FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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"MAUVAIS VOYAGE" : Première partie : Chapitre deuxième

Parce que l'autocritique est le plus difficile des arts et que je reconnais à France-jeunes une virulence d'opinions diverses et variés, je me permet de vous proposer, de venir juger, contester ou approuver une nouvelle que je viens d'écrire. Voici maintenant le deuxième chapitre de ma nouvelle intitulé "mauvais voyage"... Il ce peut bien que cette fois-ci l'amour soit en guest star !


PREMIERE PARTIE :
CHAPITRE SECOND : Comment et de qui, louis Ternand était il amoureux ?

Sans un mot, sans un geste, il restait assis là et pourtant je savais qu'il m'avait demandé d'entrer. Ce que j'avais fait. Maintenant me voilà, encore une fois, dans ce bureau, où j'ai maintes foi été me confesser... Mais il n'est pas prêtre, il est médecin. C'est mon expiateur, mon confident, mais aussi celui qui me pousse au péché. Il a deux faces. Deux faces qui influent sur moi comme les cotés d'une pièce décident du sort que l'on tire. Une fois, il m'ordonne de tuer. L'autre, il me redonne la vie. Maître de ma torture et de ma libération, c'est mon dieu et mon diable. Mais pourtant il n'a pas le choix, lui qui décide pour moi, qui me dit quoi faire, ne peut pas agir autrement. Il m'ordonne la nécessité ! Comme un dieu qui serait impuissant au commandement du destin, mais qui vous détiendrait en son pouvoir. Comme une entité vous inspirant la crainte sans vous faire entrevoir la félicité !... Car pour moi comme pour lui elle n'existe pas !

Ainsi comme deux amants liés par les liens du secret, deux êtres dont un secret serment scelle l'intimité et crée la connivence, lors de nos rencontres, pas un mot n'est échangé... que des actes perpétrés.
Je le regarde archiver les cerveaux dans la grande bibliothèque. Dans leurs bocaux de verre serties de petites étiquettes, ceux ci n'appartiennent plus à rien ni à personne, si ce n'est un grand registre où les numéros qu'il leurs attribue sont archivés.
Et un et deux et trois, je lui donne un cerveau, il l'archive, puis me donne une nouvelle proie.
Quatre, cinq, six je prend le dossier, le range en sûreté, et reçoit mon fixe...
Sept, huit, neuf je m'en vais et retourne chez moi, car me voilà tout neuf !

Alors comme toutes les semaines, ou presque, je rentre à mon appartement et m'installe dans un bon fauteuil. Puis je me prépare une infusion au citron et feuillette tranquillement le dossier de mon futur donneur... "Une donneuse" je remarque. "Un visage qui me dit quelque chose" je commence à m'étonner. "Une silhouette qui me fait soulever le dossier" je me stupéfait, retirant alors le dossier d'entre mes jambes...
"Plick plock" une trombe de gouttelettes s'abattent sur mon corps dénudé. Leur fraîcheur, limite glaciale, me fait frissonner et m'hérisse le poil. "Claire" "C'est clair" je me répète comme pour essayer d'éCLAIRcir mes idées qui le sont déjà assez...

Et comme le feu luit dans les ténèbres, claire luisait dans ceux de ces souvenir, dont le voile peu à peu tombe. Ouvrant les rideaux du spectacle de sont passé voilà que les trois coups retentissent, dans son crâne, et qu'il se rappelle... oui il se rappelle !

Il se rappelle de cette petite brunette aux cheveux mi-longs qu'elle asticotait avec ses doigts comme on joue avec un chewing-gum, de cette petite maligne hirsute au teint frais qui riait à s'en tordre l'estomac créant par delà l'horizon un mur de joie allant plus vite que celui du son. Cette beauté discrète qui ne la tenait pas de ses formes, pour le moins correctes, mais d'un charme qui tenait de l'hypnotique. Il la revoit cette merveille inclassable à la voix si fluette, cette dynamique et survolté ange aux sourires si charismatiques. Elle en faisait tourner des regards, à l'époque où il l'a connu, mais les siens se portaient uniquement sur lui, celui qu'elle appelait son "rognon grognon tout mignon" par excès de tendre plaisanterie et par goût de sobriquets ridicules à rallonge. Ce "rognon grognon tout mignon", qui c'est vrai bougonnait bien souvent, ne le faisait que très rarement au près de cette charmante demoiselle, dont il obtenait toutes les faveurs...
Il l'avait connu très tôt, et aussi loin qu'il s'en souvient il avait toujours été très proche d'elle. Il s'avouèrent leurs amours quand il eut 22 ans et elle 19. Il la revoit à la FAC de médecine, où il la retrouvait chaque vendredi après midi, il se souvient des week-end qu'il passait à jouer au docteur...
Mais il se souvient aussi de ce petit prétentieux de jeune professeur, qui enseignait alors à clair et qui semblait attirer toutes son attention. Elle qui n'avait jamais eu dieu que pour Louis elle en admirait maintenant un autre...

... Il se recroqueville dans sa douche, les mains autour des genoux, la tête dans ses derniers, et ses larmes plus fortes que l'eau, qui lui coule sur la nuque, lui brûlent les yeux et alors que son corps se cristallise sous la pression de l'eau glacé, sa tête bout sous la déflagration de son souffle en d'infinis sanglots...

Elle était partis avec ce professeur narcissique et vaniteux, elle, sont unique amour ! La tristesse qu'il ressentit alors se rappelle à ses sens, ses mots si dur à entendre revenir comme un boomerang édenté dans la main d'un lépreux : "Bah soit pas triste va, t'inquiète pas on viendra te voir à noël, au jour de l'an et à toutes autres occasions ! Et puis on ne part pas loin, c'est la ville d'à coté tu sais ?"
Ce jour là il n'avait rien répondu, pas même une reproche, elle l'avait pourtant trompé ? On lui avait dérobé. Il c'était fait voler et il n'a même pas essayer de faire jouer l'assurance. On lui a spolié la chose la plus précieuse qu'il avait et il n'avait pas même crié...

... Maintenant il se rattrape et de toutes ses forces Hurle à en craqueler les murs, qui ne ressembleront pourtant jamais à l'état de sont coeur, pourfendu en d'innombrables morceaux... le voilà à présent branlant, pris de vertiges... Il sort de la douche, chancelle, attrape son peignoir et titubant jusqu'a sa chambre s'étale sur son lit...

On lui avait enlevé la femme de sa vie une foi, et maintenant il était chargé de lui même la faire disparaître... pour l'instant c'est toute la force qu'il avait dans son corps qui s'estompait dans le néant...

Mon corps à l'instant vidé d'énergie, mon esprit qui semblait être partis, tout cela reviens sous l'impulsion de la rage. Force toute puissante qui s'insinue dans mon coeur saignant, comme un précepteurs des impôts chez un passionnés d'objet luxurieux, elle me prend tous ce que j'ai et me demande plus... Puis elle me commande de vider les lieux... Ce que je fais à grandes enjambé, à rapide foulées et à impétueuse avancées... Je fuis comme le vent, je le fuis même lui, je fuis mon ombre, je fuis le soleil et les ténèbres, je fuis et vais n'importe où avant de fuir "n'importe où" à son tour... mais où fuis-je alors ? Où ce que je fuis m'accule ! Mais qu'est que je fuis ? Je ne sais pas... peut être moi ? Mais alors c'est "moi" qui me pousse à aller ou il n'est pas, or moi je vais nul part, donc je fuis partout ! Et je coure et je coure, encore et encore, jusqu'à ne plus entendre battre mon coeur, jusqu'a distancer mon corp ! Je reviens toujours sur mes pas et eux reviennent sur moi. Mes pieds me devancent, je les dépasse alors, mais il me re-dépasse, et tout cela fini par me dépasser... Mais à quoi sert de courir si mes problèmes me dépassent, puisque c'est le meilleur moyen de les rattraper ? Mais déjà je suis exténué, et je m'effondre, sur le dos. Je plonge mon regard dans le ciel, qui semble rire de moi de son sourire lumineux, qui me brûlent les yeux, je détourne et essor alors mon regard trempé, pour l'étendre vers l'horizon. Celui ci tourne et virevolte comme le paysage alentour, il danse aux sons de ses oiseaux qui piaillent et chantent ma débandade... c'est la première fois que claire me fera cet effet, elle qui me provoquait plutôt le sentiment inverse... Voilà, non content de me dépasser, mes problèmes, me voyant étendu là, sont venus se rire de moi... JE ME REFUSE A LUI TRIFOUILLER LE CERVEAU VOUS M'ENTENDEZ ??? JE NE L'OPERAIS PAAAAAAS !!!!! J'hurle à m'en décrocher la mâchoire, à défaut de décrocher la lune... Qui pointe le bout de son nez, avant d'éternuer : sa morve limpide par gouttelette remplis le paysage, s'étale sur mon visage et donne rendez vous aux nuages.

Ce coup de fouet pluvieux m'oblige à me lever... je me sens à nouveau faible... A quoi bon lutter quand l'amour, le plus grand des tyrans, est plus fort que la résignation et commande à la volonté ? Je veux la voir c'est décidé, je ne la tuerais pas c'est impossible... l'amour rend aveugle, mais aussi sourd au sermon de la nécessité !

... Sans préliminaire, un souffle, comme venu de l'air glaciaire, remplit la rue d'un silence si bruyant qu'aucun autre bruit n'est plus perceptible. La nuit est déjà tombé, elle ne semble pas pouvoir de si tôt se relever, le seul lampadaire de cette ruelle déserte ne brille pas encore. Mais succédant à cette précoce obscurité, un noir, si noir qu'il ferait passer le noir habituel pour un gris pâle, recouvre de son manteau de velours les alentours...

Encore cette angoisse ! Ces frissons qui me viennent d'un seul coup... cette impression pesante qu'on m'épie dans mon dos... qu'on se rapproche doucement, et que d'une longue expiration cette chose, qui m'espionne, vide sur moi tout l'air de ses poumons... Comme pour m'accuser de tous les crimes du monde...

... Maintenant une ombre plus noir encore, une ombre vorace happant sur son passage la moindre particule de lumière, vient et se rapproche d'un air fière, d'un pas lent et mesuré, mais le corps recroquevillé...

Je stress, mon souffle est saccadé, mon pouls s'emballe. Je sens toutes les veines de mon corps qui gonflent et se rétractent, je sens mon front enfler et s'atrophier. Ma salive se cristallise, ma gorge s'assèche, ma sueur se glace à en devenir solide.

... la silhouette captivante de par son imperceptibilité capte maintenant l'attention des alentours : murs, banc, pavés et trottoirs son en prise à d'effroyables tremblements. La poussière volatile, à l'instant, se fige sur son séant. Si l'air avait un cul il serait dessus, regardant la scène qui lui ferait tourner la tête et partir en typhon...

Je ne peux plus bouger, ma peur elle même est enchaîné à l'immobilité. Cette peur reste ainsi encré jusque dans mon estomac, j'aimerais larguer les amarres mais le fleuves de mon courage est à sec.

... Soudain, cassant la lenteur et l'immobilisme de l'action, un bras se détache de la silhouette invisible. Plus voyant qu'un touriste dans un pays pauvre ou qu'un intellectuel à la télé, ce bras brandit au-dessus de l'homme ahuris, se tenant seul dans la rue, tel l'épée de Damoclès semble vouloir, d'une volonté, qui ferait passer du fer pour du caramel, s'abattre fatalement dans la nuque de ce passant !...

Je...

... le lampadaire, comme un comateux revenant à lui, comme un futur noyé sortant la tête hors de l'eau, lança une lumière furibonde qui de ses rayon fulminant, d'un éclair éclatant, rompit les ténèbres environnant, rendant à chaque chose sa couleur et sa visibilité !...
... Je tourne la tête, puis hurle pour mes yeux, qui souffre le martyre devant une lumière si blanche qu'elle paraît être lavé avec mirlaine !...

... Effrayée, prise au piège, la présence mystérieuse essaye de se frayer un chemin vers l'horizon, courant, s'envolant...

Là ! Un étrange personnage s'enfuit comme un dératé ! Vite je me lance à sa poursuite, comme même un athlète spécialisé dans le javelot ne pourrait le faire ! Je lui colle aux basques durant quelques détours, pendant quelques traversées de petites ruelles... Pour enfin arriver... devant une impasse ? Pour le faire trépasser je suis passer par là, où passant il est passé, jusqu'à cette impasse où il ne put que passer le temps... mais c'est de la notion d'espace qu'il c'est passé !... Plus rien, pas l'once d'une particule de cet étrange... ce bizarroïde... Ce quoi d'ailleurs ?... Je ne sais pas ce qu'il est, ou ce que c'est, mais une chose est sur c'est qu'il a laissé dernier lui cet objet... Une seringue ? Que voulait t'il faire avec une seringue ?... "cyanure" on peut lire sur l'étiquette... Voilà que mon sang qui ne fit qu'un tour s'arrête maintenant au stand, ce flémard... Je m'écroule encore...

Quelque part, à un temps donné, pour une raison qui s'impose d'elle même, un homme de science vous explique ce que vous allez vouloir savoir, sans que vous le sachiez :

"Certaines sortes de pathologies névrotiques à caractères phobiques et obsessionnelles peuvent provoquer des hallucinations exprimant quelques frustration et troubles émotionnels à l'aide d'objet symboliques d'un choc passé. Cela est du au rapport névrotique entre la chose, le subconscient et ce qui a imprimer un choc à ce dernier. De cette observation sur les troubles post-traumatique en rapport avec l'action du songe, on peut revenir à ce que j'affirmait en corrélation ave le professeur Katrovski lors du dernier congres inter..." Le caractère rébarbatif et surtout instructif de ce qui suit pouvant entraîner une overdose du lecteur nous arrêterons ici l'exposé de ce scientifique.

C'est décidé, je vais essayer de retrouver Claire, je ne la tuerais pas, mais si je doit devenir fou ce sera auprès d'elle, d'ailleurs je suis déjà fou... d'elle !
Ainsi je retournai chez moi, prenais mon dossier et je passai la nuit à le compulser. J'avais pris l'habitude avec mes années de meurtre professionnel, mais non rémunéré et non syndiqué, de me renseigner sur toutes les habitudes de mes victimes, ne rechignant pas aux heures sup. Mon médecin se chargeait des renseignements généraux : adresse, nom prénom, profession, loisir etc... à partir de cela et de bien d'autres informations encore, j'allais me renseigner au près de voisin ou observer, en la filant, ma victime, ainsi je pouvais anticiper sur les futurs activitées de mes proies, pour mettre au point l'heure, l'endroit et la manière dont j'allais les tués...
C'est comme cela en m'escrimant jour et nuit à la suivre, que mon amour m'étouffa de plus en plus, je la voyait vivre devant moi et j'aurais voulu vivre avec elle... Et au bout d'une semaine je ne puis plus me retenir, il fallait que je lui parle :

"Ding Dong ! Trembla la sonnette timidement.
-Oui ? Qui est ce ? Questionna une douce voie féminine.
-Escusez moi de vous déranger, mais je suis votre nouveau voisin et je viens vous présenter mes amitiés... eu-je à peine le temps de dire avant qu'elle me fasse entrer.
-Entrez je vous en prie... OH vous avez apporté une tarte comme c'est gentil... hi hi... allez met toi à l'aise...
Et blablabla les politesses habituelles et blablabla quelques gentillesses de circonstances et blablabla que veux tu boire, repose toi je t'apporte tous ça... elle me tutoies déjà ? M'aurait elle reconnu... en effet elle semble jouer un jeu, de celle qui reçoit un étranger... elle n'a jamais brillé au théâtre, au lycée...

Et me voilà tranquillement installé dans son salon, dans un de ses fauteuils reniflant le bon parfum qui embaume la maison... son parfum...

Mais clic clac, la porte s'ouvre derrière moi... "qui est donc ce deuxième invité ?" je me questionne intérieurement... "qui est ce casse pied qui vient rompre notre intimité ?"... je m'interpelle excédé !
"Maman je suis rentré ? Où es tu maman ?
-Dans la cuisine mon chéris ça a été à l'école aujourd'hui ?
-Oui m'man mais on parleras de cela tout à l'heure j'vais joué avec paulo tu l'connais paulo ? Tu diras bonjour à papa dma part quand il rentrera ? Okay m'man ?"

Papa ???... elle a un enfant et elle... elle est marié...


Qui est donc cet enfant ? Le sien ? Celui de la voisine ? L'enfant caché de mère Theresa et du pape ? Qu'entend t'il par "papa" ? Est-il bègue ? Souffre t'il de néologie ? La mère Michelle retrouvera t'elle son chat ? Combien de questions de ce type puis-je envoyer avec dix S. M. S. ? Si elle est marié à un certain "papa" famille de France viendra t-elle crier à l'inceste ? Si je vole un oeuf volerais-je un boeuf ? Et dans ce cas là, quand j'achète un enceinte, la Baff je ne l'aurais pas volé ? Qui est paulo ? Va t'il devenir grand couturiers et mettre sur le marché des maillots de corps qui porte son nom ? Sachant que je ne suis pas limité en caractère allez vous tenir le coup jusqu'à la fin de cet article ?
Ce sont autant de questions dont vous n'aurez pas la réponse, en lisant la prochaine partie de la nouvelle "Mauvais voyage : deuxième partie : chapitre 3". (Avec peut être en cadeau un Pin's parlant de jean pierre Foucaut)



Articles parus sur la nouvelle "mauvais voyage" :

"Mauvais voyage : première partie : Chapitre premier"
"Mauvais voyage : Première partie : Chapitre deuxième"
"Mauvais voyage : deuxième partie : Chapitre troisième"
"Mauvais voyage : deuxième partie : Chapitre quatrième"
"Les réponses aux questions que vous ne vous posez pas sur MAUVAIS VOYAGE"
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Re: "MAUVAIS VOYAGE" : Première partie : Chapitre deuxième
Posté par innamoramento le 20/08/2004 07:54:10
Spécial...
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Publié le 06 septembre 2003
Modifié le 06 septembre 2003
Lu 688 fois

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NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143