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Les Pieds devant

Mes pieds devant, plutôt grands, presque blancs...


Avec mes pieds, c'est une longue histoire d'amour, plus de quatorze ans de vie commune, et jamais, jamais je ne me suis fâchée avec eux. Parfois, c'est vrai, ils sont énervés, ils s'amusent à me faire trébucher... Souvent ils se débrouillent pour que je puisse me rattraper. Et ils essaient aussi que je n'abîme pas leurs chaussures. Mais quand ils sont de mauvais poil, il arrive qu'ils me fassent tomber dans des flaques d'eau, parfois même de boue. Pourtant, je leur pardonne toujours. Ils sont suffisamment punis et tristes, quand je les sépare de leurs amies, les chaussures, flasques, usées et malades. Les séparations les plus douloureuses restent quand même avec les chaussettes. Ils partagent avec elle des relations très intimes, et souvent ça me fend le coeur de les interrompre dans leurs discussions. Un jour, mes pieds m'ont fait la tête toute une journée, parce que je n'avais pas mis les belles chaussettes qu'ils aiment tant. Ils se sont vengés en faisant un trou disgracieux dedans. Je désirais mettre un terme à cette discorde et je leur ai promis de mettre leurs préférées le lendemain. Par malheur, une cousine éloignée avait décidé de squatter chez moi, et, comme elle n'est pas futée (je lui pardonne, c'est pas de sa faute), elle a utilisé mes chaussettes pour essuyer ses pinceaux ! Puis elle les a déchirées et enfin jetées. Quand j'ai appris ça, j'ai été prise d'un pénible sentiment. Par la faute de ma cousine, j'allais, pour la première fois de ma vie, duper mes pieds. J'ai eu beaucoup de chance qu'ils ne restent pas sur leur chagrin. Quand ils ont appris la nouvelle, ils sont devenus tout froids, puis bouillants, puis encore froids. Ils ont réussi à me faire attraper la grippe. Une semaine j'ai été clouée au lit, mes pieds écrasés par le poids de couvertures. Ensemble nous avons hai ma cousine, ensemble nous avons retrouvé la santé. Ensemble on a décidé de ne pas se venger. Et depuis, c'est ensemble qu'on l'ignore royalement quand on la voit.



(Pieds. Oreiller. Framboisier.

Et si mes chaussures, un soir d'été
Sur un coup de folie, se mettaient,
Seules, sans l'ordre de mes pieds,
A marcher, à courir, bref, à avancer...

Si à ce moment-là la lune éternuait,
Mes chaussures, déboussolées,
Finiraient par buter et s'assommer,
Sur une branche de framboisier.

Bien sûr, je les prendrais en pitié,
Et avec une délicatesse appliquée,
Je les poserai sur un petit oreiller,
En plume de nuage, tout douillet.

Quelques rêves après, reposées,
Réconfortées et encore désolées,
Elles s'excuseraient bien volontiers,
Et arrêteraient leurs originalités !)



=) bout de n'importe quoi volontairement dévié le long d'une voute célèste parsemée de rêves et de rayons de soleil en bocaux ^^

*PS : c'est pas mon pied sur la photo, c'est celui de doki.
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Re: Les Pieds devant
Posté par utopist le 20/08/2004 07:56:35
j'ai rit. l'idée est bonn
Re: Les Pieds devant
Posté par ke_nelly90 le 20/08/2004 07:56:35
cet article prouve que le ridicule ne tue pa ;) !!!
je déconne, au moins c'était original !! mais bon le sujet...
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Publié le 18 juin 2004
Modifié le 18 juin 2004
Lu 971 fois

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