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Extraits de livres (1)

Voici les extraits de quelques livres... Des livres drôles voire hilarants, des histoires d'amour comtemporaines, des histoires d'amitié, des histoires si belles...


Voici quelques extraits de livres que j'aime. J'espère vous faire partager mon plaisir...

Voici 5 extraits de livres... La suite bientôt...


Vous revoir - Marc Lévy

"A l'accueil, une jeune infirmière remplaçait Betty. Lauren effaça son nom du tableau des médecins en service. Le radiologue qui l'avait reçue au service d'imagerie médicale achevait aussi sa garde, il vint à sa rencontre et demanda comment s'était déroulée l'intervention, si son patient s'en était sorti correctement. En l'accompagnant vers la sortie, Lauren lui fit un compte-rendu des événements de la nuit, elle ne mentionna pas l'épisode qui l'avait opposée à Fernstein et ajouta que ce dernier avait préféré laisser la petite anomalie vasculaire en place. "
Chapitre 12


"Le week-end s'annonçait beau, pas un nuage ne venait troubler l'horizon. Tout était calme, comme si la ville se réveillait d'une nuit d'été trop courte. Pieds nus, les cheveux en bataille, vêtue d'un vieux pull-over qu'elle portait comme une robe légère, Lauren travaillait à son bureau, reprenant ses recherches là où elle les avait laissées la veille.
Elle continua jusqu'au milieu de la matinée, guettant l'heure du courrier. Elle attendait un ouvrage scientifique commandé depuis deux jours, elle le trouverait peut-être enfin dans sa boîte aux lettres. Elle traversa le salon, ouvrit la porte de son appartement et sursauta en poussant un cri.
- Je suis désolé, je ne voulais pas vous faire peur, dit Arthur, les mains croisées dans le dos. J'ai eu votre adresse grâce à Betty. "
Chapitre 15


Cosmétique de l'ennemi - Amélie Nothomb

"Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté. C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas. "
1ère page


L'emprise - Michèle Desbordes

"L'air est d'une extrême douceur, parfois la pluie tombe à grosses gouttes tièdes, douce elle aussi. Est-ce cela, cette douceur, cette tiédeur, ce visage penché sur elle ? Est-ce la voix qui berce, la voix qui chante, elle ne pense qu'à consentir. Dans ce fouillis d'herbes, de fleurs sauvages. Dans cette exceptionnelle, cette prodigieuse tendresse. D'un doigt le soldat caresse l'intérieur des lèvres qu'il écarte doucement, d'un souffle contre l'oreille elle entend qu'il dit, avec son drôle d'accent le mot poupée. Elle se souvient d'apercevoir un morceau de ciel entre les branches quand il la couche, de sentir une odeur de laine mouillée et d'eau de Cologne. Plus tard sous les pervenches, les myosotis, elle sent le visage, les mains du soldat qui chuchote des mots qu'elle ne comprend pas. Elle n'a pas besoin de comprendre, elle n'a pas besoin de penser, elle écoute la voix, la douceur, immobile, consentante. Comme autrefois, comme il y a très longtemps, la petite est abandon, la petite est consentement, c'est de cela qu'elle se souviendra, du consentement, de l'abandon. Elle se souviendra sans avoir à convoquer le souvenir, il sera là à chaque instant offert, consentant lui aussi, prêt à être rêvé, à se découper sur l'écran en images de la plus grande netteté, la plus grande précision. "
37è page

"Un jour sur une des îles, tout en haut d'une colline qui plongeait dans la baie, j'ai vu un homme mourir, dans sa maison, dans son lit poussé devant la porte grande ouverte. J'ai vu le lit dans le jour de la porte et dans le lit, appuyé sur ses oreillers, le vieil homme qui regardait la mer, et j'ai compris qu'il mourait, que s'il était comme ça à regarder la mer sur son lit devant la porte, c'est que pour lui le moment était venu. Le ciel était bleu, de ce bleu qu'il y a là-bas sous les tropiques. Du haut de la colline on voyait la mer tout en bas dans la baie, et les bateaux qui rentraient au port. On voyait l'indicible, l'insoutenable beauté. Je me suis dit que la mort ne pouvait aller qu'avec ça, cette beauté, ce ciel bleu. Cette façon qu'a le monde en silence et dans une grande douceur de se défaire d'un coup, de dire en peu de choses et peu de temps ce qu'il y a à dire. Que mourir n'était peut-être rien d'autre que s'étendre à demi sur un lit comme dans Rome il y a deux mille ans aux soupers de fête, et regarder la mer tout le temps qu'il faudrait. Mourir les yeux dans la mer un jour qu'elle serait bleue. "
165è page


Le retour du hooligan - Norman Manea

"Partir n'était pas seulement mourir un peu, comme lors de tant de séparations mélancoliques : ce pouvait aussi signifier le suicide, le voyage ultime. Pour autant, c'était aussi la promesse d'un salut, fût-il partiel et temporaire. La promesse d'échapper à l'incendie. Une issue de secours, une solution précipitée. Sortir en hâte de la maison en flammes, sans savoir si demain on aura un toit au-dessus de la tête. Se sauver de la mort, tout simplement, d'une mort non pas métaphorique, mais bien concrète, imminente, irrémédiable. L'urgence avait ses exigences et ses contradictions propres. Plutôt que l'expression d'un instinct de survie, mon acte était une impulsion irréfléchie. Car en vérité, je ne savais pas où je voulais aller. "
158è page

"Mais la vie ne s'arrêtait pas à ces contradictions dépassées. La lutte des classes ne cessait de s'exacerber, nous avertissait le camarade Staline, les agents de l'ennemi pullulaient évidemment jusque dans le vieux lycée Hasbourgeois que je fréquentais maintenant, parmi les professeurs impérialistes et les élèves réactionnaires, fils de koulaks, d'avocats, de commerçants, de popes, de rabbins ou d'anciens politiciens de l'ère capitaliste.
En proie à des désirs brûlants, je me de caresses avec quelques condisciples dans l'obscurité d'une salle de cinéma, préparation à l'accouplement libérateur avec une partenaire ne pouvant être, pour le moment, que la serveuse qui dormait dans la cuisine et dont je guettais les mouvements, la nuit, en retenant mon souffle. "
179è page


Candide - Voltaire

"Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé ; il était décidé par l'université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.
On avait en conséquence saisi un Biscayen convaincu d'avoir épousé sa commère, et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arraché le lard : on vint lier après le dîner le docteur Pangloss et son disciple Candide, l'un pour avoir parlé, et l'autre pour avoir écouté avec un air d'approbation : tous deux furent menés séparément dans des appartements d'une extrême fraîcheur, dans lesquels on n'était jamais incommodé du soleil ; huit jours après ils furent tous deux revêtus d'un san-benito, et on orna leurs têtes de mitres de papier : la mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n'avaient ni queues ni griffes ; mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites. Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivi d'une belle musique en faux-bourdon. Candide fut fessé en cadence, pendant qu'on chantait ; le Biscayen et les deux hommes qui n'avaient point voulu manger de lard furent brûlés, et Pangloss fut pendu, quoique ce ne soit pas la coutume. Le même jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable.
Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant, se disait à lui-même : " Si c'est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? Passe encore si je n'étais que fessé, je l'ai été chez les Bulgares. Mais, ô mon chez Pangloss ! Le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi ! Ô mon cher anabaptiste ! Le meilleur des hommes, faut-il que vous ayez été noyé dans le port ! Ô Mlle Cunégonde ! La perle des filles, faut-il qu'on vous ait fendu le ventre ! "
Il s'en retournait se soutenant à peine, prêché, fessé, absous et béni, lorsqu'une vieille l'aborda et lui dit : " Mon fils, prenez courage, suivez-moi. " "


La liaison - Anna Dillon

" Mais si elle avait tort à propos de ce rendez-vous avec sa maîtresse, s'il avait vraiment été avec Jimmy, alors ses doutes n'étaient pas fondés. Et si elle avait tort à propos de cela, à propos de quoi d'autre se trompait-elle ?
La respiration de Robert ralentit et prit un rythme régulier.
L'avait-elle mal jugé ? Y avait-il une explication raisonnable et rationnelle à toutes les preuves qu'elle avait accumulées, les quelques fragments de preuve ? Se corrigea-t-elle. N'était-elle pas en train de jouer à l'épouse paranoïaque d'un bel homme, pleine de méfiance et de jalousie ? "
Chapitre 12

"- Que dois-je faire si quelqu'un me pose des questions ?
- Tu as deux options : nier ou reconnaître les faits. Si tu reconnais, tu dois être préparé aux conséquences, qui affecteront ton foyer, ta famille, tes amis, ton boulot. Moi, je te conseille de nier. Nie tout en bloc et reste sur tes positions. Assure-toi que, de son côté, Stéphanie nie aussi. Mais assure-toi que Kathy soit au courant de la rumeur avant qu'on ne lui en parle. Dis-lui que tu as entendu que cette histoire tournait et attire son attention le premier. Tu dois lui faire croire que c'est faux. Si elle ne se doute de rien, alors tu es OK ; par contre, si elle soupçonne déjà quelque chose, là tu vas confirmer ses soupçons.
Robert ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais Jimmy leva une main.
- Et ne me dis pas que tu ne veux pas lui mentir. C'est déjà fait. Là, c'est juste une prolongation de ton mensonge. "
Chapitre 24
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Re: Extraits de livres (1)
Posté par mimi_uragi le 14/11/2006 07:47:40
zeromantik : vis à vis de la charte sur l'ecriture des article, ce qu'il ou elle a fait va à l'encontre....il ou elle aurait du raconter autrement le livre et donner son avis...pas faire coipier-coller....
Re: Extraits de livres (1)
Posté par zeromantik le 13/11/2006 21:14:49
Qu'importe la façon dont cet article a été rédigé, de toutes façons l'auteur n'est plus inscrit sur le site..?

Moi je trouve cet article rafraîchissant et s'il peut donner envie de lire un bouquin à une seule personne, eh bien il n'est pas vain.
Re: Extraits de livres (1)
Posté par ptit sucre le 13/11/2006 20:09:43
Ouais ^^
Un peu façile comme article.
Re: Extraits de livres (1)
Posté par mimi_uragi le 13/11/2006 14:10:41
c'est pas un article ça! copié-collé....! et zou à la benne! :)
Re: Extraits de livres (1)
Posté par je n'aime pas les mâles polis le 13/11/2006 11:34:44
Et Dieu inventa les topis pour les passages d elivres non commentés.
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Publié le 13 novembre 2006
Modifié le 21 octobre 2006
Lu 926 fois

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