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Qu'est-ce que le coma ?

Chaque année, des milliers de personnes plongent dans le coma. Découvrez les causes, symptômes et séquelles de cet état, ainsi que l'échelle de Glasgow pour l'évaluer.

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Chaque année, entre 180 000 et 250 000 personnes plongent dans le coma, dont environ 4 000 dans un coma profond. Le traumatisme crânien en est la première cause. La moyenne d'âge des victimes est de vingt-cinq ans. Depuis 1989, la mortalité est passée de 45 à 30 % en moyenne, tous comas et tous centres hospitaliers confondus.

Définition du coma : qu'est-ce que c'est ?

Médicalement, le coma est un état morbide caractérisé par la perte de la conscience, de la sensibilité et de la motricité, avec une conservation plus ou moins complète des fonctions respiratoires et circulatoires. Il traduit une défaillance de la formation réticulée activatrice ascendante, et se caractérise par la suppression du comportement de veille et l'absence d'activité consciente.

Pour simplifier ce phénomène, on pourrait dire qu'il s'agit d'un sommeil profond. Le malade sera donc dans l'incapacité totale de parler, d'ouvrir les yeux, de répondre aux stimuli simples, et présentera un score faible à l'échelle de Glasgow (basée sur l'ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice du patient). C'est en effet un grand trou noir, sans dimension de temps, d'espace et de réalité, une sorte de non-vie sans être véritablement mort.

Causes traumatiques et accidents

À l'origine, on trouve souvent des traumatismes crâniens dus généralement aux accidents de la circulation. Les chocs très violents sur la tête provoqués par ces accidents entraînent un œdème, c'est-à-dire un gonflement du cerveau que la boîte crânienne comprime douloureusement. La communication avec les neurones du cerveau ne s'opère plus et la conscience s'éteint : c'est ainsi qu'on sombre dans cet assoupissement.

Cependant, des maladies comme le diabète ou l'hépatite B fulminante, l'abus de médicaments et les tentatives de suicide aux barbituriques ainsi que les accidents d'anesthésie, bien que rares, peuvent aussi conduire à cette léthargie.

Causes médicales et origines du coma

Les causes directes du coma peuvent être d'origine traumatique, vasculaire, post-critique épileptique, liées à une hypertension intracrânienne (HTIC), infectieuse ou métabolique. Elles peuvent aussi être liées à des troubles hydro-électrolytiques ou à une intoxication. « Coma » vient du grec « kôma » et signifie « sommeil profond », si profond qu'il devient parfois difficile de s'en réveiller.

Échelle de Glasgow et séquelles : évaluer la gravité

Les séquelles après la sortie de ce « néant » sont d'ordre physique ou psychologique, ou se manifestent par des troubles de la mémoire ou du comportement. La profondeur du coma se mesure à l'aide d'une échelle de conscience allant de 1 à 8 : 1 correspond à l'état de mort encéphalique, c'est-à-dire l'arrêt brutal, définitif et irréversible du cerveau, et 8 à l'état de conscience normale. Les comas graves se situent entre 3 et 5. Aucun comateux ne se souvient du drame ni des semaines passées dans le coma : l'activité du cerveau est tellement réduite que rien ne peut être mémorisé.

Réveil du coma et prévention

Malheureusement, de nos jours, on ne sait que très peu de choses sur le coma car très peu d'études ont été réalisées sur le sujet. Ce que nous savons, c'est que plus vite les victimes se réveillent du coma, plus grandes sont les chances de réadaptation à la vie. Si un patient atteint le stade de la mort encéphalique, il devient l'un des rares donneurs d'organes potentiels. En effet, les donneurs sont très rares : on ne dénombre que 20 donneurs par million d'habitants en 2003.

Alors, si vous ne voulez pas risquer de tomber dans cet état, attachez votre ceinture, ne roulez pas trop vite, et surtout choisissez entre boire et conduire !

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joanne.h16
joanne.h16 @joanne.h16
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