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Rencontre

C'est la première partie d'une histoire assez "bizarre" puisqu'elle raconte une rencontre inattendue et forte au milieu de nulle-part. C'est le début d'un amour fort mais court avec ces hauts et ses bas comme chaque histoire. C'est aussi mon premier article.


Ce matin-là, tout était terne et gris. Je regardais aveugle les larmes des cieux, suivant d'un œil distrait la course à la mort de chacune de ces larmes.
Il fallait que je l'oublie, comme il l'avait fait pour moi. Mais comment effacer de mon esprit ce bonheur gravé à jamais, au fer chauffé à blanc, pas seulement dans ma mémoire mais en moi ?
Malgré la pluie battante, je décidai de sortir pour noyer mon désespoir. Sans parapluie ni imperméable, j'eu vite fait d'être trempée mais, peu m'importait car les précipitations incessantes contrastaient avec le désert de mon âme ce qui me provoquait une sensation de bien-être.
Je m'en voulais. Si j'avais... Si j'étais... Si... Et puis non ! Je n'allais quand même pas m'humilier pour lui. J'ai ma fierté elle prévaut sur ...
Je n'eu pas le temps d'achever mon introspection car je venais de heurter quelqu'un. Je levais ma tête parée a lui lancer une réplique acerbe de ma composition mais, mais celle-ci resta littéralement fichée dans le fond de ma gorge ! Je restai pantelante et bouche bée...
Le paradis existe ! Comment décrire ce que je vécu sans tomber dans l'absurde, le surréalisme pur ? Et pourtant c'était vrai. Je l'effleurai du regard et, avant même dans savoir plus, j'en fut folle.
En un regard brûlant de mille interrogations muettes il avait reboisé le désert de mon existence. Mon amour avait fait naufrage dans cet océan de chocolat fondant à l'air pourtant si triste, si absent.
Je restai plantée là indécise, ne sachant si je devais partir ou l'embrasser. Cela peut paraître inouï mais, il occupait déjà toutes mes pensées.
La pluie formait à présent un voile sur mes yeux ce qui me donnait une vision floue sur sa personne. La pluie, douce alliée ! Elle lui donnait un air divin, dégoulinant sur ces cheveux noirs bouclés au-dessus desquels je cru voir planer, l'espace d'un instant, une auréoles. Je crois que c'est à ce même moment que la pluie a cessé et que sa bouche se fendit en un large sourire charmeur, ses lèvres charnues et appétissantes laissant apparaître une armée de chevaliers blancs désarmée.
Son tee-shirt blanc était trempé mais, ma pudeur naturelle m'empêchai de regarder. Je me focalisai donc sur son faciès angélique.
Ce ballet incessant entre ses yeux et sa bouche, entre le regard et la parole (qui me faisait encore défaut), entre la vie et le vide me procurait un enivrement total et me redonnait confiance en moi. S'il n'avait pas bouger c'est qu'il était possible qu'entre lui et moi, qu'entre nous, qu'en lui, avait lieu le même tumulte qu'en moi.
Quand enfin il se décida à briser notre première conversation, je cru q'Hadès frappait à ma porte... Je ne m'attachai pas au sens de ses mots mais tentai de capter la mélodie de la source qui ce fracassai en moi. Il du d'ailleurs répéter plusieurs fois avant que je ne comprenne ce qu'il voulait ... Je suffoquai, je n'osait plus respirer de peur que mon souffle n'insuffle des ailes à ses jambes pour passer son chemin. Des jambes de sportif, de coureur en position de départ pour le sprint de sa vie.
La mort, en moi, c'était frayée un chemin. Après un passage au paradis, je redescendît sur Terre. Il avait posé sa main sur mon épaule, une main douce et ferme, tendre et forte... Je revenais à peine du mini voyage dans l'au-delà qu'avait provoqué la sensation de son souffle chaud sur mon visage que je me noyais dans cet océan caramel qui me fixait dans une interrogation muette.
Il ouvrit à nouveau la bouche et je cru ou je désirai qu'il m'engloutisse, me happasse, me dévorasse... Je me répète mais je l'aime déjà. Chacun de ses gestes, des ses mouvements, des ses expressions ancraient un peu plus dans mon cœur l'idée de l'amour.
Je failli fondre, m'évanouir, mourir de plaisir quand il posa sa main sur mon épaule, je m'embrouille je crois, mais tout ce qui suivit fut un peu confus dans mon esprit. Je cru être parcouru de frissons, agitée de tremblements, en pleine convulsions mais, ce n'était que lui qui me tapotait l'épaule.
Puis, ce fut le vide total, le trou noir, le néant. Je crois que je me suis retrouvée dans un "subspace" un vide intersidéral ... L'unique chose dont je sois certaine c'est que je n'étais pas là où j'étais.
"_Mademoiselle ! Etes-vous sourde ?"
Lentement, je rouvris les yeux, vacillai avant de reprendre mes esprits, dégluti et dis d'une vois inaudible mais ferme :
"Point du tout. Puis-je savoir sur quels éléments objectifs vous appuyez-vous pour émettre une telle déduction ?"
Avant même d'avoir terminé ma phrase, je me mordis la lèvre inférieure. Pourquoi avoir utilisé ce style emphatique qui n'était pas le mien ?
La réponse, je l'avais déjà, ce "mademoiselle" prononcé avec tant de délicatesse, d'éloquence et de grâce m'avais ramené dix ans plus tôt, quand je pénétrai pour la première fois dans un théâtre. J'étais alors venu regarder une représentation avec l'école. La beauté de ces phrases d'un autre temps m'avais paralysée. Comment était-il possible que la magie des mots perdure à travers les siècles ? Malgré mon jeune âge et que la subtilité des dialogues m'échappasse, je fus transporté à la cours d'un roi inconnu pour la dernière représentation d'un dramaturge oublié. L'instant d'après je me retrouvai sur l'autre rive : j'étais une comtesse, que dis-je, une reine déchue en exil, qui donnait la réplique à celui qui deviendrait son bourreau...
"Ce n'est pas la peine de monter sur tes grands chevaux ma belle !"
Il me sortit de la torpeur qui m'avait envahie et, son passage au tutoiement m'avais fait sauter de mon nuage. J'étais en chute libre, plus près du sol que je ne l'avais jamais été jusqu'à lors. Il me paraissait si commun, son ton si graillon que j'osais à peine croire que je l'avais aimé, que je l'aime et que je l'aimerai encore. Qui sait, peu être me faudra-t-il le modeler pour qu'il soit à l'image de ce qu'il devrait être.
"Je m'évertue à vous demander l'heure depuis plusieurs minutes et vous semblez m'ignorer je suis forcé d'en déduire que vous êtes sourde."
Que m'avais valu ce changement de ton ? Peu être mes vœux s'étaient-ils exaucés ? Mieux encore, ma moue d'étonnement, que je devine n'avoir pu m'empêcher de faire, l'a séduite, l'a contraint à changer d'attitude. L'hypothèse qui me semble la plus appropriée est que le trouble qui à agité mon regard, l'espace d'un instant, a agit sur son "moi" intérieur l'a pénétré dans les tréfonds de son âme, lui prodiguant ce changement.
"Auriez-vous l'heure ?"
Une peur panique s'empara de moi car, dans l'envie persistante de noyer ma déception profonde, j'étais partie telle une âme errante sans même me munir d'une montre. A quoi allait me servir l'heure, si j'étais hors du cours du temps ?
Où allais-je le revoir ? Quand vais-je le revoir ? Sous quel prétexte vais-je le revoir ? Et surtout, la question primordiale : Pensera-t-il à moi ?
Je commençais une rapide coulée du regard de sa tête à ses pieds afin de m'imprégner du moindre détail de son être, de graver en moi toutes les particules de sa personne. Je le veux en moi, pour moi et pour toujours. C'est d'une stupidité d'une platitude convenue mais, l'homme n'a pas encore crée assez de mots pour décrire le tourbillon qui s'est emparé de moi.
"Il est... Désolé, je n'est pas ma montre."
Repue et désespérée je me retourne et m'en vais.
C'est fini. Tout est fini.
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Re: Rencontre
Posté par blackpanther971 le 21/04/2005 02:17:29
ok et merci bcp je ferais ds effort mes la conjugaison C ps trop mon truc...
Re: Rencontre
Posté par naughtyangel le 19/04/2005 19:30:08
pas mal...mais fait attention a la concordance des temps ;-)
bonne continuation!
Re: Rencontre
Posté par marcisou le 19/04/2005 12:52:29
no sucye!!!! j'attendrai. Lol!!!

a bientot!!!
Re: Rencontre
Posté par blackpanther971 le 19/04/2005 01:02:34
MERCI!
Et, pour la suite, il faudra attendre encore un peu.
Re: Rencontre
Posté par marcisou le 18/04/2005 12:52:08
franchement, j'ai bien aimé comme t'as écrit ton histoire!!! Les phrases ont bien été tournés. au tout cas, moi j'adore, et ca donne envie de lire!!! C'est beau l'amour. très beau. quand y en a bien sur!!!
j'attend la suite avec impatiente.
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L'auteur : Sabrina Rosier
27 ans, Pointe-à-pitre (France).
Publié le 17 avril 2005
Modifié le 26 mars 2005
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