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Elle, moi... Nous (4)

Les meilleures vancances que nous avions passé de toute notre existence...


Il y avait cette angoisse indescriptible au fond de mon coeur lorsque je montais dans le bus de 6h30 à direction de Melun. Une petite heure plus tard j'y étais, il ne me restait plus qu'à prendre un train et à la première station, je pourrais aller an bas de la cage 19 et attendre qu'elle arrive. Vers 11h heures après avoir tant espéré à chaque fois que les portes de l'ascenseur s'ouvraient, je vis son doux sourire. Il me tardait tant de pouvoir la voire, la prendre dans mes bras sans avoir à craindre que ses parents découvrent qu'elle était avec moi. Son bonheur me rendait tellement heureuse, nous avions encore du mal à réaliser, ces vacances allaient être les notre. Rien qu'elle et moi, juste nous deux dans notre monde fait de tendresse et d'amour.
Quelques jours après lors que je passais la prendre en bas de chez elle, nous avions pris la décision d'aller voir une amie à elle, Patty. De toutes façon les lieux nous importaient peu tant que nous pouvions êtres ensembles à nous aimer et puis c'était quand même elle qui avait fait le maximum pour que l'on puisse se revoir. Je tenais vraiment à la remercier et j'étais bien loin de me douter qu'elle allait devenir une amie très chère. Nos vacances furent donc partagées entre les visites chez patty, et les sorties en villes pour des misons clopes. Quand nous étions ensembles, toutes les 3 (sauf quand il y avait Nono nous étions 4) allongées sur le lit, nous parlions du bonheur de la vie de tous ce qui nous passait par la tête car nous savions bien qu'en réalité, il n'y avait pas besoins de mots pour décrire ces moments magiques que nous vivions. Un jours la juge me convoquas pour une audience, j'était paniquée, qu'allait t'il se passait, que me voulait cette juge ? Je n'en savais rien et voyant ma peur, je compris très vite que pour une fois dans ma vie des gens autres que des membres de ma famille tenait à moi. Et c'était elles, alors nous allions aller toutes ensemble à ce putaint de tribunal le lendemain.


Il faut bien avouer qu'ils on du en prendre un coup lorsqu'il on vu arriver 4 glandeuses habillées à l'arrache et avec leurs planches de skate à la main. Mais elles étaient là et elles le sont toujours rester juste à côté de moi pour me tenir la main lorsque j'avais la frousse. Après 1h30 d'audience, je sortais du bureau de la juge. J'avais passé tout mon temps à m'engelé avec ma mère, c'était vraiment une audience de merde et ça avait eu le dont de flingué encore plus le peu de confiance que j'avais dans les adultes, je m'était retrouvée seule entourer de gens qui ne connaissaient rien à mon passé, rien à mes douleurs et qui ne "comprenaient pas" mon style de vie, mes actes, ma souffrance à leurs yeux trop surfaite. Pendant toute l'audience j'attendait que mon cauchemar se termine, que je puisse enfin allé pleurer dans les bras de ma tendre Elsa. Je me rappelle de mes larmes, je me rappelle de mes cris de désespoir et de ma haine en vers ce monde à la con. Et encore une fois elles étaient là, juste à mes côtés, me prenant dans leurs bras séchant mes larmes et me calmant. J'avais l'impression qu'elles ressentaient ma souffrance, qu'elles en prenaient une partie pour me rendre la vie plus belle. Malgré tout cela les vacances continuèrent, et nos liens se renforcèrent. L'été passa plus vite à mes yeux que les autres années. Ce fût mon premier été de vie et de bonheur total, bien sur il y a eu des galères, des moment plus chiant que d'autres mais j'avais toujours quelqu'un qui était là attendant que je puisse enfin livrer mes vieux démons pour tenter de m'en libérer.

La rentrée arriva et nos vies continuaient, rythmés pour Elsa et moi des jours où l'on pouvait se voir tranquillement installées pour discuter et pour ressentir la présence de l'autre et son amour infini. La vie reprennait possésion de mon corps à ces moment là. J'était maintenant en famille d'accueil et je ne pensait qu'a elle jours et nuit...
Publié le 25 février 2005
Modifié le 01 février 2005
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