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Douze ou treize gamins

Une nouvelle inachevée. En Amérique des pionniers, des attaques surviennent dans les villages.


Ils étaient douze ou treize. Ils marchaient depuis des heures, semblait-il. Ils avaient entre 7 et 12 ans. Toute une bande de drôles des champs qui rappliquaient en ville par le chemin de fer.
Chacun savait ce que cela signifiait.
Des villageois collaient leur nez aux vitres, et les plus téméraires, les jeunes, allaient voir de plus près, derrière les barbelés bordant la ligne.
Les visages crasseux des drôles étaient hostiles. Dans les petites mains, des fourches, des bâtons, et pour les plus grands, des haches.
Ils s'arrêtèrent à l'endroit de la ligne qui était le plus près du centre du village. On n'entendait plus un souffle, et il semblait que même le ciel cédait à la peur de cette troupe.
Quelques jeunes villageois voulurent partir en courant, mais des mains les retinrent.
Tous les regards étaient tournés vers le sol herbeux de la ligne de chemin de fer.

Le plus grand de la troupe se mit à hurler d'un cri puissant et bestial.
A sa suite, les voix enfantines des autres s'égosillèrent.
Puis le travail commença.
Les plus grands brisèrent les barricades qui protégeaient le village de la ligne, a grands coups de haches. En quelques minutes, un chemin était ouvert vers le village. Les drôles s'y engouffrèrent. La rue principale fut inondée des petits êtres qui semblaient être bien plus nombreux qu'a l'origine. Les drôles tuèrent et massacrèrent les villageois.
Certains étaient à genoux, implorant les jeunes assassins de leur laisser la vie. Hommes, femmes et enfants mourraient sans opposer la moindre résistance. Et sur les visages des bourreaux, quelques larmes, entre les gouttes de sang a demi coagulé.
Plusieurs centaines d'habitants furent tués, s'écorchant le gosier a hurler de terreur.

L'attaque du village s'était répétée plusieurs fois. Sans que j'aie pu savoir si d'autres villages avaient été touchés, et quelle était la raison qu'on semblait me cacher.
Des installations avaient été édifiées pendant les semaines qui séparaient les attaques. J'avais pensé que rien ne pourrait arrêter les barricades barbelées aux bordures du village mais la dernière attaque m'avait montré que rien ne semblait résister à ces bandes.
Le second jour de la semaine, Guetter, le forgeron, me causa comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps.
-M'est avis que c'te bande de drôles-la va nous saccager le pays pour des histoires.
-Quelles histoires fait dev'nir des p'tits gars des champs, des menteux et des vermines ?
-Si tu l'savait, m'est avis que ton sang a toi aussi s'rait sur leur sale figure.
-J'suis prêt a prendre part a vot'souffrance.
-Bon gars, va. Mais va pas t'meler des histoires comme celles-la.
-Ecoute, Guetter, Voilà bien trois semaines que je suis arrivé a c'te hameaux, et d'ici là, j'ai vu de mes yeux des drôles armés venir égorger des hommes et des femmes, à deux fois.
-Si tu sais pas, c'est pas a moi de te l'apprendre. T'a eu de la chance de poser tes bagages par chez nous.
-Mais je sais fichtrement pas a qui causer.
-Va voir la torche Peg.
Alors jsuis allé voir La Peg qu'était maîtresse de la maison d'Horace Miller.
On disait qu'elle était une torche. Les vieux Mythes racontaient qu'une torche avait le pouvoir de voir le futur. Mais même les genses du vieux continent, ils y croyaient pas.
Il me semblait tout de même que c'était la femme la plus sage de la région et que s'il y avait conseil a demander, c'était a elle qu'il fallait s'adresser.
Dans l'auberge Miller, la Peg était aux fourneaux. Il lui fallu a peine quelques instants pour se rendre compte que j'étais là.
-J'crois que je connais pourquoi t'es là, Fid.
-J'viens te voir par rapport que je veux savoir pourquoi des drôles des champs viennent percer le ventre a nos villageois.
-Tu connais que je dois pas te l'dire.
-Faut bien, pourtant. J'veux vous aider.
-T'y pourra jamais rien, Fid. T'es un bon sourcier, tout le monde le sait, icitte, mais ça changera pas d'un poil a notre misère.
-Alors je pars.
-Si tu pars de l'enclave, m'est avis que tu f'ras pas long feu.
-T'es pas une vraie torche, t'en sais rien.
-Pas besoin d'être une torche pour voir l'évidence.
-Personne ose tuer un hermite.
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Publié le 11 juillet 2005
Modifié le 16 juin 2005
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