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L'Armée du crime

Voici pour vous une description du film "l'Armée du crime", magnifique long métrage de Stéphane Brizé sur ces résitants étrangés mort pour la France, dans lequel il vous sera donné les points positifs et négatifs.


L'histoire du film l'Armée du Crime se passe en 1941, après la rupture du pacte germano-soviétique. Missak Manouchian, émigré arménien communiste, entre dans la Résistance, à Paris, à la tête d'un groupe de travailleurs immigrés. Ils seront dénoncés et exécutés au mont Valérien en février 1944.

Certes, le film apparait long, les dialogues sont parfois plats, cette nouvelle vision de la Résistance fait plutôt penser à ces téléfilms des chaînes publiques. Sans être foncièrement mauvais, L'armée du crime ne réussit pas toujours à maintenir en haleine le spectateur. Même si il se regarde sans déplaisir particulier, il manque certainement de profondeur pour toucher. Les attentats sont bien maîtrisés mais les sentiments sont tirés par les cheveux et certains personnages n'ont aucun charisme (Monique, Ivan Franek).
Il prend un temps infini à présenter ces hommes. Notre intérêt pour eux et pour leurs actions se dilue avant que l'on ait pu en saisir les enjeux. Jamais le film ne convainc totalement, la faute à une mise en scène sans caractère qui veut trop s'effacer devant l'histoire. Le cinéaste se contentant de mettre bout à bout des faits sans jamais chercher à faire naitre l'émotion chez le spectateur. Le film s'attarde trop sur les scènes de tortures même si elles dénoncent les atrocités de la Seconde Guerre Mondiale. Il montre aussi des passages du film sans grande utilité (la compétition de natation). On aimerait bien voir plus de scènes d'actions, pour pimenter un peu plus le film, ou sentimentales entre les acteurs et la fin est brusque avec le démantèlement du groupe. Le film insiste trop sur l'évidence de leur engagement, sur leur volonté, sur leur vie contrastée avec les risques insensés qu'ils prennent. Une impression de déjà vu dans ce film sur la résistance.


Mais ce film relate des faits historiques, il rend hommage à la Résistance et plus particulièrement à ce groupe de jeunes étrangés, juifs, Polonais, Espagnols, Hongrois, Roumains, Italiens, dirigé par Missak Manouchian qui lui, était Arménien. On y observe l'évolution de ce chef de groupe qui, au début de l'histoire, ne voulait mener que des actions pacifistes. Il fut ensuite dans l'obligation de commettre plusieurs attentats contre l'occupant (on le voit changé d'étique dans la scène de l'attaque à la grenade contre ce groupe de jeunes soldats allemands).
Les scènes de tortures sont parfois dures mais aussi masquées par des moments de joie et d'amitié comme la scène de la piscine avec Monique et Marcel ou celle du retour de la compétition. Le film nous montre ces Héros parfois méconnus ou oubliés de l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Il est un peu un mémoire de l'héroïsme de ces hommes et femmes immigrés qui se sont battus et qui sont morts pour leur France en devenant Résistants. On découvre aussi tout au long du film que la police française à participé elle aussi activement à des arrestations massives de juifs, de résistants et à des actes de torture. Le film rend hommage aux FTP de la célèbre "Affiche rouge" sous la forme d'une "imagerie légendaire".
L'histoire est d'autant plus émouvante et captivante puisque le réalisateur Robert Guédiguian est a la fois arménien et communiste. Il rend un belle hommage à travers ce film, à ces hommes et à cette femme, qui ont tous été les martyrs de cette guerre et qui on donnés leur vie pour la France.

Malgré quelques longueurs et des scènes de tortures violentes parfois, c'est pour moi un très bon film qui mérite d'être vu et qui nous a rappelé l'existence de ces Héros de la Résistance que nous avions parfois oubliés mais qui on luttés activement contre l'occupation allemand pour que leur France redevienne le pays libre des Droits de l'Homme comme ils l'auraient souhaités.
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L'auteur : Clément Le henaff
22 ans, Rouen (France).
Publié le 31 décembre 2009
Modifié le 10 janvier 2010
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