FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
FRANCE-JEUNES : TOUTE L'ACTU PAR LES JEUNES !
 Sondage :
 Connectés :
56 connectés : 0 membres et 56 visiteurs Voir la liste     







Palme d’or pour un Cannes-ardage.

Elephant (Gus Van Sant) Film américain. C’est maintenant officiel, Elephant de l’américain Gus Van Sant remporte la palme d’or du 56è festival de Cannes, en 2003. Retour sur un film exceptionnel qui mérite largement cette prestigieuse décoration.


Synopsis : La tuerie de Columbine, encore et toujours, mais cette fois jouée par des acteurs (au contraire du documentaire de Michaël Moore) et filmée du point de vue d’une dizaine d’adolescents différents, durant l’heure précédant le carnage : un type inoffensif, un maniaque de la photo, un play-boy sportif et sa copine, trois allumeuses sans cervelle, une intello à lunettes, et bien sûr, Alex et Eric, les deux responsables du carnage. Le film nous plonge dans leur univers dès le début, bourré de clins d’œil plus ou moins évidents à la société américaine adolescente.


Quand on l’a vu :
Ben euh… Whaouh. La principale qualité du film est de ne pas se perdre dans les clichés larmoyants qu’offrait le sujet. On ne ressort pas ému de Elephant, on en ressort plus chamboulé au niveau de la réflexion que des sentiments. Ceci grâce au jeu des acteurs qui sonne juste. Gus Van Sant avoue avoir laissé ses jeunes merveilles improviser sur une base de dialogue écrite, ce qui donne une impression de naturel et de fluidité.
Visuellement, le film est tourné en plans séquences (une scène qui ne nécessite pas de montage), qui reprennent cette fluidité et en même temps donnent la sensation d’un évènement inéluctable. Le point reliant les aventures des personnages est leurs incessants déplacements dans les couloirs, toujours obscurs vers la lumière arrivant de face. Le fameux couloir de la mort. La plupart des scènes sont vues plusieurs fois suivant les personnages qui se croisent, le spectateur est donc forcé de suivre les incessants retours temporels du réalisateur, ceux-ci facilités par les raccords sont très bien faits.
Une autre grande qualité de Elephant est qu’il ne blâme personne. Le proviseur du lycée n’est pas vu comme un sadique sanguinaire, les deux responsables de la tuerie (je refuse le terme de tueurs) ne sont pas décrits ni comme des victimes, ni comme des psychopathes. Et en plus, ils n’écoutent même pas de Manson… Somme toute, ils apparaissent plus humains que l’on ne voudrait le croire. Contrairement à Bowling for Columbine, il ne dénonce pas le trafic d’armes.
Si il ne blâme pas, Elephant constate. Il constate que deux mômes signent un reçu pour un automatique, il constate qu’ils massacrent des milliers de gens sur leurs ordinateurs, il constate que certains doivent ramener leur père ivre à la maison, il constate que les filles se font vomir, que la société lycéenne est divisée. Il constate pas mal de choses qu’on sait déjà en fait, mais à force de constater, il justifie.

John Robinson
En ce qui concerne les personnages, tous différents, ils sont tous intéressants, mais Gus Van Sant suit de plus près Alex et Eric, interprétés par John Robinson et Elias McConnell. Les deux responsables. A force de filmer très près de ses acteurs, Van Sant nous rapproche d’eux. Lorsque l’un des deux joue "La lettre à Elise" (j’avais bien dit qu’ils écoutaient pas de Manson), on se demande un peu comment ils ont pu en arriver là. Les liens entre ces deux garçons sont complexes. Il y en a un brun et un blond, le brun joue du piano pendant que l’autre massacre des tas de pixels sur son PC, ils s’embrassent dans la douche (allez le voir et vous saurez pourquoi) et le brun tue le blond. Grâce à ce mélange, le réalisateur n’accuse pas plus l’un que l’autre.

Elias McConnell
Une autre question : Pourquoi "Elephant" comme titre ? C’est la reprise du titre d’un court métrage irlandais sur la violence.

Bref, des scènes magnifiques + des messages importants + des acteurs formidables = une Palme d’or.
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (2)
Re: Palme d’or pour un Cannes-ardage.
Posté par fiona (fion la folle!) le 20/08/2004 07:52:31
je me disait bien aussi ....
Re: Palme d’or pour un Cannes-ardage.
Posté par silverblack le 20/08/2004 07:52:31
Errata ! le brun sur la photo est Eric DEULEN et le Blond est Alex FROST.!! Toutes mes excuses. Jonh Robinson et Elias McConnell sont eux aussi dans Elephant, mais dans d'autres rôles !!
. Voir tous les commentaires et/ou en poster un (2)
Publié le 26 mai 2003
Modifié le 26 mai 2003
Lu 1 364 fois

Cet article est un plagiat?
Imprimable (pdf/html)

Commander sur Amazon.com
Deviens membre (0€)
Pourquoi être membre ?
Poste tes articles !
Mot de passe perdu ?
Identification :
Login :
Pass :


News Lettre

Recevoir tous les nouveaux articles dans ta boîte à lettres ? Tu ne prends aucun risque, c'est résiliable à tout moment !
E-mail :


NEWDESIGN    DÉCLARATION CNIL N°752143