FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Essai

Voici un petit essai...


- Promets-tu de me revenir vite ?
- Je te promets de faire de mon mieux.
Je ne pouvais me résoudre à lui avouer que l'inconnu me faisait peur. Je la serrai dans mes bras, l'embrassant une dernière fois avant de me diriger vers mon taxi sans me retourner. La séparation m'était trop pénible. Je ne pus lui faire face pour observer son visage larmoyant. Je ne partais que pour 4 mois... Mais si, à ce moment-là, j'avais su que c'était la dernière fois que je pouvais t'embrasser, serais-je tout de même parti ?


Un an plus tard...
La chaleur était étouffante. Le soleil, filtrant à travers le store, rendait l'ambiance particulièrement pesante. Quelques perles couraient sur ma peau, s'insinuant lentement à travers les rainures qu'elle offrait. Pour un nordiste comme moi, le sud représentait l'enfer d'un point de vue climatique. Je fixais sans la voir la porte de mon compartiment.

- Tss... C'est toujours quand on peut pas fumer qu'on en a le plus envie...
Une vieille femme tourna un regard horrifié dans ma direction qu'elle détourna aussitôt, effrayée. " C'est vrai que je ne dois pas avoir bonne mine...  "
Un rapide coup d'oeil par la fenêtre m'indiquait que le prochain arrêt était celui où je devais descendre. Je rassemblais alors le peu d'affaires que j'avais décidé d'emporter pour cette nouvelle vie. C'était mon psychologue qui m'avait conseillé de changer de vie, de tout reprendre à zéro, ailleurs. Au final, je me demande bien si ce n'est pas pour se débarrasser de moi qu'il m'a dit ça... " Quelles mauvaises pensées pour commencer une nouvelle vie !  " Mon psychologue m'a toujours aidé, surtout dans les moments difficiles... Il avait toujours su me conseiller comme il le fallait, toujours su me dire les mots qui me réconfortaient, ceux qui me faisaient du bien. Il voulait simplement que j'aille mieux et que je cesse de m'apitoyer sur mon sort, que je reprenne tout en main.
Après le choc, j'ai arrêté de travailler, j'ai arrêté de voir du monde... J'ai arrêté de vivre. Puis je suis allé voir un psychologue. Il a su me consoler, me dire les mots qu'il me fallait entendre pour avancer à nouveau. Et c'est grâce à lui que j'ai pu à nouveau prendre conscience que j'étais vivant. Depuis ce jour où j'ai souris, je me suis promis de toujours écouter les paroles particulièrement rassurantes de ce guérisseur. Et voilà où j'en suis... À partir dans le Sud, moi qui n'a jamais aimé la chaleur.
Le train s'arrêta, provoquant une légère excitation chez la vieille femme de tout à l'heure. Je me levais, sac en main, afin de faire face à cette nouvelle vie déjà pesante. Je cherchais des yeux un écriteau sur lequel pouvait être écrit mon nom, m'indiquant alors que mon taxi était bien là. J'aperçus alors la petite femme blonde, trapue, à l'air froid, portant une ardoise blanche sur laquelle mon nom était écrit en vert.
- Monsieur Storm ? Me dit-elle dans une voix suraiguë.
- Oui.
- Veuillez me suivre.
Elle me conduisit à une superbe Audi A4 toutes options, avec l'intérieur cuir noir et un tableau de bord spacieux qui collait parfaitement avec l'usage de la voiture.
Le trajet fut relativement court, ce qui me permis de savoir que mon appartement se situait très près de la station métro. Pour la première fois, j'allais entrer dans ce qui allait constituer le début de ma nouvelle vie. Pressé je demandais au chauffeur de m'attendre une minute, le temps de déposer mes bagages, car j'avais rendez-vous au commissariat et que j'allais sûrement être en retard.
Je pris l'initiative de sonner chez le concierge car je savais qu'elle m'attendait.
- Monsieur Storm ?
- C'est bien cela.
- Votre appartement se situe au premier, laissez-moi vous le faire visiter.
- Oh, ce ne sera pas la peine, je n'ai pas le temps, j'ai rendez-vous au commissariat. J'ai juste besoin de déposer mes valises à l'intérieur.
- Très bien. Appartement 107. Bonne journée !
Son sourire gracieux me redonna du courage. Je grimpais les escaliers à vive allure, déposait mon sac à l'entrée, sans prendre la peine d'allumer les lumières. Je redescendais les marches aussi vite qu'une fusée, remontait dans le taxi en lui demandant de m'amener au commissariat.
Le trajet fut également rapide. Cinq minutes dans les bouchons. " Tant mieux, je pourrai aller au taff à pied...  ". Le bâtiment était simple, blanc. Des fenêtres, des barreaux aux fenêtres. Il n'était ni froid, ni accueillant.
- Bonjour, je viens voir Jake O'Connell.
- De la part de ?
- Benjamin Storm.
- Je l'appelle.
La secrétaire ne semblait pas être au courant de ma venue. Mais plus rapidement que je ne le pensais, je me retrouvais face à un homme d'un mètre quatre-vingt, à demi-chauve, probablement brun d'après les cheveux qui lui restaient.
- Monsieur Storm ? Bienvenue. Je suis Jake.
- Enchanté.
- Non, tout le plaisir est pour moi. Veuillez me suivre à mon bureau.
Il me fit traverser une foule d'employés livrés à eux-mêmes, sur le point de régler leur affaire. Nous entrâmes dans un bureau vaste et clair, où rien ne me semblât superflu. Il n'y avait là aucune photo de famille, aucun objet personnel, mis à part un stylo plume et quelques fiches de salaire.
- Monsieur Storm, puis-je vous demander pourquoi vous contentez-vous d'une simple unité de police alors que votre formation et votre carrière peuvent vous offrir tellement plus ?
- Eh bien... Je viens de reprendre le travail. Je suis ici pour changer de vie. Donc je veux recommencer à zéro, tout refaire.
- Bien, je ne vais pas essayer de vous en dissuader...
- Merci.
- Non, c'est moi qui vous remercie. Votre venue dans notre unité nous fera le plus grand bien. Venez, je vous conduis à votre bureau.
Le long couloir me semblait infini tant la gêne m'avait envahi. En effet, nous dûmes traverser ce corridor et alors, tous les regards s'étaient tournés vers nous, me dévisageant avec stupéfaction pour la plupart. Le chef de police marchait lentement, ne se rendant probablement pas compte de ce qui trottait dans ma tête et le malaise qui s'était soudain emparé de moi.
- Voici votre bureau, me dit-il une fois arrivé au fin fond du couloir.
Nous pénétrâmes dans une petite pièce carrée où un bureau en pin envahissait l'espace et où trois murs sur quatre étaient recouverts de ces tableaux d'affichage en liège.
- Merci, monsieur, de m'avoir accueilli aussi rapidement dans votre unité.
- Mais c'est moi qui vous remercie de vouloir y rester. Mais pour aujourd'hui, je vais vous demander de rentrer chez vous. Vous avez fait 7 heures de train et vous devez être fatigué, sans parler qu'il vous faut vous installer dans votre nouvel appartement, je suppose.
- Merci, monsieur, mais ça ira.
- Ce que je viens de dire ne tient pas lieu de discussion. Et ne m'appelez pas monsieur, appelez-moi Jake.
- Merci.
- Rentrez chez vous et revenez en pleine forme demain. D'accord ?
- Oui, merci encore.
Le chef sortit de mon nouveau bureau. Je m'asseyais quelques secondes sur mon fauteuil en mousse, puis me demandais ce qu'on pouvait bien mettre dans un bureau de flic. Toutes ces années d'inactivité m'avaient fait oublier les choses les plus simples.
Je sursautais quand je voyais entrer Jake me demandant de le suivre pour que je sois présenté au reste de l'équipe. Je le suivais, mal à l'aise à l'idée de devoir me retrouver à nouveau devant ces regards accusateurs. Jake tapa dans ses mains, attirant l'attention de tout le monde, y compris de la secrétaire qui m'avait accueilli :
- Votre attention s'il vous plaît ! Laissez-moi vous présenter le nouveau venu dans cette équipe. Il s'appelle Benjamin et il va rester quelques temps ici. Je vous demande de l'accueillir comme il se doit.
Tout le monde se détourna aussitôt, repartant à ses activités. Jake m'encouragea à retourner chez moi et me héla un taxi.
- Merci, Jake.
- Pas de quoi ! À demain.
La même femme qui m'avait accompagné chez moi vint me chercher deux minutes plus tard. Ce fut elle qui m'annonça que nous étions arrivés car je n'avais pas encore l'habitude de ce bâtiment qui représentait mon nouveau chez moi. Je la remerciais en lui donnant l'argent du trajet tout en pensant à m'acheter une voiture même si je savais pertinemment que j'irais au boulot à pied.
Je rentrai dans mon appartement, remarquant que les volets étaient fermés quand je me cognais dans mon sac abandonné en plein milieu du couloir. Je trébuchais encore sur deux pas, cherchant l'interrupteur quand la lumière s'alluma d'elle-même. Le détecteur de mouvement n'avait pas l'air très perfectionné...
J'ouvris les volets et visitai mon appartement. Le séjour était immense et les mus peints en blanc. Ma chambre était simple et confortable, tout autant que la salle de bain qui était très pratique. Ma cuisine était cependant design, à la mode et comme je la souhaitais. Telle que je l'imaginais. La baie vitrée laissait entrer la lumière du soleil couchant sur Central Park. Enfilant ma tenue de sport, je décidai sur un coup de tête de partir courir, afin de retrouver ma forme d'antan.
Central Park était l'endroit parfait pour courir mais pas à cette heure-ci. Bondé, les allées étaient pleines de couples et d'enfants qui criaient. Je fis un détour en passant par la ville. Je remarquait que New York était une ville où la phrase " traverser la rue seul " n'existait pas.
Je regardai un concessionnaire peugeot, me rappelant qu'il me fallait une voiture pour circuler dans cette ville de fous. Je me mis en tête d'aller regarder ce que cette marque proposait quand l'Audi me revint à l'esprit.

Un an plus tard...

Aujourd'hui je suis toujours dans ce même bureau, malgré le fait qu'il ait un peu évolué. En effet, mon outil de travail n'est plus en pin mais en chêne massif. Mon fauteuil n'est plus en mousse mais en cuir. Mon ordinateur de travail avait un écran plat 24 pouces et mon clavier était très design. Jake m'avait offert énormément de choses depuis mon arrivée, exactement un an plus tôt. À cette époque, je ne pensais pas devoir le récompenser ainsi.
J'ai toujours la même voiture depuis le jour où, pour la première fois, j'ai couru à New York. Mon Audi S3 m'attendait, comme toujours, dans les sous-sol du bâtiment de police. Mon téléphone sonna, me faisant sursauter alors que je rangeais les papiers d'une affaire de vol à l'étalage résolue.
- Oui ?
- C'est Jake. Je veux que tu suives Jill. Elle va te mener à Central Park pour une affaire de meurtre.
- Je vois. La victime est identifiée ?
- Il vaut mieux que tu viennes.
- D'accord, je vais chercher Jill.
- Merci. À ce soir.
- Tu ne viens pas ?
- Non, je suis déjà passé.
- Jake, que se passe-t-il ? D'habitude tu me donnes plus d'infos...
- Ne pose pas de question.
Et il raccrocha. Son silence éveilla ma curiosité.
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Re: Essai
Posté par windowman le 24/09/2010 17:27:22
Avec plaisir ^^
Re: Essai
Posté par natacha153 le 24/09/2010 11:31:17
pas faux!!!! merci pour les tuyaux, ça fait toujours plaisir de voir que certains lisent ses textes avec attention =)
Re: Essai
Posté par windowman le 16/07/2010 22:57:52
N'en faites pa trop, jeune fille ! C'est loin d'être catastrohique ^^

Mais comme tout, toujours, ça peut être amélioré.

Attention toutefois à ne jamais sombrer dans l'excès inverse : le mieux serait alors l'ennemi du bien !
Re: Essai
Posté par natacha153 le 16/07/2010 18:05:02
oui j'avoue avoir toujours eu quelques difficultés niveau concordance des temps >.<
Cet essai est un début non retravaillé, écrit au feeling, sans plan sans relecture alors j'imagine qu'en effet mes transitions doivent être catastrophiques ^^
et merci pour la description, c'est une excellente idée ^^
Re: Essai
Posté par windowman le 13/06/2010 09:10:14
Un début d'histoire prometteur, mais quelques maladresses de langue l'entachent un peu : essentiellement une conusion épisodique entre imparfait et passé simple, et quelques erreurs de concordance des temps excusables.

Peut-être aussi pourrais-tu améliorer les transitions. L'ellipse, brutale et répétitive, casse le rythme et rend l'histoire un peu artificielle.


Une suggestion cependant : lorsqu'il décrit son appartement, ce serait peut-être intéressant de décrire Central Park à partir du moment où il ouvre les volets ?
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L'auteur : Natacha V..
26 ans, Nice (France).
Publié le 13 juin 2010
Modifié le 30 mai 2010
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NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143