FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Je suis mort un 11 septembre

On croit ce que l'on nous fait croire, un Paradis, un enfer, un Dieu tout puissant, un ange blanc qui viens nous chercher. Je m'apelle John, je suis mort Sous les décombres du World Trace Center, et jamais je ne me serais attendu à ce qui m'attendait après ma mort.


Je ne comprends pas. Je venais d'arriver au bureau, et je lisais mon courier. Tout en haut de ma tour, je pouvais voir les hommes, petits fourmis besogneuses, courir, vaquer à leurs occupations.
Farah, ma collègue, s'est tourné vers la baie vitrée, elle avait une expression horrible sur le visage, je me suis tourné et j'ai vu une chose blanche, énorme foncer vers nous à pleine vitesse, j'ai entendu quelqu'un crier :
"ho my God ! Jesus fucking Christ !"

Puis, je n'ai plus rien compris, en un éclair, les vitres ont explosés, j'ai vu les jambes de quelqu'un passer devant moi à une vitesse fulgurante, j'avais mal à une joue et au bras gauche, c'était chaud, très chaud.
Tout est devenu noir, il y avait un épais nuage de poussière, je me suis vu faire de la bicyclette, et mon père me tendait les bras.
Je me suis vu partir pour mon premier jour d'école, ma malette sous le bras, contenant mon déjeuner.

Il y a eu tant d'images en un quart de secondes, que je ne pourais les dires toutes.

Ensuite, j'étais sous quelque chose de très lourd, j'entandais des voix mais je ne voyais rien, la phrase revenant le plus souvent étant :
"Ho my God !"
"Do somebody hear me ?"

J'entendais mais je ne pouvais pas répondre, j'étais là, puis l'instant d'après je me voyais, sous les décombres, dans les ténèbres.

J'ai compris, un avion avait foncé dans la tour.

Je n'ai plus rien entendu qu'une sorte de siflement, puis, devant moi, une lueur s'est créée, c'était si beau, que je n'ai pas compris que j'étais en train de mourrir.

J'étais là, étendu, je ne sais pas pourquoi, maisje ne me suis pas reconnu tout de suite, peut-être à cause du sang sur mon visage ?
Il me manquait un bras, ma poitrine était toute enfoncée sous un pilone, au dessus de moi, des hommes et des femmes couverts de poussière et de sang, erraient comme des âmes perdues.
Des pompiers, et leurs chiens, cherchaient ceux qui comme moi avaient dévalé les étages par le milieu.

J'ai avancé à travers la 31éme sans touché terre, des gens couraient partout, un homme faisait du bouche à bouche à une autre et j'ai pensé qu'il n'allait pas s'en sortir.

J'ai vu le bouiboui où je prennais ma collation de dix heures tous les jours. Le patron, Harry, un torchon à la main, regardait tout ça en passant sans arrêt sa main dans ses cheveux blancs.
J'ai vu qu'il pensait à moi, à Farah, et à Steven, nous mangions tous les trois chez lui chaque jour de la semaine, nous étions amis.

Je n'avais plus mal, mais je voyais ma femme Janet, ainsi que mon fils John Junior, ils étaient devant la télé, horrifiés.

Comment pouvais je voir tout cela, Comment savais je ? Je ne me suis posé la question que bien longtemps après.

Je me suis retrouvé plus haut que je ne l'avais jamais été, même quand j'allais voir Steven au dernier étage, pour causer de ses nouvelles conquêtes. Je n'étais pas seul.
Combien d'âmesétions nous, blancs comme neige, fonçant droit vers le ciel, sans même regarder en bas ? Des centaines...

<image:2J'ai vu vers ma droite une nébuleuse rose, qui tournait sur elle même. Une des âmes, une femme d'une trentaine d'année, s'est engoufré dedans. C'était la sienne, c'était son chemin. Je ne connaissait pas cette femme, mais lorsque je l'ai vu disparaître dans son tunnel, j'ai ressenti un sentiment étrange, comme lorsqu'on voit quelqu'un qui vous est cher partir pour un long voyage, ici, le dermier.

Des centaines de nébuleuses sont apparue, chacun d'entre nous avait la sienne.
Où était la mienne ?
Les Ames se sont engoufrés dans leur tunnels, mais moi je restais là, seul.

Au bout d'un moment, je me suis vraiment retrouvé tout seul, dans le ciel, tellement haut que je me demandais si je n'allais pas finir par dépasser la couche d'ozonne.

Je volais, toujours, et je commencais à avoir peur.

Puis, il y a eu un sol sous mes pieds.
J'étais dans une pièce. Une pièce jaune et vide.
Devant moi un petit point noir est devenu un homme.
Cela m'a fait pensé à la scène de Matrix, quand Néo se retouvé avec Morphéus dans une grotte et qu'il lui explique ce qu'est la matrice.
"Mais pourquoi je pense à ça maintenant ?" Me demandais je.

L'homme s'est retourné lentement. Il m'a détaillé de la tête aux pieds.

"Ha, John, c'est vous.
Il me connaissait, pire, il m'attendait.
Je vous en pries, asseyez-vous.
"-Où ça ? lui demandé-je, il n'y avait autour de moi qu'une vaste pièce sans fin.
Sur ce siège, me répondit l'homme en me présentant de la main un siège à bascule que je n'avais pas vu, ou plutot qui venant d'aparaître.
En regardant ce siège de plus près, je me suis aperçu que je le connaissait.

"-C'est le siège à bascule qu'il y avait chez ma grand mère, pensais je en moi même, je m'endormais dessus, devant la cheminée, sur ses genoux.
Mais non, pensais-je, qu'est ce que je raconte ? Je n'ai jamais connu ma grand mère !

"T-u ne t'en souviens pas, voilà tout.

"-Quoi ?

"-Ta grand mère, Milly.

"-Mais comment vous... qu'est ce que vous faites ? Qu'est ce que c'est que cet endroit ? Pourquoi je ne suis pas entré dans un de ces tunnels, comme tout les autres ?!

Je commencais à m'énerver, tout ce mystère, je venais de mourrir, et même mort, on ne me laissait pas en paix.

"-Je vous en pries, John, asseyez-vous.

Je m'executais, plus pour me reposer que pour lui obéir. Uns fois sur ce siège, des centaines d'images sont entrés en moi.
Ca sentait le chocolat, non, la noisette, bon dieu ce que ça sentait bon ! Une scène attira mon attention, là, a quelques mètres de moi, se tenait une vieille femme, elle avait sur ses genoux, un petit bonhomme endormi, qui rêvait à un chien. Ils se balançaient, paisibles et calmes, enveloppés dans la chaleur du feu de cheminée.

Puis, j'étais dans un escalier, celui de la "maison bleue" où je vivais lorsque j'avais dix ou onze ans.
Des "grands" se disputaient, ils hurlaient, et je ne comprenais pas.

C'était mon père et ma mère.

"je t'ai déjà dit que je ne voulais plus, qu'il aille là-bas !! Tu ne te souviens pas tout ce que je t'ai raconté à propos de ma mère ? Tu veux qu'elle lui fasse les mêmes choses qu'à moi ?!
"Mais je te dis, je te jure qu'elle a changé, Ils s'aiment, tu ne peux pas comprendre ça ?
"...
"Mark, c'est son petit fils, après tout.

Je suis revenu dans la pièce jaune, avec Morphéus, enfin, avec l'homme.
"-C'était mon père et ma mère. Mon père ne voulait pas que je rende visite à sa mère, il disait qu'elle avait gâché son enfance.

"-Je le sais, John, c'est pour ça que vous êtes ici.

"-Je ne comprends pas...

Morphéus me présenta une icône, en la regardant de plus près, j'ai vu qu'il y avait des images, elles bougeaient, c'était comme un film.
Une vielle femme, sous respirateur. Ma grand-mère. Elle souffrait.

"-ta grand-mère t'attend, elle souffre, tu sais, mais elle refuse de se laisser mourrir. On lui a fait croire que tu ne voulais plus jamais la voir, que tu la détestait.

"Mais j'avais dix ans ! Qui lui a dit ça ??

"-John, il n'est plus temps de penser à cela. Va la voir, et ramène la avec toi.

"-C'est... est ce que, en quelque sorte, c'est ma... mission ? Quelque chose que je dois faire pour avoir accès au Paradis, ou un truc comme ça ?

"-Ce n'est pas si simple, oublie un peu ces préjugés manichéen, du paradis et de l'enfer. Ne pense qu'à elle.

Morphéus a disparu. Je suis encore dans le noir, mais je sais où je vais.
Tant de questions se bousculent en moi.
Pourquoi m'a t'on empêché de voir cette vieille dame que j'aimais tant ? Je ne me souvenais même pas son visage...

Un immeuble se dresse devant moi, c'est l'hopital, j'entre...





A suivre.
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Re: Je suis mort un 11 septembre
Posté par elodelu le 20/08/2004 07:56:18
alivoule "Bernard Werber", (les thanataunautes, et l'empire des anges), mais tu sais que tu as un petit bouton "lire tout les commentaires" ils ne sont jamais éffacé, enfin je crois pas, donc tu peux tous les lire quand tu le veux.
Re: Je suis mort un 11 septembre
Posté par alivoule le 20/08/2004 07:56:18
je suis arrivée juste quand on voit plus le nom de lauteur de se livre dont tu test inspiré ! tu pourrais me les indiquer stp !
Re: Je suis mort un 11 septembre
Posté par alal le 20/08/2004 07:56:18
bon écoutez vous tous là qui critiquez cet article de façon irrespectueuse envers l'auteur (ouh! quel jolie phrase ! lol)

chaque auteur a besoin de critiques pour s'améliorer, d'ailleurs sans critiques c'est dur de bcp s'améliorer....enfin soit.

c'est sûr, certaines phrases seraient à reformuler, à embellir. mais en tout cas l'idée est géniale et très originale ! (j'adore tout ce qui touche ce qu'il pourrait y avoir apres la mort)

elodelu c'est toi qui m'a dit par rapport à mon histoire (Nelya) que si je recevais des critiques juste pour être cassée et bien que j'emmerde les auteurs de ces critiques. franchement suis ton propre conseil et fais de même !!

voili voilou

je sais que c'est un peu tard pour dire tout ça mais ce week end j'avais pas le temps de lire les articles (eh oui j'ai une vie à coté de FJ)

amicalement

Alyssa
Re: Je suis mort un 11 septembre
Posté par elodelu le 20/08/2004 07:56:18
ben en fait l'auteur je ne le connais pas trop, mais ce livre, je m'en souviendrais longtemps ca c'est sur
Re: Je suis mort un 11 septembre
Posté par c-tite-moi le 20/08/2004 07:56:18
J'ai A-DO-RE aussi !! c même d'ailleurs sans doute mon livre préféré ! j'aime bcp le style de cet auteur et les questions kil nous fait nous poser !
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (19)
L'auteur : Elodie Alias elodelu
34 ans, Nantes (France).
Publié le 12 février 2004
Modifié le 12 février 2004
Lu 1 802 fois

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