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Le rap français

Brève histoire du rap français de la revendication à la récuperation, de la MJC à Laurent Boyer, de l'authentique à Yannick.


Symboliquement le rap français authentique est mort le jour ou Stomy Bugsy est passé chez Michel Drucker.
Entendre MC drucker dire que stomy était un bon garçon et sa chanson "mon papa est un gangster " un tube est sans doute une des phrases les plus violentes de la courte histoire du rap français.
Oublié les "Brigitte femme de flic" et " sacrifice de poulet" , il ne restait du ministère amer qu 'un smoking noir et un stomy paradant et criant " mon rêve est de chanter avec julio iglesias, il déchire trop julio"
C 'était donc ça le résultat d 'une dizaine d 'année de hip -hop underground , parader chez Michel drucker?!
En fait il y a eu un énorme malentendu entre le public et le rap, ce malentendu avec le grand public date du jour néfaste ou Jacques Martin a invité sur son plateau un groupe belge nommé benny B. Jusque la le public à gourmette n 'avait eu aucun contact avec une voix qui représente les cites, les textes très revendicatifs mettant en cause le pouvoir et ses représentants, les conditions de vie des jeunes dans les cites étaient exprimés trop crûment pour que les médias acceptent de voir cette réalité en face et la transmettent.

Diffuser les chansons du ministère amer, NTM, IAM ou Assassin c 'était se poser en contre pouvoir et complices de ces jeunes vus comme des délinquants.
Seules quelques radios parisiennes et locales diffusaient ce rap français, les quartiers déversaient leur flow pour eux même et leur copains, convaincus qu 'il fallait un porte voix ( une des expressions favorites de NTM) pour faire connaître leur vie et que personne ne serait ce porte voix à leur place.

L 'expression des cites à la TV nationale avait disparu depuis l 'émission mythique de Sydney à une époque ou les cites découvraient le rap US et commençait juste à le voir comme un moyen de réaction face à leur situation quotidienne.
L 'entrée de benny B est donc mediatiquement un tournant, soyons clair, ce groupe belge était en tous point présentable et n 'avait que de vagues rapports avec la formidable rage sémantique des cités françaises: il était belge ( pas de réalité française), il témoignait vaguement d 'une réalité des cites à travers des textes très lisses et présentables ( " Je descends des quartiers soit disant mal fréquentes/ Ou la PJ passe les 3/4 de la journée/ Mais j 'en ai marre de tout ça , j 'en ai marre de cette vie la/ Et pour sortir d 'ici je ferais n 'importe quoi"), et le fait est qu 'ils faisaient vraiment n 'importe quoi pour en sortir, passant d 'émission en émission , de disque d 'or en disque d 'or.
Le public des cites sans HLM à suivi ravi de trouver un morceau francophone qui bouge et des paroles facile à retenir.
Le groupe Benny B n 'a jamais revendiqué une quelconque origine sociale modeste, n 'a pas essayé de lancer de débats sur la représentation des cites, il chantait "y'en a marre de tout ça " en coeur avec un public loin d 'être multiethnique , touchait son cachet et partait.


Même si Benny B semblait l 'opposé des freestylers quotidiens dans le fond et la forme, caricaturant au maximum le message et la tenue du vrai hip-hop français, une brèche médiatique était ouverte et n 'allait plus se refermer
Le deuxième acte médiatique est venu avec "le mia" et "la fièvre" .
Cette fois les vrais groupes qui écumaient les coeurs des cites depuis des années arrivaient au sommet médiatique.
Bien sur ce n 'était pas les chansons les plus représentatives de ces deux groupes qui les avaient révélé au grand public, mais ces groupes n 'avaient aucune intention médiatique apparente en faisant ces chansons.
Dans presque chaque album il y avait une chanson festive du samedi soir.
Il y a eu un espoir que ces deux groupes en profitent pour lancer de vrais débats sur les conditions de vie des jeunes dans les cites.
Des débats ont été lancé , le choc a eu lieu avec comme paroxysme la rencontre entre NTM et l 'affreux politicien Eric Raoult qui leur a demandé de réinvestir l 'argent de leur disques dans leur cité d 'origine oubliant au passage le rôle de l 'état et inventant l 'autogestion misérable

La prise de conscience commençait réellement à ce faire jour dans l 'opinion avec des multiplications de reportages sur la vie des cites pris sous tous les angles possibles. Les cites étaient un sujet désormais porteur, mais aucune solution concrète n 'était avancé après l 'interlude Tapie au ministère de la ville
Pendant ce temps la demande du public en musique qui bouge a lancé le troisième acte médiatique qui a tué le rap français authentique et installé la main mise des medias
Des groupes comme Alliance Ethnik, Reciprok ou Menelik voire MC Solaar se sont engouffrés dans la brèche du rap du samedi soir avec des messages de plus en plus vides ou le seul but est de lever les bras en l 'air pour suivre la cadence de la musique
Skyrock qui désespérait de trouver un nouveau créneau porteur pour se relancer a suivi la voie , d 'abord de façon réellement sincère en diffusant des textes indiffusables avant mais en les mélangeant avec la musique festive des cites, banalisant ainsi largement le message. Cette radio aurait du comprendre que le rap venait d 'une condition sociale, aurait du donner la parole à ces jeunes autrement que pour les faire chanter , aurait du relancer les débats en étant pas seulement un robinet à rap .
Mais les jeunes eux même ont compris que c 'était trop tard, l 'argent était trop facile pour prendre le risque de la remise en question par l 'analyse


Les maisons de disques ont créé du pseudo rappeur à la chaîne élevé dans la pépinière Skyrock, la génération Pit Baccardi était lancé: texte lisse, musiques de trois minutes , passages à fan de et disparition si pas de disque d 'or en six mois.
Le marketing à marché pendant un an, chaque disque de rappeur qui sortait était en tête des ventes des la première semaine remplacé par un nouveau pseudo rappeur
Entre temps la France à gagné la coupe du monde , Zinedine Zidane est le chouchou des français, l 'image d 'une France qui gagne est adoptée, aucun message négatif n 'est toléré
Yannick est l 'ultime avatar de l 'enfermement médiatique du rap avec sa reprise de Claude François, seul le rap festif et obsolète vend encore des disques d 'or et a une large couverture.
Les autres essayent de reconstruire un message pour survivre , mais sont désormais loin des préoccupations initiales, ils se contentent de raconter leur parcours, de faire un bilan de leur célébrité , inventant le rap au carré ( " On fait le bilan, calmement, en chaque instant/ Parler des histoires d 'avant comme si on avait cinquante ans"), calquant leurs clips sur les clips US pour passer sur MTV Europe



Loin de tout ceux la quelques groupes des origines comme assassins ou NTM veulent nous donner une touche d 'espoir, font des textes à destination directe des habitants des cités ( "laisse pas traîner ton fils/ Si tu veux pas qu 'il glisse/ Qu 'il te ramène du vice")conscient qu 'il ne sert plus à rien de vouloir s 'adresser à l 'état ou aux media pour resoudre leurs problemes, ces groupes passent sur MCM et MTV la nuit, sur les radios, mélangés au groupes crées mediatiquement.
Mais eux gagnent beaucoup plus que de l 'argent, ils gagnent le respect de ceux qui les suivent depuis des années et constatent qu 'ils ne se sont pas fourvoyé chez Arthur, Boyer and Co

Pendant ce temps on a envoyé des habitants des cités nettoyer les plages polluées de bretagne dans des abjectes sorties "citoyennes" d 'interet général, la discrimination faciale continue à l 'entrée des boites et dans la vie active, les journées à glander dans la cité continuent, comme les agressions, le trafic de drogue toujours plus réprimées, les reportages catastrophistes sur les maux des cites....

Le rap français portait sans doute trop d 'espoir en lui, trop de rage, vouloir le canaliser l 'a détruit au lieu de le rendre intelligible.
La prise de conscience à eu lieu en partie mais la France black-blanc-beur a effacé des mémoires la France laborieuse des cites.

En 1991 NTM écrivait:
" Le rap n 'est pas un kit/ Que l 'on monte à l 'envers/ Récupérer l 'affaire/Pas si facile à faire/ Et prendre le train en marche/ N 'est pas une mince affaire/ Authentik voila une vertu bien rare/Pour être attribuée à tort et à travers/ Trop vite adjugée à des gens/ Qui ne sont que des blairs"



Cette phrase est plus que jamais d 'actualité, mais qui s 'en soucie aujourd'hui?
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Re: Le rap français
Posté par sat le 20/08/2004 07:47:01
LE RAP C'EST UN POUR TOUS TOUS POUR UN INCH ALLAH...
Re: Le rap français
Posté par elise69 le 20/08/2004 07:47:01
c'est que du copier coller et ça se voit de trop vu la longueur de l'article !!! bande de tricheur !!!!!
Re: Le rap français
Posté par ombelapro le 20/08/2004 07:47:01
il ya des groupes qui cherchent à faire du fric et ça se voit, leurs textes sont bidons , ils reprennt des belles zics d'avent pour en faire de la vraie merde, comme le groupe 113, quand vous réfléchissez leur texte, ça veut rien dire, eux ils disent: ouai c'est cool on va danser en boite , super mais en s'en foue de leur life! ils font partis des "cons" comme c'est si bien dit dans un texte au dessus. Je trouve vraiment dommage que le groupe NTM se soit séparé, c'était vraiment du bon son et du bon texte, et pour ceux qui voudrait critiquer Joey Starret qui disent que tout ça c'est pas bien, mais Joey Starr, on s'en fou de ses ennuis avec la justice, du moment qu'il dis des choses justes, au moins, il vit vraiment danas le merde, et il la raconte !idem pour le groupe Assassin ils ne font pas de la pub a donf, et ça c'est vraiment géniale. J e n'adore pas la FF car ils ont dit dans une de leur chanson (parce qu'il faut écouter les paroles pour aimer du rap , ce que je viens de dire concerne ceux qui n'écoutent que le music et pas les paroles et qui disent que le ap c'est de la merde!) que les meufs ça sert a baiser dans une voiture ... enfin pas de débats la dessus. UN groupe que j'aime particulièrement beaucoup( c'est mon groupe préféré) est le saian supa crew, pourkoi? Tout simplement que si vous écoutez leur 1er album, il y a pas l'horreur de la cité (nefin come meme) mais ça,parle du racisme(ils se mettent dans la pô de kelkes racistes/"la preuve par trois"), ils parlent d'un dealer(n=° 17 du 1er album), d'un pote a eux mort.... Enfin ils parlent de tout ce que d'autres n'arrivent pas a comprendre sans que ce soit très commercial( à part Angela, mais fallait bien les lancer) et que les messages soient vraiment clairs sans etre obligés de dire on vit dans la merde de la cité, parce que ça ça devient vraiment chiant quand personne n'agit !
désolée si vous n'arrivez pas comprender tout ce que j'ai dit ....
Re: Le rap français
Posté par ombelapro le 20/08/2004 07:47:01
d'en parler ce'st bien mais agir serait mieux
Re: Le rap français
Posté par jessika69 le 20/08/2004 07:47:01
Qu'ajouter de plus? sinon qu'apres ce qu'il s'est passé aux elections apprenons à etre tolérant sans oublier qu'il y a certaines personnes pour qui la musique,le rap et ses prolongement musicaux, c'est autre chose que de la révolution...pensons aussi à nous intégrer non,rapaces?la révolution c'est bien , mais regardez la dérive dans laquelle cela peut nous entrainer...chacun ses idées et ses prises de position, je respecte les votres.Mais! Il y aura toujours des mais.Bravo quand meme pour votre réponse super argumentée,elle valait vraiment la peine d'etre lue et pour notre culture personnelle et pour ajouter à l'article toutes les justifications necessaires.
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Publié le 16 septembre 2001
Modifié le 16 septembre 2001
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