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Mis a nu

Une belle histoire d'amour avec son lot de bonheur et de décontenance. Un récit où bon nombre des adolescent peuvent s'identifier pour avoir vecu une histoire semblable.


-Et nous voilà partis !
-Encore combien de temps avant l'arrivée ,papa?
-Six heures tout au plus.
La tête posée contre la vitre de la voiture ,je regardai défiler le paysage . Je le voyais sans réellement le voir. Le voyage serait long. Nous nous arrétâmes au péage de l'autoroute et j'en profitai pour apercevoir ,dans le rétroviseur le visage de mon père . C'était bien une des première fois que l'on passait un moment ensemble Quand il me regarda il me sourit et perdu dans mes songes, je le lui rendi machinalement Troublé par mon attitude il me questionna:
-Content de partir?
-Oui ,oui ,...
Aujourd'hui nous nous rendions a Paris ,lui pour les affaires et moi pour voir ma petite amie ,Stéphanie. J'avais fait sa rencontre pendant les vacances d'été. Étant tous deux de caractère timide nous fîmes réellement connaissance le dernier jour ,ce qui nous frustra mutuellement. Notre relation amoureuse ne fut alors que téléphonique Mais maintenant tout cela allait changer Elle m'avait invité pour passer un week-end chez elle et il me tardait de la revoir N'appréciant guère les trajets en voiture ,je décidais d'essayer de dormir un peu Je me calais alors dans le siège et je fermais les yeux Le ronronnement du moteur agissant comme une berceuse ,je ne tardais pas a m'endormir J'essayais d'imaginer Stéphanie car je ne m'en rappelais pas réellement malgré la photo reçue auparavant. En dépit de tout le bonheur que j'éprouvais à l'idée de passer un week end avec elle, une grande appréhension s'emparait de moi à chaque kilomètre. J'avais peur ,peur de quoi ?De la déception ou de l'inconnu ?J'avais beau approfondir ces réflexions je ne parvenais pas a trouver de réponses.

Le bruit monotone du moteur cessa et la voiture s'immobilisa J'ouvris difficilement les yeux et je m'aperçus alors que nous étions garés sur le parking d'une aire d'autoroute Mon père se tourna et m'interpella:
-Tu veux un café?
-Oui ,je veux bien.
Nous sortîmes alors et nous nous dirigeames vers l'entrée de la cafétéria Nous bûmes le café tranquillement et je fis un petit tour afin de me dégourdir les jambes Je m'assis sur un banc et la sonnerie de mon téléphone portable me fit sursauter. Je venais de recevoir un message de Stéphanie Je m'empressais de le lire et les quelques mots que j'y trouvais me donnèrent un peu plus de courage J'étais tous seul dehors et je relus pendant plusieurs minutes cette phrase écrite en caractère gras :JE T'AIME FORT Mes yeux s'y fixèrent comme si je devais m'en convaincre .A ce moment précis je n'étais plus sûr de rien La porte claqua et mon père commença à se diriger vers moi Je me levai et allai à sa rencontre Je lui demandai :
-Prêt pour la suite?
-Bien sûr tout va bien.
Il répondit si facilement a ma question que je me la soumis également . Ma réponse était moins certaine Étais je prêt a finir ce voyage ?Je ne pus prolonger ma recherche car nous devions reprendre le trajet. La musique incessante de la voiture reprit et je me replongeai dans mon sommeil protecteur. Vers midi ,la faim m'extirpa de mes rêves. Le paysage n'était plus le même. Nous avions quitté les bas reliefs du sud ouest pour les vastes plaines du nord Mon père ,intrigué par mon réveil me suggéra de faire une petite pose afin de manger J'acceptais sans hésiter . Nous fîmes encore quelques kilomètres puis nous nous arrétâmes après le péage. Nous mangeâmes dans un calme troublant les deux sandwiches préparés la veille . Parfois nous nous regardions brièvement en nous questionnant mutuellement mais aucun de nous ne donnait suite J'avais hérité de la réserve sentimentale de mon père. En effet nous n'étions pas les premiers a dévoiler nos sentiments Nous les cachions aux autres et à nous mêmes. Ce trait de caractère ne favorisait pas les discours ,d'autant plus que nous nous trouvions en période de doute. Mes parents en effet ne vivaient plus ensemble depuis déjà quelques mois ce qui avait mis toute la famille en questionnement. Contrairement aux autres je passais outre ce remue ménage ayant l'impression de ne pas être concerné directement Cette absence de dialogue me permettait de réfléchir à la suite des événements Dans moins de deux heures l'échéance aurait lieu La constatation de cette triste vérité me provoqua un grand malaise . Ayant tous deux fini de manger je questionnai mon père :
-Quand repartons nous?
-Le temps de mettre les déchets à la poubelle et nous reprenons la route « Tu es pressé d'arriver ? »
Oh oui!
Ces mots sonnèrent faux Je venais encore de cacher mes sentiments a mon père. Le dialogue entre nous était vraiment inconstant et j'en étais frustré . Je le regardais et je vis que lui aussi l'était.J'étais déçu de mon comportement que je trouvais lâche et afin de distraire son regard je lui déclarais que j'appréciais ce petit voyage tout les deux. Pourquoi a t il fallu que je me sente mal à l'aise pour que je lui admette ce que je pensais? Je ne parvenais pas a trouver de réponse. La voiture se remit en mouvement et la première chose que j'aperçus fut un panneau indiquant le kilométrage jusqu'à la ville où habitait Stéphanie ,Versailles .A ce nom qui me hantait depuis plusieurs mois ,mon cœur battit la chamade. Je me forçai à me calmer de peur que mon père ne voit mon tourment . Mais je ne pus m'empêcher de me sentir mal a l'aise a chaque énonciation de ce nom par mon père qui essayait de se diriger dans ce dédale d'autoroute Mon angoisse atteint son paroxysme quand je reçus de nouveau un message de Stéphanie. Je n'osais pas le regarder. Je finis enfin par en trouver le courage . Elle m'expliquait qu'elle ne pourrait être là pour m'accueillir mais que ces parents s'en chargeraient .A ces mots ,j'eus l'impression que me monde s'écroulait sous moi. Ma peur grandit. Cette peur c'était celle d'arriver en terre inconnue dont mes seules vagues repères qu'elle était venaient de disparaître Mon père ,concentré sur le bon chemin a prendre m'interrogea :
-Quelle est son adresse précise s'il te plaît ?
Je la lui donnais sans réfléchir car j'étais perdu dans toutes les machinations que j' imaginais afin de me sortir du fossé dans lequel je croyais m'être enfoncé. Versailles ,ville de lumière qui attire un nombre impressionnant de touristes du monde entier me paraissait dangereuse.

Ce qui devait arriver arriva et nous nous arrétâmes finalement au pied de l'immeuble où elle résidait. Je pris alors mon courage à deux mains pour sortir et nous sommes dirigés vers la porte d'entrée. Ayant aperçu mon mal être il me demanda :
-Ça ne va pas ?
-Non tout va très bien.
Je venais de masquer mes sentiments pour la seconde fois Je m'apprêtais à sonner mais la mère de Stéphanie qui m'avait aperçu m'ouvrit . Elle nous fit entrer .A ce moment là ,mes craintes avaient disparu ,je me sentais bien Elle nous invita à nous rafraîchir Nous bûmes tous notre verre et nous discutâmes de notre voyage Mon père rappelé par l'heure nous signifia qu'il se devait de se rendre à un rendez vous. On lui fit nos au revoir et il me rappela mon attitude à avoir . Peu de temps après ce fut le père de Stéphanie qui arriva. Nous fîmes connaissance autour d'un second verre . Enfin le moment tant espéré mais aussi tant redouté arriva La sonnette entonna son chant familier et la porte s'ouvrit. Sur son seuil ,une jeune femme .A cette vue je manquais de m'évanouir et tout ce qui n'était pas elle disparut . La personne dont je rêvais jusqu'à en être malade venait d' apparaître devant mes yeux. L'angoisse qui m'avait quittée ,lança un deuxième assaut encore plus dévastateur . J'étais anéanti Elle était belle . Ces cheveux marron clair étaient parsemés de mèches blondes. Son petit nez s'accordait parfaitement avec les traits de son visage . Sa silhouette emplissait mon regard tel un paysage qu'on ne se lasse pas de contempler Mes yeux étaient fixés sur les moindres contours de sa silhouette ou encore les moindre plis de ces vêtements Elle finit de se débarrasser de son manteau et me lança un regard . Ses yeux d'un marron vert me captivèrent et je ne pus m' en détacher Elle me parut tout aussi émue que moi Nous nous sommes regardés pendant quelques minutes puis elle me proposa :
-Tu viens avec moi ?
Je répondis que oui mais j'avais l'impression de ne plus être maître de moi ,elle m'avait captivé. Depuis lors , nous ne nous sommes plus quitté de l'apres midi. Nous avons marché pendant de longs moments le long du lac entouré d'une majestueuse forêt qui avait revêtu sa parure d'hiver Nous déambulions, heureux de s'être retrouvés ,au grès des feuilles mortes dont la musique nous captivait La nuit tombant ,nous fumes contraints de quitter ce bel endroit Nous nous sommes alors réfugiés dans sa chambre pour n'être que tous les deux. Je m'aperçus alors que mon caractère de garçon refermé sur ses sentiments venait de disparaître. Ce fut la première fois de ma vie que je me sentais en confiance pour parler de mes sentiments les plus refoulés. Elle m'écoutait sans rien dire ,attentive, à chaque parole ,à chaque mot ,et l'on ne se quittait jamais des yeux. Lorsque j'éprouvais une gène particulière sur un sujet ,son regard dénouait toutes mes inquiétudes . Elle était devenue la clef de mes sentiments Elle su ainsi mes pires appréhensions ,mes déceptions , mes espoirs ...
Le repas fini ,nous reprîmes nos conversations de manière plus générale. Les angoisses de notre rencontre avaient totalement disparu et je me sentais bien Je m' enivrais de sa figure par peur de l' oublier par la suite. La veillée fut longue et quand ,fatigué par cette longue journée elle s' endormit je me plus à la contempler. Je passais une grande partie de la nuit a veiller sur elle pour finir enfin par aller me coucher à mon tour. La nuit ne fut pas agrémentée de rêves d'autrefois ,non ,j'étais bien et je dormis à points fermés .A mon réveil l' idée que tout ne fut que mirage me désespéra mais sa silhouette appuyée a ma porte me rassura. J'avais le sentiment d'avoir trouvé la bonne personne. L'impression d'avoir découvert la deuxième partie de moi. Les activités de la journée me parurent mineures. J'étais avec la personne que j'aimais et c'était le principal. Tout ces moments se gravaient au fur et à mesure dans ma mémoire. Le soir ,nous sommes allés dîner dans un restaurant de la ville Cette sortie me parut pour le moins comique du fait de notre jeune âge mais peu importe car nous étions tous les deux et nous nous sentions bien . La soirée fut semblable à la première Nous avons veillé mutuellement l'un sur l'autre Le lendemain matin ,nous ne nous sommes pas quittés. L'air avait une odeur de départ avec la tristesse qu'il implique Nous ne voulions pas nous laisser absorber par ces tristes pensées et avons passé outre. Pour notre dernière journée ensemble nous nous sommes promenés dans les rues du vieux Paris Nous ne nous quittions jamais du regard et si nous nous lâchions les mains c'était pour mieux les retrouver. Les «je t'aime» étaient à fleur de peau et les larmes de bonheur en conséquence. On savourait avec un immense plaisir le moment présent par peur de ne pas en retrouver des semblables. L'heure tant redoutée du arriver. Nous trouvions alors toutes les excuses inimaginables pour pouvoir passer ces secondes ensemble. Le déchirement fatidique eut lieu et je vis son immeuble s' éloigner contre ma volonté jusqu'à disparaître.

La nuit commença à tomber et je m'allongeais sur la banquette arrière. Chacun des moments passés ensemble réapparut devant moi Mon père m'interrogea :
-Pas trop difficile ?
-Si j'ai du mal a surmonter le départ
Cette phrase était pour la première fois vrai. Le fait que j'annonce à mon père la vérité sur mes sentiments me parut tellement invraisemblable que je me demandais si j'avais vraiment exprimé ces mots J'avais changé Je n'avais plus peur d'avouer mes sentiments. La cause me sauta aux yeux , ces secrets enfouis en moi et que la présence de Stéphanie avait fait ressurgir y étaient pour beaucoup. Mes pensées vers cette personne que j'aimais et que je venais de laisser derrière moi s' emplifièrent. Je ne pensais plus qu'à elle. Elle était moi Je regardais le ciel à travers la vitre. La nuit était étoilée et la pleine lune diffusait une lumière magique sur les paysages. Mon regard se perdit. Les phares des autres automobilistes éclairaient de temps à autre l'habitacle de la voiture Mon cœur me semblait saigner a vif par son absence et cela me faisait mal. Elle m'avait apporté l'amour et la confiance mais néanmoins j'avais dû la quitter. Je ne cessais de fixer la photo prise la veille .A cette vue je sentis des larmes couler sur mes joues Je pleurais Je constatais avec surprise que c'était bien la première fois que je pleurais à cause d'une douleur autre que physique La voiture s'enfonçait dans la nuit en me séparent de plus en plus de la fille que j'aimais et qui m'a réappris à vivre avec les autres mais aussi avec moi.
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Re: Mis a nu
Posté par misswelling le 20/08/2004 07:55:18
Franchement ton histoire est très émouvante,ta peur qui se transforme en déchirment totale a la fin laisse rêveur.J'ai adorée,même plus que ca tu m'as transporté!
Re: Mis a nu
Posté par latoya le 20/08/2004 07:55:18
lol ! C emouvant !!! mdr
Nan mais sans blague j ai bien aimé ton histoire mais g me reconnai pas du tout dedans !!!G fai parti de ceu ki disent tou (un peu trop des foix !!) lol
Nan mais c t chik a lire !!
Re: Mis a nu
Posté par yoda bor le 20/08/2004 07:55:18
j'ai beaucoup aimé ton texte et je me suis retrouvée en toi sur u point: je n'ai réussi à dire à mes parents que je les aimait que quand j'ai enfin été heureuse avec un garçon, comme si j'avais besoin de ca pour pouvoir dire à mes parents à quel point je tenais à eux
Re: Mis a nu
Posté par anneso303 le 20/08/2004 07:55:18
Que je fuses surprise de retrouver un email dans ma boite!
Ce fut tres deconcevant, de voir que tu te mites a m'insulter!
Frustré est un bien grand mot! Mais peux me chaud!
Je constate que tu ne dois pas lire bcp de roman, car ton style semble imiter ce qu'un apprenti 6eme ferait quand il vient juste d'apprendre l'utilisation du passé...
Et puis, les trucs a l'eau de rose, ca me fait marrer!
Les relations intenses, ca me depasse...
Enfin, sans offence, j'ai peut etre ete un peu trop rude...chacun son avis!
Re: Mis a nu
Posté par florainbow le 20/08/2004 07:55:18
Emouvant ton récit.... Ta manière de raconter ton histoire m'a bcp plue ;)
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Publié le 21 mars 2004
Modifié le 21 mars 2004
Lu 1 534 fois

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