FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
 Sondage :
 Connectés :
56 connectés : 0 membres et 56 visiteurs Voir la liste     







Mon premier amour

Je vais vous parler de mon premier Amour. Je n'avais que 13 ans lorsque pour la première fois mon cœur a commencé à aimer. Je voudrais au travers de ce récit faire revivre une fille qui a su réveiller l'amour qui dormait en moi. Admettez avec moi qu'aimer c'est aussi pleurer encore et encore.


Je n'avais que 13 ans. Elle n'en avait que 10. Je devais accompagner mon grand frère dans un village perdu en pleine brousse. Je venais de la ville. Je n'avais pas envie de faire ce voyage. J'étais obligé de le faire. Je devais parcourir 80 kms à vélo. Je n'avais pas cette force. Mon grand-frère dut me remorquer pour que j'y parvienne. A peine arrivé, je me suis mis au lit directement. Je n'avais pas envie de voir ses villageois. Surtout que je ne comprenais pas très bien leur dialecte. Trente minutes plus tard, je devais me lever pour aller manger. Je n'arrivais pas à manger. Il fallait manger avec les doigts. Moi je n'avais pas cette habitude. Il fallait que je m'y habitue. Eux n'avaient pas de problèmes avec l'effet de la chaleur. J'avais même l'impression que leur bouche avait un système de refroidissement. Bref j'étais étonné de les voir manger ainsi. Une heure plus tard, mon regard se figea sur une fille. Tête rasée, un peu joufflue, sourire aux lèvres, elle était là. Pendant quelques secondes nous nous dévorions du regard. Je n'avais jamais ressentis cela auparavant. Je ne pouvais plus parler. C'était comme si j'avais perdu la langue. Et pourtant elle était là, Ramadie de son vrai nom : la perle rare. Mon grand-frère remarquant que j'étais absent, me demanda si je la connaissais. Je lui répondis que j'aimais bien le bonnet qu'elle avait sur sa tête. D'un air désintéressé je lui demandais qui était cette fille. Il me répondit que c'était la fille du chef de village. J'en profitais pour lui demander d'aller visiter le chef car je voulais connaitre à quoi ressemble un chef de village. Vous avez bien deviné que je voulais tout simplement connaitre là ou habitait Ramadie. La visite faite, je résolus en mon cœur de revenir la visiter. Hélas l'homme propose mais Dieu dispose. Je tombais gravement malade le même jour et dût être acheminé en ville le lendemain. Elle était là à mon chevet. Ne sachant pas quand j'allais revenir, je lui fis la promesse de revenir dès que je serais guéri.


Promesse

La maladie pris un autre tournant. Je dus garder mon lit pendant 5 ans avant de pouvoir me relever. La mort était au rendez-vous. Mais je me débattais car je voulais la revoir. Malgré le peu d'espoir que me laissais les médecins, ma seule force était de prier. Je demandais à Dieu de me laisser vivre car je voulais revoir cette fille. Ma prière fut exaucée. Je venais d'acheter un nouveau vélo. J'étais en forme pour repartir dans ce village. Le voyage se passa sans trop de difficultés. Une heure de temps après mon arrivé, je me présentais devant ses parents. Ma Ramadie était là. C'était une belle fille maintenant. Ses parents m'ont dit qu'un prétendant s'était présenté pour la prendre en mariage. Que cette dernière n'a pas voulu accepter les présents offerts en avançant comme argument qu'elle allait m'attendre. Malgré l'intervention de ses parents comme quoi je n'allais jamais prendre une villageoise comme elle en mariage, elle a toujours dit que j'allais revenir pour elle. La question qui m'a été posé par son père était de savoir si réellement j'aime leur fille. La fixant droit dans les yeux, je répondis sans hésitation oui et la pris par le bras et l'emmena plus loin. Nous avons longuement parlé. Je devais passer l'année en cour mon Baccalauréat et devais partir pour deux ans au Nigéria. Je lui ai demandé si elle pourra entre temps m'attendre. Me fixant dans les yeux elle me répondit qu'après deux ans elle prendra un autre. Elle voulut qu'on fasse l'amour. Je l'aimais beaucoup trop et lui expliqua que l'éducation que j'avais reçu ne m'autorise pas à coucher avec elle avant le mariage. Que je rêvais d'un mariage digne de nom. Je l'ai embrassé sur là bouche et sortis de la chambre après m'être photographié avec elle. Trois mois après avoir vécus un amour intense à côté d'elle, je repartais en ville les larmes aux yeux. Je réussis au premier tour mon baccalauréats et m'envola pour des études en informatique au Nigéria


Départ de ramadie

Au Nigéria je demandais au Directeur de faire en sorte que mes études soit accélérés. Un programme choc me fut remis. Il fallait apprendre pleins de choses à la fois. J'avais la volonté et étais décidé à réussir. Au Nigéria je résolus de ne pas avoir une copine. J'avais fait la promesse à Ramadie. Il fallait que je tienne ma parole. Six mois après alors que je dormais, je reçu une vision d'elle. Elle était gravement malade. La vision était clair : Ramadie allait me quitter pour l'au-delà. En sursaut je me réveillais. Je commençais vraiment à pleurer à chaude larmes. De 4h du matin jusqu'à 5h, je ne faisais que pleurer. Une idée me traversa la tête : Prier. Alors je me mis à genoux et commençais à invoquer Dieu. Je lui demandais de ne pas ôter sa vie. Au pire je voulais qu'il me prenne mais qu'il la laisse vivre. Sa réponse (puisque c'est une pensée que j'ai reçu,) étais que je devais plutôt prier pour le salut de son âme. Désarmé je dus me tourner vers cette direction là. Vers 5h du matin, j'avais l'impression d'avoir reçu une paix en moi. Je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait alors je dus noter la date. Je voulais tout faire pour la joindre mais impossible. Peu de gens connaissais ce village et personne ne voulait s'y aventuré. Pire pas de téléphone portable à l'époque donc je ne pouvais rien faire sinon qu'attendre la fin de mes études pour rentrer. Lorsque je suis arrivé à la fin de mes études, je suis rentré directement au Tchad. Je voulais lui acheter pleins de cadeaux mais une voix interne m'empêchais. Finalement je résolus de lui remettre en main propre tout l'argent que j'avais économisé. Arrivé au Tchad, personne ne voulu m'annoncer la nouvelle. Je dus prendre une occasion pour le sud. Mon vélo m'attendait. Mais Ramadie n'a pas pu m'attendre. La nouvelle de sa mort me parvint aux oreilles en cours de routes. Une vieille femme me demanda de ne plus aller dans ce village car je n'allais plus retrouver mon amour. Impossible. Je dus foncer comme un bolide pour arriver. Je laissais mes bagages derrière mois et m'avançais du côté des parents. A ma vue la mère poussa un cri de désespoir. Je tombais parterre et ne voulais plus rien manger. Je voulais la rejoindre. Je passais trois mois chez ses parents muets puis retourna en ville. Je n'ai jamais accepté d'aller sur sa tombe. Aujourd'hui encore elle hante mes nuits et à cause d'elle je n'arrive plus à aimer une autre fille. Lorsque je commence une relation avec une autre, quelques temps après sans raisons valable je laisse tout tomber. Dans ce village j'avais un ami intime. Lui pendant mon absence à fait le nécessaire. Mon grand-frère s'est occupé de tous les détails de l'enterrement. Elle s'est éteinte dans les bras de mon ami intime. Son message est bref et clair. "Dit à Frédéric que je vais partir dans le monde de l'a-de-là, mais que je l'attendrais. Et alors nous continuerons ce que nous n'avons pas pu finir ici bas. " Sur ses mots la fleur Ramadie s'endormit pour toujours. Entre temps la date que j'avais prise au Nigéria correspondait à la date ou elle était tombée malade. Avant de s'éteindre elle a pu se convertir au christianisme. Si un jour je veux la retrouver, alors j'aurais intérêt d'emprunter la même voix.
A vous qui lisez ce récit, sachez que c'est une histoire vraie. Aujourd'hui encore je pleure sa mort. Vous me direz qu'il est temps de tourner la page. Oui c'est vrai. Mais il y'a des blessures qui ne peuvent se guérir instantanément. Un jour viendra la guérison se ferra. Une chose avant de vous quitter : Ne commettez jamais l'erreur de remettre à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui. La vie est très courte. Demandons à Dieu de nous aider à compter nos jours et pouvoir ainsi prendre de bonnes décisions. Merci.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (4)
Re: Mon premier amour
Posté par jacquesv le 31/10/2009 02:34:08
Je n'avais que 14 ans. Elle aussi.

Il ne s'est rien passé, mais j'étais amoureux d'elle. A sens unique.
Re: Mon premier amour
Posté par demosthene le 30/10/2009 18:40:58
tragique recit,mais sache que ton vert de la derniere ligne est veridique et beaucoup de courage tu comprendras un jour si tu acceptes de te resigner car elle ne viendra pas avoir refaire ta vie car tu vis en ce moment le martyr de l'amoure.
Re: Mon premier amour
Posté par bethsaleel le 12/10/2009 10:24:27
C'est vrais que le genre d'amour n'attend pas 7 ans ni même 2. Mon voeux le plus cher étais de l'épouser. Je n'avais pas les moyens financiers nécessaire. Je ne pouvais pas aussi compter sur mes parents. Je n'en avais pas alors il fallait que je finisse le plus rapidement mes etudes au Nigéria, trouver du travaille chez moi au Tchad et enfin l'épouser. Bref aujourd'hui elle n'est plus mais quelque part en moi elle vie. Encor merci pour l'encouragement.
Re: Mon premier amour
Posté par acisud le 10/10/2009 10:24:02
Quelle sublime histoire d'amour... Malgré le tragique de la situation, le coup de foudre, la maladie, l'éloignement, la mort... eh bien, malgré tout, voilà bien des sentiments digne de ce nom, après toutes les foutaises qu'on peut lire par-ci par-là (je ne parle pas spécifiquement de FJ, mais en général).
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Et toutefois une question me vient quand même... Pourquoi avoir attendu 7 ans d'épouser cette fille? Il est trop tard pour poser cette question, sans doute, mais le genre d'amour que je comprends personnellement n'attend pas 7 ans, ni même 2. Mais bref, voilà comment tout est relatif. L'histoire n'en est pas moins touchante et je compatis et quoi dire de plus... Le temps, effectivement, peut jouer pour ou contre nous, mais il a toujours le mérite de panser les blessures. Courage.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (4)
L'auteur : Frederic Madjyambaye
39 ans, Ndjamena (Tchad).
Publié le 05 octobre 2009
Modifié le 02 octobre 2013
Lu 1 418 fois

Cet article est un plagiat?
Imprimable (pdf/html)
Deviens membre (0€)
Pourquoi être membre ?
Poste tes articles !
Mot de passe perdu ?
Identification :
Login :
Pass :


News Lettre

Recevoir tous les nouveaux articles dans ta boîte à lettres ? Tu ne prends aucun risque, c'est résiliable à tout moment !
E-mail :


NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143