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Le truc (à la recherche d'Adam)

Foetus de texte, pseudo nouvelle non achevé.


"Je hais ce pue muteux qui coule le long de l'aiguille, qui coule jusqu'à crever ma veine et la penétrer. Vas-y, rejoint la circulation globuleuse, vas-y, rentre dans ma tête et donne moi l'impression que mon coeur va danser jusqu'a s'étouffer. Oh saloperie si douce, offre moi simplement l'illusion de vivre, car c'est en frottant le poil hardu de la mort que l'âme est la plus belle, que l'âme se sent plus légère,
car c'est quand je chiale par peur de crever que je deviens humain.
Je m'étais promis de pas recommencer à m'enivrer de ces flux de passions, mais mon coeur clignotait trop des yeux et je craignais qu'il les ferme vraiment, le con.
Ne me hais pas, c'est pas la peine je m'en occupe déjà.
Tu sais, y'a pas que toi qui court aprés l'amour, moi aussi je cherche ma correspondance pour le bonheur. Et ce soir, j'ai trouvé un semblant de paix dans cette seringue. Putain merde non, je suis pas retombé. Je suis pas un de ces camés, moi c'est juste pour me permettre de prendre plaisir le temps d'une nuit sans aucun remords à mon reveil.
Je te demande même pas de me comprendre, juste de ne pas essayer de me rendre coupable tout de suite. Juge moi si tu veux, j'en ai rien à foutre, je n'ai rien à perdre.
Ouais, cette merde me bouffe le corps, mais tu sais, ma conscience avait déjà commencé depuis longtemps.
Et puis, un cadavre craint-il l'ascension vers l'enfer ?
Il l'a déjà vu, il en est revenu, il n'a plus besoin d'esperer une quelconque redemption.
J'appartiens simplement à cette putain de vie. "


" Elle ouvrit grand les fenêtres de sa chambre et s'installa sur le rebord, jambes repliées, la tête contre le volet. Elle aimait à penser dans cette position, entre la sensation de liberté et de vertige, et bien être et de pesanteur. Elle resta comme inconsciente quelques instants, totalement envahie par ses reves et doutes, tenant dans sa main un petit canif qu'elle glissait entre ses doigts.
La lame lui tailla legerement l'index, et la douleur la fit sursauter, l'obligeant à revenir à elle, un peu abasourdie. Elle vit ensuite une perle de sang saillir hors de la peau, couler le long du doigt, laissant derrière elle un fin filet rouge. Par reflexe, elle porta l'égratinure à sa bouche. Mais dés que le sang frola ses lèvres, elle sentit comme une fièvre brulante l'envahir et cracha sa colère par la fenêtre. Elle revint ensuite dans la pièce brusquement, et se mit à hurler, prise d'une furie soudaine. Plus elle s'agitait, et plus les gouttes tombaient à terre. Alice alors piétinait le sang, toujours dans cette frénésie aliénée qui l'avait envahie. Puis elle se précipita vers le lavabo, tournant à toute vitesse le robinet pour noyer son angoisse au plus vite. Elle ne retrouva son calme que lorsque le sang cessa d'apparaitre. Soulagée, elle prit la première chaise pour poser ce corps qu'elle répugnait à présent.
Elle allait mourir.
C'était sa seule pensée depuis une semaine. Elle allait crever, pourrir, puis disparaitre. Tout se dégradait en elle, et ce liquide intérieur qui en temps ordinaire transportait la vie était désormais son bourreau.
Et mourir la terrorisait.
Tout d'abord elle avait des tas de rêves. Et puis elle aimait les enfants, et désirait offrir la vie à un sourire et des yeux malicieux. Mais elle savait qu'en étant amoureuse de Floriant celà n'était pas possible. Car il était tout à fait incapable de regarder un môme en face.
Il devait haïr les gosses, ce mec.
Pourtant Alice l'aimait. Depuis le premier jour. Et elle l'aimait encore, si incompréhensible que celà puisse être. Elle savait que jamais il ne serait véritablement un homme. Il marchait, mangeait, pissait, baisait mais il ne vivait pas vraiment. Il n'était jamais le même, lumière une seconde puis nuit la suivante; incapable de montrer une moindre étincelle de chaleur et pourtant si tendre parfois... C'était un drôle de bonhomme quand même. Et elle rit à cette pensée.
Cet amour la bouffait, elle en était consciente. Elle aurait dû l'oublier, le laisser dans son néant, et non comme elle l'avait fait y plonger. Et maintenant le compte à rebourd venait de se déclencher.
Floriant l'avait totalement aspirée dans une lente destruction, dans un univers où la survie se doit de coucher avec la déchéance. Elle avait baisé avec la mort, et à présent elle portait ses enfants à travers ses veines. Sa dernière pensée fut un remerciement amer pour Floriant : Si, il aura bien été père de quelque chose dans cette vie en fin de compte... "


" Il n'avait jamais été un monstre. Sa chair transpirait, comme tous les hommes, et il était sensible aux changement de températures, comme tout êtres. Il n'était pas non plus démunis de tout sentiments humains.
Mais surtout, et c'est ce qui le rendait un peu moins commun, Floriant souffrait. Mais pas d'un mal passager, non, d'une douleur permanente qui lui perforait le foie, lui chopait les poumons et lui écrasait le thorax lorsqu'il ne demandait qu'a offrir son amour.
Car Floriant aimait.
Le lever du soleil, le vert, les timbres colorés, Mozart, la pluie, l'ananas, la montagne, rire, sourire, son violon, ses poêmes, monter sur le toit, la danse, et Alice aussi.
Mais Floriant avait un cancer : ses souvenirs. Et ça, il ne voulait pas l'admettre. Il préférait même croire qu'il était fou plutôt que de se rapeller la sourçe de ses maux. "
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Re: Le truc (à la recherche d'Adam)
Posté par youyou le 30/07/2005 19:04:54
space, mais sympoatoche!!
Re: Le truc (à la recherche d'Adam)
Posté par aliocha-e le 30/07/2005 11:11:53
1er paragraphe: c'est bien beau mais est-ce que c'est français?
Re: Le truc (à la recherche d'Adam)
Posté par coeurmouth le 29/07/2005 02:02:13
Pas mal du tout, j'aime beaucoup!
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (3)
Publié le 29 juillet 2005
Modifié le 09 juillet 2005
Lu 551 fois

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