FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Espoirs et Réalités

Le terrible destin d'une fille atteinte d'une maladie... Lisez-le, cette histoire vous plaira.


Le 18 Septembre 2003

Cher Journal,
Aujourd'hui, j'ai rencontré un garçon. Sébastien. C'est ainsi qu'il s'appelle. Sébastien... C'est drôle. Jamais un garçon ne m'avait fait cet effet-là. Pas même David. Pas même celui qui m'avait fait perdre tout espoir d'aimer à nouveau. Le crois-tu ? Pourtant je suis là, en train de relater ce que j'avais juré de ne jamais plus faire : Aimer... Je n'aurais jamais cru pouvoir retomber amoureuse, surtout pas après ce qui s'était passé la dernière fois. Pas après David. J'avais eu tant de mal à me libérer de mes chaînes. J'adore les yeux de Sébastien. On dirait qu'ils ressemblent aux miens. Je n'ose pas le regarder, je n'ose pas lui parler. J'aimerais lui dire que je l'aime et je rougis de honte à l'idée de le faire. Quand je m'approche de lui, mon cœur bat très fort dans ma poitrine. J'ai l'impression qu'il attend d'être libéré. J'ai l'impression qu'il va exploser. C'est tellement douloureux que je n'arrive pas à lui parler. Pourquoi aimer est-il si dur ? Pourquoi faut-il obligatoirement souffrir pour être heureuse ?

Le 19 Septembre 2003

Cher Journal,
Je n'arrive pas à me défaire de l'emprise sous laquelle Sébastien me retient. Son magnétisme est si puissant sur moi. Il ne fait qu'augmenter le mal que j'ai déjà. Je n'arrive pas à définir mes sentiments pour David. Je ne suis plus amoureuse de lui, mais en suis-je bien sûre ? Pourquoi est-ce que la vie ne peut donner de réponse claire à toutes mes questions ? Je n'ai pas envie d'être amoureuse. Avoir aimé David pendant 3 ans m'a rendu prisonnière de moi-même, sans personne d'autre que lui à aimer. Mais, comme me l'a dit une de mes amies, quand on ferme la page d'un livre sur une personne, il faut s'attendre à ouvrir une nouvelle page sur quelqu'un d'autre. Je regrette ces temps lointain où l'amour apparaissait comme une immense terre inconnue. Mais, comme toute terre inconnue, on finit par la découvrir dans chacun de ses secrets... C'est si dur de se libérer de ses propres chaînes quand on ignore encore pourquoi on les possède... Mais le plus dur, c'est d'accepter de souffrir sans rien pouvoir faire, juste à attendre le jour où on sera libre...

Le 20 Septembre 2003

Cher Journal,
J'ai aimé David à partir du CM2, et j'ai continué à l'aimer jusqu'à la fin de mon année de quatrième. J'ignorais qu'on pouvait aimer quelqu'un aussi fort et aussi longtemps quand on était adolescent. Chaque parcelle de mon être me suppliait de l'oublier, mais seul mon cœur avait un avis contraire. Je ne pouvais pas m'en libérer, même si je le voulais. Pourquoi ne peut-on pas contrôler son propre cœur, ainsi que les sentiments qui s'en dégagent ? Je l'ai tant aimé. Mais qu'ai-je aimé vraiment ? Juste un portrait de lui accroché dans ma chambre. Une image, quelque chose d'irréel. Et le pire, c'est que je savais qu'il ne m'aimait pas. Que je n'aimais qu'un reflet. Lorsque j'ai cessé de l'aimer, je me sentais infiniment libre. C'était tellement merveilleux de n'avoir plus personne à aimer ! Mais ce bonheur fut de courte durée. Parce que, en aimant Sébastien, j'ai à nouveau découvert les tourments de l'amour. Ce n'est pas juste... C'est pas juste de devoir souffrir, de devoir laisser son cœur se détruire peu à peu en attendant que celui qu'on aime nous murmure Je t'aime.

Le 28 Septembre 2003

Cher Journal,
On est dimanche, et j'ai peur d'être à demain. Mais en même temps, j'ai envie de le revoir. Chaque jour, je compte les jours qu'il me reste avant les vacances, avant d'être enfin en vacances. Chaque jour, je suis heureuse car un jour de plus s'est écoulé. Mais chaque jour, je suis triste, car je ne le verrais pas pendant les vacances. Mes parents disent qu'ils ne me reconnaissent plus. Ils disent que je ne suis plus comme avant, que quelque chose a changé. S'ils savaient à quel point ils avaient raison... S'ils savaient que l'amour seul a pu commettre tous ces dégâts en moi. S'ils savaient... Ma petite sœur a peur de moi maintenant. Elle n'ose plus venir me voir. Je suis devenue un fantôme. Un fantôme qui n'aspire qu'à la paix, qu'au repos... Plus les minutes s'écoulent, plus je redoute le lendemain, plus je redoute de le voir, plus je redoute de le perdre. Je ne crois pas avoir ressenti cela pour David. David avait une certaine emprise sur moi, mais celle de Sébastien est beaucoup plus forte... Dire que je m'étais jurée de ne plus jamais tombée amoureuse, pas après Romain...

Le 29 Septembre 2003

Cher Journal,
C'était horrible de le regarder sans pouvoir le toucher, sans pouvoir lui parler. Bien sûr, je pourrais, mais je n'y arrive pas. Mon cœur me fait atrocement souffrir... Je dois me contenter de le regarder, en espérant qu'il me remarque. Quand je passe près de lui, mes jambes flageolent et j'ai l'impression que je vais tomber, m'évanouir. Je n'arrive pas à l'approcher. C'est comme si une barrière sentimentale invisible nous séparait, Sébastien et moi, afin de m'empêcher de lui dire que je l'aime. J'ai tellement peur de le faire, mais j'ai envie de le faire. J'ai envie de le faire parce que je ne veux pas finir ma vie, remplie de regrets et de remords, comme avec David. Mais, comme la force me manque pour murmurer quelques mots. Je l'aime tant. C'est horrible de devoir garder cela pour soi. C'est tellement dur de garder ses sentiments pour soi sans pouvoir les révéler à quiconque. Mais c'est d'autant plus dur de les partager. J'ai peur qu'il se mette à rire en entendant ces mots que je lui aurais prononcés. Je ne peux que garder mes sentiments pour moi...

Le 30 Septembre 2003

Cher Journal,
Je me sens de plus en plus faible. Cela ne m'était encore jamais arrivé auparavant. Je crois que cela n'a rien à voir avec Sébastien ou David. Ça m'inquiète. J'ai peur. Je tremble sans cesse, j'ai tout le temps envie de dormir. J'ai l'impression que je vais m'effondrer. Je ne me sens pas très bien. Quant à Sébastien, je n'arrive pas à le regarder en face. Quand il croise mes yeux, je les détourne aussitôt. Mais cela me trahit en même temps. Je le trouve tellement beau. Il ne m'a fallu qu'un seul regard pour en tomber amoureuse. Chaque fois que je suis près de lui, même dans le vouloir, mon cœur ne se retient plus et me fait tellement mal... La vie est une telle souffrance... J'aurais aimé être heureuse, sans les connaître. Mais, si je n'avais pas connu ni David, ni Sébastien, j'en aurais aimé un autre. Peut-être aurais-je eu encore plus de mal. Avoir aimé David et maintenant aimer Sébastien me fait tellement mal. Mais c'est aussi une joie de les aimer. En connaissant les affres de l'amour, j'ai aussi découvert les joies... Je savais qu'aimer était si dur. Mais je ne savais pas à quel point...



Le 1e Octobre 2003

Cher Journal,
Mes parents s'inquiètent de mon état et veulent m'emmener voir un médecin. Je n'en ai pas envie. Je ne crois pas que ce soit une maladie, mais plutôt un chagrin. Je persiste à leur dire que je n'ai rien, mais ils ne m'écoutent pas.

Le 2 Octobre 2003

Cher Journal,
Le médecin m'a examinée. Je n'aurais les résultats que samedi. Je commence à avoir peur. Le médecin n'avait pas l'air d'avoir une très bonne opinion sur mon état. Je n'ai pas pu aller au lycée aujourd'hui. Or, le jeudi est le jour où je le vois le plus souvent. Il me manque déjà...

Le 3 Octobre 2003

Cher Journal,
Je n'ai pas pu aller au lycée aujourd'hui encore, en raison de mon état. Je vais de plus en plus mal. Que cette attente vers la vérité est interminable ! J'ai l'impression que demain n'arrivera jamais... J'ai tellement peur de ce que je vais découvrir...

Le 4 Octobre 2003

Cher Journal,
Ma vie s'effondre...

Camille se réveilla en sursaut, le visage mouillé de sueur, ses cheveux collés à son cou, le sang tourbillonnant à ses tempes, son cœur battant dans sa poitrine. Des larmes brillèrent à ses yeux avant de s'en évader lentement, puis de plus en plus vite le long de sa joue. Sa respiration, d'abord bruyante et saccadée, se calma peu à peu et retrouva un rythme régulier. Elle ramena ses genoux sous son menton et les encercla de ses bras. Tremblante, elle enfouit son visage dans ses genoux, tandis que des mots lui revenaient par éclair en mémoire. Leucémie. 3 ans. Mort. Elle se leva aussitôt et se dirigea vers la salle de bain. Elle s'appuya contre le meuble blanc posé devant la glace et soupira. Elle leva les yeux vers le miroir. Ses yeux étaient gonflés et humides. Elle s'aspergea le visage d'eau et retourna s'allonger dans son lit. Elle regarda son radio réveil. 2h43. Elle serra contre elle sa peluche en forme de chien et essaya de lutter tant bien que mal contre le froid qui lui parcourait l'échine. Mais ces trois mots lui revenaient en mémoire, sans cesse. Cela suffisait à la faire mourir de peur. Peur de perdre ceux qu'elle aimait. Peur de le perdre lui. Des larmes se mirent à couler sur les joues déjà zébrées de la jeune fille. Sa peur prenait le dessus. Elle qui avait peur de la mort depuis toute petite allait subir une des épreuves les plus douloureuses et les plus pénibles de sa vie. Elle avait peur... Si peur... Elle se sentait égoïste, mais elle ne pouvait admettre que la vie allait continuer sans elle. Elle allait manquer tant de choses... Pour ne pas penser qu'à elle, elle ne pensait qu'à lui. Il était le seul à pouvoir lui faire oublier sa maladie. Sébastien... Elle l'aimait, mais elle n'arriverait jamais à le lui dire. Chaque jour qui passait n'était qu'un regret de plus dans son cœur. Son cœur qui souffrait déjà. Elle n'avait pas besoin de tout cela. Pas en plus de ce qu'elle avait déjà. Elle se redressa tout à coup, la peur lui tenaillant le ventre, des larmes coulant malgré elle sur ses joues brûlantes, comme à chaque fois qu'elle savait que la mort l'emporterait. Il lui fallu deux minutes et quarante-six secondes pour parvenir à se calmer. Elle posa la tête sur son oreiller, aussi moelleux que sa peur était grande. Elle regarda à nouveau son radio réveil. 3h03. Elle n'osait pas bouger de son lit. Elle n'osait même pas fermer les yeux. Elle alluma sa lampe de chevet, glissa la main sous son oreiller et sortit son journal.

Le 4 Octobre 2005

Cher Journal,
Voilà 2 ans que je suis malade, deux ans que j'ai cette maudite leucémie myéloïde. J'ai toujours ce même cauchemar qui vient me hanter... Ce cauchemar dans lequel je meurs, sans avoir pu révéler mes sentiments. Je n'ose même plus fermer les yeux, tellement ma peur est grande... J'ai tellement peur de la mort. Je n'arrive pas à imaginer que le monde continuera de tourner sans moi. J'aurais voulu vivre encore longtemps, connaître le monde, connaître la vie... A peine je commence à la découvrir, dans chaque parcelle qu'elle possède, qu'il me faut envisager de la quitter... Ma vie est une pièce de théâtre. Chaque jour, elle se joue. Chaque nuit, c'est l'entracte. Je ne suis qu'un pion au milieu d'un décor, entourée d'autres pions qui ne sont là que parce que cette pièce est la tragédie de ma vie. Ma leucémie n'est qu'un des nombreux actes de ce drame. La dernière scène du dernier acte. Ce que je sais, plus que jamais, c'est qu'un jour – demain, dans une semaine, dans un mois, dans un an... – le rideau de ma pièce tombera à jamais...

Camille se remit à pleurer. Elle se prit la tête dans ses mains. Une de ses larmes ne suivit pas la trajectoire habituelle, au lieu de continuer sa route le long de sa joue et de rester suspendue sur son menton, en attendant qu'une main vienne l'effacer, elle tomba de ses yeux et vint s'étaler sur la page de son journal. Camille ne songea même pas à l'essuyer. Elle posa ses bras sur son oreiller et y enfouit son visage dedans, pleurant toujours...


Le 6 Novembre 2005

Cher Journal,
Je sens que ma vie s'achèvera cette année. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens... Ce cauchemar me hante plus que jamais. Curieusement, depuis que j'ai appris que j'étais condamnée, je ne rêve plus de mon avenir. Avant cela, je m'imaginais, vivant heureuse dans le futur, avec trois enfants, Alice, Julia et Danny, et un mari. Ce dernier n'avait pas encore de visage fixe. Sans doute parce que je ne l'avais pas encore rencontré. Quand je suis tombée amoureuse de Sébastien, mon mari dans mes rêves ne prenait pas son visage. Je savais ainsi que Sébastien n'était pas celui qui me rendrait heureuse. Je m'imaginais vivant dans une jolie maison, à la campagne, entourée de chevaux, galopant dans les plaines avec mon pur-sang préféré, Ebène. Quelques semaines avant d'apprendre ma maladie, ma vision de l'avenir s'est arrêtée subitement. Je ne rêvais plus de mon futur. Je savais ainsi que j'allais mourir plus tôt que je ne le pensais... Je le savais, même en ne sachant pas la vérité. Maintenant, je ne sais plus quoi faire. Je vais mourir, avant même d'avoir pu savoir ce que voulait dire : Vivre...

Camille se sentait de plus en plus faible chaque jour. Elle ne mangeait plus. La nourriture n'avait plus de saveur pour elle. Elle maigrissait à vue d'œil. Pire encore, elle était constamment fatiguée. Elle n'arrivait pas à dormir. Ses sueurs nocturnes l'en empêchaient. Elle passait des heures entières à pleurer dans sa chambre, sans que rien, ni personne, ne puisse faire quelque chose pour empêcher ses larmes de couler. Ses parents lui avaient proposé d'arrêter le lycée parce que cela la fatiguait encore plus. Camille avait refusé. Elle n'adorait pas le lycée, mais c'était le seul moyen de le voir... Sébastien... Elle refusait de quitter le lycée avant d'avoir pu lui dire qu'elle l'aimait. Mais c'était toujours la même chose : elle le voyait mais détournait son regard, le laissant passer à côté d'elle sans la remarquer...
Camille adorait les étoiles. Du moins, elle adorait les regarder. Elle pensait que derrière chaque étoile, il y avait une signification secrète que chacun pouvait déchiffrer selon son propre cœur. Avec les étoiles de plusieurs constellations fixées dans le ciel, les unes à côté des autres, elle avait réussit à créer sa propre constellation... Un grand S qui dominait le ciel ! Chacune des onze étoiles de cette constellation était un espoir. L'espoir de ne pas flancher jour après jour...

Le 24 Décembre 2005

Cher Journal,
Demain, c'est Noël. Je sais que ce sera mon dernier Noël... Mon tout dernier... C'est fini... Je ne crois plus en rien... Depuis toute petite, je n'ai cessé de croire que les miracles existaient, que tout ce qu'on souhaitait très fort finissait par arriver, que les anges étaient là pour veiller sur nous... Comme j'ai été déçue... Cher Journal... J'ai perdu espoir... J'ai perdu espoir... à tout jamais...

Camille respira avec difficulté. Elle leva les yeux et se fixa dans le miroir. Ses yeux verts fixèrent ceux de son reflet. Elle posa sa main sur cette porte magique. Une porte qui ouvrirait sur un monde merveilleux où chacun était heureux, sans avoir à se soucier de quoi que ce soit. Il lui semblait que devant elle, une Camille rayonnante et heureuse la regardait et lui disait : "Aies confiance en toi !" Etait-ce cette vision soudaine qui la poussa à vouloir parler à Sébastien, ou tout simplement le fait d'être confrontée à la brusque réalité, celle de savoir qu'elle ne vivrait plus que six mois ?
Les jours se ressemblaient. La monotonie du quotidien n'avait pas changée depuis qu'elle était malade. Il lui semblait toujours aussi fade. Les jours s'écoulèrent, suivis des semaines auxquelles succédèrent les mois. Mai arriva et Camille comprit que l'heure était venue...
Ces jours-ci furent sans doute les plus pénibles de sa vie... La perspective de devoir ouvrir son cœur à un inconnu qu'elle avait à peine abordé au cours de sa vie la rendait plus faible encore. Mais le besoin qu'elle ressentait de le faire surpassait tout. Elle devait le lui dire, peu importe si c'était la dernière chose qu'elle ferait... Il avait été difficile pour elle de trouver un instant pour lui parler seul à seule. Lorsque enfin elle y parvint, elle prit son courage à deux mains...
_ Sébastien... Je... Je n'ai plus beaucoup de temps à vivre... Il fallait que je te le dise... Je t'aime... Depuis une éternité...
Elle ne pouvait pas rester là, à attendre sa réaction, sachant pertinemment qu'elle ne serait jamais celle qu'elle attendait. Les larmes aux yeux, la jeune fille s'enfuit, le laissant seul, troublé par ce qu'il venait d'entendre...

J'ai mal... Jamais encore mon cœur ne m'a fait souffrir à ce point... J'aurais aimé qu'il soit là pour moi... Je ferme les yeux. Je ne vois que le noir... Ce jour-là, j'avais envie de croire en quelques miracles possibles, mais je sais qu'il est trop tard... Soudain, je vois ses yeux. Je souris. Je ne mourrais pas seule... J'ai mal. Je sens le dernier souffle d'air s'échapper de mes lèvres. Et, dans un ultime effort, je prononce ce nom que j'ai tant aimé...
Sé... Séb... As... Tien...

Un garçon marche dans l'herbe mouillée. Il s'avance. Il est un peu perdu. Il ne sait pas pourquoi il est là, mais il devait lui donner sa réponse. Il regarde autour de lui. Il ne voit personne. La pluie commence à tomber. Elle hurle de désespoir. Il s'avance. Il cherche. Il ne trouve pas. Il revient sur ses pas. Il croit avoir trouvé, mais il se trompe. Après quelques minutes de recherche, il la trouve enfin. Il s'en approche et s'agenouille devant elle. Il pose un bouquet de roses à ses pieds. Il pleure. Il ne sait pas pourquoi. Mais c'est plus fort que lui. La pluie pleure avec lui. Il reste quelques minutes sans rien dire. Il n'ose pas. Mais il sait qu'il doit le faire, qu'il doit le lui dire... Il respire profondément et dans un dernier souffle, murmure :
_ Je suis désolé Camille, mais je ne suis pas amoureux de toi...


Elle aimait la vie, il aimait la mort,
Il vivait pour elle, elle est morte pour lui . . .
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Re: Espoirs et Réalités
Posté par starlette le 21/09/2007 21:23:17
l'histoire est magnifique, la perte d'un être est douloureuse...
quand ma meilleure amie a failli y passer, j'en ai souffert, je ne l'ai pas vue pendant 3 ans ensuite, 3 ans où elle est restée à l'hopital, coupée du monde.
Re: Espoirs et Réalités
Posté par mayunine le 20/09/2007 12:15:54
trop triste T_T
Re: Espoirs et Réalités
Posté par tchit le 18/09/2007 12:59:47
Très beau texte sur la passion amoureuse. La fin est magnifique.
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L'auteur : Frey Wilhazem
27 ans, Lille (France).
Publié le 18 septembre 2007
Modifié le 17 septembre 2007
Lu 835 fois

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