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Faut-il larguer Lamar ?

Le transfert de Lamar Odom des Los Angeles Lakers vers les Dallas Mavericks est en train de tourner au fiasco. Quelles sont les raisons à ses problèmes ? Quelles solutions envisager ?


Depuis son transfert de Los Angeles vers Dallas, Lamar Odom n'est plus que l'ombre de lui même. Alors qu'il était un des hommes fort du groupe de Phil Jackson titré en 2009 et 2010, l'ancien meilleur sixième homme de la ligue ne parvient pas à s'imposer aux sein des Mavericks et ainsi aider cette équipe à partir à la conquête d'un deuxième titre consécutif.
Comment peuvent s'expliquer ces contres performances ? Que va t-il advenir de ce joueur ?

Retour fin 2011. Après un lock out de plus de 5 mois et une campagne de play-off ratée, les Los Angeles Lakers cherchent à se relancer. Un transfert semble inévitable, et c'est ce bon vieux Lamar Odom, malgré ses (très) bon et loyaux services qui prend la porte direction Dallas, en échange d'une bouchée de pain.
Remplaçant de luxe, Odom débarque chez les champions en titre et doit apporter son expérience et sa polyvalence dans un effectif largement remanié (départ de Tyson Chandler, J. J Barea, Caron Butler...).


Une polyvalence et un effectif jouant contre lui

Cependant, le nouveau joueur de coach Carlisle peine à trouver sa place. Back up de Dirk Nowitzki et Shawn Marion, tout deux titulaires indiscutables et indéboulonnables sur les postes 4 et 3, Lamar doit même parfois se glisser dans la peau d'un meneur de jeu lorsque que Jason Kidd est sur le banc.
L'ex Laker à du mal à s'adapter et cela se ressent sur le jeu de son équipe. Brillant dans le jeu en triangle cher à Phil Jackson, le collectif et les systèmes de jeux de Rick Carlisle ne lui conviennent pas, et l'empêche de s'exprimer pleinement.
Et les chiffres confirment ce terrible constat. Culminant en moyenne la saison passée à près de 15 points, 9 rebonds et 3 passes décisives en 32 minutes ; il ne tourne plus que désormais à 8 points, 5 rebonds et une 1 seule passe en 21 minutes. Et c'est bien ses baisses de production qui explique la diminution de son temps de jeu (en plus d'une rude à son poste), et non l'inverse.
Doté d'un esprit de créateur de jeu dans le corps d'un ailier fort, l'ancien meilleur sixième homme n'est pas dans son rôle et ne parvient pas à sublimer ses brillants coéquipiers comme au temps où il évolué dans l'antre du Staples Center.


Un mental friable, qui craque au plus mauvais moment.

Arrivé hors de forme au training camp, le numéro 7 de Dallas possède un passé douloureux. Le décès de son fils survenu quelques années plus tôt lui laissera à jamais des traces. Ajoutez à cela le choc d'être écarté du jour au lendemain de son club de cœur, la délicate santé de son père, et un zeste de dérapage people, et vous obtiendrez le cocktail idéal pour mettre en péril l'un carrière d'un homme. La où la motivation sans limite d'un joueur comme Kobe Bryant ou le leadership de Derek Fisher le transcendait, les actuels cadres de Dallas n'ont toujours pas réussis à mettre en condition ce merveilleux joueur de basket que peut être le double champion NBA.
Lamar Odom est un joueur fonctionnant à l'affectif. S'il se porte bien, alors son équipe est prétendante au titre ; mais s'il va mal, alors lui et ses coéquipiers peuvent sombrer.
Et les hommes de Rick Carlisle sont dans cette situation, malgré une belle embellie fin janvier, avec, à l'heure de ces lignes, une série de 4 défaites consécutives.


Quid de son futur ?

Aujourd'hui au chevet de son père malade, Odom reste impuissant et est temporairement écarté du groupe. On sait qu'il a pensé à la retraite sportive, même si cela semble exagéré. Appelé à être envoyé en D-league pour se remettre en forme physiquement et mentalement afin d'être prêt pour la deuxième moitié de la saison, l'intérieur des Marvericks fut finalement invité à rejoindre l'équipe au plus tôt.
En revanche, avec un fougueux propriétaire comme Marck Cuban aux commandes, l'aventure de Lamar à Dallas pourrait bien tourner court avant la date limite marquant la fin des transferts le 15 mars prochain. Faut-il échanger un joueur, certes talentueux, mais clairement mal dans ses baskets ; ou est-il plus judicieux de le conserver dans l'optique des play-offs et ainsi s'avérer être une pièce maitresse ?

Que le staff des Marvericks fasse le choix de la patience ou la raison, peu importe, mais Lamar Odom doit rebondir, et vite.
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L'auteur : François Socrates
23 ans, Nantes (France).
Publié le 24 mars 2012
Modifié le 17 mars 2012
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