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Homosexualités : mode d'emploi...

Parce qu'on dit tout et n'importe quoi, et parce que, souvent, on le croit, quelques éléments de réflexion...


Petite tentative de débroussaillage dans cette jungle obscurantiste des poistions les plus extrêmes et dangereuses...


En tant que déviance légère

La construction de l'identité sexuelle d'un individu se fait lors de son enfance. C'est durant cette période critique de développement que le conscient et l'inconscient se bâtissent, qu'ils prennent leurs repères. C'est durant cette période également que s'opère la majeure partie de la socialisation. C'est dans cette première tranche de vie que le complexe d'Oedipe et son pendant féminin sont cruciaux dans le devenir de l'individu. L'enfant doit reconnaître, consciemment et inconsciemment, son parent de même sexe comme rival et identifiant, et son parent de sexe opposé comme partenaire reproducteur logique. Dans le cas où ces premières indications sont faussées (absence du père ou de la mère, éducation hyperféminisée pour une fille, ou pour un garçon, éducation hypervirilisée pour un garçon, ou pour une fille), le "radar biologique", chargé de canaliser les hormones et de rationaliser les émotions, est faussé, ce qui peut faire aboutir l'individu à une déviance sexuelle telle que l'homosexualité, dans tous ses degrés (de la simple curiosité à la profonde attirance physique). De plus, lorsque l'on est si habitué à un sexe, et que son pendant nous est totalement inconnu, on trouve une bien plus grande sécurité à utiliser un appareillage connu. Ainsi, dans cette situation, l'homosexualité peut être une forme de sécurité.
Dans le cas d'une éducation hyperféminisée, la fille se retrouve dans un univers homogène duquel l'homme est exclu. Le mâle, ainsi réduit à l'état d'étranger, devient un danger mystérieux et menaçant poussant la fille à rechercher la sécurité de rapports lesbiens ; tandis que le garçon, lui sera emprunt de "l'être" féminin auquel il s'identifiera, et recherchera donc comme partenaire reproducteur les humains du sexe opposé à l'identité qu'il s'est construite, c'est à dire un homme.
Dans le cas d'une éducation hypervirilisée, les effets s'inversent : le garçon sera effrayé par l'animal féminin, tandis que la fille attendra la princesse tant convoitée par son entourage masculin. Dans le cas de ces deux déséquilibres, l'individu ayant des repères tronqués sera davantage bi-sexuel qu'homosexuel, avec tous les problèmes que cela entraîne en matière de stabilité psychologique et d'insertion sociale. En effet, de cette ligne de conduite ambiguë ressortira une impression de confusion, de chaos, impropre à toute fixité constructive dans les rapports avec les autres.
Parce que l'équilibre est difficile à trouver entre fille et garçon, nombreux sont ceux qui ont des tendances bi-sexuelles, refoulées plus ou moins bien par la socialisation subie par l'individu. En effet, si l'on prend l'exemple d'un jeune garçon élevé en milieu hypervirilisé, son hétérosexualité pourra se construire grâce à la permanence de modèles très cadrés, des clichés fortement marqués par l'hétérosexualité naturelle de l'Homme, avec le risque cependant d'en faire un machiste, sans garantie qu'il n'y ait pas de révélation d'homosexualité à un âge plus avancé. Si ce constat d'impuissance flagrante peut paraître pessimiste, il faut rappeler que la fréquence de ces ambiguïtés sexuelles est rare, car la nature, à travers les hormones sexuelles et l'appareillage biologique, l'emporte la plupart du temps sur les hésitations psychologiques.
Dans les cas de misogynie, misanthropie, machisme ou féminisme, c'est parce qu'il n'y a aucune considération pour le sexe opposé qu'il se fait une profonde cassure entre homme et femme, empêchant tout rapport amoureux bâti sur le respect. L'homosexualité est alors la seule forme légitime d'amour possible.
Pour l'homosexualité en tant que déviance, il est à isoler un cas à part : l'homosexualité narcissique. Dans l'expression de celle-ci, le déviant considère ses partenaires de même sexe comme projections de lui-même. En leur faisant l'amour, c'est à lui qu'il fait l'amour. Cette déviance se traduit souvent par la recherche de partenaires beaux et jeunes (davantage qu'on l'est soi-même). Rappelons que Narcisse, jeune homme mythologique d'une grande beauté, repoussait toutes ses prétendantes, n'aimant que lui, cherchant à se fondre dans son reflet. Il périt noyé en tentant d'étreindre son reflet, comme on fait l'amour à notre âme soeur. Il fut changé en fleur, symbole particulièrement pertinent puisque la fleur s'épanouit en tendant vers le soleil, allégorie de la perfection. Le mythe de Narcisse exprime cette recherche de soi-même en les autres, cette volonté de recevoir toute l'affection et l'adoration que l'on éprouve pour soi, cette recherche d'un autre soi qui soit plus parfait que nous. Cette déviance narcissique de l'homosexualité est donc la concrétisation du mythe conté par Ovide il y a tant de siècles. Cette forme d'homosexualité serait davantage une pathologie visant à l'appropriation de la beauté dont nous nous croyons dépourvue qu'une forme d'amour et toute l'infrastructure d'échanges enrichissants que cela induit. Ce n'est donc bien souvent qu'une course stérile n'aboutissant qu'à une autodestruction lente et douloureuse, puisque systématisation d'une hypertrophie de l'ego, donc perte des réalités et des repères.


En tant que déviance lourde (vice)

L'Homme est l'individu le plus contradictoire de la création. Comme tout être vivant, il privilégie naturellement sa propre survie et son intérêt. Pourtant, cet intérêt qu'il poursuit toujours le conduit souvent à se sacrifier, voire à souffrir ou mourir. Ce paradoxe apparent est dû à la dualité de l'Homme, dans lequel s'affrontent deux forces opposées mais complémentaires dans un effrayant combat dont l'issue pourrait se révéler aussi tragique que la fin de l'Humanité ou bien aussi glorieuse que la sage et pacifiste hégémonie humaine sur l'univers. Ces deux forces peuvent être décrites en les caricaturant quelque peu schizophréniquement comme la présence en un seul corps d'un animal bestial assoiffé de domination et mû par ses instincts, et d'un être spirituel et social aspirant à la paix et à l'amour entre les êtres. Dans la plupart des cas, ces deux élans se contiennent mutuellement et font de l'Homme une créature chétive et néantissimement inutile. Mais parfois, ces deux êtres se complètent, collaborent à l'édification d'un être humain meilleur. Et quelques fois, c'est la bête qui remporte le combat, et la lumière que l'on porte au fond de nous s'éteint. Cela s'exprime par la perte des valeurs que l'humanité se fixe comme idéales : on en vient à faire souffrir les autres pour notre propre plaisir. Nous jouissons de ce qui effraie les autres. L'homosexualité dans ce cas n'est qu'une forme de perversité, au même titre que la scatophilie, la zoophilie, ou encore la pédophilie et le viol en général. C'est parce qu'elle n'est pas naturelle ni normale que l'homosexualité attire.
En effet, dans le cas de ces déviants pathologiques, ce n'est plus que l'expression de l'animal-Homme, qui cherche par tous les moyens à assouvir ses moindres besoins et caprices, sa soif de domination, sa perversité et son attrait pour l'interdit, parfois couplés à un délire d'avilissement sado-masochiste.


En tant que choix

Une autre possibilité, souvent découlant des déviances légères évoquées plus haut, consiste en un choix volontaire, assumé et proclamé d'une forme de sexualité "anormale". Souvent, lors de l'adolescence ou des années qui la suivent, dans le corollaire du refus du système de société bâti par nos ancêtres, le jeune cherche à se construire, à se comprendre en s'opposant aux normes établies. Dans ce cadre d'émancipation identitaire, la revendication homosexuelle agit comme une provocation pour tester les adultes et leur système, pour tester les limites, et souvent même se mettre soi-même au défi. Car rien n'est plus insupportable et difficile pour un jeune que de se résigner à n'être que comme tout le monde, un adulte en devenir, cet adulte même qu'il abhorre. Cette crainte de l'avenir qui s'exprime ainsi rejoint parfois d'autres conduites auto-destructrices ou avilissantes telles que l'automutilation, le suicide, la consommation de drogue, la prise de risque sous toutes ses formes.


En tant qu'éventualité

Le dernier cas d'homosexualité envisageable, le plus légitime sans-doute, c'est lorsque cette homosexualité est accidentelle est n'a été rendue possible que par la rencontre singulière de deux êtres parfaitement complémentaires. En effet, l'Homme étant un être incomplet car animal social ayant besoin de communiquer, il recherche constamment la présence d'autres individus auprès desquels il peut à la fois se sentir exister et légitime, mais aussi avec lesquels il puisse partager ce qu'il est. Or, l'opacité entre les êtres conduit à une incompréhension latente entre les êtres, opacité renforcée par les tabous sociaux. Donc cette quête d'une communauté, parce que l'édification de liens sociaux efficaces et épanouissants est des plus épuisantes et accaparantes, se mue le plus souvent, dans le sillage et la tradition de l'instinct de reproduction, en la recherche d'une "âme sœur" complémentaire qui conjuguera à la fois un système similaire de pensée, des qualités compensant nos forces et faiblesses, et contentant également notre besoin d'utilité et d'interdépendance.
A partir de là, si la socialisation est peu marquée par des modèles sexués, l'amour n'a ni visage, ni sexe, et n'est qu'un esprit : l'homosexualité dépend alors des circonstances et des personnalités (c'est alors une homosexualité ponctuelle dans la plupart des cas, fondée sur des sentiments très profonds puisqu'ils ont permis de passer outre les barrières psychologiques et sociales).
Ainsi, l'hétérosexualité, dans le fonds, puisqu'elle n'est justifiée que par le souci de reproduction ou la curiosité pour un être différent sexuellement, perd de sa normalité lorsque la reproduction devient accessoire. Et dans un monde ou la parentalité est un choix, où il n'y a plus de dynastie et d'héritage à préserver, où l'on peut s'épanouir de diverses façons autres que l'édification d'une famille, l'homosexualité occasionnelle - ou plutôt l'impertinence de la question du sexe dans les rapports amoureux - peut être considérée comme un degré supérieur de l'évolution humaine.


Synthèse

Ainsi, si cette réflexion n'engage que moi, elle introduit au moins une notion essentielle : il n'y a pas qu'une sorte d'homosexualité. Il y a en quelque sorte autant d'homosexualités qu'il y a d'individus, chacune empruntant tout ou partie aux catégories ébauchées ci-dessus. Et c'est dans cette diversité que l'homosexualité doit être pensée.
Beaucoup d'homosexualités sont des expériences de souffrances, en partie parce qu'elles relèvent davantage des premières catégories que de la dernière. Beaucoup d'homosexuels se mettent en danger, souffrent et meurent pour s'être obstinés à se vouloir homosexuels, ou hétérosexuels, ou bisexuels, alors qu'ils avaient sans doute encore un bout de chemin à faire sur la voie de leur identité sexuelle et psychologique.
J'imagine déjà certains commentaires de mes détracteurs, notamment en ce qui concerne ma vision pathologique de l'homosexualité pour les trois premières catégories, et de ma vision en apparence apologique de l'homosexualité dans ma dernière catégorie. Je répondrais à ceux-ci qu'ils ne m'ont pas compris. Pour ce qui est des expériences homosexuelles pathologiques, je n'accuse pas les individus de folie ou de perversion, mais seulement la façon dont ils envisagent leur sexualité, qui est la conséquence de malentendus et conduit à de trop grandes souffrances pour des individus fragilisés. Quant à l'apparente apologie que je fais de l'homosexualité, c'est un malentendu si vous me comprenez ainsi. Ce que je prétends, c'est qu'avec l'évolution de nos sociétés, la reproduction ne peut plus légitimer l'hétérosexualité, d'une part à cause de la dérégulation des normes et traditions sociales, et d'autre part pour les techniques de plus en plus asexuées de procréation. Ainsi, je ne claironne pas l'avènement de l'homosexualité bienheureuse, mais l'ère d'une humanité ayant dépassé les clivages sexuels ou autres pour aller à la rencontre de l'autre.
Pour information, je suis en ménage avec une jeune femme géniale qui correspond à tout ce que j'avais rêvé et avec qui je suis des plus heureux. Mais je crois sincèrement que si elle avait été un garçon, nos tempéraments si complémentaires et nos points communs auraient pu nous conduire à une relation homosexuelle tout aussi épanouie. Ce que je soutiens, c'est que, peu à peu, une sexualité sans clivages se développe, et que l'on tente abusivement de cadrer sous des termes absurdement réducteurs de bisexualité, trans-sexualité, hétérosexualité ou homosexualité. Mais c'est un nouveau type d'amour qui se développe, au-delà des impératifs hormonaux et reproductifs, au-delà des traditions sociales et historiques.
Mais si j'ai voulu publier cette réflexion, ce n'est pas tant pour les homophobes que pour les homosexuels qui se déclarent ici avec provocation ou ceux qui souffrent en silence. J'espère pouvoir les aider à mieux se comprendre, mieux s'accepter et mieux vivre leur sensibilité, afin qu'ils puissent être, simplement, sans s'ancrer dans mes trois premières catégories, en étant libre d'aimer avec le cœur, et non avec la peur.
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Re: Homosexualités : mode d'emploi...
Posté par windowman le 21/11/2007 05:57:46
J'avoue utiliser certains termes avec maladresse, mais l'essentiel de mon message, tu l'as compris ^^ Reste que je citais ces "courants" comme exemples de phénomènes parasitant la sexualité sans la légitimiter.
Re: Homosexualités : mode d'emploi...
Posté par flougaussien le 20/11/2007 16:11:11
Je n'ai pas lu les autres commentaires ; ça me fais trop.

En ce qui concerne on texte, j'aime bien la conclusion avec l'idée "l'amour n'a pas de sexe".

Dans le reste, un petit détail me chagrine, qui n'est pas directement lié à l'homosexalité : tu as l'air de dire que "féminisme" est le contraire de "misogyne" ou "macho". Or le féminisme signifie juste "vivre en harmonie entre hommes et femmes, dans le respect d'autrui". Je sais, le terme est trompeur, et quelques féministes sont sans doute un peu trop "anti-hommes", mais ça s'arrête là.
Re: Homosexualités : mode d'emploi...
Posté par windowman le 27/05/2007 09:43:30
Merci lost child. Mais je crois que j'ai dû manquer de clarté.

Mon objectif était de dédramatiser la question de la sexualité "anormale" en écartant toutes les façons qu'elle avait d'être pathologique, comme le note popogate dans le commentaire ci-dessus. Ainsi, je voulais proposer l'idée somme toute plus dérangeante mais moins problématique d'une sexualité "désexualisée", dans le sens où elle ne relèverait plus de l'identité sexuelle des individus, mais découlerait naturellement d'une relation de proximité. Autrement dit, je voulais proposer l'idée que, à notre époque et dans le futur, il était probable que l'hétérosexualité cesse d'être une norme psycho-sociologique (demeurant toutefois naturelle dans la logique de procréation), pour que la sexualité, sans tabous ni règles, ne soit plus que l'expression sensuelle de l'affection qui unit deux êtres, quel que soit leur sexe.

Ma démarche n'est donc pas tant de catégoriser des homosexualités que de choisir d'expliquer en quoi il est abusif de mettre des catégories. Pour moi, la sexualité doit aller vers une existence sans normes. Seuls doivent prévaloir le respect du partenaire et l'affection réciproque. Et il s'avère assez couramment que les pratiques sexuelles, conséquence de la psychologie des individus, soit pathologiques.

Ainsi, mon titre se justifiait par le fait que je voulais proposer aux personnes mal dans leur peau et à tout autre qui voudrait réfléchir là-dessus quelques réflexions pour comprendre d'où viennent les déterminants sexuels qui nous animent. Ce mode d'emploi, ainsi, s'offre commee boîte-à-outils pour aider à comprendre, et c'est en cela que j'en fais un mode d'emploi, même si j'ai alors l'air de dire qu'il n'y aurait qu'une bonne explication ^^. Là où, effectivement, je reconnaîs que le terme "homosexualités" est mal choisi, c'est que je ne traite pas réellement de l'homosexualité seule... "Sexualités" aurait été plus aproprié. Mais il se trouve que j'ai écrit cet article en réaction à de nombreux commentaires et "gestes" de personne qui se disaient ou croyaient homosexuels et en souffraient.

Pour résumer, donc, ma théorie c'st que, en excluant les sexualités pathologiques, l'amour prévaut sur toutes les normes (à condition qu'il y ait respect réciproque entre les partenaires (un véritable respect, et pas juste une déclaration de bonne foi)) et que la sexualité, n'est que la manifestation sensuelle de l'affection partagée.
Re: Homosexualités : mode d'emploi...
Posté par popogate le 27/05/2007 09:20:56
ça devient un vrai débat philosophique. Comme vous le soulignez, au dela de la sexualité, c'est aimer.
Il est vrai qu'il existe chez les gays (chez les lesbiennes je ne sait pas) beaucoup de gens qui ne recherche QUE le sexe, et j'en connais un tas. C'est gens la, moi même, je ne les comprend pas toujours et pourquoi pas penser que ce besoin de partenaire est une forme de mal être.
Dans ce cas, le problème, car c'est un problème devrait être analysé.
C'est vrai windowman nous a balayé la piste (aucune conotation péjorative). C'est bien fait, hexaustif mais bien ficelé car il reprend des grands axes.

Lost child, si je me base sur ce que tu viens de poster, ...tu vraiment formidable.... :-$ ;-) j'aime ce concept d'amour (que je partage avec toi). Le désir et l'amour sont des sentiments completement oposés mais qui sont liés car on ne tombe jamais ammoureux ( (li) ) d'un corp (ce n'est pas de l'amour mais un désir) mais de l'esprit (qu'il soit vif, joviale, sérieux, réconfortant,....). Le problème vient de l'image plasticienne que l'on nous colle. Les femmes doivent être superbement bien roulée, les hommes grands et musclés. Dans tous les cas je pense que le problème de notre société concernant l'apropriation de soit vient des etiquettes que la société mais sur chacun d'entre nous.
Pour l'amour, c'est pareil. L'image veut que l'on aime le corp, chose de fantasme. Pourquoi les divorces sont nombreux, car le mariage est une déscision qui fut par nos parents, frangins,.... mal réflechie.
Le désir, c'est pareil (suivez le résonement). c'est l'image que la société veut bien en donner.
Bon ça reste mon raisonement mais je ne pense pas que tous soit faux.
Re: Homosexualités : mode d'emploi...
Posté par lost child le 26/05/2007 18:25:42
Bon.
Je trouve cet article relativement bien écrit, intéressant. Certes il ne s'agit comme le dit windowman que de "théorie", mais je trouve que cela a le mérite d'être argumenté, bien écrit, avec une syntaxe parfaite.
Il est intéressant d'essayer de morceler l'homosexualité en plusieurs "catégories" afin d'en chercher la cause, si cause il y a. De plus les catégories sont bien développées, ce n'est pas avec suffisance que windowman a fait ça, mais avec humilité, comme simple exposé de sa pensée. Par envie de se confronter aux envies, pour tâcher de comprendre, d'expliquer, de recueillir des avis. Et il a bien raison de s'essayer à développer un sujet qui lui tenait à coeur pour l'exposer aux critiques afin de tâcher de le compléter, de le modifier, l'améliorer. Il est bien trop facile de critiquer quand on ne s'expose pas soi-même à la critique en n'écrivant aucun texte, soi parce qu'on n'a pas assez de coeur et de sensibilité pour arriver à faire quelque chose qui ait un visage quelque peu humain, soit parce qu'on n'a aucun talent (à part peut-être être méchant et intolérant, si l'on considère cela comme un talent).
Même si ce n'est pas parfait, car de toute manière la perfection n'existe pas, ça a le mérite d'avoir été tenté. Et ça ne dit pas "voilà c'est comme ça et pas autrement, c'est moi qui ai raison merde à tous". Non l'auteur accepte ses erreurs, accepte les avis qui divergent de lui, contrairement à certaines personnes fermées et méchantes que je ne citerais pas mais qui se reconnaîtront (la méchanceté se reconnait partout, surtout quand elle est aussi prétentieuse).

Après je trouve peu judicieux le choix du titre, et loin d'être approprié. "Mode d'emploi". Je ne pense pas qu'il y ait de mode d'emploi, de façon d'être. Peut-être as-tu raison en disant qu'il existe plusieurs homosexualités, je ne suis pas qualifiée pour te dire si tu as raison ou tord, mais il me semble que ce titre ne convient pas à l'article, surtout que l'homosexualité n'est ni un outil, ni un médicament, mais un état, un statut, soi tout simplement. Et on ne livre pas le mode d'emploi d'un humain, d'un état. Ce me semble bien plus complexe.

"Et si je reste intimement persuadé qu'il existe une sexualité sans normes et que cette sexualité, découlant simplement de l'amour entre deux personnes qui se respectent et s'apprécient, devrait se développer dans l'avenir, cela reste une opinion éminemment personnelle qui n'engage que moi. Cela dit, comme je n'en ai jamais entendu parler lors des nombreux topics sur le sujet sur ce site, je tenais à ce que cette idée soit formulée, à la libre appréciation des lecteurs."

Là par contre je suis parfaitement d'accord avec toi. J'aime cette conception des choses. Enfin si j'ai bien compris ce que tu voulais faire passer... ^^
Pour moi l'homme est "apte" à aimer les deux sexes. Il est "bisexuel", mais j'aimerais abolir ce terme, tout comme "homosexuel" et "hétérosexuel". Car ils n'ont aucun sens. L'homme possède certes l'instinct naturel de se reproduire, il va aller vers le sexe opposé afin de grandir les rangs de son espèce. Mais ce ne serait qu'un besoin primaire à satisfaire.
Ahh... j'ai du mal à m'exprimer. L'homme va aimer quelqu'un pour ce qu'il est, il aimera un esprit, une pensée. Lorsque l'on aime quelqu'un, certes nous aimons son corps, il est beau, ou elle est belle, mais au delà de ça il y a autre chose. Ce sont deux esprits qui s'aiment au delà d'enveloppes charnelles.
Lorsque nous naissons, nous avons un sexe "je suis un garçon" "je suis une fille", c'est quelque chose qui nous définit toute notre vie. On va vivre en fonction de notre sexe et notre sexualité va donc et bien... être réglée dans la plupart des cas en fonction de ça. Nous sommes entravés par des corps. Si nous naissions tous sans sexe, nous n'aurions plus que nos esprits pour nous dicter qui l'on aime, qui aimer. Nous n'aurions plus ces appellations (homo, bi, hétéro - sexuels). Notre enveloppe charnelle conditionne donc nos sentiments. Je suis une femme, je vais aller chercher l'amour du côté des hommes, de plus mon instinct primaire me dicte d'y aller car ainsi je fais perdurer l'espèce".
L'amour dicterait-il la "conduite" sexuelle s'il n'y avait pas tout le poids de la société, des traditions etc etc ?
Je tenais à l'écrire même si j'ai un long débat là-dessus qui m'a fait prendre conscience des nombreuses erreurs du raisonnement.

Néanmoins je peux dire que j'aime les femmes parce que leur corps m'attire et me plait. Mais c'est autre chose, je peux aimer un homme comme une femme du moment que leur esprit, façon d'être de penser me convient, me plait, me séduit. je suis tombée amoureuse de jeunes filles parce qu'elles m'ont séduites, "comme le feraient les hommes", si je puis dire. Et je les ai embrassées parce que je les ai désirées. Il y a donc une dissociation entre mon corps et mon esprit, mon corps désire et mon esprit aime. Après bien sûr qu'ils sont intimement liés. Mais je pense que l'homme peut aimer son sexe comme le sexe opposé car le désir et l'amour ne sont pas deux notions indissociables.

Ahah ferrand61 je te dirais : Vive Civilization, même si je suis trop nulle ^^
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L'auteur : Y'a-t-il un humain sur la terre ? parce que, Manifestement, y'avait pas de dieu dans le ciel...
32 ans, Evreux (France).
Publié le 28 mars 2007
Modifié le 27 mars 2007
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