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Mettez des préservatifs avant de vous retrouver à l'hospice

La vie passe sans qu'on ai besoin d'y faire gaffe. Peut on se désintérrésser de la vie même ? Surtout à une époque ou l'on peut l'accepter ou la refuser. Car bien trop de gens n'ont pas idée de la plus grande et précieuse de leurs possession, que trop d'entre eux nient la fatalité de la mort, voici une courte contemplation des derniers instant d'une vie comme il y en a tant...


Il est là... Las... Ce tenant toujours à la même place... Et au temps faisant face...
Et quel visage il lui montre, inlassablement, à ce temps qui le happe d'un appétit de géant ?
Un faciès morne, impassible, car ayant déjà passé et n'étant pas loin de trépasser.
Comme si il écoutait quelques conversations importantes, comme si ses oreilles étaient bercés par le doux murmure d'on ne sait quelle vérité... Et si ce qu'il écoutait avec tant d'attention c'était une chute... Celle infinie des flots du temps... Trombe de secondes qui s'égrainent, se fondant dans un grondement sourd qui sans doute susurre à cet homme, ce grabataire impotent, qu'il n'a plus le temps, si ce n'est celui d'antan, ce doux rêve qu'est le passé, qui luit au fond de sa mémoire, comme la lumière au bout d'un puit, d'un puit au fond du quel interminablement il sombre.

Alors il la fixe cette lueur, à s'en rendre aveugle, à ne plus voir qu'elle, à se fondre en son essence, si pure, si salvatrice.

Et le voilà qui se revoit, il y a longtemps, quand il était tout jeunot...
Dansant le limbo sous le beau corps de bimbo !
Cette fameuse nuit, qui comme toutes les autres avait commencé à minuit, et dont les douze coups en présageaient au moins un bon, pour ce jeune adulte au vigoureux organe tumescent, à la verve l'étant tout autant, et le servant aimablement.

"Gibier potentiel à neuf heure ! Postérieur enjôleur, lobes poitrinaires au regard poignant et profond, lèvres aguicheuses, regard fébrile, doux mais aiguisé, chevelure sauvage et brillante, et robe d'épaisseur de tissu quasi-inexistante, de coupe cintré limite imitation ceinture, la boucle en moins... Tentative d'approche enclenchée :
-Haleine. OK (si on néglige la légère touche d'alcool capable d'endormir un pachyderme de douze tonnes)
-Chemise. OK (léger effet frissé très fashion, un seul bouton est attaché, et autant prêt que moi à sauter !)
-Pantalon. OK (la braguette fermée est huilé de la veille et prête à coulisser)
-Préservatif. O... MERDE... maydé maydé VENEZ MAYDER !"

Pas grave n'écoutant que sa libido et ayant mis son cerveau sur répondeur ("vous étés bien dans la plus petite prison du monde, ces quelques cellules ne sont pas accessible pour le moment, si vous êtes une idée qui ne craint pas la solitude veuillez vous représenter ultérieurement...") le voilà qui tente un abordage par le flanc gauche, lançant son premier harpon verbale :
"Excusez moi... je crois que vous avez perdu ceci !
-Ce n'est pas à moi désolé...
-Ah bien je vais donc jetez ce chewing-gum si il n'est pas à vous... Car ce n'est pas non plus le mien... ça nous fait un point commun... heu... Comment trouvez vous la musique ce soir ?
-La musique est bonne ce soir.
-Il n'y a pas qu'elle. Hurla t'il.
-COMMENT ?
-Je disais que je vous trouve très belle... vous venez souvent ici ?
-Non... C'est la première fois.
-Et bien permettez moi de vous faire visiter !... Et si on commençait par les toilettes ?"

Voila comment toute sa fin à commencer à lui se gentil homme à la morale trop aiguisée en comparaison à sa nature si peu avisée. De son membre frétillant il engrossa donc cette nymphe de la nuit, qui tel un papillon, la soirée étant passé, mourut de sa petite mort, celle de sa féminité, de son indépendance. Neuf mois plus tard la vie qui ce déballa devant ces jeunes mariés du à jamais emballer la leur, la précipitée dans la banalité, celle dans laquelle ils furent empaqueté pour une éternité.

Eternité qui ne dura guère longtemps pour sa concubine, à qui il adressa de ses zygomatique endoloris un petit rictus, aussi grand que lui permirent ses rhumatismes.

Il resta encore quelques moments à songer à cette petite vie rangé qui lui rongea sa destiné, être deux c'est n'être qu'une moitié... Celle de l'autre... Mais être trois c'est ce fondre dans l'ombre de la famille, ogre vorace qui vous enlace l'échine jusqu'a ce qu'elle casse.

Ses pensées virevoltèrent donc vers son enfant, la chaire de sa chère, qui lui coûta si cher !
Un bel homme maintenant, fort et vigoureux, gentil et aimant... En se qui concernait sa propre petite personne, tant il était méprisable envers tous et contre tout, cet ingrat qui lui avait bien fallut engraisser, et qui maintenant lui rendait bien ses admirables soins en le cloîtrant dans un hospice.
"Ah perdez votre vie, pour celle de votre enfant, ainsi il vous en dégoûtera"
Aurait il voulu crier si sa gorge le lui eut encore permis...
Ses murs froids, ses soins glacés, ses occupations à rendre givrés... à ça on s'occupait de votre santé dans cette bien aimable demeure ! Mais comble du paradoxe, on n'a de cesse de vous assurer toutes vos fonctions vitales à l'exception de la plus importante... L'envie de vivre...

Ainsi Il est toujours là... Las... Ce tenant encore à la mène place... Et aux temps faisant face...
Lui adressant un dernière adieux... sombrant dans son pieux... s'affalant, piteux, sur son grabat miteux, perdant de vue son passé allant à l'encontre de l'oubli...

Et profitant de l'occasion pour signifier par cette non action, l'importance de son contraire, lui qui contemplait la vie, n'en pu rien toucher si s'en est l'oubli...
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Re: Mettez des préservatifs avant de vous retrouver à l'hospice
Posté par sierra lemon le 20/08/2004 07:53:45
voilà
t content ???
Re: Mettez des préservatifs avant de vous retrouver à l'hospice
Posté par defonchaie le 20/08/2004 07:53:45
oui je pense que ce serait un slogan génialissime... bien que les préservatif ne soit pas à proprement parlé cher... mais pensons à ceux qui ont vraiment rien... ca devrait etre comme les impots (en mieux) ... des préservatif en fonction du revenues ... les capotes pour toutes les bourses en sommes ... bien que cela ne se mettent pas sur ces dernières enfin bon...
Re: Mettez des préservatifs avant de vous retrouver à l'hospice
Posté par space dementia le 20/08/2004 07:53:45
sympa ton article
je me soucie aussi de cela comme il faudrai ke toute le monde le fasse mais il faudrai ke les préservatifs soient moin cher

c pourkoi je voudrai lancer un mouvement intitulé :
"CAPOTES MOINS CHERE : PLAISIR SANS GALERE"
dites moi ce ke vous en pensez !!!!!!!

bye
Re: Mettez des préservatifs avant de vous retrouver à l'hospice
Posté par arthemis le 20/08/2004 07:53:45
chapeau !
comment manier le parfait cynisme et la vulgarité avec classe... c'est soit pitoyable soit génial, pour moi c'est juste excellent.
Mes respects !
Re: Mettez des préservatifs avant de vous retrouver à l'hospice
Posté par elodelu le 20/08/2004 07:53:45
ouaaaaaaaaaaaaaaaaaa exellent!
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Publié le 14 juillet 2003
Modifié le 14 juillet 2003
Lu 672 fois

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