FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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"MAUVAIS VOYAGE" : Deuxième partie : Chapitre quatrième + l'épilogue

Parce que l'autocritique est le plus difficile des arts et que je reconnais à France-jeunes une virulence d'opinions diverses et variés, je me permet de vous proposer, de venir juger, contester ou approuver une nouvelle que je viens d'écrire. Voici maintenant le quatrième chapitre de ma nouvelle intitulé "mauvais voyage"... La fin justifie les moyens ! Donc pour cette dernière partie le budget à triplé : effets spéciaux à gogo, travelling, plusieurs caméras, et même un nouveau casting !!!


DEUXIEME PARTIE :
CHAPITRE QUATRIEME : Comment l'auteur en a marre d'écrire des titres à ses chapitres et comment il bâcle et boucle le dernier astucieusement, par trois petits points, dit de suspension...

Un beau jour se lève sur la couche de louis Ternand. Si beau que celui-ci ne peux que s'extasier :
"Putain, fait chier, qui c'est qu'a pas fermé les volets ? Bordel de scrogneugneu...
-Chérie tu es réveillé ? Enfin tu reviens à toi ?
-Chérie ?... Je... Claire ?
-Allons, ne te lèves pas si brusquement, attendons de voir ce que le médecin nous dira, viens tu n'as qu'à t'asseoir... Attend je vais te chercher un oreiller..."

J'écarquille les yeux, les frotte, me pince, puis me baffe !

"Oula ! Attention, tu vas te faire mal, attend... Met plutôt ce coussin derrière toi... Voilà... Comme cela..."

J'aurais attendu un peu, je n'aurais pas eu besoin de me violenter pour tester la réalité de ce qui se dressait devant moi. Car déjà un mal de crâne et une terrible gueule de bois, qui ferrait passer pinnochio pour un porcelet, viennent attester que je ne rêve pas.
Pourtant, je l'avais bien tué hier, ou bien était–ce il y a plus longtemps ? Il semble en effet, que je sorte d'un coma... Quoiqu'il en soit, et qu'importe le nombre d'heure qui me sépare de la trucidation de ma chère et tendre, ce qui est fait est fait ! Donc pourquoi claire est elle ici, alors qu'elle devrait plutôt participer à un festin culinaire à base de plantes et surtout de racines de pissenlits comme dit l'expression... En parlant d'elle, je n'y vois pas si claire, mais peu à peu ma vue s'améliore et je ne vois plus du tout claire...

"Qui êtes vous ?
-C'est moi, ta femme ! Sophie ! Voyons... tu ne te rappelles donc pas ???"

Sophie ? Ce mot résonne dans ma tête, se répercute dans mes neurones et tourbillonne enfin dans mon esprit...

Sophie Monier. Née à Paris, le 29 février 1972. Son père était maçon et sa mère au foyer. Issue d'un milieu modeste cela ne l'empêchera pourtant pas d'aller à l'école et d'y réussir. En 1990 elle décroche son baccalauréat, sans mention. Elle suivra des études, pour devenir banquière, en 1995, à la banque populaire. Banque à laquelle elle est resté fidèle, jusqu'à présent.
Epousant louis Ternand, jeune neuro-chirurgien-psychiatre, en 2001, elle devient madame Sophie Ternand Monier. Se côtoyant depuis 1993, ils eurent un enfant en l'an 1996, le jeune Luc qui avait alors 0 ans et qui maintenant habite chez lui. Le deuxième est en préparation et devrait naître d'ici trois mois, en décembre 2003.
Grande, blonde, d'éducation catholique, elle n'a pas son pareil pour compter les chiffres et sait faire divinement bien les tartes tatins.

Je l'ai rencontré quand j'avais 22 ans, elle en avait 19... on c'est tout de suite plu. Elle tortillait bien du cul et elle aimait ma façon de bouger en rythme mon poignet, quand je frappais le "beat" d'un remix de DJ Abdel à la mexicaine... notre chanson... "un, dos are you ready to put your hands in the air ?" Quelle s'appelait en honneur à Ricky Martin et Floorfila... Il s'en est passé des choses sur cette musique, et je me rappellerais toujours cet instant magique ou pour la première foi elle ma filé la trique...

"Oh comme tu as l'air mal en point. Je t'assure tu ferais bien de te recoucher... Allez voilà...
-Qu'est ce qui m'es arrivé en fait ?
-Tu t'es... Tu as un peu trop abusé de tes produits psychoscolatificat... psychoslaftcheu...
-A tes souhaits...
-Psychodislepfchttt hik... psychosomdiphtéri... de tes drogues et tu...
-J'ai fait une overdose ?
-Coma éthylique et overdose de plein de produit illicite ainsi que de médicaments que tu n'aurais jamais du t'administrer... Mais j'aurais cru qu'un brillant médecin comme toi l'aurait compris...
-Oui je... ne t'inquiète pas maintenant ça va... Je... enfin je crois...
-Quoiqu'il en soit, et bien que tu sois sortis de ton coma, il serait bon que tu te reposes, tu es encore très faible... Je vais aller chercher le médecin pour qu'il t'ausculte...
-Et claire ?...
-Quoi, claire ?
-Tu connais une claire n'est ce pas ?
-Oui... ta soeur s'appelait comme ça...
-S'appelait ?... Ma soeur ?
-Ne me dit pas que tu as oublié qu'elle est morte il y a deux semaines ? C'est même pour cela que tu as fait une dépression... Et qu'il y a une semaine tu as...
-Morte ?... Mais comment ?
-Arrêt du coeur.
-A son âge ?..."

Et là, d'un coup, tout me reviens ! Claire, ma soeur, ma toute petite, ma frangine... on était inséparable ! Toujours fourré l'un avec l'autre depuis notre enfance... Je l'adorais... Mais un jour son mari, un petit salaud de cardiologue prétentieux, imbu de sa personne, coureur de femme, l'a laissé tomber... Et malgré tout ces travers et défaut, elle l'adorait, elle l'aimait à la folie, si bien que j'en ai même été jaloux... Mais j'avais raison de lui dire qu'il n'était pas fait pour elle, qu'elle valait mieux que cette raclure de narcissique ! Elle aurait du m'écouter... Mais l'amour cela rend fou... Bien plus fou qu'elle aurait pu le soupçonner...
Car après son départ, après qu'il l'ai délaissé pour une traîné, qu'il se soit lassé de ma petite soeur chérie, elle est devenu comme folle. D'abords rageuse, aigrie et violente. Elle qui était si douce, joviale et calme. Puis elle est rentré dans une déprime malsaine, elle est devenu agoraphobe, paranoïaque... elle s'en voulait... elle s'en voulait de n'avoir rien pu faire pour le retenir, elle s'en voulait aussi d'avoir aimé une telle ordure et elle en voulait à tout le monde pour avoir laissé faire cela... Mais le pire, c'est qu'après être tombé plus bas que terre, elle tenta de se suicider. Elle n'y parvint pas. Mais son cerveau était resté sans irrigation trop longtemps... Ce qui lui occasionna de graves lésions cérébrales, qui lui bouffèrent l'esprit...
Elle qui n'allait pas bien avant... elle était maintenant complètement anéantit. Elle perdit la mémoire, eu du mal à s'exprimer, la néologie, qui disait mes bouquins. A ça ils étaient bien écrit ces satanés bouquins ! Mais que pouvait-il bien faire à part déblatérer des inepties orthographiques et des lexiques toujours plus complexes ??? Et moi que pouvais-je faire avec mes dix ans d'études ? Ma spécialisation en neurologie et mêmes mes diplômes de psychiatres ? RIEN ! Ah ça ! J'était bon à "RIEN", sacrément bon même !
Elle sombrait de plus en plus dans la démence et moi dans les recherches ! A tous prix, vous m'entendez ! A tous prix je l'aurais soigné ! Mais plus je compulsais les ouvrages les plus spécifiques, plus je consultais les plus éminents spécialistes et plus l'espoir me fuyait. Cette raison ! Cette vilaine et implacable raison, il y a des fois où on a envie de lui tordre le cou ! Car elle me narguait à me scander, de milles façons, qu'il n'y avait rien à faire !
Je finissais par l'écouter, par baisser les bras... elle ne me reconnaissait même plus, je la voyais jour après jour, à l'institut, souffrir le martyre, s'automutiler, convulser, faire ses crises, gémissant de plus en plus fort, de plus en plus horriblement ! Ses cries je les entendais tout le temps, même quand je rentrais chez moi, quand je dormais, où que j'aille, quoique je fasse !
Il me fallait les faire taire... la faire taire... la relaxé, la soulagé, lui redonner sa liberté !

"C'est moi !
-Qu'est ce que tu racontes ?
-C'est moi qui l'ai tué tu entends ?
-Chut ! Calme toi, tu délires...
-Je l'ai euthanasié, non pas parce qu'elle souffrait trop, mais parce que je souffrais trop, MOI !
-Chut... Calme toi voyons...
-Je l'ai tué par égoïsme..."

Et comme le jour est venu, il est repartit laissant la place à la nuit. TOUT, il lui raconta TOUT. Comment et pourquoi il avait tué sa soeur, ce qu'il ressentait à présent, comment la culpabilité l'avait rongé depuis lors, comme un chien ronge un os... Mais il lui expliqua qu'il était plus faible que la moelle, qu'il détestait les chien et que, contrairement à un os, il rêvait... il lui conta ce rêve horrible où il la tuait encore, alors qu'elle était sa femme... Puis on le vu pleurnicher, scander qu'il était content qu'elle lui reste, elle, sa femme... Et l'air vibra aux sons des excuses, dans lesquelles, il se confondait, au près d'elle... il ne la méritait pas affirmait il. Il ne méritait que d'être punis... la prison était encore trop douce pour lui, qui avait commis le plus affreux des péchés, le plus ignoble et égoïstes des actes... Mais surplombant ses pleurs, apaisant les relents de ses douloureuses confessions, elle l'entourait de ses bras, le réconfortait, lui susurrait des mots doux... Elle aussi avait vu l'horrible spectacle de cette fille changé en légume psychopathe... Elle lui concéda qu'il avait fait ce qu'il fallait faire... qu'il n'irait pas en prison, pas pour avoir libéré sa soeur... Et elle lui jura qu'il avait agit dans l'intérêt de tous : le sien et celui de sa soeur, qu'il n'avait rien à se reprocher et qu'il était stupide de se torturer ainsi...

Et c'est sur cette image, celle d'un homme effondré dans les bras de sa femme compréhensive, que l'on se retire, doucement... Apercevant encore quelques instants les ravages de la fatalité... les ravages de la fatalité qui revêt le costume du choix... Il ne pouvait que perdre sa soeur. Mais en la tuant, il crut avoir fait le mauvais choix. Pour cette croyance, il paye le prix fort. Il endosse ainsi la responsabilité du destin et se fait par là, son propre bourreau...
Sa femme s'en rend compte. Mais comment pourrait-elle le défendre contre la culpabilité ?... Laissons là en suspens cette question...
Il n'avait pas le choix, il a essayé de le prendre... Et pour un vol qu'il n'a pas commis, pour un crime qui n'a eu lieu, que dans sa tête, que d'après sa propre conception de la justice et non d'après celle des lois, le voilà accusé, jugé et condamné à rester à perpétuité dans la pire des prisons... Celle de sa conscience...
Cette triste image n'est plus qu'un point, une vulgaire tache, perdue dans l'horizon de l'expérience humaine... Ce n'est plus qu'une anecdote sans contenue... Mais pour louis, cette tache, est plus indélébile que le sang et plus fatale que le destin... Voilà le fardeau de ceux qui son sain, des gens que la mémoire ne lâche pas... que la mémoire harcelle... il y a des fois où la raison est folle... et malheureusement il n'y a qu'elle...


Epilogue :

... Mais on ne peut jamais parler de souffrance éternelle... la souffrance cherche toujours à se transmettre, comme une affreuse maladie, elle est contagieuse... pire que cela, on peut s'en débarrasser en la donnant à autrui. Ainsi celui qui souffre fait souffrir les autres pour ce délester de sa souffrance.

Louis Ternand souffrait trop pour se voir débarrasser de sa souffrance ainsi...

Quand on souffre trop, quand on souffre d'avoir commis un crime, même le plus vicieux, la société a tout prévu pour soigner cela... La prison et les punitions sont là pour ceux qui brisent les lois.

Mais louis Ternand ne pouvait pas prouver son crime, sa femme l'en aurait empêcher... et comme un malade qui ne pourrait pas dire où il a mal, louis Ternand ne pouvait pas se faire soigner.

Alors elle lui est apparue... dans un coin de la pièce, dans un coin de sa tête... Cette présence... l'innommable et ineffable présence. D'un silence péremptoire elle semblait lui indiquer une seringue qui traînait dans la chambré.

"Coupable, je suis coupable ! Je veux être coupable !" Avait il hurlé la seringue à la main...

Plus tard la police découvrait un homme, assit à coté d'un cadavre de femme. Celui-ci gisait, une seringue enfoncé, tout entière, d'une force démente, entre les omoplates. L'homme, les jambes dans les bras, se balançait d'avant en arrière et répétait sempiternellement : "Claire a perdu louis, et louis ne voit plus claire..."
Frère et soeur se complète, quand l'une n'entend plus rien au monde, l'autre ne voit plus aucun espoir en celui ci...


Oui. Cela dépend du contexte mais je crois pouvoir dire que ce n'est pas recommandable. Absolument Pas ! Mon hamster avec le chandelier dans la bibliothèque. Une pommade pour les hémorroïdes. J'ai 25 ans, je suis en troisième et je veux devenir technicien de surface. La reine d'Angleterre... et tout cela à cause de luke skywalker et du pape... Bien évidemment que l'on peux affirmer cela comme une vérité puisque comme l'a dit Socrate : "tu m'passes le sel ?".
Ce sont autant de réponses qui ne trouverons pas de questions dans le dernier article consacré à cette nouvelle : "Les réponses aux questions que vous ne vous posez pas sur MAUVAIS VOYAGE"
Et à ce propos j'organise un grand concours : je récompenserais d'un snicker le premier qui pourra me délivrer l'explication de cette nouvelle, en décryptant le scénario et en répondant surtout à la question que tout le monde ce pose : qui a tué Pamela ro... heu qu'est ce qu'exactement cette "présence" ? (vous pouvez me faire parvenir vos réponses à l'adresse suivante : "defonchaie@AOL.com")



Articles parus sur la nouvelle "mauvais voyage" :

"Mauvais voyage : première partie : Chapitre premier"
"Mauvais voyage : Première partie : Chapitre deuxième"
"Mauvais voyage : deuxième partie : Chapitre troisième"
"Mauvais voyage : deuxième partie : Chapitre quatrième"
"Les réponses aux questions que vous ne vous posez pas sur MAUVAIS VOYAGE"
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Re: "MAUVAIS VOYAGE" : Deuxième partie : Chapitre quatrième + l'épilog
Posté par savadjan le 20/08/2004 07:54:10
super article
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Publié le 18 septembre 2003
Modifié le 18 septembre 2003
Lu 828 fois

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NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143