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Le Secret des Pierres d'Ica

Des hommes en noir à la recherche des pierres d'ica. Une piste sur le crash de Roswell en juillet 1947 va de nouveau mettre Dany Ballantine à l'épreuve.


Chapitre I

Montségur, Ariège ... 3 juillet 1999 ... 7 h 05 du matin


Le professeur Joseph Winter, éminent archéologue britannique sexagénaire au front partiellement dégarni, est confortablement installé dans le salon de style anglais qui meuble la bibliothèque de sa superbe villa. En un mouvement trahissant sa perplexité, il tourne et retourne entre ses doigts une pierre ovalisée de couleur sombre aux arêtes arrondies. Elle fait partie de l'envoi des soixante quatre galets de dimensions identiques, que son ami et confrère, le professeur Javier Cabrera vient de lui faire parvenir de La Paz en Bolivie. Le texte de la dépêche qui a précédé la réception du colis et que Winter a relu pour la cinquième ou sixième fois consécutive, dénote la précipitation avec laquelle il a été rédigé.


" Cher ami... Je suis sur le point d'aboutir dans mes recherches, mais depuis qu'ils me traquent, ils sont parvenus à repérer l'endroit où je me trouve... Je vous confie les pierres d'Ica... Elles permettront de compléter les 6 tablettes de Nacaal... Je crains pour mon existence et il est impératif de les mettre en lieu sûr... Elles seules peuvent sauver l'humanité... Rejoignez-moi au plus vite, le temps presse ... Et méfiez-vous des Hommes en noir... Bonne chance... Amicalement... Javier Cabrera "


Tout en continuant de détailler la pierre qu'il avait entre les mains dont le poids trahissait une densité inhabituelle qui, à première vue, ne correspondait pas à sa taille, il méditait sur le fait que l'une de ses faces était gravée à l'image d'un poisson étrange.


Dany Ballantine, un solide gaillard de 41 ans bâti en athlète, ami et compatriote de Winter, dont les cheveux noirs taillés en brosse couronnent un visage énergique aux yeux verts, surgit à l'instant dans la grande bibliothèque, l'interrompant dans ses pensées.


- Hello professeur ! Belle journée en perspective !... Lance-t-il joyeusement, en étouffant d'une main un dernier bâillement.


- Déjà debout !... S'étonne Winter en serrant la main qui lui est tendue... J'avais prié Alexander de vous monter le petit déjeuner vers 8 heures.


Le majordome du professeur, qui vient de pénétrer à son tour dans la pièce, ne lui laisse guère le loisir de répondre ...


- Bonjour monsieur Dany. Désirez-vous prendre votre breakfast dans le grand salon ?


- Salut Alexander. Un jus de fruit suffira pour l'instant. Je pars faire mon jogging matinal.


Ballantine a tout de suite remarqué le paquet postal ouvert sur le bureau du professeur, dont le contenu dévoile les étranges cailloux. Avant que sa curiosité ne soit davantage mise à l'épreuve, Winter lui confie aussitôt celui qu'il a entre les mains.


- Que pensez-vous de ceci ?... Lui demande-t-il, la mine réfléchie.


Et sans ajouter un mot, il semble attendre la réaction de son ami.


- Cette gravure et ces dessins sont surprenants !... Murmure ce dernier après l'avoir examiné avec une attention soutenue.


Puis, sans y être invité, il s'est saisi d'un autre galet d'aspect aussi étrange et mystérieux que le premier, dont le symbole gravé représente cette fois une pyramide.


- J'ai reçu ce paquet il y a une demi-heure à peine... Précise Winter... C'est de mon ami le professeur Javier Cabrera ... Ce pneumatique m'est pratiquement parvenu en même temps que le colis... Ajoute-t-il en lui soumettant la missive.


- Il semble courir un danger imminent... Note aussitôt Ballantine... Il prétend être sur le point de faire une découverte importante !


- En effet... Relève Winter... Ses travaux ont toujours été axés sur les mystères de l'origine de la vie.


- Quelles sont ces tablettes de Nacaal auxquelles il fait allusion ?... Poursuit Ballantine en se caressant machinalement le menton... Et que peut bien signifier cette mise en garde concernant ces hommes en noir, ainsi que ce danger que semblerait courir l'humanité ?


- J'ignore qui sont ces gens mentionnés dans son message... Indique Winter avec une moue de perplexité... Par contre, il m'avait à maintes reprises entretenu sur les recherches qu'il avait entreprises pour retrouver les Tablettes de Nacaal. Ces tables de pierre seraient, paraît-il, recouvertes d'une écriture alphabétique et énigmatique. Elles seraient censées révéler l'origine de l'humanité.


- Si votre ami est réellement en danger, il faut lui venir en aide !... Anticipe déjà Ballantine... Pourquoi ne pas lui téléphoner ! Vous gagneriez du temps et cela nous permettrait d'éclaircir rapidement cette énigme. Tout au moins en partie !


- C'est un cabochard et un sédentaire... Argumente Winter avec un soupir haché... Malgré mes éternelles recommandations, il n'a jamais prétendu se faire installer le téléphone. Il a toujours tenu à s'isoler, afin de pouvoir se consacrer entièrement à ses recherches dans la solitude la plus complète.


- Où demeure-t-il ?


- C'est un Bolivien. Il habite La Paz. Vous voyez que ce n'est pas la porte d'à côté !


Dans un geste synonyme d'une grande perplexité, Ballantine s'est passé une main ouverte dans sa courte brosse.


- Si vous êtes de mon avis professeur, il n'y a pas un instant à perdre. Vous vous devez de répondre à l'invitation de votre confrère et ami. Et si vous le permettez, étant donné les circonstances, je vous accompagnerai.


Il n'en aura pas fallu plus pour décider Winter. Après avoir prié son majordome de préparer leurs bagages, il a aussitôt contacté l'aéroport de Perpignan afin de réserver un prochain vol pour l'Amérique du Sud.


Entre-temps, Ballantine est monté dans sa chambre renseigner Peluche, un robot des plus perfectionnés ayant l'apparence d'un gorille. Sa taille frise les 2m50 et sa dénomination exacte est Z 24. C'est Ballantine qui lui a donné cet amusant sobriquet. Les Lunariens qui voyagent dans l'espace-temps et viennent de l'an 2210, lui en ont fait don en reconnaissance de la réussite de ses précédentes missions qu'ils lui avaient confiées. Ballantine étant lui-même originaire de l'année 2032, mais s'étant définitivement cantonné dans le présent du professeur Winter, devenu son inséparable compagnon d'aventures.


L'androïde, pour des raisons évidentes de discrétion, attendra leur retour dans la villa.


Le départ est prévu pour 16 h 27. Ils ont donc tout le temps pour se préparer et se rendre dans un bureau de change.



* * *



CHAPITRE II


Le lendemain, 4 juillet 1999 ...




Ils ont décollé à l'heure prévue et le vol s'est déroulé sans incident. Il est un peu plus de dix heures du matin avec le décalage horaire, lorsque leur appareil se pose sur l'aéroport de La Paz.


Sitôt après avoir récupéré leurs bagages, un taxi les emmène au 827 Cerro Rico, où demeure le professeur Javier Cabrera. Winter, qui parle couramment l'espagnol, langue officielle des Boliviens avant l'aymara et le quechua, ayant indiqué l'adresse au chauffeur.


A cette heure de grande affluence, la ville de La Paz, siège du gouvernement bolivien et capitale de fait du pays, est en pleine effervescence. Bâtie à 3700 m d'altitude entre le lac Titi caca et le massif de l'Illimani, c'est la plus élevée des grandes villes du monde. L'artère principale est déjà passablement encombrée. De nombreux cyclistes imprudents zigzaguent en gymkhana entre les automobiles, faisant craindre l'inévitable accrochage à chaque instant. Malgré les coups répétés de Klaxon visant à les rappeler à l'ordre, leur chauffeur ne parvient toutefois pas à les intimider et encore moins à freiner leur ardeur des plus acrobatiques. La plupart sont des Indiens au costume extrêmement typique, revêtus de ponchos ou d'amples manteaux, malgré la chaleur qui règne à l'intérieur du pays. Ils portent presque tous des chapeaux à bords très étroits et les femmes arborent de longues robes aux couleurs vives et bariolées. Elles sont coiffées, elles aussi, du caractéristique chapeau des Indiens.


Le véhicule vient de bifurquer sur la droite, avant de s'immobiliser devant l'un des nombreux immeubles et le conducteur leur indique qu'ils sont parvenus à destination.


Sitôt après avoir réglé la course, un ascenseur les a emmenés vers le cinquième étage.


Ils sont maintenant, bagages en mains, devant le n° 827...


Un coup de sonnette, suivi immédiatement d'un second, puis bientôt d'un troisième les impatiente. Malgré l'obstination dont ils continuent de faire preuve, la porte ne s'est toujours pas ouverte.


- Il s'est certainement absenté pour faire une course... Hasarde avec réserve Ballantine.


- Cela n'est pas dans ses habitudes... Objecte le professeur... C'est Conchitta, sa femme de ménage, qui s'oblige à toutes ces contraintes. Comme je vous le disais, c'est un casanier. Il vit en ermite et ne sort pratiquement pas de chez lui.


Winter ne dissimule toutefois pas sa contrariété, aussi Ballantine lui suggère-t-il de se renseigner auprès de la conciergerie.


Les portes de l'ascenseur se sont de nouveau ouvertes sur le rez-de-chaussée. Après avoir repéré le logement du gardien, ils sonnent à la porte...


Une petite femme brune et grassouillette ne tarde pas à faire son apparition, les dévisageant avec une insistance exagérée. Le professeur, après avoir décliné son identité, entreprend aussitôt de la questionner.


Au terme de quelques minutes d'un échange fastidieux d'une conversation des plus animées, assortie d'une démonstration de gestes des plus convaincants, Winter s'est tourné vers son ami...


- Cette femme me disait que deux hommes l'avaient interrogée, il y a une heure à peine, au sujet de Cabrera ! Ils désiraient savoir où le trouver. Elle leur a confirmé qu'il ne quittait pour ainsi dire jamais son appartement.


- Demandez-lui si ces hommes étaient des étrangers et s'ils n'étaient pas, par hasard, habillés de noir... Relève pensivement Ballantine.


Le professeur a aussitôt repris son interrogatoire ...


Avant que ne lui soient traduites les paroles de la Bolivienne, Ballantine remarque que tout en dialoguant cette fois avec empressement, elle a acquiescé de plusieurs signes de tête à la question qui lui était posée. C'est donc sans la moindre surprise qu'il recueille la confirmation du professeur, étonné et visiblement inquiet.


Après avoir remercié la concierge, ils décident de patienter dans l'un des nombreux bars des alentours où ils attendront le retour du Bolivien.


Ils sont bientôt attablés sous un ventilateur poussif, au milieu d'une cohue indescriptible et d'un charivari assourdissant, mêlant à la fois les conversations et le chahut des consommateurs. Ils se sont fait servir un coca, boisson typiquement originaire de la Cordillère des Andes. Ce breuvage permet, paraît-il, aux montagnards de marcher six jours sur les pentes les plus abruptes où, d'habitude, on perd le souffle en raison de la raréfaction de l'air. De cette mixture et du cola qui pousse en Afrique, les Américains ont tiré le Coca-Cola bien connu, au goût un peu pharmaceutique.


- Pour en revenir à ces hommes en noir dont a fait mention la gardienne, il est probable que votre ami se soit justement enfui après leur visite, en ayant eu la prudence de ne pas leur ouvrir... Avance Ballantine, perplexe.


- C'est plausible... Grimace Winter avec un air de contrariété... Mais Cabrera n'ignorait pas que je répondrais rapidement à son invitation. Je reste même persuadé qu'il avait certainement envisagé que je sauterais dans le premier avion.


- Que peuvent donc bien lui vouloir ces mystérieux hommes en noir qu'il semble apparemment redouter ?... Médite encore Ballantine en se caressant pensivement le menton.


Mais ils ont brusquement interrompu leur conversation ... Deux individus d'allure officielle et tirés à quatre épingles, viennent de prendre place à leur table sans même y avoir été invités.


Winter et Ballantine, pour le moins surpris, leur retournent des regards étonnés autant qu'interrogateurs, ne sachant manifestement comment réagir ...


- Vous êtes bien le professeur Joseph Winter ?... Questionne brutalement et à brûle-pourpoint l'un des deux inconnus d'une voix sèche et désagréable, sans autre formule de politesse, semblant même ignorer volontairement la présence de Ballantine.


Ce dernier a tressailli en remarquant l'étrange tenue des deux arrivants ... Veste et pantalon noirs, cravate noire. Leurs visages sont en partie dissimulés par un chapeau mou comme en portent les ecclésiastiques, avec les bords intentionnellement rabattus sur le front.


- C'est bien moi, en effet !... S'effare le professeur, pris de court par cette interpellation pour le moins inattendue et de surcroît en ces lieux où personne n'est censé le connaître.


- Nous sommes des agents de renseignement de la Royal Air Force... Prétend aussitôt le second individu, en exhibant rapidement son laissez-passer officiel.


- Je me nomme Jefferson. Et voici Davis... Reprend le premier homme en désignant son compagnon d'un mouvement de tête.


- Nous savons que vous êtes ici dans le but de rencontrer le professeur Javier Cabrera et que vous êtes en possession de certaines pierres... Indique le dénommé Davis avec une évidente certitude dans la voix.


Winter, pris une nouvelle fois à l'improviste, semble déconcerté. Il a levé un regard désemparé sur son ami, ne sachant manifestement que répondre.


- De quelles pierres voulez-vous parler ?... S'interpose cette fois ce dernier, sur le ton de l'irritation.


Les deux hommes le dévisagent avec étonnement. Ils ne semblent pas saisir de quel droit intercède cet inconnu, qu'apparemment ils ignorent depuis leur arrivée.


- Qui êtes-vous pour vous mêler de nos affaires ?... Lui réplique d'un ton sec le dénommé Davis, qui n'a pu réprimer un geste d'agacement en le considérant d'un œil glacé.


- Peu importe mon nom. Cela ne vous regarde en aucune manière !... S'emporte à présent Ballantine avec un mouvement d'humeur... Sachez néanmoins que je suis un ami du professeur. De quel droit lui posez-vous toutes ces questions ?...


- Notre mission consiste à récupérer ces pierres... Insiste Jefferson, mais d'une voix devenue subitement mielleuse, certainement affecté par son intervention.


- Pour que nous vous les remettions, il faudrait que nous les ayons... ! Tente à présent d'argumenter Winter, qui semble avoir retrouvé un soupçon d'assurance.


- Faites taire votre hypocrisie professeur. Nous savons parfaitement que votre ami et confrère Javier Cabrera vous a fait parvenir ces cailloux à votre résidence de Montségur... Souligne Davis avec une aigreur ironique et dont la hargne semble faire partie intégrante du personnage.


Winter a de nouveau retourné un regard dérouté vers Ballantine. Mais ce dernier ne laisse pas l'occasion au professeur de se justifier davantage.


- Nous ignorons de quoi vous voulez parler... Réplique-t-il sur un ton devenu percutant... Il est vrai que nous sommes venus rendre une visite de courtoisie à un ami, mais cela n'est pas votre affaire. Maintenant et au cas où vous persévéreriez dans votre indiscrétion, je me verrais dans la désagréable obligation de vous dissuader une fois pour toutes de nous importuner !


Et ce disant, il s'est redressé comme un ressort, dévoilant sa carrure athlétique.


L'avertissement semble avoir été correctement interprété, car les deux autres, cette fois, n'ont pas fait mine d'insister. Après un salut froid et rapide, Davis, tout en quittant la table avec son acolyte, a toutefois marqué un léger temps d'arrêt.


- Ne vous inquiétez pas messieurs. On se reverra !... Lance-t-il sèchement.


Encore sous le coup de l'émotion et de la surprise, Ballantine prend soudainement conscience de l'aspect extrêmement étrange de ces importuns et inquiétants personnages.


- Vous avez remarqué leur accoutrement, professeur !... Résume-t-il, à l'instant où les deux autres quittent le bar.


- Les hommes en noir dont parlait Cabrera dans son télégramme !... Réalise ce dernier d'une voix chevrotante, les sourcils en accents circonflexes.


- A n'en pas douter... Opine Ballantine, la moue réfléchie... Mais vous avez certainement constaté que bien que la coupe en soit très démodée, leurs vêtements, par contre, semblaient curieusement neufs ! Et bien qu'ils aient tenté de dissimuler partiellement leurs visages, j'ai cru percevoir que ces curieux bonshommes étaient totalement chauves. Et qui plus est professeur, ni l'un, ni l'autre, n'avaient de sourcils, ni de cils ! Détail plus curieux encore, j'ai dénoté chez ces deux personnages comme un air de famille, comme une évidente ressemblance !


- Ce qui est incompréhensible,... S'effare encore le professeur... C'est le fait que ces individus paraissent si bien renseignés et possèdent des informations à ce point détaillées à mon sujet ! Ce n'est sûrement pas Cabrera qui leur a confié qu'il m'avait expédié les pierres !


Extrait de : Le Secret des Pierres d'Ica de Stephan LEWIS
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L'auteur : Stephan Lewis
70 ans, Lille (France).
Publié le 16 juillet 2009
Modifié le 20 juin 2009
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