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La Vengeance du Papillon

Ah, ces humains, quelle plaie pour nous, les insectes ! Ils nous écrasent, nous polluent, nous piétinent... Ils ne nous aiment pas. Mais venez, petites larves, que je vous raconte l'histoire de celui qui a réussi à détruire un des leurs... Bzzzzz...


Chaud, humide, obscur. Des conditions idéales pour le vol. Décidément, ce lieu est un vrai paradis. Un peu étrange néanmoins : les surfaces présentent des textures tellement différentes les unes des autres, parfois même inconnues ; un relief plutôt rugueux sur les murs, puis du papier lisse, puis de nouveau du relief... évidemment, un papillon ne fait pas la différence entre la tapisserie et les posters. Enfin, c'est assez amusant de s'y promener. Puis voleter par-ci, par-là, sans jamais savoir sur quel type de surface on se posera. C'est intéressant. En plus, on s'y sent en sécurité. Pas de prédateur dans ce lieu clos. La Sorcière Octo-Pattes n'a pas eu le temps d'étendre son filet meurtrier. Non, ici, c'est... la paix, avec un brin d'aventure. Le papillon de nuit, en extase, étend ses ailes sur ce qu'il ignore être le nez d'Amélie Poulain. En descendant un peu plus bas, il dessine une moustache brun foncé tachée d'orange sur le portrait de la jeune comédienne. Puis reprend son envol, comme pour un meeting aérien (et voilà sous vos yeux ébahis, demoiselles sauterelles et messieurs cafards, le grand Papillon de Nuit et sa série de loopings et de vrilles à en épater plus d'un !) , pour enfin atterrir sur la tapisserie dont le relief permet une accroche plus facile et plus reposante.
"Ailes rétractées, Commandant, attendons vos ordres."
"Repos pendant deux minutes, puis départ direction surface vitrée."
"Reçu cinq sur cinq."

En partant du principe que les insectes aussi peuvent rêver, celui-ci s'imaginerait aisément dans la peau d'un prodige de la voltige. Quoique sur le moment, son souhait principal se limite à deux simples minutes de repos sur cette surface confortable. Hélas pour lui, c'est un vœu de trop pour le Génie des Papillons : soudain un élément terrifiant, aveuglant, vient le sortir de sa bienheureuse torpeur. La lumière brûlante le tétanise et fait de lui la cible numéro un de l'inconnu qui vient de pénétrer dans la pièce : un Géant, un de ces humains détestables, et de surcroît pour celui-ci, insectophobe. Le Géant lâche un juron avant d'abattre sur sa pauvre cible un journal enroulé sur lui-même. Heureusement, le lépidoptère évite de justesse l'impact, puis le plus rapidement possible, vole à travers la pièce pour fuir son dangereux poursuivant. Un coin obscur attire son attention, derrière le lit, là où le Géant ne pourra pas l'atteindre. Malheureusement, le papillon calcule mal sa trajectoire et se blesse sur la tapisserie avant de s'écraser dans ce coin qui, finalement, n'est pas si rassurant : d'autres insectes ont fait la mauvaise expérience de choisir ce refuge et y gisent à présent parmis les nuages de poussière. De toute évidence, le Géant n'y a pas regardé depuis un certain temps. Et il ne le fera pas plus cette fois-ci : la lumière s'éteint, le lit émet un grincement plaintif ; le Géant s'y est allongé, et le silence reprend son règne. Le pauvre papillon tente alors de reprendre son envol, mais il ne peut qu'émettre un faible bourdonnement. Le bruit produit néanmoins un effet redoutable et inattendu : l'humain hurle et allume une lumière. Le papillon sent que le géant a peur. La lumière s'éteind à nouveau et la chambre replonge dans les ténèbres. Une idée germe alors dans l'esprit de l'insecte : il se met à battre des ailes, malgré la douleur, il les agite de plus en plus fort et de plus en plus vite dans le noir, et le bourdonnement s'intensifie. La peur du Géant aussi, elle croît et atteint chaque recoin de cette chambre auparavant si sécurisante. Elle prend le papillon de plein fouet, et il se sent alors grandir, ses ailes gagner en surface jusqu'à recouvrir entièrement le sol sous le lit, ses yeux briller d'un éclat féroce... l'insecte prend de l'assurance et voit ses compagnons de misère ressuciter, un bourdon, une mouche, un autre lépidoptère diurne, qui grandissent et bourdonnent également, enveloppés de la peur du Géant. Le papillon de nuit sent peu à peu ses forces l'abandonner, bientôt la Faucheuse ira le chercher et le guider au paradis des insectes. Mais il sait qu'il peut partir serein : sa mort et celle de ses nombreux compagnons est désormais vengée. Bientôt, il ne reste du papillon de nuit qu'un petit corps inerte au milieu de plusieurs autres, un vrai cimetière d'insectes. Mais dans le cerveau du Géant, le Papillon a laissé une marque bien plus profonde et durable de son passage : la certitude que cette chambre autrefois si rassurante, abrite désormais des monstres à six pattes d'une taille défiant l'imaginaire et dont le bourdonnement – BZZZZ – retentira à jamais dans les recoins obscurs de la pièce. Encore à l'état de larve, cette certitude poursuivra sa croissance sans interruption dans les cauchemars du Géant et, le jour où la larve sera devenue un beau et ténébreux papillon noir à taches oranges, l'humain perdra alors tous ses esprits.
C'est ainsi qu'une guerre jadis commencée par la victime d'une semelle de chaussure, fut remportée par le courage et l'intelligence d'un pauvre papillon de nuit.

Fin
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Re: La Vengeance du Papillon
Posté par baken le 20/08/2004 07:53:51
Tu as prouvé ke tu pouvais écrire bocou mieu ke ça !
Comme 2 minutes 2 vérité , ou même cauchemar post-mortem ...
Re: La Vengeance du Papillon
Posté par folkschild le 20/08/2004 07:53:51
Très bonne histoire t'es tu inspiré du livre les fourmis sinon c'etait bbien ecris continu
@+
Re: La Vengeance du Papillon
Posté par echouekorps le 20/08/2004 07:53:51
t'as rien compris à ce que j'ai dis Dams... je parlais de prise de conscience , pas de techlonoogie d'environnement ou autre , mais juste de la nature meme de l'homme... De sa non place dans ce monde! Mais pas grave , ne répond meme pas je ne serais pas avrtoi des réponses et je ne reviens plus sur cet article
Re: La Vengeance du Papillon
Posté par damslefandejeux le 20/08/2004 07:53:51
echoue corps ce ke tu n'as pas encore compris c que l'homme est reellement en train de s'auto detruire lentement mais suremenrt !!!!!
l'homme ne pourra jamais supporter des changement de conditions de vies !!!
l'homme n'arrivera sans doute pas a muter !!!!
puisque les mutations ce sont nos cancers que l'on tente d'éradiquer mais la nature elle sait muter elle fait ça depuis l'age du monde !!!!
regarde malgrès que les dino ait été detruit la vie existe tjs donc meme ,siu l'homme polklue tout la nature s'adaptera tjs enfin c mon point de vu !!!!
tchô
Dam'S
Re: La Vengeance du Papillon
Posté par nico33 le 20/08/2004 07:53:51
Super ton histoire continue d'écrire...mais fait des paragraphe s'il te plais comme ça en tas ça nique les yeux...
A oui mendax et pourquoi les papillons n'auraient ils pas le droit au sentiment de vengence...tu leur as demandé?
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Publié le 30 mai 2004
Modifié le 30 mai 2004
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