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"L’Identité Française" ,un concept en mouvement permanent. Il est dangereux

Lorsque je suis dans le Finistère, je me distingue en étant un habitant d’Ille-et-Vilaine. Lorsque je suis en vacances dans les Pyrénées, je suis fier d’être breton. Lorsque je vais à l’étranger, en Europe ou hors continent, je suis français.


La notion d’identité est donc bien une notion complexe qui se définit par rapport à un lieu, à un moment précis et en rapport avec mon interlocuteur.

Dans les exemples précédents, mon identité se définit par l’appartenance à une région ou à un territoire géographique dont les particularités en terme de culture, d’économie, d’architecture, sont des éléments que je m’approprie. Ces particularités ne sont pas figées dans le temps, « l’identité bretonne » d’un finistérien est aujourd’hui bien différente de ce qu’elle était en 1950 : l’obligation d’abandonner la langue bretonne à l’école au profit du français n’y est pas étrangère.

Nous pouvons regretter la manière dont cela s’est passé – n’était-il pas possible de conserver ce double apprentissage ? - mais est-ce une erreur d’affirmer que l’appropriation d’une langue commune sur tout le territoire constitue un élément de l’identité française ?


Langue commune

La langue commune qui est la nôtre n’est pas une langue figée. La commission du dictionnaire de l’Académie française introduit régulièrement quantité de nouveaux mots empruntés à des langues étrangères. Ils enrichissent le français, mais n’affectent pas sa syntaxe qui modèle la structure de l’esprit.

La langue commune est soumise depuis toujours au phénomène des migrations successives et cet apport lui a permis d’avoir la richesse qui est la sienne aujourd’hui.

Cet apport nous est bénéfique dans bien d’autres domaines. Que serions-nous sans l’apport de Picasso l’espagnol, sans le suisse Jean-Jacques Rousseau, sans Joseph Kessel le fils d’un lituanien, né en Argentine ? Que serait la France sans l’apport de personnalités de toutes origines, de toutes confessions , athées ou agnostiques ? Elle serait pauvre et orpheline de ces richesses.

On s’aperçoit bien à travers ces quelques exemples que l’identité française n’est ni un musée, ni un conservatoire.

Ce qui fait la richesse nationale et l’identité française aujourd’hui a été permis par un enrichissement permanent, libre non contrôlé par un ministère.


Associer immigration et identité est une grave erreur

Il est en tout cas indispensable d’en rester aux fondements juridiques de l’identité nationale. Il existe des critères objectifs que le législateur a précisé pour déterminer qui en relève et qui n’en relève pas. On est Français ou on ne l’est pas. Ne pas s’en tenir à cela ne risquerait-il nous faire retrouver les heures sombres du régime pétainiste qui retirait la nationalité française à certains de ses habitants qui ne lui convenaient pas.
D’une part, si l’on veut définir – comme Nicolas Sarkozy - qui est un “bon national” ? et qui ne « l’est pas ?» sur des critères autres que juridiques, on ouvre la porte à des dérives extrêmement graves .
D’autre part, il ne faut pas oublier que chacun a le droit de son libre jugement. Je peux être l’enfant de mes parents et ne pas les apprécier « on a le droit de ne pas apprécier la France, même si l’on tient d’elle son identité nationale ». La seule obligation est d’en respecter les Lois.

L’école est un lieu d’apprentissage à la langue française. L’école est un lieu propice pour découvrir et apprendre ce qui a fait l’histoire de la France.

N’oublions pas qu’il est possible également de vivre dans un pays sans en posséder la nationalité. Combien de français vivent à l’étranger ?
N’oublions pas que si du jour au lendemain, tous les travailleurs étrangers quittaient le pays, des pans entiers de notre économie seraient démantelés.

Nicolas Sarkozy en reprenant les thèmes du Front National de Jean-Marie Le Pen se conduit dangereusement. Ne nous laissons pas avoir !
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Re: Nationalisme : un autre point de vue
Posté par lerenard le 02/08/2007 16:06:26
et bien moi malgrés l'invasion des francs et des saxon je suis fier d'çetre resté galau-romain les francs et les saxon était somme toutes que des boches comme les autres
Re: Nationalisme : un autre point de vue
Posté par windowman le 05/04/2007 09:08:17
Titre : Re: L'identité du con.
Par : windowman :

"Sarkozy est dangereux non pour ses paroles elles-mêmes, mais pour ce qu'elles laissent entendre…"
Tu lui fais donc un procès d'intention. C'est tt aussi dangereux !
On doit juger un politicien à ses actes. Sarko a supprimé la double peine. Il a créé un Conseil français du culte musulman (à mon avis c'était une connerie). Tu trouves que ces décisions révèlent le " rejet et la culpabilisation de tout ce qui s'adapte mal au moule français"??


--> On peut aussi évoquer les conséquences de ses actes. Je reviens à la parole malheureuse qu'il n'a jamais reniée, au moment des émeutes, lorsqu'il a dit vouloir évacuer les racailles. A de nombreuses reprises, il a assimilé jeunes des cités et racailles et, surtout, en mettant l'accent sur l'idée de quitter la France si on ne lm'aime pas, il a stigmatiser le problème autour de considérations ethniques foireuses. Or, les jeunes qui cumulent origine étrangère et problèmes de comportements sont la plupart nés en France, ne connaissent que la France. Et s'ils disent détester la France, ils n'en jouissent pas moins d'un confort qui, de leur propre aveu, dépasse celui qu'ils auraient dans lur propre pays. Mais ils vivent cette origine inconnue comme un Paradis perdu où leurs parents étaient intégrés, pauvres mais intégrés. Or, en France, ils sont basanés avant d'être français.
Nicolas Sarkozy, même s'il n'explicite pas souvent ses raccourcis idéologiques, n'en laisse pas moins planer des amalgames dignes du FN. Et cela, j'en suis sûr, ce n'est pas un procès d'intention : c'est un constat d'effets.
Par ailleurs, ce n'est un secret pour personne que ce libéral (seule divergence que je lui voie avec Le Pen, excepté un passé sulfureux) estime, en bon américanophile, que tout le monde a les mêmes chances au départ et que tous peuvent s'en sortir. Or, c'est évident pour tous les spécialistes des sciences humaines que l'être humain n'est pas rationnel en ce qui concerne ses choix : il est mû par un passif existentiel qui le rend rigide, quel que soit son intérêt. Le décalage est donc énorme entre un héritier d'une communauté rejetée et celui d'un notable rompu aux institutions. Entre les deux, il y a tous les degrés de la sociétés française.

Alors quand on mixe ces deux données, cet amalgame simplificateur et faux et cette volonté de fonder une communauté musulmane et de pratiquer une politique particulière aux personnes basanées (j'utilise volontairement ce terme car nombre de basanés sont considérés comme étrangers même si cela fait trois générations qu'ils sont là...), on obtient un résultat tellement pervers que Le Pen lui-même ne renierait pas : on stigmatise une communauté ethnique quand le problème est franco-français puisque socio-économique et d'intégration.


"Tu critiques les amalgames… et juste après tu amalgames le Sarko à Le Pen. Ils sont touts deux criticables, mais pour des raisons profondément différentes. On ne peut reprocher à un politicien d'essayer d'attirer des électeurs du FN. Presque tous les partis ont fait ça depuis 10 ou 20 ans. Après tout, le PS a aussi été très loin pour attirer des électeurs communistes, en signant un programme commun qui nous a fait reculer de 10 ans à l'époque de Mitterrand, en jouant sur les sentiments de haine et de ressentiment, d'envie et de jalousie. Ça ne vaut pas mieux. Mais c'est inévitable en démocratie.


--> Attention à ce qu'il y a derrière les mots. Lorsque j'assimile Sarko et Le Pen, c'est parce que, pour moi, ils procèdent tous deux d'une politique xénophobe car établissant le noeud du problème dans un conflit absurde entre français. Bien sûr le premier est libéral et le second est protectionniste ; bien sûr le premier n'a pas ce passif si suspect et le second si ; mais, dans l'effet et les fondements de leurs politiques, il y a cette manie de diviser pour mieux règner, cette pathologie de la connerie qui fait dresser un portrait type du bouc-émissaire pour éviter de se remettre en question.
Par ailleurs, lorsque tu prétends que tous les candidats cherchent à récupérer l'électorat d'extrême droite, là, tu touches un vrai problème. Effectivement, la majorité des gens est d'accord pour dire que le FN çay maaaal. Mais, comme je l'explique dans mon article sur le FN, on s'y prend comme des manches pour contrer le FN. Et au lieu de démonter ses idées, on tente de se les réapproprier malgré toutes les équivoques qu'elles contiennent. Et ça, c'est particulièrement malsain. Mais le clivage entre la gauche et la droite est toute fois essentiel au niveau des valueurs : si on stigmatise des deux côtés de manière perverse, à droite on culpabilise et à gauche on victimise. Les deux politiques sont dangereuses et foireuses, mais on voit bien que c'est à gauche que ça se veut le plus respectueux.


"Son concept de ministère de l'immigration et de l'identité française, ajouté à sa politique d'immigration choisie et son absence de considération pour l'entraide des pays dans le règlement durable et positif de ce "problème", indique assez cette vision fermée et apauvrissante qu'il veut faire de la France. Une Frange importante de la population française se crispe avec nostalgie sur des acquis chimériques, des valeurs pédantes mais trahies depuis longtemps, et se figure qu'en hérissant des frontières de barbelés et en mettant des flics à tous les carrefours, tout va s'arranger. Ils n'ont pas compris le monde dans lequel nous vivons et ont trouvé en Sarkozy un Le Pen assumable."

Tu connais vraiment des gens qui pensent ça ? Même au FN ils n'ont pas ces idées-là ! A la CGT peut-être ? (tu mentionnes "des acquis chimériques"

--> Oui. La plupart des gens ne remettent pas en cause le système et accusent, dans la lignée des politiques et médias qui leur prémâchent la pensée, des communautés de "L'Axe du Mal" (quelle connerie bien absurde, ça aussi...). Beaucoup de gens en France, et de plus en plus, sont racistes. De plus en plus, les gens deviennent des fanatiques régionaux, traditionalistes ou sectaires pour se propager d'une mondialisation qu'ils perçoivent à travers le prisme de cet étranger qui, dans de plus en plus de bouches, ressemble à s'y méprendre aux portraits du juif par les nazis...
Lorsque je parle "d'acquis chimériques", je parle évidemment de cette manie qu'ont les gens d'enjoliver leurs souvenirs d'une époque où l'on se posait moins de questions, d'une période bénie de notre histoire où la reproduction sociale était telle que l'ordre immuable rassurait tous les pétochards qui votent aujourd'hui. C'est ce passé d'aveuglement et de morgue inconsciente qu'ils veulent retrouver. Je n'évoque pas d'utopie politique, mais une chimère de la mémoire. Et ça me tue, quand la France se dit héritière des valeurs d'une révolution qu'elle n'a jamais vraiment accomplie dans son peuple, et que dans la minute qui suit, toutes ses actions démentent cet idéal.
Nationalisme : un autre point de vue
Posté par tonton223 le 04/04/2007 20:58:09
Je voudrais apporter sur cette question le peu que je crois savoir à propos de la différence entre nationalisme et patriotisme. Le nationalisme est un attachement une fidélité à la nation, communauté humaine unie par une même langue, une même culture et (le plus important selon moi) une "volonté de vivre ensemble" (aussi ténue soit-elle). Le patriotisme est davantage une fidélité à des institutions, un état, des lois. Bien sûr ces deux notions sont très proches, mais je pense qu'il est tendancieux de toujours mettre les exemples extrêmes de nationalisme en avant quand on cherche à définir le mot et de ne pas le faire en parlant de patriotisme.
Re: différence entre patriotisme et nationalisme
Posté par reuillon le 04/04/2007 19:35:55
chandlermbiing : "pour faire court, je dirais que nationaliste est synonyme de chauvin, alors que patriote est synonyme de citoyen"

Ce ne sont pas des définitions, ça veut seulement dire qu'un terme te plaît, et pas l'autre. Mais les révolutionnaires français de 1793, patriotes et citoyens, criaient "Vive la Nation" et ne faisaient pas la différence. A l'époque, la Nation était essentiellement ce qui s'opposait au christianisme: une nouvelle base de la souveraineté politique.
En 1940-44, les collabos estimaient que la Nation était une notion ringarde qu'il fallait remplacer par l'Europe (dominée par le Reich), tandis que la Résistance utilisait les mots "patrie" et "nation".
Bref, il me semble que c'est trois termes, non deux, qu'il faudrait considérer:
- patriotisme,
- nationalisme,
- sentiment national.
corollaire: c'est quand on bafoue le sentiment national qu'on risque de créer du nationalisme.
Re: L’IDENTITE FRANCAISE"
Posté par reuillon le 04/04/2007 19:22:19
Titre : Re: L'identité du con.
Par : windowman :

"Sarkozy est dangereux non pour ses paroles elles-mêmes, mais pour ce qu'elles laissent entendre…"
Tu lui fais donc un procès d'intention. C'est tt aussi dangereux !
On doit juger un politicien à ses actes. Sarko a supprimé la double peine. Il a créé un Conseil français du culte musulman (à mon avis c'était une connerie). Tu trouves que ces décisions révèlent le " rejet et la culpabilisation de tout ce qui s'adapte mal au moule français"??

Tu critiques les amalgames… et juste après tu amalgames le Sarko à Le Pen. Ils sont touts deux criticables, mais pour des raisons profondément différentes. On ne peut reprocher à un politicien d'essayer d'attirer des électeurs du FN. Presque tous les partis ont fait ça depuis 10 ou 20 ans. Après tout, le PS a aussi été très loin pour attirer des électeurs communistes, en signant un programme commun qui nous a fait reculer de 10 ans à l'époque de Mitterrand, en jouant sur les sentiments de haine et de ressentiment, d'envie et de jalousie. Ça ne vaut pas mieux. Mais c'est inévitable en démocratie.

"Son concept de ministère de l'immigration et de l'identité française, ajouté à sa politique d'immigration choisie et son absence de considération pour l'entraide des pays dans le règlement durable et positif de ce "problème", indique assez cette vision fermée et apauvrissante qu'il veut faire de la France. Une Frange importante de la population française se crispe avec nostalgie sur des acquis chimériques, des valeurs pédantes mais trahies depuis longtemps, et se figure qu'en hérissant des frontières de barbelés et en mettant des flics à tous les carrefours, tout va s'arranger. Ils n'ont pas compris le monde dans lequel nous vivons et ont trouvé en Sarkozy un Le Pen assumable."

Tu connais vraiment des gens qui pensent ça ? Même au FN ils n'ont pas ces idées-là ! A la CGT peut-être ? (tu mentionnes "des acquis chimériques")
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L'auteur : Vince Vincedu35
49 ans, Rennes (France).
Publié le 01 avril 2007
Modifié le 01 avril 2007
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