FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Le pseudo journalisme

Enquête très sérieuse menée au cours d'une investigation totalement réalisée par imagination.


Au cours d'une nuit de réflexion ardue sur le cas des politiques et de l'érection pestilentielle qui va arriver d'ici peu, je me suis rendu compte de l'importance des notions " démagogie " et " déhontologie ". Ces notions sont parfois mal comprises. Pourquoi ? Question de démagogie, justement...


Démagogie participative...

Selon le Larousse de Poche revolver, "Démagogie : politique qui flatte la multitude". Ainsi, lorsqu'un des représentants de la candidate PS déclare : "Elle écoute d'abord ce que dit le peuple et ensuite elle ajuste en fonction de cela", il n'y a pas de quoi créer polémique sur la démagogie de cette personne. Le but étant de savoir si elle pense ce qu'elle dit ou bien si elle dit cela pour enjôler le citoyen lambda. La limite ici est assez floue.

Mais pas d'anti-socialisme secondaire sans un anti-républicanisme primaire derrière. En effet, le candidat du parti de droite républicain (au point où on en est, on pourrait faire du bipartisme de base, mais bon) réplique à la madone de gauche, lors de son meeting en Champagne Ardennes "C'est le cri d'une France qui ne veut plus que l'on décide sans elle" Bon, loin de moi l'idée d'extrapoler cette phrase de son contexte (si vous souhaitez lire le discours, tapez "Discours pour la France qui souffre" sur Google) mais elle résume assez bien l'idée du discours. Oui, lui aussi veut mettre en place une politique ouverte sur la discussion avec le peuple.

De leur côté, les candidats des extrêmes n'ont pas besoin de dialoguer avec le peuple pour deux raisons. La première étant qu'ils sont persuadés que leurs idées sont les meilleures et en partant de ce principe vous ne pourrez jamais concilier un parti extrême avec un autre parti (l'exemple le plus probant étant que les partis d'extrême gauche ont réussi à se trouver des différences, ce qui entraîne la division et donc des mauvais résultats pour des idéaux plus ou moins similaires... Question d'intégrité sûrement). La seconde est qu'ils sont persuadés que ce qu'ils pensent, le peuple le pense. D'où l'inutilité d'aller voir la plèbe quand on est persuadé de ce que l'on dit.

Et l'UDF tranquillement avance, avec son Monsieur Passe-Partout, qui essaye tant bien que mal à rentrer dans le cercle fermé des plus de 15% d'intentions de vote. Bayrou qui vit mal le bipartisme des médias : c'est peut être le seul à avoir des idées moins populistes mais plus à même de faire évoluer certains points économiques et sociaux. Enfin, c'est ce qu'il ressort de ces quelques, et hélas, rare, interventions médiatiques.


... Et journalistes à succès

" Oui, TF1 favorise le bipartisme ", c'est ce qu'aurait déclaré publiquement Patrick Le Lay, actuel directeur de TF1. Pourquoi à votre avis ? Une volonté politique ? Une impossibilité de choisir entre le PS et l'UMP ? Des pressions de tiers ?
En fait, nous explique Le Lay, TF1 ne veut pas revoir la tragédie du 22 avril 2002, il est donc essentiel de se concentrer sur les deux principaux partis.

Seulement, cela serait possible si nous étions stupide. En effet, aujourd'hui regarder la télévision c'est comme réfléchir, mais sans l'inconvénient de la réflexion. Certains propagandistes des médias nous proposent directement la réflexion à gober sans nous donner les fondements ni les aboutissants. Cela convient parfaitement aux citoyens de base qui s'intéresse à la politique quand il est de bon ton de s'y intéresser. Mais ces citoyens ne constituent pas la majorité des française. Loin de là. D'après une étude récente, on peut comptabiliser près de 10% de gens qui se moquent éperdument de la politique (peut on encore les considérer comme citoyen à ce moment ?), 25% de gens qui gobent bêtement les explications scandaleuses des hommes politiques sur leurs déboires illicites et leur volonté d'un monde plus " transparent " et il reste donc 65% de gens qui ne comprennent pas les démarches des hommes politiques et qui restent donc sur leur faim lors des débats télévisés.

Alors les journalistes de tout bord nous inondent d'analyses, de réflexions, de critiques mais là encore, très peu de réflexion dans la continuité de l'idée de base.

Les débats sont systématiquement lieu de discorde. Si l'un parle plus que l'autre, un débat s'instaure sur le temps de parole des uns et des autres. On n'avance pas, on patine, on s'embourbe dans des histoires semi-privées entre les différents candidats.

Manipulation des médias et révélations racoleuses sont l'amusement de nos têtes pensantes. Et bien sûr, 25 à 30% de la population télévisuelle avale ces gerbes de politique.
Les journalistes excellent dans les questions offensantes envers " les petits " mais ne vont jamais créer de scandale avec les deux stars.


L'oeil perdu

Dans son coin, celui qu'on appelle depuis 30 ans " n'a qu'un oeil ", se frotte les mains. Tranquillement, il regarde se battre les uns et les autres. Trop vieux pour supporter les débats, il envoie sa fille se faire la Marianne de son parti, en nous balançant des " On a changé ", " ce ne sont que des préjugés ",... On l'annonce à moins de 10% alors qu'il n'est jamais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, descendu en dessous de 15%.


Les Béruriers chantaient déjà il y a 15 ans, "Plus jamais de 20%". Plus jamais de 20%...

Et bien sûr, les journalistes ne cherchent pas de réponse à ce chiffre de 10% qui semble être assez surprenant. Parce que réfléchir sur le Front National, ce n'est pas déontologique, alors que tout le monde sait que parler d'un problème sert souvent à le résoudre. Ce n'est pas la logique des médias, et bien laissons la gangrène prendre encore un peu de force. Comme ça, si c'est Madame Ségolène qui passe au pouvoir, avec un discours de gauche, elle va ravir les 25% de fachos de notre pays qui s'empresseront d'utiliser leur droit de manifestation pour fomenter des coup d'Etat (ça ne vous rappelle pas 1936 ?).

Et oui, voter gauche, c'est énervé un quart des français. Et ça pèse très lourd un quart des français. Surtout quand il s'agit de fachos.


Réflexion post pubertaire

Alors où en sommes nous ?

Deux démagos, quelques extrêmes plus ou moins médiatisés, un homme de paille en herbe et un borgne (qui comme l'indique le proverbe est roi chez les aveugles). Une belle brochette d'artistes, mais dans le fond que cela change-t-il ?

Et bien pas grand chose. En effet, les politiques successives n'ont pas énormément de moyens pour bâtir une politique suivie, une idéologie, un idéal commun. Alors, au fur et à mesure des années, on rafistole, on efface des chiffres, on rajoute ci et là un petit truc qu'on enlève aussitôt.

Quelles solutions ?

Depuis plus de 50 ans, nous faisons parti de l'Union Européenne, véritable communauté de pays avec la réunification à terme de l'économie, de l'agriculture et de l'armée. A terme oui, mais quand ? Nous nous efforçons de débattre entre politique français, alors que l'Europe est là, juste devant nous, et nous la refusons, non pas en tant qu'entité, mais à cause de récupérations politiques reprisent par les alter mondialistes et les extrémistes de tout poil estimant que l'Europe ne doit pas être une union ultra-libéraliste (ce qui ne ressortait pas d'une façon clairvoyante dans le texte de la Constitution).
Quand la France acceptera-t-elle son appartenance à l'UE ? Quand seront nous enfin unis sur tous les points importants ? Quand mettrons nous véritablement en place une politique économique, écologique et sociale commune ?

Tous les jours, vous pouvez entendre les candidats dire "Dans tel pays de l'UE, il se passe ceci, ils font cela". Pourquoi tant de distance entre des pays qui ont un fond monétaire commun, une volonté commune de construire une Europe soudée et technologiquement innovante ?
Pour le moment, la force de conviction des différents politiques est actuellement si faible que le taux d'abstention pourrait battre des records de législatives...

"Un politique est un homme qui dira tout et son contraire pour démontrer qu'il parle à chaque citoyen. " Festisat, février 2007
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Re: Le pseudo journalisme
Posté par norbert vincent le 10/03/2007 00:46:07
C'est "déontologie" sans "h" : " abondance de bien nuit " !...
Re: Le pseudo journalisme
Posté par raxi le 02/03/2007 05:40:07
10/10 : j'aime bien ton article à cette heure ci tardive !
Re: Le pseudo journalisme
Posté par raxi le 02/03/2007 05:32:25
"l'érection pestilentielle"

joli labsus... lol
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L'auteur : Yves Remord
31 ans, Colombin entre les deux eglises (France).
Publié le 02 mars 2007
Modifié le 06 février 2007
Lu 1 044 fois

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