FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Je suis mort un 11 septembre 2

John poursuit sa mort, il connaît à présent la mission qu'il aura à accomplir pour trouver la paix de son âme.


J'entre dans l'hôpital.
Il y a beaucoup de monde qui bouge autour de moi, ils sont pressés.
Je monte les étages et au premier, une jeune infirmière est assise sur les marches, elle a l'air abattu.
Juste en face d'elle, un homme est penché, qui la regarde, les mains sur les genoux, le visage en face du sien, s'est son ange.
J'entends ce qu'il pense, il lui parle, lui dit qu'elle ne pouvait rien faire et que ce n'est pas sa faute.
Alors c'est ça !
Quand vous vous en voulez, et que vous entendez cette petite voix rassurante qui vous fait penser :
"Ce n'était pas ta faute."
C'est ça, ce sont eux. Morphéus devait sûrement être mon ange, je pense.
Je continue de monter, j'arrive à l'étage où ma grand-mère se meurt.

J'entre dans la pièce, nous ne sommes pas seuls.
Dans le lit à côté du sien, une autre vieille femme regarde la télé, un clip, sans le son.

Je ne me souviens pas son visage, mais je sais que c'est elle. Elle sent encore le chocolat.
Je sais que je ne respire plus, mais je sens cette odeur.

Je m'approche. J'entends le "bip bip" d'un appareil à côté de nous.
Je me pense vers son oreille.

"-Milly...
Elle ne répond pas. Elle est dans un coma profond.
"-Grand-mère, c'est moi, John.
Je vois un de ses doigts bouger légèrement, en un souffle, je comprends qu'elle m'entend, elle a compris. Je réfléchis. Que dois je lui dire ? Comment dois je m'y prendre pour faire comprendre à ma propre grand-mère, une vieille dame que je ne connais plus, qu'elle peut mourir à présent.

Tout est allé si vite, j'étais simplement au boulot, et puis...
Je comprends beaucoup de choses sur ma vie à présent.

"-Grand-mère, je... Je t'aime, tu sais. Je ne sais pas pourquoi ils t'on dit que je ne voulais plus te voir, c'était faux. Je t'adorais, on faisait pleins de choses amusantes, ensemble.
N'aie pas peur, grand-mère, tu vas simplement t'endormir...

Alors j'ai vu quelque chose de magnifique, quelque chose que je n'avais jamais imaginé. Je pensais qu'on mourrait tous de la même façon, c'était faux.

Des milliers de lucioles, je ne sais pas comment appeler ça... Des petites lumières, sont sorties d'un coin de la pièce, elle ont virevoltés autour de nous, puis se sont réunis, autour d'elle.
J'ai vu son corps bouger, non, pas son corps, son âme, elle est... sortie d'elle même, et m'a regardé.
Ensuite elle s'est regardé, je me suis dit qu'elle devait avoir aussi peur que moi quand ça m'est arrivé, j'ai pris sa main.

Quand nous avons commencé à monter, trois infirmières sont entrées dans la pièce, elle l'on secoué, lui ont fait un tas de choses, lui ont enfoncé des aiguilles, elles ont parlés entres elles en des termes que je ne comprenais pas.
Je me suis demandé pourquoi elles ne la laissaient pas partir, tout simplement.
Elles ont dû se demander la même chose, parce qu'elles n'ont pas insisté longtemps.
Nous, ont continuaient à monter.

Je ne l'avais pas vu, mais un mince filet argenté retenait Milly a son corps, comme un cordon ombilical. Il nous a suivi jusque très haut, nous sommes montés à travers les étages.

Un petit garçon accompagné d'un ange montèrent avec nous, nous nous séparâmes lorsqu'ils entrèrent dans une nébuleuse bleue.

J'ai énormément discuté avec ma grand-mère, nous avions beaucoup de temps à rattraper.
Nous nous sommes dit beaucoup de choses.

Puis, Milly est allé discuter avec son "morphéus", un asiatique.
Et je suis retourné avec le mien, nous savions que nous allions nous revoir bien vite.

"-John, je trouve que tu t'en es très bien sorti.
"-Merci.
"-Déjà, au cours de ta vie, tu savais rassurer les gens.
"-C'est vrai, je n'ai jamais compris pourquoi, mais déjà, au cours préparatoire, les autres enfants venaient se confier à moi.
"-Je vais être franc, nous avons besoin de gens comme toi.
"-C'est à dire ?
"-Tu as vu certains anges, au cours de ton voyage astral, qui rassuraient, accompagnaient les vivants, et les morts.
"-Oui.
"-Nous avons besoin d'anges, les nouveaux venus, ne sont pas très... Enfin tu sais, les gens, de nos jours, sont plus préoccupés par leurs petites affaires. Toi, tu as le don.
"-Vous voulez dire... Je vais devenir un ange ?
"-Seulement si tu le souhaites.
"-Mais je... Je ne sais pas comment on fait, je ne sais pas comment ça se passe.
"-Ne t'inquiète pas, tout te sera expliqué, en temps voulu. Pour l'instant, tu dois prendre du temps pour penser à ce qui t'es arrivé, réfléchir à tout ça.
"-Okay, oui. Dites, comment vous vous appelez ?
"-Je m'appelle Andrew, mais, tu peux continuer à m'appeler Morphéus, j'aime assez."

En plus, il avait de l'humour.

Je me suis promené à travers des jardins magnifiques, des édifices que je n'avais jamais vu sur terre, plus grands et plus majestueux que le plus beau des palais égyptiens.
J'ai vu des gens habillés comme aux siècle dernier, mais j'ai appris que ce n'était pas forcément de là qu'ils venaient.
Dans cet endroit, on peut devenir ce que l'on veut.
Certains, quand ils arrivent mènent ici une vie de milliardaires, ils n'ont qu'à s'imaginer ce qu'ils désirent, et cela apparaît aussitôt, mais il paraît que cela ne dure qu'un temps, ensuite, ils s'aperçoivent que cela ne rime à rien.

Un homme s'est approché de moi, en flottant.
-"John ?
Il était Noir, très grand, très musclé, je ne le connaissais pas.
-"Oui ?
-"John, c'est moi, Matt, de la troisième année, Elementary school of South Streeet.
Effectivement, cela me disait quelque chose, j'avais bien perdu un camarade à cette époque et dans cette école, mais, pas un Noir...
Mais je me suis souvenu que cela ne voulait rien dire.
De son vivant, Matthiew, était un petit gringalet, c'était d'ailleurs cela qui l'avait tué, il n'avait pas survécu à une pneumonie, nous avions 8 ans.

J'ai fait un bout de chemin avec Matt, qu'est ce qu'on a ri ! On avait beaucoup de souvenirs en commun.

Maintenant que je suis ici, il est certain que je ne conçois plus la mort de la même façon qu'auparavant.
Depuis la nuit des temps, les hommes tentent comme ils peuvent d'y échapper.
Même amoindris, même lorsqu'ils souffrent, ils préfèrent leur sort, plutôt que mourir.
Dieu, qu'ils seraient bien, ici, tous ces souffrants, tous ces hommes qui ne vivent que via des machines et qui sont déjà morts.

Mais j'aperçois Morphéus, au loin, il attend sa réponse, je flotte vers lui.
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Re: Je suis mort un 11 septembre 2
Posté par alal le 20/08/2004 07:56:18
oui cet article est mieux que le 1er!!!

mais fais attention aux temps !! tu écris un récit au temps du présent (c'est à dire présent, futur, passé composé) et à un moment tu viens nous mettre du passé simple !! fais gaffe! lol
Re: Je suis mort un 11 septembre 2
Posté par _morgan_ le 20/08/2004 07:56:18
ouais, c cool, mé ca me rapelle plin de trucs que g dja vu ou lu...
Re: Je suis mort un 11 septembre 2
Posté par elodelu le 20/08/2004 07:56:18
ben t'es bien la seule! mdrrrrr
Re: Je suis mort un 11 septembre 2
Posté par magicgirl le 20/08/2004 07:56:18
cet article est encore moeu que le premier ! je suis impatiente de lire la suite !


salut !
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (4)
L'auteur : Elodie Alias elodelu
34 ans, Nantes (France).
Publié le 12 février 2004
Modifié le 12 février 2004
Lu 1 305 fois

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