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La nuit d'Amorce

Une suite... Toute aussi plate, toute aussi étrange... Toute aussi pareille. Mais une suite quand mme... L'etre suprème, un reel danger ? Une fin en soi ? Un combat je crois...


Depuis combien de temps était il resté ainsi accroupi, sous les attaques inlassables du vent ? Peut - être un siècle, pour lui, mais Belzébuth le Protecteur sourit en entendant ses pensées. "Mon pauvre enfant, fils du Diable et fils de Dieu, tu n'es ni bien, ni mal. Tu es issu du croisement, tu es issu des milieux. " Cette pensée traversa l'esprit de l'être fort et puissant qui, le coeur torturé, était devenu plus fragile et frêle qu'un enfant. Il secoua sa tête pour chasser l'idée que ce monde ne serait jamais fait pour lui, qu'il ne trouverai jamais un monde fait à son image.
Pourquoi avait il donc demandé à être un prédateur ? Mais au fond, il savait que s'il n'était qu'un mutant, mi homme mi démon, cela n'était pas censé être ainsi. Nul ne le savait, pas même lui, comment il avait abouti à cette forme, mais, ôh combien il souffrait... La condition humaine lui paraissait tellement belle maintenant. Les hommes ne savent pas qu'ils sont la proie des ombres et ne savent pas ce que sont en vrai les ombres...
Belzébuth l'interrompit dans ses pensées et lui insuffla son ancien serment : "Ne jamais trahir sa race, quelle qu'elle soit. " Belzébuth, démon au coeur pur, et protecteur du monstre que l'homme était devenu, savait se montrer clément.
Il avait pitié du pitoyable mutant que l'autre était devenu, issu du croisement entre la porte des enfers et celle des sentiments. Il possédait le coeur et le corps d'un homme mais les pensées et les instincts du carnassier. Peut - être Belzébuth plaiderait sa cause auprès de Satan pour qu'enfin le jeune homme puisse faire un choix. Certes, difficile, mais toujours mieux que rien.

Enfin, il se releva doucement, comme un enfant. Un enfant de la nuit, surement. Il sortit lentement de son état lithurgique, de sa position de foetus. Lentement, très lentement. Il avait tellement mal à la tête, tellement mal au coeur aussi... Il savait ce qu'il avait à faire, connaissait la solution à ses maux : laisser l'instinct carnassier prendre tout son corps, l'animal l'envouter, l'emmener, le transporter dans le monde de la bête. A présent il était debout, il observait tout ce qui était autour de lui. Ses yeux apeurés se rassurèrent. Enfin l'animal qu'il était reprenait le dessus, reprenait le contrôle.
c soir il oublierait tout, sa vie, pour ne plus penser qu'à se repaître du sang de sa victime, et de sa peur. Oui, c'était décidé. Pour ce soir, il oublierait tout.
La pluie ruisselait par travers ses cheveux, coulait à présent sur lui, sur son manteau. Il tenait à présent plus de la bête que de l'homme.
Quelle plus belle nuit que celle la ? Dans la pénombre on ne distinguait rien. L'homme devenait monstre et le monstre devenait homme.
La brume sombr englobait son corps et ce qu'il en restait. Elle ressemblait à la mort : plus on s'en rapprochait, moins on la voyait et plus on y disparaissait.
Il recommencait à penser. Il avait calmé sa bestialité. Il ne le voulait pas justement.
Ses yeux devinrent plus furtifs, il regarda autour de lui, devina une présence, un mouvement. Il avait du réver, son instinct de chasseur et tous ses sens étaient pourtant en alerte. Il regarda dans tous les recoins de son trou perdu. Il arréta son regard sur un chat. Il se défièrent des yeux. Ils avaient les même facultés, ils étaien, t pareils. En démesuré... Leurs yeux voyaient la nuit, ils étaient prédateurs furtifs et invisibles dans la nuit claire... Ils étaient les mêmes, ils étaient Un... Le chat s'enfuit. Il avait gagné.

"Je ne suis pas ici. Je suis derrière toi.
-Qui est là ?
- Ce n'est que Moi...
- Que toi ?... Je t'attendais.
- Non, vous ne m'attendiez pas. Vous avez eu peur... Je ne vous connais pas.
- Vous me connaitrez bientôt.
-... Je ne le veux pas. A présent, laissez moi !
- Attendez !"
Elle avait déjà disparu. Non, il n'avait pas eu peur, cette femme mentait ! Pourquoi aurait il eu peur d'une humaine ? Etait elle humaine au moins ?... Parfois, même les Hommes sont plus cruels que les monstres.
Lui qui d'habitude pratiquait la chasse la plus facile, se rabattant sur une proie jeune ou blessée... Il avait envie de traquer celle-ci, et de sentir le sang limpide de l'impertinence couler dans ses veines. Parce qu'il avait envcie de sentir l'insolence encore infantile couler dans son corps, car c'était ca, en réalité, l'immortelle jeunesse. Et le nectar n'est jamais aussi bon que bien chauffé. Car il l'était, et quand on l'a bu une fois, comment pourrait-on s'en passer toute une vie ensuite ?

La silhouette de la femme s'éteignit dans la pénombre. Elle avait un style et une pureté ardente émanant d'elle.comment était elle apparuie sans qu'il ne se rende compte de cette présence ? Depuis combien de temps l'observait elle, tapie auprès de lui ? Elle était, il en était sur maintenant, montée s'abriter sur un mur, accrochée à un toit. Sans doute avait elle pris la position d'une gargouille, position confortable et invisible qui permettait de voir sans être vu.
Mais elle savait donc se dissimuler assez pour éviter le grand chasseur. Elle savait rester immobile pour ne pas être devinée par le sage et vieux prédateur.
Etait-ce une proie constamment chassée ? Tellement chassée qu'elle en devenait invisible, pour mieux se protéger ? Comment savait elle qu'il serait là ? Etait ce pur hasard ? L'instinct ? Le suivait elle ?
Elle était surement diable ou ange pour avoir su ne plus vivre devant le mutant. Peut être était elle simplement comme lui... Elle avait les attitudes du chasseur, sa discrétion, celle des vampyres. Et la rapidité des gazelles, des proies encore suffisament intelligentes pour agir avant de réfléchir...

Il se mit à courir. La bête en lui criait famine. Si elle avait pu lui échapper, elle ne le ferait pas deux fois. Parce qu'il le refusait, parce qu'il sentait déjà son sang couler à flot dans ses entrailles, et les battements du coeur de sa victime animés son corps.
Oh oui il la mordrai, à tel point qu'elle setairait par respect et par peur et parce qu'aussi ça l'empêcherait d'être trop insolente.
Il s'élanca à sa poursuite. Il avait faim, tellement faim. Et elle avait pris tellement d'avance... Peu importe, il l'aurai !

Il courrait, il n'arrétait pas de courir. Courir pour l'attraper, courir après ce temps, ce qui ne servait à rien puisqu'il l'avait devant lui pour toujours, à présent, ce temps...
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Re: La nuit d'Amorce
Posté par arthemis le 20/08/2004 07:49:56
j'avais déjà publié un commentaire au sujet de tes Gouttes de Sang, sous le pseudo de Chrysalis H. Je persiste dans mes commentaires :) mais continue quand meme d'écrire.
Re: La nuit d'Amorce
Posté par princess kkwet le 20/08/2004 07:49:56
franchement génial, j'etais captivée, pr une fois kon a l'droi à un truc original, ca fait du bien...
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Publié le 06 avril 2003
Modifié le 06 avril 2003
Lu 558 fois

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