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Le Real gère les Clasicos

Comme il l'a fait sur les trois dernières oppositions entre Madrid et Barcelone, le Real n'a pas perdu contre son ennemi de toujours mais mieux que ça, il l'a battu avec à la clef, une finale de Coupe du Roi a négocier.


Ça faisait belle lurette que l'on avait pas vu José Mourinho aussi heureux au terme d'un match du Real Madrid. Le premier qu'il alla voir n'était autre que Raphaël Varane, celui qui ne devait pas être là car très incertain après avoir ressenti une douleur à la cuisse. Mais le défenseur madrilène a finalement était considéré comme apte à jouer cette demi-finale retour de la Coupe du Roi et comme lors du match aller (1-1 à Santiago Bernabeu), il a été décisif. A la fin du mois de janvier, il avait étonné par ses interventions cruciales, toutes réussies, mais avait surtout eu la bonne idée de ramener son équipe à 1-1 d'une tête somptueuse dans le dernier quart d'heure de jeu. Hier, le technicien italien a décidé de le titulariser au détriment de Pepe, jugé un peu trop nerveux pour le Special One. L'ex défenseur central lensois a encore réalisé une très bonne prestation et ce sur tous les plans. D'abord, et c'est pour cela que les dirigeants galactiques ont misé sur lui, il a assuré ses besognes défensives par des tacles sur Lionel Messi mais aussi il parut dominateur dans le jeu aérien. Non content de son rôle défensif, il trouva sûrement qu'il pouvait faire mieux alors sur un corner de Mesut Ozil, il domina largement Gérard Piqué dans les airs avant de donner un coup de boule à un ballon qui filait sous la transversale de Pinto "c'était comme dans un rêve. Déjà, le match aller avait été une expérience fantastique, mais là, je remarque le même but. Je me sens de mieux en mieux et je suis content de voir que je peux bien jouer contre de grandes équipes du calibre du FC Barcelone". D'un point de vue comptable, on ne peut pas dire que ce but se révélait indispensable à des madrilènes qui menaient déjà 2-0 mais José Moirinho ne pensait pas la même chose "on menait de deux buts mais il suffisait que Barcelone marque un but pour nous mettre le doute. Heureusement, Raphaël a mis ce coup de tête et nous a donné une avance irattrappable".
Ce troisième but ressemblait à une gourmandise, comme une chance rare de mener trois buts à zéro contre les blaugranas. On est tout de même bien obligés de reconnaître que le Real Madrid aime les Clasicos. Sur les sept derniers matches entre les deux Grands d'Espagne, les galactiques se sont inclinés une seule fois, en finale aller de la Supercoupe d'Espagne 3-2, pour trois matches nuls et trois victoires. Mais ces dernières victoires n'avaient jamais été aussi larges au Camp Nou depuis onze ans et une victoire 2-0. Hier, ce clasico revêtait d'une importance capitale et pouvait être comparée à la finale des clasicos de cette saison bien que ces deux mêmes équipes se retrouveront samedi après-midi en championnat. Après un match aller haletant qui s'était conclu par 1-1 et qui laissait un suspense au match retour, le Real Madrid se retrouvait obligé de marquer au moins une fois. Cette demi-finale retour aurait pu perdre de son interêt si Lionel Messi avait trompé Diego Lopez au bout de deux minutes de jeu. Comme à son habitude, Barcelone mettait son jeu en place basé sur une grande possession du ballon.


Le récital Cristiano Ronaldo

Mais comme la semaine dernière contre le Milan AC, lors de la défaite du Barça contre les lombards 2-0, cette conservation du ballon s'avérait stérile. On ne peut pas dire que les catalans n'ont pas eu de situations intéressentes mais elles n'ont que très rarement abouties à de véritables occasions capables d'inquiéter Diego Lopez. La faute à Xavi et Cesc Fabregas, entre-autres car on ne dira pas qu'ils ont été les seuls à déjouer, dont les passes n'étaient pas aussi précises qu'à l'accoutumée "je ne sais pas quoi dire. Il nous a manqué quelque chose pour être à notre niveau habituel. Nous ne sommes pas fatigués physiquement. Le plus important est de rebondir et de ne pas se morfondre sur cette défaite" reconnaissait Xavi, le visage plus fermé que les autres jours. Et comme en Coupe d'Europe, Barcelone se révélait vulnérable sur les contres adverses. Angel Di Maria essayait de trouver la profondeur dans le dos de la défense barcelonnaise mais c'est sur un ballon de Gonzalo Higuain, préféré à Karim Benzema qui passa toute la rencontre sur le banc comme cela arrive souvent ces derniers temps, qui trouvait Cristiano Ronaldo dans la surface et qui s'écroulait en essayant de dribbler Gérard Piqué. L'arbitre de la rencontre, Alberto Undiano Mallenco - décrié pour ses décisions litigieuses en faveur des madrilènes lors des clasicos selon les propos d'avant match de l'intendant de Tito Vilanova, Jordi Roura-n'hésitait pas énormément avant de désigner le point de penalty. L'accuséet son capitaine Carles Puyol avaient beau accourir vers l'arbitre de surface, la décision ne changea pas d'un centimètre. Cristiano Ronaldo s'emparait du ballon et, malgré les superstitions en quoi celui qui subit la faute ne doit pas se faire justice, trompait Pinto et donnait l'avantage aux Merengues avant même le premier quart d'heure de jeu.


Ronaldo 2, Messi 0

Jordi Roura restait de marbre sans trop savoir quoi faire. Il voyait simplement David Alves en difficulté sur les déboulés de Cristiano Ronaldo. Il voyait Jordi Alba se dépatouiller très difficilement de Di Maria, de retour en tant que titulaire après l'avoir laissé à Kaka lors des trois dernières journées de Liga. Mais il voyait surtout son bijou, Lionel Messi, pris en tenace dans une prise à deux ou à trois parfois où Raphaël Varane excellait dans ce rôle de sangsue sur l'attaquant argentin. Il dut sans doute retrouver le sourire lorsque les siens relevèrent la tête en début de deuxième mi-temps. Ils voyaient ses hommes faire enfin travailler un peu le portier madrilène que l'on crut battu sur une frappe d'Andrès Iniesta, le meilleur barcelonnais de ce clasico. Malheureusement pour le leader du championnat espagnol, Diego Lopez repoussait le ballon et sur le contre qui suivit, un contre lancé sur la gauche par Angel Di Maria, l'argentin faisait tourner la tête de Carles Puyol avant de frapper. Son tir trouvait les gants de Pinto mais ces derniers n'étaient pas suffisemment fermes pour le capter et pour empêcher Cristiano Ronaldo, d'une grande sérénité alors que le but n'était tout fait, d'inscrire son doublé. Pas une grande surprise pour celui qui est souvent en jambes lorsqu'il faut se rendre du côté du Camp Nou. Il a inscrit au moins un but lors de ses cinq derniers passages dans l'enceinte catalane.
Les dés en étaient jetés car le but marqué à l'exterieur par les merengues au match aller forçait le Barça à marquer trois buts sans en encaisser. Chose que les hommes de Jordi Roura ne surent pas faire en encaissant un troisième but par l'intermédiaire de Varane. Jordi Alba avait la gentillesse de sauver l'honneur des siens en réduisant le score d'un joli but mais cela ne pouvait le consoler "c'est compliqué de se faire battre de la sorte et à la maison. Je marque un but pas mal mais il ne sert pas à grand chose. Je ne sens pas que nous sommes moins bons mais c'est que le Real a été excellent". Jordi Roura reprenait "la semaine n'a pas été simple même si la défaite de Milan a été la plus difficile à encaisser. Il est trop rapide de dire que l'on traverse une mauvaise passe. Je connais mes joueurs. Ils vont rebondir et revenir encore meilleur". Celui qui remplace Tito Vilanova pendant sa convalescence aurait pu avancer l'argument que son adversaire, par ce match, pouvait sauver une situation en championnat des plus compliquée. En tous cas, on aura le droit à un nouveau clasico samedi après-midi mais les seize longueurs qui séparent barcelonnais et madrilènes le feront perdre de son piquant. Sauf que Messi voudra prendre sa revanche. Pour l'instant, 2-0 en faveur de Cristiano Ronaldo
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L'auteur : Fruitier Manu
21 ans, Paris (France).
Publié le 07 mars 2013
Modifié le 03 mars 2013
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