FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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My bloody lady

Ma première nouvelle. Dans un Tokyo réinventé mais bien réel, suivez la dernière nuit d'une démone dans la ville. Les démons sontils des gens comme nous ? Deux âmes jumelles mais opposées peuvent-elles s'atirer ? La nuit de la démone sera-t-elle la nuit de l'ange ? Attention, âmes sensibles s'abstenir.


L'homme criait, se débattait tant qu'il pouvait, ne faisant qu'aggraver les blessures déjà présentes, en ouvrant d'autre que les griffes de la démone découpaient nettes et précises dans les flancs palpitants.
La griffe trancha l'air et l'abdomen d'un même geste, faisant gicler le liquide vital sur son visage affamé.
Ses mains, aussitôt, s'agrippèrent aux viscères de sa victime, les déchirants et les écrasants, et les sorti fumants de leur logement pour les presser contre son visage et ses dents.
Tant de temps qu'elle n'avait pas mangé.
Les crocs mordirent dans leur nourriture, faisant de nouveau gicler le liquide rouge qu'ils contenaient.
Avec des gestes animaux, elle continua à tailler dans l'abdomen qui commençait à se raidir, et finit par en arracher le cœur.
Un ronronnement de satisfaction sortit de sa gorge quand elle eut avalé son dû.


Belle

Elle mit le corps dans une poubelle au coin de la rue et nettoya le sang qui souillait la chaussée d'un geste de la main qui le fit disparaître ainsi que celui qui teintait son visage.
Elle se redressa.
Elle avait de longs cheveux bleutés, maculés sur le devant par le cruor de sa victime, sans que son visage soit touché.
Elle portait une tunique noire semblable à celle de ces jeunes que l'on nomme gothiques.
Elle avait de grands yeux sombres.
Elle était belle.


Café

En sortant de la ruelle, elle croisa un homme blond décoloré qui lui fit un signe de bonsoir.
Après le lui avoir rendu, elle partit en direction d'un établissement de l'avenue.
Un simple café où elle avait rendez-vous.
L'avenue avait un nom dont la première syllabe signifiait "oeil".
Arrivée devant l'enseigne jaune et noire de l'établissement, elle passa les portes automatiques, prit son plateau, choisi ce qu'elle voulait, paya, et alla s'asseoir dans le coin droit au fond quand on arrivait dans le café et attendit.
Au bout de quelques minutes, elle but une lampée de son chocolat, regarda sa montre, et les portes s'ouvrirent sur une adolescente occidentale aux cheveux châtains relevés en queue de cheval qui portait un T-shirt blanc et un short bleu marine.
L'adolescente mis un certain temps à commander ce qu'elle voulait, emmêlant les langues de plusieurs pays.
Une fois qu'elle eut payé et emporté son plateau, elle alla s'asseoir dans le coin opposé à celui de la femme.
Celle ci regarda encore sa montre et eut un léger soupire.
Son rendez-vous ne viendrait pas.
Un homme passa de nouveau la porte automatique, criant des ordres dans un téléphone portable, et ne s'arrêta pas de crier pour commander un café noir sans sucre.
La femme trempa sa pâtisserie dans sa tasse, l'engloutit, finit son chocolat et se leva avec un signe de tête pour l'adolescente.
Elle rapporta son plateau à la caisse et sortit.
Les portes automatiques la remercièrent de sa visite et elle s'élança dans la rue, en croisant une femme du Nord du pays qui tenait à la main la poche d'une pâtisserie non loin qui sentait bon le croissant chaud et le chocolat.


Jardin

La femme se dirigea vers un petit jardin en passant par un dédalle de ruelles.
Arrivée devant le portail de bois fermé, elle sauta agilement le mur et alla s'asseoir sur un banc au bord de l'eau.
Elle regarda un moment les poissons nager au clair de lune quand un petit miaulement attira son attention à côté du banc.
Un chaton blanc et roux, semblable à l'effigie du pays, miaulait en essayant d'attraper les poissons.
Il était maigre comme s'il n'avait rien mangé depuis plusieurs jours et avait le poil terne et dégarni en plusieurs endroits.
La femme sourit, se pencha sur l'eau, et attrapa un des gros poissons rouges et blancs d'un geste agile de la main.
De l'autre, elle sortit les griffes et lui trancha la gorge.
Le sang de la carpe bouillonna contre ses doigts, et elle déposa le cadavre devant le chaton.
Il leva la tête vers elle avec un miaulement de remerciement et se mit à manger le poisson avec voracité.
La femme eut un soupir, elle venait de désobéir à une des lois de la nature les plus importantes.
Elle continua d'observer la nage des autres carpes pendant plusieurs minutes.
Quand le chaton eut finit de manger, elle prit les arrêtes restantes et les jeta dans l'eau.
Elle se leva ensuite et se dirigea vers un distributeur de nourriture, y glissa deux pièces percées, et des granulés pour poissons tombèrent dans le gobelet prévu à cet effet.
Elle jeta le contenu du gobelet dans l'eau et repassa le portail du jardin de la même manière qu'elle y était entrée.


Boutique

La femme retourna sur l'avenue dont la première syllabe du nom signifiait "oeil" et partit tranquillement vers l'endroit où elle avait garé sa bicyclette.
Elle l'enfourcha et partit en pédalant vers un quartier de la ville bien plus lointain.
Arrivée à destination, elle gara son véhicule et en accrocha l'anti-vol.
Elle prit la sacoche accrochée à son vélo et se dirigea vers une des rues les moins bien fréquentées de la ville.
La femme passa devant deux boutiques étrangères d'une chaîne de bijoux pour lolitas, plusieurs marchands de glaces et de crêpes, se faisant appréhender par plusieurs vendeurs en manque de clients qu'elle ignora, croisa quelques boutiques de vêtements semblables aux siens, et d'arrêta dans la dernière.
Elle fut accueillie chaleureusement par le vendeur, un homme aux cheveux à moitié teints en rouge qui devait avoir le même âge qu'elle, qui lui demanda si elle avait les croquis.
Elle acquiesça est sorti de sa sacoche des esquisses de tuniques noires semblables à des robes de mariées en deuil.
Le vendeur la félicita, choisi les dessins qui l'intéressaient et lui demanda si elle avait songé à l'image pour la pochette de son groupe de métal amateur.
La femme acquiesça de nouveau, fouilla dans sa sacoche en en sortant quelques effets personnels et en émergea une enveloppe de photos qu'elle sortit une par une à l'homme.
Arrivée à la vingt-sixième, il l'arrêta.
Le cliché représentait un corbeau aux ailes déployées devant la pleine lune et convenait parfaitement au style de musique du groupe selon le vendeur.
La femme énuméra les prix pour les croquis et la photo et l'homme protesta que ce n'était pas assez pour du travail de cette qualité.
Elle insista et le vendeur céda à lui donner son argent.
Pendant qu'elle comptait les billets et les pièces pour vérifier qu'il n'en avait pas ajouté, le vendeur glissa discrètement dans la sacoche un bustier noir et violet accompagné de bijoux tranchants en argent agrémentés de têtes de mort.
La femme ne s'en rendit pas compte et après l'avoir salué et repris les effets personnels qu'elle avait éparpillés sur le comptoir en déballant son sac, elle partit dans la rue.


Voleur

Elle avait encore faim, non pas de sang, mais de nourriture humaine sucrée.
Elle repassa devant un marchand de glaces et de crêpes et en pris une à la fraise et à la chantilly.
En continuant sa marche, elle mangea morceau après morceau sa gâterie et regarda les gens sur son passage après l'avoir finie.
Une jeune fille aux cheveux multicolores en pétard avec une minijupe verte et un bustier rose sur lequel était écrit "Printemps" dans la langue du pays la bouscula en courant après un homme qui tenait un sac serré contre lui.
La fille criait aux passants d'arrêter l'homme, que c'était un voleur et qu'il lui avait pris son sac.
La femme se retourna en lâchant sa crêpe, dépassa la fille en quelques foulées et attrapa le voleur au collet.
Elle lui demanda s'il était pressé pour courir ainsi et lui signala que le sac qu'il tenait ne lui appartenait pas.
La jeune fille les rejoint essoufflée, récupéra son sac, remercia la femme après avoir craché sur le voleur et s'en fut sans se retourner ni présenter.
La femme amena le voleur au poste de police le plus proche, signa la déposition à la place de la jeune fille et retourna là où elle avait garé son véhicule.
Elle y rangea sa sacoche, la ferma avec un cadenas à code, et repartit dans la rue la moins bien fréquentée de la ville.


Cadeau

Elle repassa devant une des boutiques de bijoux pour lolitas où grouillaient des midinettes avides de toc à bon prix.
La femme se dit que sa dernière cousine aimerait bien ce genre de parures et entra dans la boutique en soulevant des murmures de la part des jeunes filles.
Une jeune vendeuse l'accosta et lui signala aimablement que la boutique ne devait pas correspondre à son style.
Elle fit mine de ne pas entendre et alla directement vers le rayon des faux tatouages car elle savait sa parente fascinée par le dragon des ténèbres qu'elle-même portait sur le dos et une partie des jambes.
Elle mit longtemps à en choisir un qui ne fasse pas trop enfant, et opta pour deux planches à thèmes.
La première était un ensemble d'images de chats en habits humains, la secondes une répétition du même motif en différentes tailles.
Le motif représentait un cœur transpercé d'un poignard entouré lui-même d'une bandelette de papier sur laquelle était marqué dans une langue étrangère : "Ne jouez pas avec mon cœur."
La femme se dirigea vers la caisse, prit en chemin une pochette surprise de bijoux, paya et sortit sous le soupir de soulagement des vendeuses et des clientes.
Quand elle déboucha dans la rue, elle croisa un groupe d'adolescentes en uniforme scolaire qui riaient avec des hommes mûrs et se dirigeaient vers un hôtel.


Hello

La femme allait retourner à son vélo quand elle se rendit compte qu'elle avait lâché sa crêpe en appréhendant le voyou.
Elle retourna encore une fois sur ses pas pour s'en acheter une autre, et s'assit sur un banc pour la déguster tranquillement.
Une jeune fille aux traits sévères dont les cheveux étaient coiffés en deux tresses et qui portait un étui sous le bras passa devant son banc en dilatant ses narines.
Elle avait senti l'odeur du sang, et la regardait avec insistance.
La femme soutint son regard sans ciller et fit un signe de la tête négatif.
Elle n'était pas de ceux que l'adolescente cherchait.
Celle-ci haussa un sourcil et passa son chemin.
La femme sourit et prit dans sa poche son lecteur de musique portatif et en coiffa les écouteurs avant de mettre le son d'un groupe étranger de rock-goth en volume maximum, l'une de plages les plus douces de l'album.

Dans la cour de récréation la sonnerie retentit à nouveau
Des nuages menaçants viennent à nouveau jouer
Personne ne t'a-t-il dit qu'elle ne respirait pas ?
Bonjour, je suis ton esprit t'offrant quelqu'un avec qui parler
Bonjour

Si je souris, ne crois pas
Je sais que je vais me réveiller bientôt de ce rêve
N'essaye pas de me réparer, je ne suis pas cassée
Bonjour, je suis le mensonge qui vit pour toi, tu peux te cacher
Ne pleure pas

Soudain je sais que je ne dors pas
Bonjour, je suis toujours là
Je suis tout ce qui reste d'hier.

A la fin de la chanson, la femme se leva, rangea son lecteur de musique et partit en direction de sa bicyclette.
Elle l'enfourcha et se dirigea vers un autre quartier de la ville, le cadeau pour sa cousine dans sa sacoche.


Butterfly

La femme entra dans une autre rue tout aussi mal famée que la précédente et gara sa bicyclette.
Elle longea la rue quelques mètres et entra dans un établissement de jeux vidéos.
Elle se dirigea vers le fond de la salle à gauche et s'installa sur un de ses jeux préférés, où il fallait suivre les pas de danse inscrits sur l'écran.
Les initiales du jeu étaient la quatrième lettre de notre alphabet deux fois suivie de la quatorzième mettre.
La machine lui demandait d'insérer de l'argent, ce que la femme fit.
Elle sélectionna sa musique se mis en place et commença à danser...

Ay, iyaiyai,
Ay, iyaiyai
A-a-a iyaiyai,
Où est mon samouraï ?

Ay, ay, ay,
Je suis ton petit papillon,
Vert, noir et bleu,
Met des couleurs dans le ciel
Ay, ay, je suis ton petit papillon,
Vert, noir et bleu,
Met des couleurs dans le ciel

Droite, gauche, gauche, gauche devant, derrière, devant, gauche...
Rien de très difficile pour la femme.
Mais elle aimait toujours autant cette musique légère et entraînante...
Quand elle eut terminé la chanson, elle marqua ses initiales dans la colonne des meilleurs scores qui ne contenait déjà que son nom et descendit de la machine.
Une fois en dehors de l'établissement, elle eut un léger sourire et murmura que ça devenait beaucoup trop facile.
La femme se dirigea vers son véhicule, l'enfourcha et se remit à pédaler vers un autre quartier, beaucoup plus chic.


Académie

Au bout d'une trentaine de minutes, elle arriva devant le portail d'une école privée dans laquelle il fallait beaucoup d'argent pour s'inscrire.
La femme accrocha son vélo à la grille et prit sa sacoche.
Avec la même facilité qu'elle avait passé le portail du jardin de la ruelle, elle sauta par-dessus le portique et se dirigea vers la cour de l'institution.
Quand elle arriva devant les haies taillées proprement par le jardinier, elle se baissa et fouilla de la main dans les racines des arbustes.
La main gauche de la femme se refermèrent sur un coffret de bois vernis et elle eut un sourire qui découvrit ses canines aiguisées.
Elle l'attira à elle et le remplaça par les présents pour sa cousine.
La femme se redressa et alla s'asseoir sur les racines d'un arbre fruitier centenaire pour considérer le contenu du coffret en détail.


Oisillon

Quand elle fut assise, elle entendit une légère plainte criarde qui s'élevait non loin d'elle.
Elle baissa les yeux et vit dans l'obscurité un nid d'oiseaux tombé de l'arbre dans lequel piaillaient trois oisillons.
La femme soupira, l'un des trois avait une malformation à l'aille et s'était un miracle que ses parents ne l'aient pas négligé.
Elle se releva, frotta ses mains à des plantes odorantes pour cacher ses effluves naturels, prit l'oiselet malformé dans la main et lui coupa la tête net.
Il n'eut le temps de rien sentir. Les faibles doivent mourir dans ce monde. Si elle ne l'avait pas fait, il serait mort de son incapacité à voler.
La femme mit les restes ensanglantés de l'oisillon sur le sol, et prit le nid de l'autre.
Aussi agile qu'un félin, elle escalada l'arbre fruitier centenaire et replaça la construction naturelle en place.
Si les faibles devaient mourir, autant aider les forts.
Elle redescendit de l'arbre en s'aidant de ses griffes et se baissa sur les restes de l'oisillon qu'elle avait tué.
Toujours en s'assistant de ses griffes, elle creusa la terre et y mit le corps de l'animal.
Elle referma la "tombe" et pria pour l'âme de l'oiselet.
En se relevant, elle reprit le coffret qu'elle avait laissé par terre avant de grimper, l'ouvrit et entreprit d'en inspecter le contenu.


Mutation

A la lueur de la pleine lune, la femme distingua un panda de cristal enveloppé dans un mouchoir d'organsin.
Elle sourit, rangea le coffret dans sa sacoche et se redressa.
Une heure du matin sonna à une des nombreuses de la ville et la femme changea.
Ses pupilles s'étrécirent à la manière des félidés, ses crocs déjà affûtés doublèrent de longueur et ses ongles reprirent leur forme de griffes, se tordant et s'allongeant à la manière de serres d'oiseaux.
De longues ailes noires jaillirent de son dos au travers des deux ouvertures pratiquées dans le tissu pour la circonstance.
La transmutation ne dura en elle-même qu'une ou deux minutes mais la femme eut l'impression qu'elle durait des heures, son corps ayant prit la consistance du métal en fusion.
Elle était tombée à terre sans s'en rendre compte et se redressa sans bouger le moindre muscle.


Personne

Un mouvement suivi d'un grand rayonnement dans la cour de l'institution attira son attention.
Un homme, un gardien de nuit, la regardait à la lueur de sa lampe torche, terrorisé.
En deux bonds, elle fit sur lui, ses griffes tranchant net la carotide et déversant le liquide vital sur un massif de roses noires.
Nul ne devait voir son vrai visage.
Nul autre à part Elle.
L'homme hurla mais son cri se noya dans un borborygme de sang.
La femme but longuement à la plaie de l'homme avant de faire disparaître le cadavre et son sang d'un geste de la main.
Seules les roses restaient tâchées, trop pures qu'elles étaient pour permettre le sortilège noir du sang.
La femme sourit, se pencha, ramassa une des fleurs sanguinolentes et l'accrocha à sa ceinture.


Contraire

Un léger appel se fit entendre dans le bois artificiel qui jouxtait l'école.
La femme sourit de nouveau et se dirigea vers le bruit.
Elle arriva à une clairière toute aussi factice que le reste et s'avança vers le clair de lune qui baignait de sa lueur le centre de l'embellie.
Une femme en robe blanche s'avança vers elle.
La nouvelle arrivante s'apparentait étrangement à la femme, comme si l'on regardait une photo et son négatif.


Ange

Ses ailes fines et délicates rappelaient celles d'un papillon et étaient recouvertes d'un voile léger d'une matière similaire à la soie.
Des morceaux de cette matière étaient accrochés aux ailes dans un but purement esthétique et volaient pendant des heures au moindre souffle de vent.
A certains endroits des ailes et des volants, de minuscules duvets bourgeonnaient ça et là, à l'effigie des anges.
La robe était constituée de plusieurs voiles identiques à ceux des ailes.
L'ensemble était coloré de dégradés différents de blanc et rose et donnait un aspect féerique à la deuxième femme.
Dans ses cheveux noirs et lâches, l'ange avait piqué des roses et portait avec maintien une couronne de fleurs mêlées de fils d'or et d'argent.


Taking. Over. Me

La femme en noir sourit et s'avança vers la nouvelle, chacune des deux chantant la même chanson.

Tu ne te rappelles pas de moi
Mais je me rappelle de toi
Je m'allonge éveillée et essaye si fort
De ne pas penser à toi
Mais qui peut décider des rêves ?
Et des rêves, j'en fais...

Je crois en toi
Je renoncerais à tout juste pour te retrouver
Je dois être avec toi pour pouvoir vivre, pour pouvoir respirer
Tu prends mon contrôle

As-tu oublié tout ce que je sais
Et tout ce que l'on avait ?
Tu m'as vu faire le deuil de mon amour pour toi
Et tu as touché ma main
Là, j'ai su que tu m'aimais

Je crois en toi
Je renoncerais à tout juste pour te retrouver
Je dois être avec toi pour pouvoir vivre, pour pouvoir respirer
Tu prends mon contrôle

Je regarde dans le miroir et vois ton visage
Si je regarde plus profondément
Il y a tellement de choses à l'intérieur
Juste comme quand tu prends mon contrôle

Je crois en toi
Je renoncerais à tout juste pour te retrouver
Je dois être avec toi pour pouvoir vivre, pour pouvoir respirer
Tu prends mon contrôle

Je crois en toi
Je renoncerais à tout juste pour te retrouver
Je dois être avec toi pour pouvoir vivre, pour pouvoir respirer
Tu prends mon contrôle

Prenant mon contrôle.
Tu prends mon contrôle.

Prenant mon contrôle.
Prenant mon contrôle.


Temps

Les deux femmes arrivèrent face-à-face, toujours le même sourire aux lèvres.
D'un battement d'aile, l'ange se retrouva a bonne distance du sol, volant sur place comme attendant son alter ego.
Celle-ci la rattrapa et joignit sa main à la sienne, complétant la représentation d'une force symbolique dans la pensée chinoise dont elles avaient chacune une moitié.
L'archange attira la démone à elle et l'enlaça de ses bras, leurs lèvres se soudant entre elles, leurs langues brûlantes comme du métal en fusion se cherchant et s'entourant.
Étreintes embrasées qui cherchaient à savoir pour combien de temps, Ô combien de ce temps trop court elles pourraient rester ainsi à s'aimer.
Enlacées comme un seul corps, mi-ange mi-démon.


Combat

Elles échangèrent d'ardents baisers jusqu'à ce que l'autre femme se retire insensiblement, laissant sa compagne seule en l'air à cet endroit.
Celle ci leva vers elle un regard suppliant et fit apparaître dans sa main une épée noire et or comme le feu.
L'archange fit apparaître un sabre d'une éblouissante clarté et fondit sur la démone pour l'abattre.
Elle para le coup d'un seul geste de son épée et marqua son attaquante d'une plaie sur la joue gauche à la pointe de son arme.
Au même moment ou la blessure se traçait dans la peau de l'ange, elle apparut aussi sur celle de la démone.
L'autre femme eut un sourire affligé et feinta sur la droite pour ensuite attaquer sur la gauche.
Elle toucha son but cette fois, et comme son sabre s'enfonçait entre les côtes de la succube pour atteindre son cœur, une lame invisible arrachait une grimace de douleur à la femme en blanc en lui transperçant la poitrine.
La démone émit un râle de mort et s'agrippa à son alter ego comme pour ne pas être séparées par la mort certaine qui les attendait toutes deux.
Les deux êtres surnaturels tombèrent au sol, enlacés en une créature noire et blanche dont on ne distinguait ni la fin ni le début.


Mort

Elles tombèrent enserrées sans le moindre bruit sur l'herbe tendre de rosée nocturne.
La démone s'agrippa un peu plus à son âme jumelle et joignit leurs deux plaies, leurs sangs se mêlant à leurs larmes.
L'ange s'avança vers la succube et murmura à son oreille qu'elles étaient réellement sœurs de sang pour l'éternité.
Leurs lèvres se joignirent en un dernier baiser, chacune volant à l'autre son dernier souffle, scellant à jamais l'amour interdit de deux sœurs si semblables et si différentes dont le destin avait voulu qu'elles s'affrontent.
Ange et Démon, Bien et Mal, Yin et Yang, chacune portant cette part que l'autre rejetait.

Au petit matin, le gardien de relève de l'institution découvrit les deux corps enlacés et, sous leurs corps, deux roses noire et blanche ensanglantées enserrées qui avaient poussé sous les cadavres et les maintenaient dans un dôme de fleur pour que jamais l'on oublie l'amour qu'un être peut porter à son prochain.

Deux âmes jumelles qui partaient ensembles pour l'éternité, deux roses enlacées qui ne flétriront jamais...


Au. Revoir. Grande. Soeur

It's the end
The end of the life
Two twins in a flower
Two love dead
But I don't want
No, I don't want dead with they
I want live for say to people :
"The life is run on"
I want believe in this
Because everyone Love on this earth
Because nobody must have a tear in the eye
And because nobody must have blood on the hands
Sayonara Oneesan.


C'est la fin
La fin de la vie
Deux jumelles dans une fleur
Deux amours morts
Mais je ne veux pas
Non, je ne veux pas mourir avec elles
Je veux vivre pour dire aux gens :
"La vie continue"
Je veux croire en ça
Car tout le monde Aime sur cette terre
Car personne ne doit avoir de larmes dans les yeux
Et car personne ne doit avoir de sang sur les mains
Sayonara Oneesan.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (19)
Re: My bloody lady
Posté par tina00 le 06/12/2004 21:05:16
Joubliaii !!! lool par contre ya un truc ki ma trop fai marré! lol c'est quand la femme se pointe aux jeux vidéos! ^^ muahahah! lé trop trypant se jeux ^^ lool et ski ma bien fai maré c dimaginer ste femme danser la dessu ! muahahah! ^^
Re: My bloody lady
Posté par tina00 le 06/12/2004 21:03:35
Jsuis décue, deja jtrouvais sa trop long, mais jem sui kan mm fai chier a tt lire, pensant que sa allai etre sympa, bah plus je lisai plu c t looong.. 'fin tro décue koi ! mais ten mieu si sa plait a dotre!
Re: Desproge
Posté par clacla le 22/11/2004 18:43:04
Pas grave ;) il n'est plus très connu.
Re: My bloody lady
Posté par enzomydog le 22/11/2004 18:22:44
ah ok, merci du renseignement, franchement, je savais pas!
Re: Desproge
Posté par clacla le 19/11/2004 11:22:15
*Smille* Desproge, c'est un humoriste qui utilisait ce style de langage à la perfection...
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (19)
Publié le 08 novembre 2004
Modifié le 27 octobre 2004
Lu 1 012 fois

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NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143