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Prologue de sujet Aude

Sujet Aude vous vous souvenez ? Voici le prologue. Retour à Naphina avec Aude.


Jamais je n'avais franchi les limites de Naphina. Depuis ma mort, seul le périmètre de la plaine Itta m'était accordé. "C'est une âme d'ordre 4 !". Pourquoi ? Tout simplement parce que je détiens le grand secret qui les rend si nerveux : je sais où je suis, malgré leur volonté de me mettre dans l'ignorance.

Schizophrène durant ma vie sur Terre, je n'avais pas menée une existence bien heureuse. Tout le monde me couvait : avaient-ils peur que la petite Aude se brise ? Humaine, j'étais humaine !... Enfin presque... La mort n'arrange malheureusement pas ce genre de problèmes.

Je cours dans la neige sans fin. Cela fait déjà 2heures que je ère au milieu de l'infini. Naphina n'est finalement qu'un grain de sable au milieu du Sahara. Une chance pour moi que la fatigue n'existe pas pour les âmes ! Mon but ? Atteindre le nord sans détours. C'est là que les maîtres ne voulaient pas que j'aille. La chasse à l'âme a du commencer...


Au bout d'un certains temps, une imposante ombre se dressa devant moi. Une ville, (apparemment abandonné vu l'état des murailles), est là à mes pieds. Est-ce la vision de cela qui m'est interdit ?

J'avance parmi les rues, remplies de déchets. Des images de ma vie sur Terre refont surface dans ma tête. Un rat me file entre les jambes, avant de finir sa course dans un coin sombre. Une poubelle tomba. Tintamarre que je connaissais bien dans ma citée la nuit. Suis-je vraiment morte ? A priori oui. J'ai été jugé, et l'on m'a refusé la réincarnation pour cause de non-fareck, et d'âme de niveau 4. S'ils savaient comment je m'en moque ! Je suis enfin libre ! Libre de vivre sans craindre la mort... n'est-ce pas la plus belle chose que puisse rêver un être humain ?

Du bruit derrière moi me fait tourner la tête. Au fond de la rue un être vêtu entièrement de noir, s'avance vers moi lentement. Je ne vois rien de son visage qui est ombragé par un borzalino. M'auraient-ils enfin découvert ?

Je cours. Echapper à cet être, tel est mon nouveau but désormais. Je cours, cours, cours... sans jamais m'essouffler. Mais lorsque je m'arrête, pour vérifier s'il ne m'a pas suivis,... je le vois derrière moi, marcher tranquillement dans ma direction.

"Le semer, ce qu'il me faut faire : pousser une porte et me cacher ; n'importe où, mais il ne faut surtout pas qu'il me trouve ! Voilà c'est ça. Mais il faut faire vite", la panique me gagnait, et elle était à son comble juste avant que je ne pousse la lourde porte en bois...


Je suis dans un long couloir très sombre, en béton. Sur le sol et les murs, un étrange symbole apparaît tous les 2 mètres. Je marche, pour voir où abouti ce chemin. Rien. Fin du voyage. Le même signe apparaît sur le mur du fond. Un souffle glacé me fait frissonner. Serais-ce lassant de mourir ? Vaut-il mieux se jeter d'un immeuble de 25 mètres, ou s'injecter de l'essence dans les veines ? Quelle est la mort idéale, si toutefois il y en a une ?

J'ai froid. Je voudrais redescendre sur Terre, pour me venger de certaines choses, et voir s'accomplir le destin en spectateur.

Je sais qu'il est derrière moi. Il s'approche lentement. Ses pas ne font aucun bruit. Qui est-ce ? Je n'ai aucun moyen de fuir. La confrontation est désormais obligatoire. Un frisson parcours mon dos.
Je me retourne.

L'homme s'avance, et à ma grande surprise me dépasse. Arrivé devant le mur, il tend sa main devant lui et la pose sur le signe. Une aura lumineuse apparaît alors autour de lui. Il se retourne alors vers moi. D'une main il enlève son borzalino, et une cascade de cheveux blanc tombe sur ses épaules. Et je peut enfin voir son regard... ses yeux... "mon dieu ! Nooon"...

Deux yeux verts à fente verticale noire me fixe. Les Shikka m'ont trouvé. Mon sort est désormais réglé. L'ultime destin des morts : l'Oublie.

-Viens, c'est fini. Il le faut, tu es allé trop loin. Tu sais ce qui t'attends, viens...


Le réveil sonne. 7h30. déjà ? Il faut que j'y aille si je ne veux pas être en retard au lycée...
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Publié le 18 août 2004
Modifié le 19 janvier 2005
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