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Egypte : la prehistoire

L'Egypte dont la civilisation a disparu sous les coups de butoir de l'invasion arabe possède une riche histoire et... Préhistoire.


De nos jours ne subsistent qu'une minorité de Coptes Chrétiens (d'ailleurs honnis par leurs concitoyens) et des Berbères qui vivent à l'extrême ouest du pays plus précisément dans l'oasis de Siwa. Ces derniers qui ne présentent aucun danger pour le monde arabo-islamique sont d'ailleurs ignorés.


Le neolithique

Le mot de révolution qui nous semble qualifier le mieux le néolithique africain en général n'est pas assez fort pour désigner l'Égypte des temps anciens où une population venue de loin (région nord du Proche-Orient actuel) a mis en valeur une terre vierge en inventant une nouveau mode de vie. Il s'agit d'une quadruple naissance :
La terre égyptienne s'est donc formée en même temps que son peuple et les techniques matérielles ont évolué en même temps que les conceptions religieuses. Cette période de la naissance de l'histoire égyptienne apparaît prodigieusement brève aux debat du préhistorien qui est habitué à évaluer les progrès de l'humanité par des centaines de milliers d'années. On considère généralement que le Néolithique égyptien n'a pas duré beaucoup plus de trois mille ans et qu'il fait véritablement partie de l'histoire égyptienne puisque la religion, la langue, l'écriture, le calendrier ainsi que l'organisation "politique" de base se sont élaborées à cette époque et présentaient déjà un caractère de maturité lorsque l'histoire égyptienne débuta en 3200 av. JC


Formation de la Terre

La vallée du Nil n'a prit sa forme actuelle qu'au 6èm Millénaire à l'époque où a commençé le dessèchement du Sahara. Lors des grands Pluviaux du Pléistocène, les mêmes pluies qui rendaient le Sahara verdoyant faisaient du Nil, qui est issu des montagnes équatoriales, un fleuve infiniment plus large. Ses eaux emplissaient toute sa vallée et montaient jusqu'au niveau des terrasses où l'on a découvert des outils Chélléo-acheuléens à 30 mètres et des outils Acheuléens à 15 et 9 mètres et enfin du levalloisien) 3 mètres. Après être descendu plus bas que le niveau actuel lors de l'épisode sec post-gamblien, les eaux sont à nouveau remontées en -8000. Pendant 2000 ans la vallée ne fût qu'un immense marécage, lieu de prédilection et paradis des hippopotames et des crocodiles mais peut attirant pour l'homme qui se trouvait au contraire au bord des oasis sahariens alors "vivants", des lieux de campement exceptionnellement favorables à une semi sédentarisation et à des essais de domestication. Cependant la pluviosité de la période humide post-gamblienne est restée très modérée par rapport à celle des grands pluviaux du pléistocène. Elle été insuffisante pour faire reverdir le désert libyque qui constitue un désert ancien, au sens géographique du terme et ne porte aucune trace d'un réseau hydrographique fossile. La vallée du Nil était donc limitée à l'occident par une immensité vide d'hommes qui la coupait du reste de l'Afrique. Les communications passaient obligatoirement au nord ou au sud utilisant la route des oasis cyrénéennes (nord-ouest de la Libye actuelle) vers le Fezzan (sud-ouest libyen) et la tripolitaine (nord-est de la Libye) ou du désert libyen (situé en profondeur de l'Égypte actuelle), Siwa (peuplée de nos jours par des berbères), Baharyah, Farafra, Dakhla, kharga... Qui passent parallèlement au Nil à une distance de 200km du fleuve et abouti à la hauteur du "coude de Thèbes". Au contraire, le désert arabique (ou oriental) a été très peuplé lors de l'épisode humide. Le réseau serré de fossiles nés de la bordure montagneuse longeant la mer rouge et se dirigeant vers le nil. La péninsule du Sinaï et la côte occidentale de l'Arabie représentent de leur coté un milieu géographique très semblable. Il y a tout lieu de penser que le dessèchement saharien a commencé dans sa partie la plus orientale comprise entre l'immense masse du continent asiatique et le nord du désert libyque qui était resté un désert au plus fort de l'épisode humide post-gamblien. Ainsi s'explique donc la simultanéité des deux phénomènes à partir desquels découle le néolithique égyptien en même temps que se formait le sol égyptien par le dépôt annuel d'une épaisse couche de limon, les ressources en eaux et en gibier des oasis du désert arabique et de la presqu'île du Sinaï s'amenuisaient progressivement. La vallée devenait ainsi un pôle d'attraction pour toutes les populations environnantes. L'observation de l'intense poussée végétative succédant à l'inondation annuelle imposait l'invention de l'agriculture et la construction de tertres artificiels pour mettre mieux à l'abri des eaux les premiers établissements humains. Maintenant encore, les villages égyptiens sont établis sur ces tertres ou "kôms" dont certains remontent même au néolithique.


Evolution des techniques

Le fait que la vallée du Nil n'a jamais cessé d'être habitée depuis 8000 ans rend les fouilles archéologiques délicates voire impossibles mêmes partout où des villages actuels s'élèvent sur l'énorme épaisseur de limon accumulée depuis du néolithique. Les seuls sites néolithiques fouillés sont situés à la limite du désert et sont postérieurs aux premiers établissements humains que nous risquons fort de ne jamais connaître. Les oasis de Fayoum qui ont été étudiés sont situés dans le désert à 100 Kms à l'ouest de la vallée du nil. En 3900 les habitants de Fayoum pratiquaient l'agriculture. Ils conservaient dans de grandes fosses circulaires tapissées d'argile, des graines (orge, blé, sarrasin, lin). Toutefois aucune tombe n'existe sur ces lieux. Trois sites sont nous renseignent un peu plus sur cette terre égyptienne. à Mérimde, sur la branche occidentale du delta, le début de l'agriculture remonte à 3900. À El omri, en face de Menphis, le cuivre n'existait pas en 330. Un site, Tassa, non daté, semble être très riche. Il est situé en Haute-Egypte sur le bord d'un oued fossile qui rejoint le Nil en face d'Assiout.
Ces sites néolithiques prouvent une vie rurale déjà fort évoluée. Les outils de terre sont remarquablement retouchés et très spécialisés. Les houes, les faucilles et les meules garderont le même type à travers l'Égypte historique. Ces premiers égyptiens savaient déjà tisser des nattes, fabriquer des paniers, des poteries, des aiguilles en os pour coudre les cuirs ou les tissus des harpons compliqués. Les plus anciennes cultures néolithiques c'est à dire comprenant des outils de cuivre ont été retrouvées seulement en haute Égypte et particulièrement dans un secteur assez limité qui va d'Assiout à Thébès. Depuis -5000, trois civilisations, appelées "badarien", "amratien" et "Nagadien", progressivement plus raffinées se sont succédées. À celles là ajoutons d'autres prédynastiques (ancien, moyen et récent). C'est seulement au prédynastique récent (-4000) que les foyers de civilisation du nord et du sud ont des contactes manifestes. Auparavant, ils ont évolué séparément. L'antériorité de la civilisation du nord sur le sud n'existe guère. La métallurgie a été inventée là où il y a des minerai c'est à dire dans le désert arabique et la presqu'île du Sinaï et non dans la région du delta où il n'en existe pas. D'autre part la précocité de la céramique au Kenya depuis -6000 laisse pensé ainsi qu'elle a été inventée en Afrique pas en asie. Les Badariens du prédynastique anciens se sont d'abord intéressés à un sous-produit de la métallurgie du cuivre beaucoup plus qu'au métal lui même. Lorsque calcine des morceaux d'azurite (carbonate de cuivre bleu) ou de malachite (carbonate vert) sur un feu de charbon de bois, on voit se former sur les pierres du foyer, le fameux émail bleu-vert qui n'a cessé d'être employé dans l'Égypte pharaonique. Les Badariens l'employaient pour recouvrir des perles de stéatites. L'usage du cuivre était limité à de très petits objets obtenus par martèlement, l'outillage courant restera en pierre jusqu'au début des temps historiques. On ne peut donc parler en Égypte d'un âge du cuivre succédant à un âge de la pierre comme en europe.
De cette grande innovation du cuivre, la civilisation néolithique de Badri ressemble fort à celle de tassa dont elle est toute proche géographiquement, située comme sur les bords d'un oued du désert arabique qui aboutit au Nil en face d'Assiout. Elle est particulièrement remarquable par la qualité des poteries, unanimement jugées comme les plus belles de l'Égypte préhistorique. Le site d'el amrah, près d'Abydos, a donné son nom au prédynastique moyen ou Amratien, caractérisé par un progrès général de toutes les techniques badariennes en particulier la sculpture de statuettes en calcaire ou en ivoire et les palettes de schistes décorées qui servaient à broyer les oxydes de plomb et de cuivre nécessaires aux fards. Le prédynastique récent est encore appelé "garzéen" de "gerzh" près de Fayoum ou "négada II" (négéda se trouve au nord de thébès). C'est dans ce site de haute Égypte qu'ont été trouvées les plus belles pièces dans une immense nécropole de plus de 3000 tombes. L'extension de cette civilisation depuis la Nubie jusqu'au delta constitue un fait capital. Elle s'explique par l'importance de la navigation sur le Nil attestées par de très nombreuses figurations de bateaux et prouve que les petites communautés agricoles jusqu'alors très repliées sur elles même ont senti l'impérieuse nécessité de s'unir pour régulariser le régime du fleuve à la fois nourricier et dévastateur, par des canaux doublés de digues. Ces travaux exigeaient un chef puissant capable de faire subordonner l'intérêt particulier à l'intérêt commun d'où la formation de proche en proche d'un royaume unifié groupant les différents nomes qui honoraient chacun un dieu local dont le monarque était le grand prêtre en même temps qu'il remplissait les fonctions d'administrateur. Probablement à la même époque où le perfectionnement des techniques aboutissait à la généralisation de la navigation fluviale, les Mésopotamiens utilisaient des bateaux à carènes droites capables de tenir la mer. Les gravures rupestres de "Ouadi hamamet" situé en "koseir" et le "coude de thébès"représentent de tels bateaux très différents de ceux à coque cintrée employés sur le nil. Des envahisseurs venus d'Arabie et de Mésopotamie avaient franchi à une certaine période la mer rouge et introduit des techniques nouvelles, parmi lesquelles les vases à anse ondulée, le sceau cylindrique et des progrès dans la métallurgie du cuivre qui est à cette époque moulé et permet la fabrication de l'outillage courant. L'infusion de sang asiatique par cette voie maritime a été minime car les côtes de la mer rouge sont d'abord très difficiles d'accès. Les autres progrès techniques du "gerzéen" n'ont rien à voir avec l'Asie. La taille du silex atteint à cette époque une véritable perfection, ainsi que la fabrication de vases de pierre dure. L'habitat et le mobilier se perfectionnent.
Les huttes circulaires sont remplacées par des maisons rectangulaires avec portes et fenêtres.


La civilisation eneolitique

En dehors de l'innovation du cuivre, la civilisation de Badari ressemble fort à celle de Taza dont elle est toute proche géographiquement, située comme elle sur les bords d'un oued d'un désert arabique qui aboutit au Nil en face de la ville d'Assiout. Elle est particulièrement remarquable par la qualité des poteries unanimement jugées comme les plus belles de l'Égypte préhistorique. Le site d'el amrah près d'abidos a donné son nom prédynastique moyen (ou Amratien). Celui-ci est caractérisé par un progrès général de tous les progrès badariennes (de Badari) en particulier la sculpture de statuettes en calcaire ou en ivoire et les palettes de schistes décorées, qui servaient à broyer les oxydes de plomb et de cuivre nécessaires aux fards. Le prédynastique récent est encore appelé "gerzéen" (de guerzah situé près de Fayoum) ou "Négada II" (Négada situé au nord de Thébès). C'est d'ailleurs dans ce site de haute Égypte qu'ont été trouvées les plus belles pièces dans une immense nécropole de plus de trois mille tombes !
L'extension de cette civilisation depuis la Nubie jusqu'au Delta constitue un fait capital. Elle s'explique par l'importance de la navigation attestée par de très nombreuses figurations de tableaux et prouve que les petites communautés agricoles jusqu'alors repliées sur elles mêmes, ont senti l'impérieuse nécessité de s'unir afin de régulariser le régime du fleuve à la fois nourricier et dévastateur par des canaux doublés de digues. Ces travaux exigeaient un chef puissant capable de faire subordonner l'intérêt commun, d'où la formation de proche en proche d'un royaume unifié groupant les différents Nomes qui honorait chacun un dieu local dont le monarque était le grand prêtre, en même temps qu'il remplissait les fonctions d'administrateur.
À la même époque, le perfectionnement des techniques aboutissait à la généralisation de la navigation fluviale. Les Mésopotamiens (actuel irak-syrie) utilisaient des bateaux à carènes droites, comme les égyptiens, capables de tenir la mer. Les gravures rupestres de "Ouadi hamamet" situé entre Kousser et le "coude de thébès"représentent de tels bateaux très différents de ceux à coque cintrés employés sur le Nil. On en déduit que des envahisseurs venus d'Arabie et de la Mésopotamie avaient franchi la mer rouge et introduit donc des nouvelles techniques parmi lesquelles on peut citer les vases à anses ondulées, le sceau cylindrique et des progrès dans la métallurgie du cuivre qui est à cette époque moulé et permet la fabrication de l'outillage courant. Il est cependant probable que l'infusion de sang asiatique par cette voie maritime a été peu important car les côtes sont tout d'abords très difficiles d'accès.
Les autres techniques du gerzéen n'ont semble t-il rien à voir avec l'Asie. La taille du sylex atteint à cette époque un véritable perfection ainsi que la fabrication de vases de pierre dure. L'habitat et le mobilier se perfectionnent. Enfin les huttes circulaires sont remplacées par des maisons rectangulaires avec portes et fenêtres.


Ecriture et calendrier

L'Égypte était le berceau d'une grande civilisation. Possédant une langue propre ainsi q'une écriture, elle était doté d'un calcul du temps, un calendrier en somme que des peuples ne connaissaient guère encore.
L'apparition des premiers monuments écrits en 3200 prouve que la langue égyptienne s'était fixée pendant les millénaires précédents. Des relations ont été tissées avec les langues couchitiques. En effet, les Béja, des nomades du désert arabique sont considérés comme les descendants directs des égyptiens prédynastiques bien évidemment et ce sur le plan anthropologique. L'égyptien ancien dérive d'une langue commune, la langue "chamito-sémitique"qui redonnera ensuite d'autres groupes bien individualisés mais apparentés : le berbère, les langues sémitiques (le hébreux, l'araméen, le syriaque...) ainsi que les langues couchitiques.
L'écriture est strictement indigène et nilotique car elle représente la flore ainsi que la faune du Nil et même des instruments d'origine locale. De par sa situation géographique fort lointaine, la Mésopotamie ne peut donc être considérée comme étant le berceau de la civilisation égyptienne. Les rapports entre ces deux cultures étaient très réduits. Concernant le calendrier, le peuple égyptien utilisait, comme le berbère, le calendrier solaire et ce dès l'antiquité. Celui-ci (le calendrier), rendait compte du renouveau spontané de la végétation, élément essentiel de la vie. Le phénomène annuel des inondations fournissait une date logique au début de chaque année. Cependant il ne se produit jamais à une date fixe. C'est ainsi que nous observons des fluctuations qui peuvent s'étaler sur six semaines même. Toutefois, calculée sur cinquante années, "l'année de l'inondation" dure... 365 jours de même du reste que l'année lunaire calculée sur vingt cinq ans. Les égyptiens appliquaient ainsi des journées "épagomènes" (1). Mais l'observation d'un phénomène astronomique remarquable a permis aux égyptiens de voir que l'année solaire (astronomique s'entend) ne coïncidait pas exactement avec l'année civile. Le 10 juillet, l'étoile "Sirius" (que les égyptiens appelaient "Sothis"), une étoile située dans la constellation de Cassiopée, apparaît à l'horizon, à Memphis juste avant le lever du soleil après une période d'invisibilité de soixante dix jours. Ce lever héliaque de cet astre se reproduit trois cent soixante cinq jours et un quart plus tard. Il ne pouvait donc coïncider avec le premier jour d'une année de 365 jours que "365 X 4 = 1460" années plus tard. Ce qu'on appelle un cycle "sothiaque". Les scribes égyptiens ont noté qu'au début de la 19 ème dynastie, le lever du soleil avait coïncidé avec le lever de Sothis (sirius), le début de l'inondation et le premier jour de l'année civile.
il s'agissait donc d'un début de cycle que les tables astronomiques permettent de dater avec certitude entre 1325 et 1322. Les cycles précédents ont donc commencé en 2785-2782 et en 4245-4242. Enfin, le calendrier solaire basé sur des observations n'a pu être adopté qu'en 2785 durant la IVème dynastie qui a vu la construction des grandes pyramides en 2600.
(1) : épagomènes :
Année de 365 jours divisée en trois saisons de 40 jours chacune à laquelle on ajoute cinq jours supplémentaires.


La religion

Après les berbères, les égyptiens adopteront une religion.
C'est certainement pendants les trois millénaires précédant le début de l'histoire que les bases de la religion égyptienne, empruntée aux berbères Lebou faudra-t-il le noter, ont été élaborées. Les cultes des morts, les mythes de la création du monde, le panthéon égyptien, sont en relations directes avec les conditions géographique et climatologiques qui existaient lors de l'installation des premiers agriculteurs égyptiens dans la vallée du nil.
Le souci de protéger le cadavre de la destruction et de lui fournir des provisions funéraires apparairent déjà dans les tombes de Mérimdé où les morts ont un doigt entre les dents et des grains de blé dans la main.
le contact des cadavres avec le sable brûlant du désert... Libyque (ou désert berbère), entraînait une dessiccation très rapide, donc une conservation indéfinie des dépouilles
humaines et même animales. De l'observation de ce fait découle donc le postulat fondamental de la religion funéraire auquel les égyptiens (à l'instar des berbères...
Lébou !!!) sont restés fidèles tout au long de l'ère pharaonique (rappelons que les 23ème et 24ème dynasties étaient... Berbères !). Après la mort, l'âme continue à avoir besoin du corps pour subsister. Ce corps doit donc être protégé de la putréfaction et nourri par les vivants. Il est évident que cette idée n'a pu se développer que dans un climat désertique, permettant la conservation par dessiccation.
Partout ailleurs dans le monde, la décomposition rapide des matières organiques est la règle (hormis les Esquimaux du grand nord qui profitent également des conditions exceptionnelles créées par le froid permanent).
L'origine des mythes relatifs à la création du monde doit également être rapporté au néolithique. Ils font tous intervenir un élément primordial liquide à partir duquel
la terre aurait peu à peu émergé, un rappel évident des conditions d'installation des premiers égyptiens dans la vallée qui n'était alors qu'un immense marécage. Avant que les premiers agriculteurs ne s'installent sur les quelques éminences naturelles à l'abri de
l'inondation, ce marécage nourrissait une faune sauvage importante (crocodiles, hippopotames, serpents). D'autres animaux du désert (lions, chacals, léopards...) venaient pour s'y désaltérer. Tous apparaissaient donc comme les possesseurs légitimes de la terre sur laquelle venaient s'installer les premiers néolithiques et c'est à ce titre qu'ils ont été l'objet d'un culte, de même que les espèces domestiquées qui transmettent leur force vitale au groupe humain par leur viande et leur lait, de même que le chien ou le faucon, fidèles auxiliaires du chasseur. Ce culte d'animaux sacrés, si caractéristique de la religion égyptienne apparaît déjà à Badari où on a trouvé des chacals, des taureaux et des béliers ensevelis dans des nattes. Les palettes de schistes du Gerzéen représentent souvent le faucon, emblème du dieu "Horus" et le bucrâne, emblème de la déesse "Hathor". Enfin, les figures d'animaux sont extrêmement fréquentes sur les objets retrouvés dans les tombes.
Nous relaterons ci-dessous quelques dieux égyptiens :
Anubis : c'est le chacal qui rôde dans les cimetières, devenant ainsi le maître du "monde des morts". Ce patron des embaumeurs était chargé de conduire l'âme du défunt au tribunal d'Osiris.

Hathor : déesse de l'amour, donc de la joie, il est incarné par la vache.

Maât : fille de Rê, cette déesse porte une plume d'autruche sur la tête et incarne la vérité ainsi que l'harmonie. Enfin, elle est présente chez tous les dieux égyptiens.

Sebek : dieu crocodile, il donne la vie à l'Égypte. Étant terrestre et aquatique, il est considéré comme étant le maître de l'univers.

Sekhmet : elle est de nature violente lorsque les hommes se révoltent contre Rê son époux. Elle transmet des médicaments à ses médecins (ou prêtres) et est appelée la déesse lionne.

Ptah : cet homme sage, se manifeste dans le taureau Apis. Ce dieu de Menphis serait le créateur du monde selon ses prêtres et serait aussi le patron des artisans.

Thot : c'est le patron des magiciens. Dieu lunaire, à tête d'ibis, il créera l'écriture et le calendrier. Coeur de Rê pour ses pensées et langue de Ptah pour ses écrits, il est considéré comme le secrétaire des dieux.

Geb (la terre), Nout (le ciel) et chou (atmosphère) :

Geb (dieu) et Nout (déesse) sont des dieux essentiels. Geb s'allonge sur le dos pendant que Nout arque son corps sur lui. Elle ne touche la terre que des pieds et du bout des doigts. Chou, leur fils, se retrouve entre leurs deux corps. Nout avale le soleil pour créer la nuit et le fait renaître pour donner le jour. Enfin son arbre sacré est le sycomore.

Isis : mère d'horus, elle est l'épouse d'Osiris.

Elle pratique la magie "secouriste". Sa renommée dépassait l'Égypte ancienne et les romains l'idolâtraient aussi. C'est dans l'île de Philac que se trouve son sanctuaire.

Khepri : ce dieu scarabée est taillé sur des amulettes. C'est la démonstration de Rê lorsqu'il se lève. Il pousse sa boule comme le fait Rê pour le soleil.

Khnoum : ce dieu bélier aurait façonné l'homme. Idolâtré à éléphantine, il garde les
eaux du nil.

Rê : créateur du monde, dieu soleil et d'eliopolis, les dieux ainsi que les hommes, il est considéré par les égyptiens comme leur père spirituel. Ayant un corps humain, il porte une tête de faucon sur lequel se trouve un disque qui représente le soleil. Il tient comme symboles de la vie, un fouet ainsi qu'une anse et deux sceptres. Le jour il fait des voyages à travers l'espace céleste sur une barque. La nuit, il pénètre dans la planète terre.

Seth : appelés dieu rouge, il incarne la violence et porte une tête de lévrier. Il provoque des tempêtes et des ouragans. Après avoir assassiné Osiris, son image sera tarie par les égyptiens qui se considèreront trahis par ce dieu dès le nouvel empire.

Bès : très petit de taille, il est le génie du bien et combat admirablement les génies du mal ainsi que les mauvais sorts des magiciens.


Le peuple egyptien

Les premiers égyptiens ne seraient-ils pas venus d'Arabie Séoudite ?
les premiers néolithiques égyptiens étaient probablement venus de l'est, c'est à dire du désert arabique et de la presqu'île du Sinaï. Ceux qui sont venus de l'est n'ont pût venir que dans la région du delta, par la route de l'oasis de Siwa qui aboutit à 50kms au nord du Caire. Ils venaient des collines de la cyrénaïque, de la Tripolitaine et du Fezzan et étaient... Berbères ! En effet, l'oasis de Siwa constitue aujourd'hui la limite orientale des parlers berbères. Ses habitants conservent toujours les coutumes préislamiques qui sont identiques à celles que l'on rencontre chez leurs frères kabyles, chaouis, targuis, chleuhs et mozabites pour ne citer que ceux là. Le gros du peuplement néolithique égyptien venu de l'est appartenait à cette race dite éthiopienne à laquelle sont rattachés les plus anciens squelettes fossiles d'homo sapiens d'Afrique orientale, en particulier celui d'Oldoway daté de -11000. Ce type est souvent appelés improprement il faut le dire, de "Chamite oriental" et il possède encore une aire de répartition considérable en afrique. Les Béja, nomades de l'actuel desert arabique sont considérés comme les descents directs des anciens égyptiens (pré-dynastiques). Ils appartiennent au même groupe anthropologique que la plus grande partie des actuels éthiopiens, somalis, gallas, danakils, nubiens ou barbara qui occupent la vallée du nil au sud d'assouan (égypte). Les bergers Massaî du kenya, les nobles Bahima d'ouganda, les Tsutsi du rwanda et les Ouroundi appartiennent également à ce type qu'on retrouve encore chez certains habitants de la presqu'île arabique. Une partie des néolithiques égyptiens appartenait à la race nègride qui peuplait lors de l'épisode humide néolithique certaines régions du sahara central et méridional.
Mais la proportion de négroides dans le peuplement historique de l'égypte semble
avoir été minime puisque les peinturent représentent toujours les égyptiens de couleur brun-rouge opposés aux peuples du sud qui avaient une peaux noire.
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L'auteur : Rachid Yahou
63 ans, Azazga grande-kabylie (Algérie).
Publié le 07 janvier 2009
Modifié le 06 décembre 2008
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