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La vie dure

Comment on peut tout perdre et tout reconquérir...


Fébrilement, il fouilla une dernière fois ses poches... En vain. Il l'avait perdu. Ou plutôt, on lui avait volé.
L'objet le plus précieux qu'il possédait avait disparu. Il vérifia à nouveau sous les cartons récupérés il y a longtemps dans les poubelles et qui constituaient son lit. Et là, sans un mot, sans un son, il se mit à pleurer. Les larmes affluaient sur ses joues sans qu'il ne puisse les retenir, sans qu'il n'ait envie de les sécher. Il avait perdu le seul souvenir d'une vie heureuse, d'un passé joyeux qui semblait si loin maintenant... Mais qui ne datait pourtant que d'un an.
Son amie, Eleana, arriva. Sa seule vraie amie qui l'avait soutenu depuis son arrivée, depuis sa mort.
- Qu'est-ce t'arrive ? Demanda-t-elle.
- Le vol... Ca devrait être plus sévèrement punis.
- Hein ?
Josh leva les yeux sur la femme. Il regardait ses yeux verts, sans cesse brillants de par les malheurs qu'elle avait vécu; ses cheveux roux, sales et longs, qui seraient sûrements magnifiques s'ils pouvaient être entretenue; son corps amaigri par le froid et le manque de nourriture. En d'autre temps, elle avait dû être magnifiquement belle, notamment lorsqu'elle était à l'orphelinat car même dans un tel état sa beauté subsistait.
Leur vie de sans domicile n'était pas aisée, loin de là. "Hiver plus dur aujourd'hui !" c'était ce que répétait sans cesse Eleana. Josh, lui, n'avait pas eu le malheur d'en connaître d'autre, de connaître cette situation aussitôt que cette jeune femme. Lorsque son père est mort, sa belle-mère le chassa de la demeure sans excuse, sans explication, sans souvenir. Mais Josh ne comptait pas se laisser abattre aussi facilement et était retourné dans la maison afin de prendre quelques provisions et de récupérer quelques objets qui lui appartenaient. Quelques objets qui lui rappeleraient son père jusqu'à ce que Josh lui-même ne meure. Finalament, ses provisions ne durèrent que quelques jours par le fait qu'il les ait partagé avec les autres SDF, comme les appellent les riches. Il avait donc vendu tous les objets qu'il avait récupéré car personne ne l'avait reconnu : les gens connaissaient seulement le père de Josh, le grand politicien, le fabuleux ministre mais aucun ne reconnut son fils quand il frappait aux portes afin de trouver un abri. Il s'était débarassé de toutes ses possessions, objet de grandes convoitises, excepté de l'objet qu'on lui avait aujourd'hui volé. L'objet qui avait compté le plus pour son père. Lobjet qui commptait le plus pour lui. L'objet qui avait disparu.
Les larmes avaient enfin cessé de couler, Eleana l'avait réconforté. Mais elle-même devait supporter cette misère, ces temps malheureux. Il était dans ses bras.
Lorsqu'il était arrivé, le petit nouveau, il s'était trs rapidement fait accepter des autres surtout parce qu'il leur avait apporté de la nourriture. À ce moment-là, Josh ne connaissait pas encore le phénomène du chacun pour soi. Il l'apprit cependant rapidement, comme par exemple dans les moments où il n'avait plus de nourriture, plmus de quoi rassasier d'autres estomacs. C'est là qu'il apprit ce qu'était la jungle. Plusieurs autres essayaient de lui voler ses possessions. Seule Eleana n'était pas traîtresse, elle seule était restée, même lorsqu'il n'avait plus de quoi la nourrir. Et aujourd'hui encore, elle était là, près de lui, à le réconforter malgré ses problèmes, malgré sa douleur. Pourquoi ? Il ne le savait pas mais il en était reconnaissant.
- Je vais faire la manche, dit-il.
- Ouais.
Et non, Eleana n'avait pas appris à bien parler, à parler correctement. Mais c'était là son charme, ce franc-parler. Un peu à la manière de Tarzan, pensait Josh en souriant.


La manche

Il se mit au coin de la rue, à son endroit habituel, celui où il gagnait le plus d'argent. Il s'assit sur la marche, déposa son pot en plastique devant lui et s'appuya contre le mur. Il repensait à l'objet qu'on lui avait volé. Pourquoi fallait-il qu'on le lui vole aujourd'hui ? Parce qu'il allait très vite le retrouver.
Il adorait cette place parce qu'il y avait un magasin de télévisions en face, ce qui lui permettait de ne pas s'ennuyer à longueur de journée.
Une femme avança vers lui en tenant un petit garçon par la main. Il était très jeune, cela devait faire un an à peine qu'il marchait. Il tenait dans sa petite main un billet de cinq euros qu'il dépos dans la boîte de Josh, sous les ordres de sa mère. Ce dernier leva les yeux pleurant presque, en lançant de grands "merci" à cette femme généreuse, sans toutefois trop se rapprocher d'elle pour ne pas l'effrayer. Il prit le billet et le mit dans sa poche de son jean - pas celle de sa veste où on lui avait volé l'objet-. Il observa la femme et son enfant partir au loin.
La journée passa rapidement. Il devait être dix-huit heures lorsqu'il la vit.


Aperçu

Les télévisions du magasin fonctionnaient toujours et diffusèrent une émission en homage "du grand politicien assassiné il y a un an, jour pour jour. Sa femme nous témoigne sa peine." Et sa belle-mère apparut à l'écran. Ses longs cheveux bruns sinctillaient à la lumière que projettaient les ingénieurs de l'image avec leurs projecteurs. Ses yeux bleus océan étaient mis en valeur par un maquillage délicat. Et c'est à ce moment-là, lorsqu'elle remit sa mèche de cheveux en arrière, que Josh la vit.
C'était une bague en or surmonté d'un émeraude gros comme une punaise. L'héritage de son père. L'objet. Sa belle-mère était venue jusqu'à cet encroit défavorisé afin de lui voler le plus précieux de ses biens, la bague que son père avait légué à Josh. Elle allait le payer et payer la comédie qu'elle exerçait à la télévision, devant le pays tout entier :
- "La peine n'a pas quitté mon cœur depuis le jour où quelqu'un a tué mon mari. Tout ce que je souhaite aujourd'hui pour faire mon deuil, c'est que la police trouve le coupable et que le juge chargé de... "
Josh savait parfaitement que c'était elle qui l'avait tué. Elle le lui avait avoué lorsqu'il partait, le jour où elle l'avait chassé de la demeure. Et là, aujourd'hui, elle osait se montrer face au monde pour pleurer un mari qu'elle ne regrette même pas. C'était tout simplement ignoble.
Comme si quelqu'un l'avait entendu et avait voulu le venger, Charlène, la défunte éplorée, se retrouva soudainement avec une balle dans le cœur. La journaliste en face d'elle mit quelques secondes pour comprendre la situation, pui un vent de panique souleva le plateau. L'image se coupa instantanément.
Le cœur de Josh battait à toute vitesse. Le fond noir de l'écran disparut pour laisse place à une publicité pour un schampoing que Josh utilisait dans ses jours heureux. L'écran redevint aussitôt noir et quelques minutes plus tard, le vendeur sortit de son magasin dont il ferma les portes avec véhémence. Josh voulait savoir ce qi s'était passé sur le plateau.
Il retourna au repère, donna les cinq euros à Eleana et courut jusqu'à son ancienne maison. Une fois arrivé, il constata que la police était sur les lieux, accompagnée par quelques pompiers et un corbillar, alignés devant le portail de l'immense demeure. Il se faufila à travers les personnes présentes jusqu'au corps de sa belle-mère. Il ouvrit silencieusement la pochette losqu'il fut sûr que personne ne le voyait et récupéra la bague qui trônait à l'auriculaire droit du cadavre. Elle se retira aisément et entra tout aussi facilement au doigt de Josh.
Revoir la bague à son doigt lui procura un bonheur intense. Il rentra dans le palais et se fit interpeller par un homme en uniforme :
- Où allez-vous ? Demanda-t-il sur un ton sévère.
- Je réinfiltre ma maison.
L'homme le regarda étrangement. Josh connaissait ce regard. Mais où l'avait-il vu ?
- Je suis le fils du politicien Jordan Chebrac.
- Oh. Je suis désolé mais la maison est passée au peigne fin. Mais nous allons vérifier votre identité. Avez-vous vos papiers ?
- À l'intérieur.
- Impossible. La maison a été vidée par le tueur. Bon, nous allons vous faire un test d'ADN pour vérifier votre identité. Vous êtes le seul descendant de cette famille ?
- Oui, je suis fils unique.
- Bien. Veuillez me suivre s'il vous plaît.
Josh suivit l'homme qui se dirigeait vers l'ambulance. Il s'assit et une infirmière lui fit une prise de sang.
Il sortit de l'ambulance en tenant un coton au creux de son bras gauche. Il retourna voir le policier qui l'avait conduit jusqu'à l'ambulance pour lui demander à quel moment il pourrait rentrer chez lui :
- Attendez une heure et ce sera bon car la maison sera fouillée et les résultats du test ADN seront transmis.
- D'accord, je reviendrai.
Il marcha lentement jusqu'au repère afin d'y retrouver Eleana et de lui annoncer la nouvelle en mangeant un bon sandwich au jambon.
Le silence se fit durant le repas et Josh entreprit de raconter sa journée et d'expliquer le pourquoi du fait qu'il soit rentré si tard. Eleana poussa quelques exclamations de surprise et quelques soupirations étouffées au passage de la mort de Charlène en direct. Elle avait toujours ces yeux brillants, étincelants malgré la souffrance qu'elle vivait.
- Donc, t'vas retourner vivre le Palais, dit-elle. Je suis content pour toi.
- Merci.
Josh avait déjà une idée en tête.
- Bon, je dois y retourner.
- Ouais.
Il se leva, admirant la bague de ses yeux sinctillants. En un an, lui, qui n'avait jamais prêté attention à ses biens, déplorait chacune de ses ventes. Cette bague était rapidement devenue son bien le plus précieux, le seul souvenir matériel d'une vie heureuse. C'était la seule chose pour laquelle il se serait battu.
Il arriva devant le Palais où seule une voiture de police subsistait. L'homme de tout à l'heure était resté :
- Excusez-moi mais pourquoi m'avez-vous mentit ?
Josh ne comprit pas la question du policier :
- Que voulez-vous dire ?
- Jordan Chebras n'était pas votre père.
- Quoi ? ! Mais vous dites n'importe quoi ! J'ai grandi avec lui !
Josh pleurait. Il ne savait pas pourquoi mais il pleurait. Il prit conscience qu'il avait grandi avec un homme qui avait prétendu être son père mais qui ne lui avait jamais dit que c'était faux. Un grand vide se creusa en lui. Pourquoi ? Pourquoi ne pas le lui avoir dit ? Peut-être pensait-il que cela allait changer quelque chose... Mais c'était faux. Car Josh avait peut-être deux pères mais un seul avait réellement existé : Jordan Chebrac, le seul père présent à ses côtés, le seul père qui l'avait aimé comme un fils, le seul père qui lui avait prouvé son amour en lui léguant la bague que Josh portait à son doigt.
Cependant, Josh n'insista pas et fit demi tour, le visage luisant de larmes.
- Attenez ! L'interrompit le policier.
Josh lui fit face, se demandant encore ce quil allait dire pour briser une fois pour toutes la vie d'un homme déjà mort depuis un an.
- Montrez-moi votre main.
L'homme examina la bague de Josh minutieusement :
- C'est la bague que la défunte portait lors de l'émission. Elle appartenait à Monsieur Chebrac. Où l'avez-vous eu ?
Qu'allait-il dire pour se justifier ?
- Euh... Je... Euh... Je l'ai récupérée. Elle m'appartient. On la transmet de père en fils depuis des géné...
Josh cligna des yeux et observa le policier qui lui faisait face. Il regarda son visage avec plus d'attention et la mémoire commença à lui revenir. C'était il y a très longtemps... Il fouilla dans sa mémoire et... La lumière se fit :
- Vous êtes James ! S'exclama-t-il.
L'homme en question fronça les sourcils.
- Vous veniez souvent à la maison, chez mon père avant qu'il ne devienne ministre ! Vous aviez une femme... Ah ! Comment s'appelait-elle ? !
Son cerveau fusionnait sous les efforts de mémoire qu'il faisait.
- Annie ! Elle s'appelait Annie ! Mais un jour vous êtes venu en pleurs en disant qu'elle vous avait quitté en prenant Josie avec elle. À l'époque, je ne savait pas qui était Josie mais aujourd'hui c'est évident ! C'est votre fille !
James était abasourdit :
- Je... Oui, c'est vrai.
- J'étais le petit garçon auquel vous aviez donné un briquet, "pour te défendre" m'aviez-vous dit.
Josh fouilla dans ses poches. En vain. Il avait vendu le briquet afin d'avoir un peu d'argent pour acheter à manger.
- Alors... C'est vraiment toi ? Josh ?
- Oui. Mais je n'ai jamais compris pourquoi vous n'êtes plus venu.
- Ton père est devenu ministre, je ne pouvais plus le voir sans lui causer de problèmes.
- Oh. Et votre fille ?
- Josie ? Je n'ai plus de nouvelles depuis longtemps. Sa mère est morte et on ne l'a jamais retrouvée.
Il fixait le sol et des larmes lui montèrent aux yeux.
- Alors... C'est vraiment toi ?
- Oui. Vous vous rappelez ?
James étreignit Josh.
- Tu vas pouvoir rentrer chez toi. On va y aller ensemble.
Ils se dirigeaient tous deux vers le portail lorsque James revint sur ses pas pour prendre la radio qui se trouvait dans la voiture et faire passer un message :
- J'ai retrouvé le fils de Jordan Chebrac. Je le ramène dans sa propriété.
- Reçu cinq sur cinq, vous avez le feu vert.
Et ils marchèrent. Le long chemin gravilloné avait manqué à Josh cette année durant. La demeure était éteinte.
- C'est bizarre.
- Oui, j'imagine. Ca faisait un an que toute la police te cherchait. Où étais-tu ? Ta belle-mère nous a dit que tu avais fugué.
- Non. J'étais dans la rue. Au début, j'ai frappé à certaines portes en espérant trouver un abri. Sans succès. Charlène m'avait défiguré avant de me renvoyer de la maison. J'ai trouvé une vieille dame qui m'a fourni de quoi me soigner mais elle n'a pu m'héberger. Alors, j'ai marché. J'avais réussit à récuperer quelques affaires, notamment la bague que Charlène m'a ensuite volé. J'ai trouvé un clan de personnes comme moi, qui n'avaient aucun endroit où vivre. Ils m'ont acceptés parce que j'avais de quoi les nourrir pour quelques repas. Mais ma réserve de nourriture ne dura pas longtemps. Alors, j'ai commencé à vendre les souvenirs que j'avais récupéré, ceux qui me restaient. Tous furent vendus, sauf la bague que je souhaitais garder. La bague qu'elle m'avait volé. Je ne savais pas encore qui c'était lorsque j'ai vu cette émission à la télévision.
- À la télévision ? Se surprit James.
- Oui. En face de l'endroit où je fais la manche, il y a un magasin qui vend des télévisions. J'ai donc tout vu. Et la suite, vous la connaissez.
- Oui. Tu as été réduit à moins que rien...
- Oui. En un an, j'ai vécu plus de déboires sentimentaux qu'en dix-neuf.
Josh fixait l'imposante demeure qui s'affichait devant lui. Il allait y retourner, il alalit y vivre à nouveau. Grâce à James.
- Merci, James.
- Hein ? Merci de quoi ?
- Merci pour tout. Lorsque j'étais petit, vous étiez un modèle pour moi. C'est vous qui m'avez donné un but. Ma vie n'étais pas aussi heureuse que l'on pourrait le penser... Mon père a toujours été un homme de puissance. Il était déjà un homme politique à forte influence avant de devenir ministre.
L'air était humide et la lune montraitune face complète. Les étoiles fusaient dans le ciel, formant de magnifiques desseins.
- Oui, dit James. Je me rappelle qu'il pensait que tout pouvait s'acheter. L'argent était devenu on marché, son monde à lui.
- Même moi, il pensait m'acheter, acheva Josh. À chaque fois qu'il me promettait une activité qu'on serait tenus de faire ensemble, il me donnait de l'argent au dernier moment en me disant "tiens, va jouer, je suis occupé". Oh, bien sûr, cela ne m'empêchait pas d'aimer mon père. Mais je haïssait ma belle-mère. J'avais hâte d'atteindre la majorité. Mais même à dix-neuf ans, la majorité restait loin. Mon père mourrut assassiné par Charlène qui me renvoyait de chez moi deux ans avant l'âge.
- C'est Charlène qui l'a assassiné ?
- Oui. Elle me l'a avoué en me défigurant. Elle l'a tué parce qu'elle avait un amant et que c'était dangereux pour elle avec tous les paparazzis qui fusaient autour de mon père. Lui le savait depuis longtemps déjà qu'elle avait un amant. Mais il n'a jamais rien dit. Il me mettait en garde contre les femmes en prenant Charlène pour exemple. Elle m'a tout avoué le jour où elle m'a mis dehors.
- Eh ben... Pas facile tout ça.
Ils étaient maintenant devant la porte principale du manoir. James rompit le silence soudainement installé :
- tu es prêt ?
- Oui, allons-y.
Il s'apprêtait à pousser la porte lorsqu'il s'arrêta :
- Josh, je veux que tu me tutoies.
- D'accord.
James ouvrit l'immense porte qui renfermait les secrets de la demeure. Ensemble, ils pénétrèrent la pièce principale.


La maison

Eleana ! Eleana !
Josh courait entre les cartons. Il la cherchait depuis un quart d'heure maintenant.
- Eleana !
- Ouais ? J'suis là ! Dit une voix délicate à sa droite.
Josh s'arrêta net et faillit en tomber :
- Viens avec moi.
- Où ?
- Tu verras.
- Josh ! Réponds-moi !
- Viens !
Il lui attrappa la main et l'entraîna avec lui. Elle courrait derrière, le bras tendu devant.

Ils arrivaient devant un magnifique portail de fer forgé.
- Ouah ! S'écria Eleana.
- T'as pas tout vu ! Dit fièrement Josh.
Ils marchèrent le long du sentier gravilloné que Josh avait franchit quelques heures plus tôt. Ils entrèrent par la porte de métal.
Le hall était rond et haut. De chaque côté d'eux s'élevaient des escaliers qui menaient à trois étages différents. Droit devant eux se trouvait une porte en bois au style ancien. Avant de la franchir, Eleana regarda le sol et les murs. Le sol était recouvert d'un carrelage beige brillant et luminescent sous le lustre de cristal et les appliques de verre. Enfin, ils franchirent la porte de bois et pénétrèrent dans une pièce rectangulaire.
- Là-bas, c'était le hall. Un peu vide, je sais. Charlène a tout enlevé. Ici, c'est la salle de réception. Là où on accueillait les politiciens.
Les murs étaient beiges, les appliques toujours en verre, le sol toujours aussi brillant. Il y avait une longue table de marbre avec des chaises similaires. Elle était immensément grande et vide.
- Viens ! Je t'emmène au premier appartement.
Eleana oppina et suivit son ami.
Il montait les escaliers, aussi clairs que de l'eau.
Le premier étage étaitplus foncé, un fois qu'on avait franchit le mini-hall qui y donnait accès, semblable au hall d'entrée. Il était fait de bois de pin. Les murs étaient en bois, le sol était en bois, les appliques étaient en bois... Il était beaucoup plus sombre lorsqu'on le comparait au rez-de-chaussée. C'était un bel appartement au style ancien. Salle de bains, cabinet, chambre, salle à manger, cuisine... Tout était en bois, magnifique.
Le deuxième étage était aussi clair que le rez-de-chaussée. Salle de bain bleue, salle à manger et autres pièces beiges... Sinctillant. La maison dont tout le monde rêve.
- Le dernier étage est réservé au travail. Très ennuyeux, je te l'épargne.
- Ouais. Alors, t'vas vivre ici ?
- Oui. Et toi aussi.
Eleana ouvrit de grands yeux ronds.
- Tu as très bien comprit, reprit Josh. Je souhaite que tu viennes vivre ici, avec moi.
- Non, peux pas.
Elle ne cessait de cligner des yeux, les joues rosies et le regard fixé à ses pieds qui devaient avoir l'apparence d'un ange pour qu'elle les fixe ainsi.
- Pourquoi ? Pourquoi tu ne pourrais pas ?
- Pas ce que... Trop. C'est trop.
- Je veux que tu viennes. Ne me laisse pas seul ici, sans toi. Tu as toujours été là cette année et je... S'il te plaît.
- Je... Je...
- S'il te plaît ! Je me mettrai à genoux s'il le faut...
Ce qu'il fit. À genoux, il leva les yeux vers elle. Elle était toujours aussi surprise.
- Viens ! Viens vivre avec moi ! Je t'en supplie !
- Je... Ouais. Mais quoi en échange ?
- Rien. Je ne veux rien.
- Moi si.
Josh fut surpris. Elle n'avait jamais rien demandé.
- Je veux que toi m'apprennes à parler correctement.
- D'accord, je le ferais.
Il ne sentait plus ses jambes. Il avait été si stressé... Pourquoi ? Pourquoi cette réaction ?
Ainsi, ils vivraient ensemble. Pas en tant que couple, mais ensemble. Josh vit Eleana se promener dans la demeure. Il fallait qu'elle s'y familiarise.
Soudain, la porte d'entrée sonna. Eleana cria, Josh ne s'en inquiéta pas. Il alla ouvrir l'immense porte de métal. James apparut, portant trois pizzas. Il était là, dans l'entrebaîllement. Ils se serrèrent la main et Josh entendit du bruit derrière lui puis...
Il se retourna :
- Eleana ! Hurla-t-il, se précipitant sur les marches.
Elle avait prit les escaliers et avait raté une marches. Elle commençait à tomber, tomber...
Josh vit la scène comme au ralenti. Il courrut vers elle afin de la rattrapper. Elle tomba sur lui et ainsi ils chutèrent sur plusieurs marches. Il sentit un choc au niveau de son crâne et un craquement, comme des os qui se brisent. Alors, tout devin plus noir, plu sombre. Semblable au néant.
Après un temps interminable, il se retrouva allongé sur le sol, le visage dans les mains d'Eleana qui pleurait. Il ne l'entendait pas. Il n'entendait plus rien. Mis il voyait qu'ellebougeait les lèvres. Il distingua un seul mot parmis tous ceux qu'elle prononça : "fantôme". Ainsi donc, les fantômes qu'il avait vu pendant toute son enfance existaient vraiment.
Il avait toujours cherché à les fuir. Jusqu'à ce qu'un jour, l'un d'entre eux lui parle...
Il sentit son âme se déchirer lentement de son enveloppe corporelle. Il était mort. Son âme s'envola, toujours plus haut. Dans le noir total apparut soudain une lumlière. Lointaine mais présente. Au bout du tunnel de ténèbres l'attendait son père.
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L'auteur : Natacha V..
26 ans, Nice (France).
Publié le 08 septembre 2009
Modifié le 30 août 2009
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