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La nouvelle vie de Lefert

A peine trois mois après ses deux médailles olympiques obtenues dans le bassin olympique de Londres, on a retrouvé Clément Lefert sur les bancs de l'université...


Qui aurait bien pu croire, cette soirée de juillet, un certain 29 juillet même, qu'on verrait Clément Lefert en master de finance juste quelques jours plus tard. Il venait de conquérir son premier titre olympique, sur 4x100m, au nez et à la barbe des américains et dont le relai fantastique entama la remontée incroyable du sprint français. Il confirmait d'ailleurs deux jours après en arrachant une solide médaille d'argent sur 4x200m, derrière cette même équipe étasunienne. Faisant parti de la troupe niçoise de Fabrice Pellerin en compagnie de Yannick Agnel et Camille Muffat, on le pensait parfaitement armé et entouré pour exploser en individuel.
Seulement, le 14 septembre, une information mettait un terme à ces espoirs. Clément Lefert annonçait le terme de sa carrière de nageur professionnel pour se consacrer à ses études dans la finance. On aurait pu croire que la nouvelle surprendrait son ex-entraineur mais on se rendit rapidement compte que ce n'était pas le cas "il m'avait déjà dit que ce milieu l'intéressait dans la vue de son après-carrière. C'est clair que je n'imaginais qu'il prendrait une telle décision après ces olympiades". C'est vrai qu'il parait assez étonnant que Lefert s'arrête là, après avoir montré à la face du monde ses talents dans l'eau. Mais si on connait bien le niçois, on n'est pas du tout surpris de ce choix. C'est un compétiteur dans l'âme. La bagarre est son moteur et après deux médailles aux jeux olympiques dont une en or, il se demande s'il serait capable de faire mieux "Après une médaille d'or olympique, je me demandais que pouvais-je faire de plus grand que ce que j'avais déjà fait. Avoir d'autres titres par équipes ne m'intéressaient pas vraiment et je ne suis pas sûr que j'avais le niveau d'être compétitif en individuel".


Déjà à los angeles

Le secteur de la finance l'a toujours intéressé et c'est pour cette raison qu'il l'étudia à Los Angeles mais il compilait ses études avec les entraînements dans un club californien. Il met alors ses études de côté et décide de se concentrer sur le sport. Il revient donc chez lui en France avec un certain bagage linguistique car ses trois ans outratlantique lui auront permis de perfectionner sa prononciation de la langue de Shakespeare. En s'inscrivant à Nice, il entre dans le cercle de Fabrice Pellerin et s'entraine aux côtés de Yannick Agnel et Camille Muffat avec en ligne de mire les jeux olympiques de Londres et pensent poursuivre jusqu'à 2016 et les olympiades de Rio de Janeiro. Mais ses excellents résultats londonniens ont changé ses plans et lui ont ouvert les yeux, notamment d'un point de vue financier "être nageur n'est pas le job le mieux payé même si je gagnais plutôt bien ma vie, du moins, bien mieux que certains de mes collègues. Cependant, il était très compliqué de mettre de l'argent de côté". Il en parle alors à son père qui joue le rôle de confident depuis toutes ces années "il m'a dit de prendre une feuille et de peser le pour et le contre. Il savait que j'adorais nagé mais il doutait, et moi aussi par ailleurs, sur ma capacité à faire 16 km à la nage par jour sans objectif précis". Après cela, il s'inscrit à l'EDHEC de Nice pour son master de finance. Il garde tout de même le contact avec ses amis Agnel et Muffat "on se voyait tous les jours pendant quatre ans, ça a tendance à créer des liens. On se comprend et on s'adore vraiment même si nos quotidiens seront très différent".
Maintenant, pour croiser le champion olympique, il ne faudra plus passer par la case piscine mais aller à l'école. Au programme du jour, c'était économie internationale et en anglais s'il vous plait. Quelques notes prises sur une copie double et déconnade avec les étudiants étrangers de sa classe (70% des élèves)...
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L'auteur : Fruitier Manu
21 ans, Paris (France).
Publié le 29 octobre 2012
Modifié le 28 octobre 2012
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