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L'Espagne KO debout

Totalement débordée par la vitesse de Van Persie et de Robben, la Roja a essuyé une énorme défaite contre les Pays-Bas (1-5) pour leur premier match dans cette Coupe du Monde 2014.


L'image était forte, très forte même. On était à peine entré dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps lorsque Vicente Del Bosque se mit à aller voir tous ses remplaçants pour les réconforter de ce qui s'apparentait à une claque monumentale que personne n'avait vu venir et encore moins dans les rangs ibériques. L'image était forte car extrêmement rare et elle représentait tellement bien le discours que tint le sélectionneur de la Roja après que Mr Rizzoli ne l'est délivré d'un si triste spectacle "je ne vais blâmer personne car il s'agit d'une défaite collective. Je ne parlerai pas des joueurs individuellement car il n'y a pas de place pour les analyses individuelles lorsqu'il faut commenter une défaite". Malgré la déception de la rouste reçue quelques minutes auparavant, les joueurs espagnols ne boudaient pas la zone mixte, son capitaine Iker Casillas en tête "il y a forcément la déception de passer à côté de ce match, de mal rentrer dans la compétition et de prendre une très lourde défaite. J'aimerais pouvoir vous dire pourquoi les évènements se sont passés de cette manière mais je ne le peux pas car je ne me l'explique pas. On fait un bon début de match et après plus rien". Si le portier madrilène a bien compris une chose, c'est bien que ce match a connu un tournant qui bouleversa complètement sa tournure et se tournant porte le nom de Robin Van Persie mais on y reviendra en temps voulu.
On commencera d'abord par le début de match parfait de la Roja qui impressionnait de maîtrise, de force, de conquérence et de mouvement pendant une très grosse partie de la première mi-temps. Une période de domination qui se conclut de la plus belle des manières pour le Champion du Monde en titre lorsque Diego Costa s'écroula dans la surface et que l'arbitre italien de la partie désignait le point de penalty. Une faute injustement sifflée contre Stephan De Vrij qui permettait à Xabi Alonso d'aller ouvrir le score. Avant ça, l'Espagne s'était procuré quelques situations chaudes sans jamais faire frémir Cilessen. C'est surtout après l'ouverture du score qu'il eut l'opportunité de doubler la mise. On pensera avant tout à cette balle piquée de David Silva bien stoppée par Cilessen à la réception d'une passe laser de Xavi.


Robben prend sa revanche

Tout semblait tranquille pour les Espagnols. Trop tranquille pour que ça dure. Et quand la sérénité se transforme en suffisance, il y a souvent déconvenue à l'arrivée. L'Espagne ne dérogera pas à la règle et se fera punir peu avant la mi-temps d'une tête plongeante de Robin Van Persie qui lobait Casillas. L'affaire n'était plus du tout la même et le jeu espagnol non plus car l'égalisation redonna des couleurs aux Hollandais. La défense à trois défenseurs centraux de Van Gaal semblait enfin en place. Le pressing plus puissant de Martins Indi et De Jong perturbait le jeu de la Roja fait de passes courtes. Quand la conservation du ballon lui échappe, l'Espagne ne semble plus tout à fait maître de son destin car il n'est pas habitué à ne pas avoir le ballon et hier, la gestion des contres oranjes fut une calamité. Blind, déjà passeur sur l'égalisation de Van Persie, rejouait la scène mais cette fois avec Arjen Robben. Là où Sergio Ramos paraissait coupable sur le but du Mancunien, ce fut à Gerard Piqué d'être fautif sur le deuxième but néerlandais, le défenseur catalan se faisant piégé par un crochet avant de voir le Munichois donner l'avantage aux siens. Casillas se prenait la tête dans les mains comme si la ciel lui tombait sur le coin de la face. Et son affaire ne s'arrangeait pas lorsque De Vrij allait en marquer un troisième bien que Van Persie chargea irrégulièrement Casillas sur le coup franc à l'origine du but. Comme si l'addition n'était pas encore assez salée comme cela, Iker Casillas manquait son contrôle, à la réception d'une passe en retrait de Jordi Alba, qui permettait à Van Persie d'y aller de son doublé bientôt suivi par Arjen Robben qui prenait de vitesse Sergio Ramos avant de rejoindre son compatriote au sommet du classement des buteurs.
Il y a quatre ans, l'Espagne avait aussi perdu son premier match contre la Suisse (0-1) avant de devenir la première équipe à remporter la Coupe du Monde en ayant perdu son match d'ouverture. Lors de ce Mondial sud-africain, les Espagnols n'avaient encaissé que deux buts sur l'ensemble de la compétition (contre la Suisse et le Chili en phase de poules). En une seule rencontre, ils en ont encaissés trois de plus. Mais il serait prématuré d'enterrer le champion du monde en titre car il est largement capable de battre l'Australie et le Chili et encore plus, concernant le deuxième, depuis qu'ils ont pu le voir mis en difficulté par l'Australie. Si la question de la capacité des Espagnols à se sortir de cette poule B ne se pose pas pour l'instant, la principale information de la journée serait que la chance que se retrouvent l'Espagne et le Brésil en huitièmes de finale grossis fortement...
L'auteur : Fruitier Manu
21 ans, Paris (France).
Publié le 19 juin 2014
Modifié le 18 juin 2014
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