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Impossible n'est pas français

Il est désormais de coutume que la saison de Basket en France se termine par son All Star Game. En pleine période de transition, la Pro A était tout de même à l'honneur le 30 décembre dernier. Surtout, à la surprise générale, la sélection française a battu d'un tout petit point la sélection étrangère lui étant opposée (89-88) sur le parquet de Paris-Bercy.


Le All Star Game, son concours de dunks, de meneurs, de tirs à trois points ou son "shoot à 100 000 euros". Ce dernier moment phare de l'année civile est bel et bien un show. Importé des Etats-Unis, notre All Star Game français est bien sûr encore à des années-lumière de son grand frère américain, mais il est de plus en plus apprécié. Depuis désormais sept ans au Palais Omnisport de Paris-Bercy, ce match de gala a une nouvelle fois fait le plein ce mercredi soir. 14 636 spectateurs avaient pris place, pour une dernière fois vibrer en 2009.


Problème d'identité...

Dans les temps qui courent, il devient de coutume de parler identité nationale. En Pro A, c'est plutôt être français qui pose problème actuellement. En effet, le basketteur français devient une espèce minoritaire. Pour dire, à l'heure actuelle, la Pro A est composé à 50,86% de joueurs étrangers... "Il y a trop d'étrangers dans notre championnat, et, du coup, très peu de joueurs français ont de l'importance et des responsabilités au sein de leur équipe" résume Aymeric Jeanneau, joueur de Villeurbanne et président du syndicat national des basketteurs (SNB). En effet, à y regarder les stats de ce début de saison, seul le joueur de Vichy, Dounia Issa, est en mesure de rivaliser avec ses compères étrangers. "Joueurs formés "localement". Espèce en voie de disparition" était ainsi écrit en fin après-midi sur le tee-shirt des dix protagonistes français au moment de la conférence de presse d'avant-match. L'occasion également pour le SNB de se révolter et de pousser un cri d'alarme. "On veut la parité pour l'année prochaine en terme de contrats pros" expliquait alors Jean-François Raymond, responsable du développement du SNB. Ainsi, pour dire, à 20h, au moment de la présentation des équipes, ils étaient peu à donner cher de la peau des tricolores...


Un tchicamboud des grands soirs

Touchée dans son orgueil, piquée au vif, la sélection française, emmenée par son cinq majeur (Tchicamboud, Diot, Akpomedah, Issa, Traoré) n'a alors pas mis beaucoup de temps à rentrer dans la partie. Et de la meilleure des manières, surtout. A la fin du 1er quart temps, l'avantage est déjà là. Les Français mènent 26-12, ayant même atteint un +15 à la huitième minute (24-9). Cependant, même si les Tricolores sont toujours devant à la pause, les étrangers (5 majeurs : Woodside, Spencer, R. Greer, Obasohan, Nsomwu) rattrapent leur retard et ne sont plus que menés de 6 pts à la mi-temps (48-42 pour les Français). "Une qualité de basket vraiment excellente dans cette 1ere mi-temps" s'exclame alors George Eddy, speaker d'un soir. Un peu chauvin, sans doute. Le temps alors pour les "showmans" d'un soir d'entrer en piste. Le temps surtout pour Kareem Reid (Vichy) de remporter le concours de meneur, Thomas Andrieux (Boulazac, Pro B) de remporter celui de tirs à 3 points et Kevin Kemp, le fameux concours de Dunk. Philippe, l'inconnu du public, lui, repartant bredouille, son shoot étant trop court. Les 100 000 euros et la gloire éphémère, ce sera donc pour un autre jour. Mais la gloire, elle, ce soir, était pour les dix français présents sur le parquet. Malgré des étrangers de plus en plus dangereux, sur le terrain et au score, les Français continuent de se démener, non sans peine : 65-63 à la fin du 3ème quart temps. Ils en viennent même par se permettre d'à nouveau creuser l'écart début du dernier quart temps (86-77 à trois minutes du terme). Le moment venu alors pour les étrangers, emmenés par Spencer (15 pts), de relever la tête, et surtout, d'égaliser. Avant, à huit dixième de la fin, de commettre l'imparable. Très légère faute sur Antoine Diot et voilà le Manceau qui se fait justice lui-même et offre la victoire à la sélection française d'un ultime lancer-franct : 89-88. Emmenée par un Steed Tchicamboud (Nancy) auteur de 18 pts et MVP de la rencontre, la sélection française a réussi avec brio à déjouer tous les pronostics. Et a surtout, fait passer un message...
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Publié le 06 février 2010
Modifié le 24 janvier 2010
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