminé alors pourquoi de telles discriminations subsistent-elles encore au pays des droits et de la liberté ?

Cette pratique honteuse est de loin l'une des plus critiquées dans le monde médical. Bon nombre de médecins se doivent de refuser à contrecoeur des donneurs potentiels à cause de cette fameuse contre-indication que constitue l'homosexualité. Les responsables de la Croix Rouge d'Andorre ont activement dénoncé et à de nombreuses reprises les mesures françaises qu'ils considèrent comme une atteinte au Droits de l'Homme : " la sélection et le contrôle sanitaire du sang doit prévaloir sur l'exclusion discriminative des personnes pour cause d'orientation sexuelle ". Madame CHARPY (responsable national de l'EFS) se déclarait prête, en ce qui la concerne, à revenir sur ces critères d'exclusions qu'elle avoue " mal rédigés et stigmatisant ".

Une prise de conscience collective s'avère plus que jamais nécessaire. Cette atteinte nous concerne tous et est le combat de chacun : aux pouvoirs politiques désormais de prendre les décisions qui s'imposent pour ce qui sera un grand pas vers une véritable justice sociale, facteur inhérent à la cohésion dont manque cruellement notre société.


Sources

NDLR : le cas de Laurent P. Est purement fictif mais toutefois basé sur des faits réels. Toute ressemblance avec un personnage ou une situation existants ou ayant déjà existés serait purement fortuite.

1. Homosexualité, Quel risque pour le don du sang ?, 4 avril 1998
http://www.humanite.presse.fr/journal/1998-04-04/1998-04-04-413354
2. Dossier " don du sang " LGBTH. Com
http://www.lgbth.com/dossiers/info/don_sang.html
3. Dondusang. Com, Votre point de vue, 7 et 21 février 2004
http://www.dondusang.com/pointdevue.htm
4. Les homos ont-ils le droit de donner leur sang ?
http://inpride.free.fr/site/ref011.htm
5. Statistiques officielles de l'INVS sur les contaminations par le virus du SIDA
http://www.invs.sante.fr/beh/2001/47/
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (29)
Don du sang et homophobie : la Commission européenne s'oppose.
Posté par jo57jo le 17/09/2011 23:57:16
La Commission européenne a confirmé, dans une réponse datée du 17/08/2011, qu’elle autorise les gays et bisexuels à donner leur sang. Même si les textes européens ont toujours été clairs, certains pays ont justifiés l’exclusion des gays et bisexuels par « l’application » de la directive européenne 2004/33/CE. La Commission a aussi rappelé à ses États membres qu’ils ne doivent pas discriminer sur la base de l’orientation sexuelle, et les a invités à ne pas confondre orientation et comportement sexuels.

Le CCNE (Comité Consultatif National d’Éthique) a émis un avis sur la question. Il a considéré que le futur questionnaire proposé par l’Établissement Français du Sang devrait permettre d’évaluer un risque pour un individu en prenant en compte ses conduites, plutôt que de porter sur des groupes à risques. Il a ajouté qu’il n’appartient pas non plus à un établissement de transfusion de porter a priori un jugement qui peut être considéré comme stigmatisant.

La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) a affirmé : « le Collège de la haute autorité a recommandé la modification du questionnaire rempli par les candidats afin de substituer à la question relative aux rapports sexuels entre hommes, celle relative aux pratiques sexuelles à risque »

Le ministère de la santé français fait actuellement l’objet d’un procès administratif où le plaignant, Geoffrey Léger, a saisi le tribunal administratif de Strasbourg. L’objectif du procès est d’ouvrir le don du sang aux gays. Si il gagne ce procès, les gays et bisexuels pourront donner leur sang en France.

Les associations Pourquoi Sang Priver et Homodonneur militent activement pour modifier la législation, et des partis politiques tels qu’ Europe Écologie Les Verts, le Parti Socialiste, le Mouvement Démocrate, le Parti Radical de Gauche, le Parti de Gauche, et le Parti Communiste Français ambitionnent de faire lever cette interdiction. D’ailleurs, Jean-Luc Roméro du Parti Socialiste a qualifié cette interdiction de « discriminatoire » et « insultante ».

Lorsqu’elle était au pouvoir, Roselyne Bachelot a promis de mettre fin à cette injustice. Mais elle ne l’a pas fait. Quant à Xavier Bertrand, il promet depuis plus de 5 ans d’autoriser les gays à donner leur sang, mais il n’a toujours pas tenu sa promesse.
Re: don du sang et homosexualité : levons le voile sur un scandale !
Posté par jo57jo le 26/05/2011 00:05:36
UN PROCÈS ADMINISTRATIF EN COURS

En France, un procès contre le ministère de la santé est en cours pour ouvrir le don du sang aux gays. La requête, défendue par maître Caroline Mécary, est enregistrée au tribunal administratif de Strasbourg. Des actions similaires ont été intentées en Chine, et au Canada.
www.lgbt-proceedings.skyblog.fr


UNE ATTITUDE DISCRIMINATOIRE


L ’Espagne, le Portugal et l'Italie ont ouvert le don du sang aux gays il y a quelques années auparavant.

Le ministère de la santé se base uniquement sur l’orientation sexuelle pour exclure les gays, et non sur le comportement sexuel comme le préconise pourtant la directive européenne 2004/33/CE (annexe 2.2.2.). En effet, une personne qui a eu une seule fois au cours de sa vie une relation homosexuelle masculine est exclue encore aujourd’hui, même si le rapport sexuel a eu lieu 20 ans auparavant.

Les gays sont fichés à vie dans les fichiers médicaux des Établissements français du sang (nom, prénom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone…).

Les lesbiennes étaient également exclues des dons du sang avant 2002, mais selon SOS Homophobie (Guide pratique contre l’homophobie, édition 2011, page 12) « le don du sang est encore refusé à des lesbiennes ».



MAIS QUI EST POUR OUVRIR LE DON DU SANG AUX GAYS... ?


La HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité).
La HALDE, dans sa délibération 2006-17 du 6 février 2006, réclame l'ouverture du don sang aux gays. Extraits :
- La HALDE rappelle des extraits de l'avis du CCNE de 2002 tels que "il convient de ne pas transformer ce principe légitime de sécurité en stigmatisation ou en mesure qui peut être considérée comme discriminatoire".

Puis la HALDE précise :
- "Il apparaît cependant que l'EFS n'a pas tenu compte de l'avis émis par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) qu'il avait pourtant consulté sur ce point en 2002."
- "La Haute autorité recommande à l'Établissement français du sang de mener une réflexion (...).
- "La décision d'exclusion définitive du don du sang d'une personne paraît devoir être prise sur la base des risques liés à son comportement."

Le CCNE (Comité consultatif national d'éthique)
Le Comité, dans son avis du 24/02/2002, se prononce pour l'ouverture du don du sang des gays. Extraits :
- "Le futur questionnaire proposé par l'EFS devrait permettre d'évaluer un risque pour un individu en prenant en compte ses conduites plutôt que de porter sur les groupes à risques."
- "Il convient de ne pas transformer ce principe légitime de sécurité en stigmatisation."
- "Il n'appartient pas non plus à un établissement de transfusion de porter à priori un jugement qui peut être considéré comme stigmatisant."

L'opinion publique française.
Elle est pour l'ouverture du don du sang aux gays.
Selon le sondage BVA publié le 10 juin 2009 : 76 % des Français trouvent injustifié l'interdiction faite aux gays de donner leur sang en France.

Plusieurs personnalités politiques sont pour l'ouverture du don du sang aux gays.
Rama Yade. Au moment où elle était secrétaire d'État des droits de l'Homme, le 20/04/2009 sur BFM TV s'est prononcée pour le don du sang des gays.
La grande majorité des parlementaires. Les questions posées au ministre de la santé, par des parlementaires, sont disponibles sur le site web de l'assemblée nationale.
Exemples. Questions numéros : 27 145 / 41 780 / 43 055 / 43 056 / 55 153 /64 772 / 64 773 / 73 720 / 77 161.
http://recherche2.assemblee-nationale.fr/questions/question s.jsp
D'ailleurs, le parlementaire Jean-Claude Fruteau, a précisé dans la question numéro 55 153 posée au ministre : "refuser le don du sang des personnes homosexuelles uniquement sur leur orientation sexuelle nie pleinement le mode de vie de ces personnes."

De nombreux experts médicaux considèrent l'exclusion des gays "scientifiquement non justifiée".
Plusieurs docteurs canadiens s'indignent:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2010/05/ 25/001-dons-sang-homosexuels.shtml
Des Français tels que Jean-Luc Roméro (président d’Élus locaux contre le sida) et Pierre Bergé (président du Sidaction) réclament l'ouverture du don du sang aux gays.

Les associations de défense de droits de l'Homme, telles que la Ligue des Droits de l'Homme, sont pour l'ouverture du don du sang aux gays.
Le militant des droits de l'Homme Alexandre MARCEL a dénoncé à l'opinion publique française l'interdiction faite aux gays de pouvoir donner leur sang.
Un collectif - Homodonneur - a même été créé et mène de nombreuses actions afin d'ouvrir le don du sang aux gays.

Modifié le 26/05/2011 00:21:51
Don du sang gay
Posté par jo57jo le 23/05/2011 16:18:00
ça va changer, par un gouvernement ouvert, ou alors par décision de justice.
L’ Établissement français manque de sang, des gens meurent probablement à cause de manque de sang, alors que la veille des homosexuels ont peut-être été rejetés immédiatement....

Modifié le 26/05/2011 00:09:19
Re: Don du sang et homosexualité : levons le voile sur un scandale !
Posté par laurence lacour le 10/06/2009 15:23:16
Bonjour,

Quelque 25 ans après les faits, peut-on tenter de comprendre le dossier de la transmission sanguine des VHC et VIH ?

Je vous invite à consulter les deux liens suivants.

Merci pour votre attention et l'éventuelle diffusion de ces informations autour de vous.

Cordialement.

Laurence Lacour.



Réalisation : Fabrice Ferrari, réalisateur d'Un livre, un jour.





http://www.dailymotion.com/relevance/search/LAURENCELACOUR/vi deo/x9bt6m_le-chant-sacre_creation



http://www.vih37.org/spip.php?article112
Re: Don du sang et homosexualité : levons le voile sur un scandal
Posté par moktoipas le 09/04/2005 19:09:05
fanatic-kaoru >> tu sais aussi bien que moi que tout le monde ne se fait pas depister. Mais si ca peu aider au depistage.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (29)
L'auteur : Ronan de Chateaubriand
31 ans, Paris (France).
Publié le 26 décembre 2004
Modifié le 20 novembre 2004
Lu 9 602 fois

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