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La trilogie du Mal, Maxime Chattam, fin possible

Vous avez lu la trilogie du mal ? Vous vous rappelez alors que l'auteur dit que notre imagination doit inventer la suite... Voici ce que la mienne dit de la relation Annabel/Brolin


Les vagues faisaient un bruit agréable. Elles avaient en elles un air relaxant.
Annabel prit la main de Brolin. Sa chaleur avait quelque chose de rassurant face à l'immensité de l'océan qui s'étendait devant leurs yeux.
Elle avait décidé de rester avec lui et de s'associer à lui. Son choix s'était matérialisé alors que le taxi prenait son élan. Elle avait crié au chauffeur de s'arrêter, lui avait tendu un billet, était sortie de la voiture en récupérant sa valise puis, maîtrisant ses humeurs, s'était lentement dirigée vers Brolin. Alors, il lui fit un sourire puis, lentement, la prit dans ses bras.
Aujourd'hui elle était là, assise à ses côtés, au bord de la plage. Le soleil était au rendez-vous, comme pour accompagner la joie des deux détectives.
Son capitaine, à New York, avait été déçu d'apprendre la perte d'Annabel dans sa cellule d'enquête. Il avait cependant bien réagit face à la nouvelle, entendant les arguments d'Annabel.
Dès la résolution de l'enquête, les journalistes s'étaient précipités sur Brolin et Annabel. La nouvelle de leur association ne resta pas longtemps secrète. Brolin n'avait fait aucun commentaire lorsque cette nouvelle fut rendue publique et Annabel s'était dit qu'après tout, avec les deux enquêtes sur lesquelles ils avaient collaboré et qu'ils avaient résolues, l'annonce de leur association ne manquerait pas d'apporter du travail.
Annabel était partie dans ses pensées lorsque Brolin parla :
- Tu veux qu'on le recherche ?
Elle n'avait pas besoin de demander, elle savait qu'il parlait de Brady, son mari disparu. Elle hésita cependant longuement avant de répondre. Que deviendrait sa vie si elle le retrouvait ? Elle qui venait d'abandonner cet endroit où se mêlaient tant de souvenirs d'un passé heureux, d'un passé différent. Comme lorsque l'on meurt, les moments passés avec lui ressurgirent de sa mémoire. Son mari tant aimé, depuis si longtemps disparu. Reviendra-t-il un jour ? Elle revoyait depuis leur première recontre, en passant par leur nuit de noces, jusqu'au jour où elle se leva seule, dans un appartement vide. Le visage de Brolin apparu alors, comme un message pour accepter sa proposition.
Pendant ce temps de réflexion, il était resté là à contempler la plage, sans oser l'interrompre :
- Non. Si je dois le revoir un jour, je ne veux pas que ce soit parce qu'on l'a cherché. Il faut que j'apprenne à vivre comme avant, sans lui.
- Je comprends.
Il semblait vouloir dire autre chose, Annabel l'avait compris :
- Quelque chose d'autre ? Osa-t-elle.
- C'est-à-dire que...
- Quoi ?
Il bougea légèrement :
- Je l'avais retrouvé. Mais je comprends que tu ne veuilles pas le revoir, c'est tout à fait compréhensible.
Le cœur d'Annabel s'emballait au fur et à mesure qu'il finissait sa phrase. Sans même qu'elle ne puisse se contrôler, les mots sortirent de sa gorge, dans une voix tremblante :
-Que s'est-il passé ?
Elle n'était pas sûre de vouloir connaître la raison pour laquelle il l'avait abandonné. Brolin parla lentement, d'une voix détachée et sans émotion, le regard fixé sur l'océan :
- Il a été enlevé...
Annabel poussa un souffle et mit une main sur son cœur.
-... Un débutant. Il l'a cogné sur le crâne très violemment...
Le cœur de la jeune femme battait de plus en plus vite à mesure que Brolin avançait dans son histoire.
-... Il a été enfermé deux jours puis a réussit à s'enfuir. Le kidnappeur s'en est tiré avec un gros choc émotionnel, il est actuellement dans un hôpital psychiatric. Quant à Brady, il s'en est bien tiré. Mais... Avec une amnésie totale...
Annabel se sentait étouffée.
-... Il a été recueillit par une femme qui l'aide à réapprendre à vivre. Leur enfant est né l'année dernière. Tiens...
Il tendit à Annabel un morceau de papier.
-... C'est leur adresse.
En prenant ce bout de papier sur lequel était rédigée à la main une adresse, Annabel fondit en larmes. Brolin la serra dans ses bras. Ils restèrent ainsi l'après-midi durant, Annabel ne cessant de pleurer à chaudes larmes.


Une semaine plus tard...

Elle tourna sur la quatrième rue. Elle avait emprunté la voiture de Brolin en attendant d'aller récupérer la sienne, à New York.
Elle hésitait beaucoup. Elle avait longuement réfléchit pendant toute une semaine et avait plusieurs fois été tentée de faire demi tour sur le chemin. Mais il fallait qu'elle tourne la page.
Elle s'arrêta devant le numéro quatre-vingt-trois. Son cœur s'arrêtait presque de battre.
Elle ouvrit la portière, sortit de la voiture qu'elle vérouilla derrière elle. Elle avança vers le portail de la maison où habitait Brady, sa nouvelle femme et leur fille. Une affiche était placardée sur le petit portique blanc.
La maison se trouvait dans un quartier tranquille de l'Oregon. Elle possédait un étage. C'était une jolie maison qui semblait récemment construite. Moins de cinq ans, pensa Annabel.
Elle resta là, observant la maison, oubliant le temps et l'espace. Au bout d'un moment, une jolie femme blonde et mince apparue à ses côtés :
- Je peux vous aider ? Demanda-t-elle à Annabel.
Cette dernière l'observa longuement avant de répondre :
- J'ai lu votre affiche concernant votre... Votre mari. Je suis détective privé et je... Comment dire...
Que dire ? La vérité ? Dévoiler un tel secret ?
-... Je connais le passé de votre mari.
- Oh !
La jeune femme blonde semblait surprise.
- Je m'appelle Helen White. J'ai demandé les services de nombreux détectives mais aucun n'a su nous aider à retrouver la passé de John. Je suis surprise que vous ayez passé du temps à chercher son identité véritable alors que je n'avais pas fait appel à vous... Laissez-moi vous remercier tel que je le dois...
- Je n'ai fait aucune recherche, interrompit Annabel.
- Laissez-moi vous offrir un café. Entrez donc !
Annabel ne sut que répondre face à une demande si enthousiaste :
- C'est que... Je ne suis pas venue pour ça... Je voulais seulement savoir s'il allait bien.
- Je vous en prie ! Il est à l'intérieur, il s'occupe de notre fille, Kathy.
Annabel entra sans un mot. Lorsqu'elle apperçut Brady, aujourd'hui appelé John, elle ne put que réprimer l'envie de le prendre sans ses bras. À la place, elle laissa ses larmes couler le long de ses joues. Lui resta silencieux, se demandant probablement qui était cette femme éplorée.
- Madame, pouvons-nous parler seule à seule ?
Helen acquieça sans surprise et lui fit signe de la suivre avant de l'emmener dans un salon.
L'intérieur était décoré avec des meubles au style moderne. Les pièces étaient très claires. Brady resta dans la chambre pour enfant peinte en bleue, laissant les deux femmes en tête à tête.
- Ca va aller ? Demanda la jeune épouse, visiblement inquiète de l'état d'Annabel.
- Je ne voulais pas le voir... Enfin, si ! Je voulais savoir comment il allait mais je ne voulait pas qu'il me voie !
- Oh ! Je suis vraiment désolée ! Navré de vous avoir forcé la main ! Je ne sais pas ce que c'est que d'endurer un tel choc ! Je suis profondément navrée...
- Ce n'est pas grave. C'est juste que...
Après quelques secondes de réflexion, elle demanda gentimment à la femme :
- Alors ? Ce café ? Demanda Annabel dans un sourire.
La jeune femme se pressa du haut de son mètre soixante-dix, laissant traîner derrière elle sa longue et brillante chevelure blonde. Elle revint quelques minutes plus tard, portant deux tasses remplies de café brûlant.
- Je vous écoute, dit-elle après un instant.
- Tout d'abord, sachez que je ne suis pas ici pour récupérer ce que j'ai perdu. Je vous demanderai seulement de m'écouter jusqu'au bout en me coupant le moins possible.
- D'accord.
- Je vais peut-être parraître sèche mais ce que j'ai vécu ne m'a pas aidé.
Le femme en face d'elle l'observait de ses intenses yeux verts.
- Il y a quatre ans, je me suis mariée à un homme qui s'appellait Brady O'Donnel. Nous sommes restés un an ensemble, une année remplit de bonheur. Jusqu'à ce qu'un jour, je me lève dans un appartement vide. Brady avait disparu, abandonnant toutes ses affaires : porte-feuilles, veste, chaussures... Tout.
Helen étouffa un cri, sans oser interrompre Annabel.
- J'était alors flic. Pendant un an je n'ai cessé de m'intéresser aux affaires de disparition, espérant sans cesse retrouver la trace de ce mari tant aimé, ce mari disparu. Avec l'aide de celui auquel je me suiis aujourd'hui associée, nous avons enquêté et résolu deux enquêtes importantes, si ce n'est les plus importantes. Nous formons un duo très complémentaire. En très bon détective qu'il est, il a enquêté et retrouvé Brady. Ce qu'il fait que vous sachiez, c'est qu'il a été kidnappé. Je sais que ce n'est pas facile à entendre mais c'est la vérité. Il a reçu un coup extrêmement violent sur le crâne, un coup qui lui a coûté son amnésie.
La femme placa ses mains sur son visage en sorte de cacher sa bouche ébahie et ses yeux se fermèrent sur des larmes qui attendrirent Annabel :
- Je suis navrée, moi aussi je souffre de cette nouvelle. Lorsque vous l'avez recueillit, il venait de s'enfuir en laissant à son kidnappeur un tel choc émotionnel qu'il a finit dans un hôpital psychiatrique.
- Désolé.
Annabel se retourna pour faire face à cette voix grave qu'elle connaissait tant, cette voix qui s'était faite entendre, celle de Brady :
- Je suis désolé. Pardonnez-moi, madame, de tout ce que je vous fait endurer.
- Ce n'est pas ta faute Bra... John.
- C'est vrai mais je vous fait tellement souffrir...
- Non ! Tu ne dois pas t'en vouloir !
Annabel pleurait à chaudes larmes à présent, ne pouvant plus étouffer ses sanglots jusqu'à maintenant réprimés :
- Ce n'est pas ta faute ! C'est cet homme, celui qui t'a kidnappé !
- Pardonnez-moi, madame.
- Tu ne dois pas...
Annabel se leva :
- Pardonnez-moi, je me retire, dit-elle à l'adresse d'Helen. Je suis restée ici trop longtemps... Beaucoup plus longtemps que je ne l'aurais souhaité...
- Vous ne voulez pas rester manger ?
- Non, Helen, je vous remercie mais je ne peux pas.
Ce fut Brady qui réagit :
- Merci à vous, madame. Vous m'avez rendu mon passé.
Annabel ne répondit pas, se dirigeant lentement vers la porte d'entrée, suivie par la jeune épouse :
- Merci, madame.
- Merci à vous. Prenez bien soin de lui.
Elle sortit sans un mot, se dirigea d'un pas lent et rédulier vers la voiture de Brolin. Une fois à l'intérieur, elle ne s'effondra pas, elle ne pleura pas : une autre vie l'attendait ailleurs...


FIN
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L'auteur : Natacha V..
26 ans, Nice (France).
Publié le 16 août 2009
Modifié le 01 août 2009
Lu 1 076 fois

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