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La réforme des retraites

Depuis des années, les gouvernements qui se sont succédé, n'ont jamais voulu se préoccuper et régler l'épineux problème des retraites. A force d'éluder la question du financement de celles-ci, il fallait bien qu'un jour, on arrive au terme des atermoiements...


Il était difficile pour un gouvernement, quel qu'il soit, de légiférer en la matière, tant la pression des syndicats et des corporatismes était grande.
Aujourd'hui, fort d'une confortable majorité à l'Assemblée, toutes les conditions sont requises pour que le nouveau gouvernement, propose aux députés, les mesures indispensables, pour enfin, réformer le régime des retraites.
L'énoncé du problème est très simple dans sa formulation, mais délicat dans sa résolution : comment équilibrer les comptes du régime général des retraites ?
Les mesures qui vont être prises, feront inévitablement des mécontents, mais à bien y regarder, peu en fin de compte.
Rappelons tout d'abord une évidence. Vers les années 2010, il y aura autant d'actifs que d'inactifs. Il faut entendre par ces mots, autant de personnes qui travailleront, que de personnes qui auront cessé toute activité professionnelle. Les premières nommées, alimenteront par leurs cotisations, les caisses du régime de retraite qui verseront une pension aux secondes.
Sachant que notre système de retraite par répartition doit rester équilibré, il est évident que dans l'état actuel des choses, cette stabilité ne pourra jamais être atteinte... sauf à prélever sur le traitement d'un salarié, le montant d'une retraite payée à un pensionné. Impensable !
Alors quelles décisions vont-être prises ? Personne ne veut en entendre parler, mais il y a quatre solutions majeures. Il faudra bien choisir l'une d'entre elles, qu'on le veuille ou non. :
- augmenter fortement les cotisations sur salaires des actifs ;
- réduire le montant des retraites par le gel des augmentations sur plusieurs années ;
- combiner éventuellement les deux premières solutions ;
- allonger le temps de travail ou de cotisation.

Il est socialement inconcevable d'opter et de légiférer sur l'une des trois premières solutions. Par contre, la quatrième, présente des avantages indéniables et politiquement, elle comporte peu de risques, car elle mécontentera un nombre restreint de personnes.
Démonstration : prenons en exemple le cas d'un salarié qui partirait à la retraite à l'âge de 65 ans au lieu de 60. Il alimentera par ses cotisations pendant 5 ans la caisse de retraite, cette même caisse fera l'économie d'un versement de pension pendant ces 5 années.
Même effet, si l'on allonge le nombre de trimestres obligatoires de versement pour prétendre à la liquidation de sa retraite.
Double avantage pour l'organisme de retraite : il encaissera plus d'argent d'un salarié à qui il versera moins, lorsqu'il sera en retraite. C'est mathématique.
D'un point de vue social, les retraités actuels seront satisfaits : on ne touchera pratiquement pas à leur retraite.
Les salariés seront eux aussi heureux : ils ne verront pas leurs cotisations au régime de retraite augmentées.
Les grands perdants dans ce choix, s'il est retenu, seront ces personnes qui commençaient à entrevoir la cessation de leur activité professionnelle, mais qui vont voir leur rêve retardé à quelques années. Comme cette frange de salariés est moins importante que les deux autres catégories concernées, cette logique de règlement du problème des retraites, devrait l'emporter.
Bien sûr, il faudra au préalable harmoniser les différents régimes, mais même si le gouvernement n'y parvient pas totalement, le système par répartition sera préservé, avec, il est vrai, l'introduction de formules d'épargne en vue de constituer une rente ou un capital retraite.
On est loin de l'euphorie de la loi socialiste de février 83, modifié en septembre 95, qui donnait la possibilité aux salariés de partir en retraite à 60 ans. Cette loi, aboutissement d'une des promesses électorales du programme de la Gauche de François Mitterrand, était généreuse, mais les députés qui l'ont votée avait oublié une chose : son financement.
La question des retraites ne sera pas réglée pour autant. Dans les prochaines années, le nombre de salariés n'augmentera pas... à de l'inverse l'espérance de vie des retraités...

Esperons que le gouvernement pourra rapidement résoudre ce probléme car ce probléme sera aussi le notre dans plusieurs années.



L'observatoire des retraites
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Re: La réforme des retraites
Posté par anastazia le 20/08/2004 07:50:04
Imaginez vous en classe avec un instit ou un prof de 65 ans ça va être la joie !!!
Re: La réforme des retraites
Posté par k le 20/08/2004 07:50:04
Et la solution d'une taxe similaire à la TVA ne parait-elle pas une solution envisageable ? ( tu n'en parles pas dans l'article )
Re: La réforme des retraites
Posté par tatatar le 20/08/2004 07:50:04
sujet délicat,mais très bien traité. La solution que tu préconises me semble également la meilleure, mais il faut encore la faire accepter. Beaucoup de gens veulent les même privilèges qu'avant, alors que ce n'est pas possible. il faut savoir faire des concessions!
Re: La réforme des retraites
Posté par kort le 20/08/2004 07:50:04
oh il manque des salariés.
c bien dommage il faudrait a peu près 300 000 actifs immigrés pour que la France garde son statut economique.
c bien dommage que notre actuel gouvernement n'en veuille pas. Notre très gentil ministre de l'intérieur ne pourrait pas accepter autant de travail.
La france n'est pas obliger d'avoir des travailleurs immigrés qualifié, cela ruinerait leur pays (non ironique). je manque de temps pour expliquer tout ca...
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Publié le 07 février 2003
Modifié le 07 février 2003
Lu 991 fois

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