FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
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Notre chemin

Chacun suit son chemin, mais on ne sait jamais lequel est vraiment le notre, je pense qu on était deux a suivre le même, pourtant c'était uniquement mon destin.


Les jours, les mois, les années ont beau passer, il me semble que rien ne change. Depuis que je me suis retrouvée là, seule, ailleurs, tout est si difficile quand enfin on prend conscience quon est dans la merde. Je ne vais pas mentir, mes années de débauche totale me manquent, ces années là où on s'aimait, où l'interdit ne signifiait rien. Même si aujourd'hui ce mot sonne toujours aussi mal qu'avant, il y a quand même une différence qui pourrait en fait Se résumer à la conscience. Quand je faisais des erreurs ce n'était pas grave : " on verra plus tard". Rien ne meffrayait car je n'étais pas seule, et surtout j'avais sans cesse cette substance qui coulait dans mes veines, celle qui me faisait perdre la tête et tout ignorer, cette substance qui donne des ailes et qui montre que le bon côté, mais oui tu sais bien, celle que notre corps sécrète quand on s'aime.
Tu me disais que les gens ne changeaient pas, moi je pensais que tout le monde pouvait changer et comble d'ironie, tu as changé et moi pas. Sans trop savoir pourquoi je reste tranquillement dans ce gouffre de ma vie, je commence presque à mY sentir bien, mais c'est juste que je mhabitue, et que depuis toi je nai connu rien d'autre que la solitude. Seule contre le monde, seule avec mes idéaux, mes rêves, mes désirs, mes fantasmes, mes joies, mes peines, mes hallucinations... Alors de temps en temps je ferme les yeux et je fais comme ci je n'étais pas seule, et parfois je finis par y croire : il y a toi moi, ce nous auquel je n'attachais peut être pas assez d'importance me manque.
On s'est battu ensemble main dans la main, on n'avait pas le même combat mais on se comprenait, se soutenait, se poussait. Une fois cette guerre gagnée, on a commencé à avoir la même, on a décidé de s'en sortir, d'essayer de rejoindre cette normalité : aujourd'hui je la fuis car elle ne laisse pas de place aux idéaux. Souvent je craquais et n'osais pas te le dire tout de suite, tu as toujours fini/s par découvrir que j'avais replongé, et je men voulais, je me disais que je devais le faire pour moi mais aussi pour toi, pour que tu sois fier. Sans déconnER, comment ai-JE pu croire que tu avais décroché, oui peut être un certain temps, mais tu n'as jamais pensé que c'était pour la vie, comme "nous".
Tu mas laisséE et tu es parti tracer ton chemin, de ton côté, et là j'étais seule sur le chemin qu'on avait tracé, et je me suis dis quil fallait que je vois ce quil y avait au bout : alors j'ai continué. Tu aurais du venir, car si c'était un peu chiant parfois seule, putain à deux ça doit être magique ! Il y a des gens formidable, un peu fou et totalement à l'ouest, mais qui en savent beaucoup, bon tu tes évité pas mal d'ennuiS, mais je pense pas qu'il y aurait eu de prise de tête. Et un jour jai eu l'idée d'amener quelqu'un sur mon chemin, après tout il est sympa/s, alors pourquoi pas ? Il y a eu un homme, assez sympa/s qui a fait quelqueS pas. Au début je croyais que ça pouvait le faire et en quelques secondes... Pas du tout, ce mec là voulaiT me faire dévier et il n'en est pas question, il faut que je vois ce quil y a au bout, alors j'ai continué un peu seule.
Il y a un truc terrible en restant sur mon chemin, c'est que parfois je vois le tien, ton tout nouveau que tu es en train de tracer, alors merde, au début j'étais jalouse, c'est vrai pourquoi n'es-TU pas seul toi ? Et puis, ce n'est pas facile chez toi, tu es accompagné mais tu nas pas lair heureux, c'est moche, en fait, tu essaiES de partir vers la banalité, la généralité, et putain que tu es triste. Tu dois oublier tes délires, des histoires, des pensées, tu as du toublier toi, et ça c'est pas toujours évident, alors tu as replongé un peu plus, et je comprendS que tu navais jamais décroché. C'est vrai sur mon chemin aussi on replonge, en fait on sen sort moins que chez toi, mais c'est bizarre on a toujours limpression d'être nous-mêmes, même si ça veut dire être malheureux.
Oui j'ai replongé, tu m as fait la morale en me faisant croire que toi c'était occasionnel, mais je savais, je te disais oui car... Je ne sais même pas pourquoi je te donnais raison. Et plus le temps passait et plus tu semblaiS devenir heureux, à tel point, que tu es même tombé amoureux, je crois, alors Ok moi aussi je veux essayer, je vais sauter à piedS jointS dans la réalité. Banco, j'y suis, alors, et merde c'est quoi tout ça, tout ces petits soucis qui saccumuleNT alors que je ne leur donne aucune importance avant, la solitude pèse, les différences se font remarquer, je suis limite montrÉE du doigt. On essaie de se faire discrète on se fond dans la masse, bon on plonge encore un peu plus pour pouvoir sourire et pour être banal. Et un jour, on se réveille et tout est loin, c'est pas quon a replongÉ, c'est qu on sest carrément noyÉ dans nos vices. Je me débats pour retourner sur mon chemin, mais je ne le vois presque plus; moins je le vois plus je retombe dans le vice, je repense à tout ce que jai vécu et là ça fait encore plus mal quavant, je tombe à terre et je crois qu il ny a plus personne pour me relever.

Alors je me jette totalement par terre, je me traîne jusqu'au bord de cette route, là où il y a tellement de gens qui paraissent heureux, qui paraissent seulement. Je ne suis toujours pas retournée sur ma route, notre ancien chemin à nous, mais petit à petit je me rapproche, et une fois arrivée, je vois qu il n'y a toujours personne, juste moi, mon passé, mon présent, pas de futur, ou du moins pas beaucoup, il se fait un peu chaque jour mais je ne sais jamais où ça va me mener. Je m efforce de garder en mémoire que ce chemin était le notre et que se doit le rester, même si, je l'espère, quelqu'un d'autre prendra ta place, fin m accompagnera pour voir ce qu il y a au bout.
Au fond ce chemin n'a peut être jamais était le notre mais seulement le mien, tu n'as pas supporté cette vie, qui pourtant était la tienne aussi, avant qu on se rencontre. Nos vies c'était les vices, surtout un vice peu apprécié de cette société on avait la philosophie des rockeurs SAD. J'ai gardÉ cette philosophie ou presque elle se résume plus à AD aujourd'hui mais bon c'est déjà ça, toi en apparence c'est rester la même mais tu as tellement changé que ça sonne faux, c'est devenu malsain, tu t es mis à profiter des autres à les faire souffrir, et ça c'est moche.
Peut être qu'un jour nos chemins vont se recroiser, peut être quils s'éloignent un peu plus chaque jour. Bonne chance
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L'auteur : Claudia ******
27 ans, Calvi (France).
Publié le 17 mai 2008
Modifié le 17 mai 2008
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